La Presse Bisontine 147 - Octobre 2013

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N° 147

Mensuel d’information de Besançon et du Grand Besançon

www.presse-bisontine.fr

OCTOBRE 2013

MUNICIPALES À DROITE : L’IMPOSSIBLE ALLIANCE BESANÇON 2014

Le candidat Jacques Grosperrin fait tout en ce moment

pour rassembler l’ensemble des forces de la droite républicaine.

L’ÉVÉNEMENT EN P. 6 ET 7

COMMERCE p. 12 Le syndic accusé de manipulations Centre Saint-Pierre Enfin la résurrection ?

LE DOSSIER Immobilier p. 21 à 26 LES NOUVELLES TENDANCES DE L’ARCHITECTURE

Les Shoes

BESANÇON s CHATEAUFARINE s PONTARLIER

Rédaction : “Publipresse Médias” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-bisontine.fr - redaction@groupe-publipresse.com

RETOUR SUR INFO - BESANÇON

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La Presse Bisontine n° 147 - Octobre 2013

Les couches lavables sont proposées à tous

Fin de chantier pour les charpentiers de Saint-Jean l’actualité de Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de

Sabordage L’homme est convaincu et plus déter- miné que jamais. Convaincant, il finira également par le devenir s’il parvient à bâtir d’ici la fin de l’année un program- me solide, crédible et dénué de déma- gogie. Il construit sa campagne comme aucun candidat de droite ne l’avait fait auparavant sur Besançon. S’il laisse défi- nitivement de côté son agaçante pro- pension à cliver les catégories les unes contre les autres, s’il ne tombe pas dans le panneau de la caricature et de l’anti- socialisme primaire, il saura gagner la confiance de tous ceux qui se disent las ou déçus de la gestion Fousseret. Jacques Grosperrin soigne ses réseaux, tisse sa toile et agrège petit à petit autour de son nom les soutiens. Cette belle méca- nique pourrait conduire d’ici mars à un duel plus serré que l’on ne pense, voire à une grosse surprise, dans la perspec- tive de conduire les affaires municipales pour les six prochaines années. Il est à deux doigts de rallier quelques respon- sables locaux des partis de droite ou du centre à l’image d’un Philippe Gonon qui avait réuni près de 10 % des électeurs autour de son nom en 2008. La belle mécanique, le scénario idéal que tous les électeurs de droite appellent de leur vœu s’est pourtant sérieusement grip- pé depuis quelques jours. En cause notam- ment, les salves balancées par réseaux sociaux ou médias interposés par le meilleur ennemi de l’U.M.P. locale, le sénateur Humbert. Si la légitimité de ce dernier à jouer les premiers rôles dans une telle élection ne peut être mise en cause, au regard de sa solide expérien- ce, on ne peut qu’être effaré, aussi lourd soit le passif entre l’homme et son par- ti, par un comportement égoïste qui confi- ne à l’autodestruction. Qu’il se déclare indépendant, qu’il ne veuille se faire dic- ter par personne ses réactions, soit. Mais en agissant comme il le fait en réglant de vieux comptes qui échappent à la plu- part des militants, Jean-François Hum- bert prend en otage tout l’électorat poten- tiel de la droite. Or la bataille d’ego entre des hommes politiques qui se disent res- ponsables ne pourrait suffire à justifier que l’on gâche ainsi l’intérêt collectif. L’opération de sabordage menée actuel- lement par le sénateur Humbert, loin de le faire passer pour le parangon de loyau- té dont il veut donner l’image, n’a qu’un effet : le discréditer un peu plus et au final, mener la droite bisontine dans le mur. Qu’y gagnera-t-il ? Rien, et surtout pas un regain de légitimité aux yeux des grands électeurs qui devront choisir les sénateurs en septembre prochain. Jean-François Hauser Éditorial

D ébut juin, nous avions quitté Stéphane Gou- bet et son équipe, au moment où ils sʼapprêtaient à démonter la char- pente de lʼabside qui surmonte le chœur roman de la cathédrale Saint-Jean de Besançon. Lʼensemble de la structure devait être transporté à Salins-les- Bains, dans les ateliers de lʼentreprise Nouveau qui allait fabriquer une nouvelle char- pente, conforme à lʼancienne. Tout sʼest déroulé comme pré- vu. La charpente a été taillée en trois semaines et acheminée fin août à Besançon pour être remontée. “La plupart des pièces étaient fracturées ou pourries.

10 % à peine du bois qui com- posait lʼancienne charpente a pu être réemployé” commente Stéphane Goubet, chef de chan- tier. Cette charpente est une fer- me arêtière composée dʼune abside à cinq côtés. “Le pro- blème est que ses cinq pans ne sont pas réguliers.” Toute la difficulté pour les char- pentiers a été dʼajuster les pièces maîtresses de la charpente. Une opération complexe qui sʼest fai- te sans grue, puisque la confi- guration des lieux ne permettait pas dʼutiliser ce type d'engin. “Le montage a été fait à lʼancienne avec treuil et tirefort” raconte Stéphane Goubet. À quatre, les charpentiers ont mani-

pulé et ajusté des pièces de bois de plusieurs centaines de kilos. Les arêtiers mesurent 8,50 m et pèsent 550 kg. La poutre qui est à la base de la ferme est longue de 13,20 m et son poids avoisi- ne la tonne ! Les pièces de chê- ne ont été chevillées entre elles comme cela se faisait à lʼépoque. “On refait lʼhistoire en quelque sorte” remarque Stéphane Gou- bet. La charpente est conforme à lʼoriginale. Ce patrimoine est sauvegardé pour longtemps. Les travaux de rénovation de la couverture de la cathédrale doi- vent sʼachever fin 2013. Le coût global du chantier est de 2,5 mil- lions d'euros T.T.C. Le projet est financé par lʼÉtat.

Les couches lavables, un concept qui fait son chemin.

N ous en avions parlé à la dernière rentrée lorsque la crèche Artois à Planoise a expérimenté les couches lavables. L’essai, concluant, sera étendu dès cet automne à une deuxième crèche de la ville. Le Sybert vient de s’intégrer à cet- te démarche en lançant le 14 septembre son kit d’essai de couches lavables destiné aux familles. Un kit d’essai gratuit pour tester avant d’acheter ces couches lavables jugées “pra- tiques, écologiques et modernes.” Selon ses promoteurs, les couches lavables représentent de véritables alternatives aux couches jetables. “Nous sommes loin des changes de nos grands-mères car il existe désormais de nombreux modèles adaptés à chaque enfant (en bambou, chanvre ou coton bio, avec des attaches Velcro ou des boutons pression…)” explique le Sybert. Avant de se lancer dans l’achat de couches lavables, le Sybert prête donc gratuitement, pour deux semaines, un kit d’essai pour tester le système de couches lavables. À destination des parents et des assistantes maternelles pré- sents sur le territoire du Sybert, ce kit est composé de 16 modèles différents afin de trouver quel modèle sera le plus adéquat pour bébé. Parmi les modèles, le modèle “Anaka” fabriqué par la Blanchisserie du Refuge à Besançon est pro- posé, celui-là même qui est utilisé avec succès dans la crèche Artois. Les modalités de prêt du kit sont simples : contactez la per- sonne en charge du prêt soit par mail ou par téléphone (cou- cheslavables.sybert@gmail.com ou au 06 87 22 97 95). Une formation d’une heure sera dispensée au moment du retrait et une caution sera demandée. Il faut savoir qu’un enfant uti- lisera une tonne de couches jetables de la naissance à la propreté. “Les couches lavables représentent une belle oppor- tunité pour réduire ses déchets et donc maîtriser sa rede- vance déchets.”

Éric Gavignet, Stéphane Goubet, Benjamin Taupin et Olivier Kempster ont remonté la charpente à l’ancienne.

87 361 visiteurs cet été à la Citadelle

son public. Le taux de remplissage des balades théâtralisées a atteint les 85 %. “Les questionnaires de satisfaction mis en place révèlent une appréciation posi- tive des spectateurs.” Les expositions temporaires d’Ousmane Sow et de Fran- çois Riou ont contribué à maintenir la fréquentation estivale. Si sur juillet et août la Citadelle a obser- vé un afflux de visiteurs plus important qu’en 2012, le bilan depuis le début de l’année est contradictoire. “Sur la pério- de de janvier à juin 2013, la Citadelle a accueilli un peu plus de 183 600 visiteurs contre 191 664 en 2012.” Cette baisse serait liée principalement à une météo printanière exécrable.

L’ été qui s’achève est plutôt positif pour la Citadelle de Besançon. Sur les mois de juillet et août, elle a accueilli 87 361 visiteurs contre 86 314 en 2012. La fréquentation progresse donc légèrement même si le flux des visites est inégalement réparti sur ces deux mois d’été. Le public est toujours composé d’une majorité de Francs-Comtois. Leur part “a progressé de 7,6 % sur la pério- de estivale par rapport à 2012, soit 52 % des visiteurs de la Citadelle pour les deux mois d’été” remarquent les services de la Citadelle. Cette hausse compense la part des visiteurs étrangers qui est en recul, puisqu’elle est passée de 15 % en 2012 à 13,8 % cet été. À noter que la programmation estivale nocturne imaginée dans le cadre du 5 ème anniversaire de l’inscription à l’U.N.E.S.C.O. de la forteresse a trouvé

est éditée par “Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : redaction@groupe-publipresse.com S.I.R.E.N. : 424 896 645 Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser.

Régie Publicitaire : François ROUYER au 06 70 10 90 04 Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641 Dépôt légal : Septembre 2013 Commission paritaire : 0217I79291 Crédits photos : La Presse Bisontine, Archers du Plateau, C.A.G.B., L. Faivre, Maison de l’architecture, Sybert.

52 % des visiteurs de la Citadelle sont francs-comtois.

BBC

L’INTERVIEW DU MOIS

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POLITIQUE

Union des démocrates et indépendants “Je lance un appel pour participer à la reconquête de Besançon”

L a Presse Bisontine : Après avoir quitté le groupe MoDem au conseil munici- pal pour rejoindre l’U.D.I., vous annon- cez votre candidature aux élections municipales et vous demandez l’union de la droite. Quels sont les premiers retours ? Philippe Gonon : J’ai beaucoup de retours positifs car les gens veulent l’union. Cette union est la seule condition pour gagner : elle sera privilégiée. Il faut maintenant que l’on règle les détails de l’écriture d’un projet commun et ensuite la constitution d’une liste en 2014. Qui peut nous reprocher ce rap- prochement ? Si je n’y arrive pas, ce sera un constat triste. L.P.B. : il vous restera la possibilité d’y aller seul… P.G. : Oui, mais ce n’est pas ma volon- té. L.P.B. : Les tractations avec Jacques Grosper- rin ou Jean-François Humbert ont donc débu- té… Vous en êtes où ? P.G. : Pour l’instant, ce n’est pas l’heure des tactiques politiciennes car ce sont sur les idées que nous allons nous battre. Je le répète, l’union sera le seul moyen pour gagner. J’ai effectivement ren- contré Jacques Grosperrin (U.M.P.). L.P.B. : Était-ce une rencontre pour vous par- tager la mairie pour l’un et le Grand Besançon pour l’autre ? Seriez-vous prêt à laisser la main à Jacques Grosperrin pour la place de maire ? P.G. : Il faut par moment savoir fait fi de ses ego. Il y aura peut-être des négo- ciations âpres, dures,mais il faut savoir si nous voulons gagner. À partir de là, nous imaginerons une répartition des rôles entre nous. Nous nous sommes rencontrés afin d’évoquer l’union. Il faut rédiger un programme commun. Cette discussion ne s’arrêtera pas là Candidat aux municipales, Philippe Gonon (U.D.I.) prône le rassemblement du centre et de la droite pour battre Jean-Louis Fousseret. Quid des inimi- tiés et des vieilles ran- cœurs ? Le conseiller municipal répond tout en listant les axes de travail engagés par son équipe. Ses priorités : l’emploi et le gel des impôts.

Philippe Gonon le rassembleur (au centre) présente son plan de bataille pour faire basculer Besançon au centre ou à droite.

je le répète, mais des idées, des projets.

car nous l’avons ouverte à Jean-Fran- çois Humbert et aussi auMoDem (Julie Baverel) que j’ai pu rencontrer. Les accords nationaux entre François Bay- rou et Jean-Louis Borloo devraient faci- liter le rapprochement. L.P.B. : De vous ou de Jacques Grosperrin, qui est le premier à avoir décroché son télépho- ne pour joindre l’autre ? P.G. : Le premier contact a eu lieu lors de la cérémonie des vœux de nouvelle année. Je lui ai posé la question : com- ment abordons-nous les municipales ? Nous sommes soucieux de cette union. L.P.B. : Quid du sénateur Jean-François Hum- bert ? P.G. : Je compte rencontrer une deuxiè- me fois Jean-François Humbert pour évoquer une fusion des idées dans un premier temps et dans un second temps,

dans la Mare ou les billets de bus Gin- ko. J’ai une page entière de reproches sur mon ordinateur que je garde en stock. L.P.B. : L’emploi est votre priorité. Comment relever le défi ? P.G. : Sur l’emploi, nous aurons une approche différente de ce qui se fait. Nous sommes des gens qui venons d’ailleurs que du public. Je ne vais pas vous en dire plus… L.P.B. : Les fonctionnaires doivent-ils avoir peur ? P.G. : Il faut de l’emploi public comme il faut du privé.Un emploi est un emploi. Je ne tire pas sur les fonctionnaires : nous avons besoin d’un service public fort. L.P.B. : Vous parlez de logement également. Comment aider ce secteur sans augmenter les impôts ? P.G. : Une partie des logements à Besan- çon ne sont plus conformes au stan- dard énergétique. Il faut un grand plan de rénovation du public que nous ouvri- rons au privé. La politique peut pas- ser par une vente partielle des loge- ments publics, ce qui se fait déjà. Nous avons des fonds européens que nous ne savons pas utiliser. J’ai une spécia- liste ici qui peut l’attester. L.P.B. : Pour conclure, pensez-vous, après un premier échec, être prêt ? P.G. : Vous pouvez constater que des hommes et des femmes, de plus en plus nombreux, viennent avec nous pour rédiger un projet. On travaille. Je lan- ce un appel pour participer à la recon- quête de Besançon en 2014. Propos recueillis par E.Ch.

P.G. : Nous n’allons pas tout dévoiler, seulement nos engagements. Le pre- mier concerne la dépen- se publique. En cas de victoire, nous gèlerons le taux de tous les impôts locaux et des taxes locales pendant les six années qui viennent, à périmètre de compétences constant. Je m’engage à figer le taux des particuliers et des entreprises. Deuxiè- mement, je m’engage à modifier le fonctionne- ment de la municipalité, c’est-à-dire que vous n’entendrez plus jamais dans un conseil munici-

L.P.B. : La venue dans votre groupe de Jean- Marie Girerd (président du groupe U.M.P. à Besançon) a été mal perçue par la droite. Que répondez-vous ? P.G. : Ce n’est pas un acte hostile. Cela prouve notre volonté d’union. Jean- Marie Girerd l’a peut-être mal expli- qué. L.P.B. : Vous avez parfois voté différemment du groupe U.M.P. sur les dossiers présentés au conseil municipal. Comment nous faire croi- re à une entente cordiale ? P.G. : Ces discussions sont là pour connaître les thèmes qui nous ras- semblent ou nous opposent. Même s’il y a quelques différences, nous avons des perceptions communes.Vous savez, la droite et le centre se ressemblent. On peut accepter des différences de visions sur des sujets mais sur l’emploi, vous ne mettrez pas une feuille de ciga- rette entre nous. Ce sera notre priori- té comme sur la gestion des finances publiques et le logement. Il y a des sujets sur lesquels nous ne serons pas d’accord. C’est normal. L.P.B. : Justement, parlez-nous de votre pro- gramme. P.G. : C’est un projet rédigé par des gens compétents dans lequel nous avons constitué 10 pôles de compétence qui fonctionnent. Et ce n’est pas un effet d’annonce.

“Ce n’est pas un acte hostile.”

pal valider un projet à 3millions d’euros (N.D.L.R. : dossier des correspondants de nuit) sans que nous n’ayons une vraie analyse. Nous aurons une autre démarche. L.P.B. : N’importe quel candidat serait fou d’annoncer une augmentation des impôts… P.G. : Nous, nous annonçons un gel. Je demande à Jean-Louis Fousseret d’en faire de même. Sous le magistère du maire, on se rend compte que le taux d’imposition est de 0 % à son arrivée (en 2001). Le lendemain des élections, il explose de 5 %. Nous sommes 15 points au-delà de l’inflation. Nous sommes aux taquets de la pression fis- cale. Ce n’est pas moi qui le dis mais la Chambre régionale des Comptes. L.P.B. : Que reprochez-vous au maire et à son équipe ? P.G. : Beaucoup de choses. Il y a eu des sujets préoccupants comme le Pavé

pourquoi pas, jusqu’à la constitution d’une liste commune. L.P.B. : Il n’est donc pas encore l’heure pour vous de désigner les 54 per- sonnes qui pourraient vous rejoindre ? P.G. : Non. Nous nous mettons d’accord sur les idées et ensuite, l’automne sera propi- ce à la rédaction d’un projet. Nous pourrons discuter. L’heure n’est pas à parler des ego,

“Il y aura des négociations.”

L.P.B. : Quels sont les contours de ce projet ?

Responsable des pôles de compétences Éducation : Monique Ropers Commerce : Henri Caetano-Robinet Social-santé : Catherine Comte-Deleuze Logement-urbanisme : Marie-Corinne Corbet Finances : Jean-Marie Girerd Développement économique : Christophe Bissieux Tourisme : Gérard Garrigues Sport : Patrick Gesell

L’équipe emmenée par le

conseiller municipal d’opposition.

BESANÇON

La Presse Bisontine n° 147 - Octobre 2013

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POLITIQUE

Les dossiers de la rentrée

Jean-Louis Fousseret en (pré)campagne Une conférence de rentrée - presque - en forme d’entrée en campagne. Avec autant de thèmes d’actualité que de futurs arguments de campagne pour un maire plutôt décontracté.

Tout en faisant le point sur les dossiers de la rentrée, indirectement tracé les lignes de ce que sera son bilan de mandat. Jean-Louis Fousseret a

“J e suis toujours maire et je continue à travailler.” En substance : “Je ne suis pas encore candidat et la cam- pagne n’a pas encore démarré.” Elle avait pourtant bien un petit air de pré- campagne cette conférence de presse de rentrée orchestrée par Jean-Louis Fousseret ce 4 septembre. Tous les thèmes d’actualité que le maire a vou- lu aborder résonnent comme autant d’arguments futurs qu’il aura loisir de dérouler face à ses adversaires. Au hasard, commençons par le tram, même si ce dossier relève de l’Agglo et non de la mairie. Un chantier qui avan- ce bon train, des travaux sur le pont Canot annoncé comme la dernière gros- se difficulté pour les Bisontins, à tel point que Jean-Louis Fousseret comp- te bien faire circuler le tram “encore avec quelques semaines, voire quelques mois d’avance sur le calendrier. Il se pourrait bien que le tram soit mis en service dès la fin de l’été prochain” avance-t-il. Ce qui est sûr, c’est que les Bisontins le verront déjà circuler dès le 19 septembre pour les tout premiers essais, puis jusqu’à Chamars dès

novembre, et Viotte en janvier pro- chain. En mars, une aubaine pour le maire, tous les travaux seront termi- nés et avec eux déjà presque oubliés les tracas du chantier. Quant au coût final, le maire l’assure déjà, il sera infé- rieur aux prévisions : “Nous avons tou- jours tablé sur 228 millions d’euros valeur 2008, soit 256 millions valeur 2015. Non seulement nous respecterons cette enveloppe mais nous serons même en dessous de quelques millions.” Dans le même temps, le maire annon-

ce une nouvelle ligne de transport en site propre (bus) entre la gare Viot- te et Témis via la Bou- loie, en 2015. Au passa- ge, Jean-Louis Fousseret ne manque pas de citer un récent reportage de TF1 qui plaçait Besan- çon parmi les “villes fran- çaises d’avenir”. Les autres thèmes abor- dés par le maire sortant feront également de bons sujets de campagne. La propreté de la ville ? Le

“Je ne suis pas dans l’agitation.”

Enfin le renouveau de l’horlogerie à Besançon, un de ses plus précieux che- vaux de bataille, avec “une vocation de luxe et de maintenance pour Besançon. Mais mon secret espoir est qu’un jour on refasse des pièces et peut-être même des mouvements à Besançon.” En conclusion, il l’affirme, titillé par l’approche des échéances électorales : “Moi je ne suis pas dans l’agitation, je continue à agir.” L’agitation de la cam- pagne, ce n’est plus qu’une question de semaines. J.-F.H.

maire réaffirme sa fermeté au sujet de la lutte contre les dépôts sauvages de déchets, “620 dépôts sauvages net- toyés en 2012.” La sécurité ? Jean-Louis Fousseret sort un nouvel arsenal de son chapeau : la vidéo-verbalisation. Il s’agit de retrouver et de punir les auteurs de rodéos en scooter ou autres nuisances nocturnes. Les caméras de vidéo-protection, notamment aux 408 où plusieurs ont été détruites ? “Je ne reculerai pas, je ne baisserai pas les bras. La vraie atteinte aux libertés, ce n’est pas de mettre des caméras mais

bien de ne plus pouvoir circuler libre- ment et sans crainte dans un quartier” martèle le maire qui sait bien que la droite va faire de ce thème de la sécu- rité un de ses principaux arguments de campagne. Puis il énumère l’ouverture récente de la maison Victor-Hugo avec “une fré- quentation espérée de 50 000 visiteurs la première année” , et le projet de réamé- nagement de la place Victor-Hugo, “pour le prochain mandat” , ou encore la récente labellisation de Témis com- me “zone d’activité à très haut débit”.

La Presse Bisontine n° 147 - Octobre 2013 L’ÉVÉNEMENT MUNICIPALES 2014 DROITE : L’IMPOSSIBLE ALLIANCE

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Le candidat Jacques Grosperrin entre dans le dur de sa campagne, avec notamment un grand questionnaire bientôt envoyé à tous les Bisontins et le prochain marathon du porte à porte qu’il se prépare à entamer. Après un début de campagne plutôt réussi et constructif, il multiplie les contacts et les rencontres avec toutes les composantes de la droite républicaine pour tenter de rallier à lui un maximum de soutiens. Si certains leaders de la droite ou du centre sont tout près de le rejoindre, ce n’est pas le cas de tous. L’épineux cas Humbert est loin d’être résolu. Et en embuscade, une liste Front National devrait encore un peu plus brouiller les pistes et hypothéquer cette historique chance de faire basculer la ville en mars prochain. Jacques Grosperrin a moins de six mois pour réussir l’impossible alliance des forces de droite.

MUNICIPALES 2008

Le gel de la fiscalité

Opération rassemblement pour Grosperrin Le candidat de la droite a lancé le deuxième étage de sa fusée de campagne. Avant un grand questionnaire bientôt

“M ais entendez-vous et unis- sez-vous nom de chien ! ” Ce cri du cœur d’un militant U.M.P., plus d’un le parta- ge et l’adresse au candidat officiel désigné par son parti. Au moment où d’autres candidats se font entendre pour porter les voix de la droite républicaine et alors que la déclaration récente de candidature émanant du sénateur Humbert est tombée comme une douche froide sur le moral des pro-Grosperrin. Le principal intéressé n’en a cure, qui continue de prôner “le plus large rassemblement de la droite républicaine, du centre, et même si des gens de gauche veulent nous rejoindre, ils seront les bienvenus. Des adjoints de gauche m’ont déjà approché” soutient Jacques Grosperrin à la sor- tie de l’université d’été qu’il a organisée à Micro- polis le 13 septembre, durant laquelle une cen- taine de spectateurs a suivi les brillantes prestations des experts présents ce jour-là. Il sait pourtant que ce fameux rassemblement que toute la droite appelle de ses vœux, ne sera pas chose facile. Signe encourageant, le leader local de l’U.D.I. Philippe Gonon semble tout près de rallier Grosperrin. “Philippe Gonon vient à mes réunions comme moi je viens aux siennes” affirme Jacques Grosperrin qui a également “ren- contré Julie Baverel” , présidente locale duMoDem qui devrait lui réserver sa réponse pour le mois adressé aux Bisontins et en attendant son programme en fin d’année. Avant cela, un maître-mot : le rassemblement.

Philippe Gonon de plus en plus proche de Jacques Grosperrin. Il assistait à l’université

d’été du candidat

U.M.P. le 13 septembre.

liste ne sera pas corporatiste. Il y aura des ensei- gnants, bien sûr,mais ni plus ni moins que d’autres catégories socio-professionnelles. Il y aura des chefs d’entreprises également, des gens du mon- de de la culture, des gens qui représentent les quartiers de cette ville, etc. Je ne ferai pas une équipe de copains ou d’amis, mais une équipe basée sur la compétence de chacun de ses membres.” Petit signe d’encouragement qui peut contribuer à motiver les troupes U.M.P. : alors que Jean Rosselot avait péniblement atteint les 1 670 euros de soutien financier de la part des militants au cours de la campagne 2008, le trésorier de Jacques Grosperrin affiche déjà plus de 12 000 euros dans son escarcelle de candidat, avec plus de 70 donateurs. Pour asseoir sa notoriété et sa crédibilité, Jacques Grosperrin compte enfin sur deux poids lourds de la droite française pour le soutenir avant mars : Alain Juppé et Jean-Louis Borloo. J.-F.H.

mente un cadre local de l’U.M.P. Pour cela, il faudra non seulement des troupes unies, mais aussi des idées. Sur ce point, Jacques Grosperrin sème déjà quelques petites proposi- tions, conscient que son programme ne sera clair et complet qu’après avoir terminé la large consul- tation de tous les Bisontins. À ce propos, il dis- tribuera mi-octobre auprès des 55 000 foyers de la ville un questionnaire pour connaître les vraies aspirations des Bisontins et se donnera encore deux mois pour peaufiner un programme. “Par- mi nos futures propositions, il y aura notamment le gel de la fiscalité pendant les six prochaines années et la mutualisation des services de la Vil- le et de l’Agglomération.” Quant à sa liste, qui ne sera dévoilée qu’au début de l’année prochaine, elle promet de “coller par- faitement à la sociologie bisontine et à la socié- té française. “Je suis à la M.A.I.F., mes parents ont toujours acheté à la C.A.M.I.F. et je suis abon- né à Télérama sourit M. Grosperrin, mais cette

de décembre. Reste le plus coriace des “amis” de la droite, le sénateur Humbert. Malgré un lourd passé fait d’amabilités mutuelles, Jacques Grosperrin croit fermement à son ralliement. “Je l’ai contacté et

je sais que sur le plan national on l’incite à me rejoindre. Je ne doute pas que Jean-François Humbert rejoindra notre équipe, j’en suis per- suadé. Je suis bien conscient qu’il faudra être unis pour gagner, j’ai besoin de lui, et c’est avec plaisir que je l’accueillerai dans l’équipe.” Oubliées les vieilles rancœurs ? Pas sûr. “Contrairement à ce qui se passe à gauche, à droite, les électeurs ont vraiment soif d’union. Ce serait tel- lement idiot de ne pas s’entendre alors qu’on a une chance historique de faire basculer cette ville” com-

“J’ai besoin de Jean- François Humbert.”

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RÉACTION

Il flingue à tout va Humbert décline violemment l’appel à l’unité C’est par Facebook que le sénateur Humbert

D imanche 15 septembre aux alen- tours de 19 heures : c’est par un long message posté sur le réseau Facebook que Jean-François Humbert, fidèle à sa méthode de “l’élu insaisissable” a choisi de répondre aux appels du pied de Jacques Grosperrin. Il n’y va pas par quatre chemins : “Jacques Grosperrin, magnanime, me propose par voie de presse (il a téléphoné à mes assis- tantes afin d’avoir mon numéro de télé- phone, mais celui-ci n’a toujours pas son- né !) de “le rejoindre”, mimant une fois de plus la pseudo “politique de la main tendue” d’Alain Joyandet. Le rejoindre, c’est-à-dire le suivre…parce qu’il est offi- ciellement investi par l’U.M.P. L’investiture est un vernis rationnel pour envisager une légitimité” tacle le sénateur. Il pour- suit sa salve : “Quels sont ses autres argu- ments ? Un programme basé sur le copia- ge de la méthode Copé, une fabrique “d’universités d’été” (copiage des appa- reils politiques nationaux) où sont invi- tés (gratuitement je l’espère) des experts de… “l’ utopia”. Tout ce déballage d’une pseudo-force pour faire oublier par exemple son sens politique lorsqu’il écrivait sur sa profession de foi pour les élections can- tonales : “Je serais fort étonné que la majorité de la population du canton de Besançon-Est, que j’ai la prétention de bien connaître, ait la réelle envie d’élire au Conseil général du Doubs un hom- me dont les convictions politiques le clas- sent à l’extrême gauche”… Éric Alauzet remportait ledit canton historiquement de droite ! Que dire des élections légis- latives dans une circonscription de droi- te. Mais c’est certainement et toujours la faute des “autres”. Jean-François Humbert n’épargne pas Jacques Grosperrin. Pour l’unité de la droite, on est encore loin du compte. apporte une cinglante fin de non-recevoir au vœu de rassemblement de Le parti centriste n’exclut pas de se rallier à la dyna- mique portée par Jacques Grosperrin… Tout comme elle n’écarte pas la possibi- lité de rejoindre l’équipe Fousseret. Balle au centre. M algré un communiqué de pres- se envoyé aux rédactions début septembre disant “prendre acte des propositions de Messieurs Gonon, Grosperrin ou Humbert appe- lant au rassemblement de la droite” , le MoDem n’en sait pas plus sur ses inten- tions. Pour le parti centriste qui avait réalisé 9,56 % des suffrages aux muni- cipales de 2008 avec Philippe Gonon comme tête de liste, le choix final dépen- CENTRE

ville veut une équipe au service de ses habitants plutôt que des “maîtres”. L’enjeu de la politique est l’attitude intérieure de l’homme. J’ai fait et je ferai. C’est pour cela que j’envisage pour Besançon une liste de compétences. Je souhaite le ras- semblement de personnes qui veulent tra- vailler assidûment pour notre ville…” Dans l’entourage de Jean-François Hum- bert, on balaie également d’un revers de la main ces tentatives de ralliement : “Jean-François Humbert est très serein. Il suit son chemin en constituant sa propre liste. Il n’est pas question de se rallier à Jacques Grosperrin ou Philippe Gonon. Quelles expertises ont ces personnes qui l’appellent ? Jean-François Humbert a une ligne. Il rappellera qui il est, et ce qu’il a fait pour la droite.” Ambiance…

non plus Philippe Gonon de l’U.D.I. : “Quant au candidat proclamé tête de lis- te de l’U.D.I., il est toujours persuadé que ses idées sont les bonnes qu’il soit MoDem ou U.D.I. et surtout battu par les battus. Il arrive toujours derrière les perdants. J’admire son aplomb à s’envisager com- me rassembleur d’une droite locale” flingue le sénateur qui semble jouer la politique de la terre brûlée. En conclusion, Jean-François Humbert réaffirme sa volonté de former une lis- te : “Ils sont “officiellement” investis. Ils veulent “récupérer”, “gouverner” Besan- çon mais Besançon mérite plus que des négociations, Besançon mérite plus que des palabres enchaîne-t-il. Besançon veut des gages d’hommes et de femmes de caractère mais aussi de modération. Notre

RÉACTION

Il doit 5 000 euros La pilule Humbert ne passe toujours pas

Jacques Grosperrin espère toujours un signe du sénateur en sa direction. Mais du côté des instances de l’U.M.P., on reste très sévère à l’encontre de Jean-François Humbert.

pagne que M. Vienet avait person- nellement “prêté” àM. Humbert pour fêter sa victoire ce même soir de sep- tembre 2008 à Micropolis… S’il ne juge pas crédible la candida- ture de M. Humbert, Michel Vienet se base sur le fait que “90 % des amis de Jean-François Humbert sont déjà à nos côtés.” Dans ce contexte, disons, tendu, on affiche pourtant officiel- lement du côté de l’U.M.P. une réel- le volonté de réunir dans une même dynamique les deux “amis” de la droi- te. Une gageure ? J.-F.H.

ni souhaitable tranche Michel Vie- net en sa qualité de secrétaire dépar- temental. Si pour l’U.M.P., “la main reste tendue et la porte ouverte” , on estime toujours que Jean-François Humbert “est un type qui ne tient pas ses engagements” poursuit Michel Vienet sévère.Alors que l’U.M.P. affir- me avoir “financé sa campagne aux dernières sénatoriales de sep- tembre 2008 et on attend toujours son chèque, qu’il nous rembourse les 5 000 euros que l’U.M.P. lui a avan- cés” balance M. Vienet. Sans même parler des 27 bouteilles de cham-

“N ous appelons au rassem- blement de toutes les forces vives de la droite républi- caine” martèleMichel Vienet, le secré- taire départemental de l’U.M.P. Il sait, comme le candidat Grosperrin, que sans cette belle unité (au moins de façade), la droite n’a strictement aucune chance de faire vaciller la citadelle socialiste de Besançon. Mais dans cette belle mécanique, un rouage s’est brutalement grippé le lundi 26 août quand le sénateur Jean- François Humbert a annoncé sa can- didature aux municipales. Le caillou

dans la chaussure de l’U.M.P. Si le candidat Grosperrin se dit “tou- jours prêt” à discuter avec le séna- teur Humbert, le parlementaire n’est

toujours pas le bien- venu auprès des ins- tances locales de l’U.M.P. avec qui il a complètement coupé les ponts. À l’U.M.P., la rancœur est tena- ce, et ce n’est rien de le dire. “La candida- ture Humbert n’est ni crédible, ni sérieuse,

Les 27 bouteilles de champagne.

Extrême droite Le Front National aura sa liste C ontrairement à 2008 où la composante frontiste était absen- te de la bataille des municipales, la droite républicaine aura à composer également avec un autre adversaire qui ne lui fera aucun cadeau : “Oui, il y aura une liste Front Natio- nal à Besançon” confirme Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du parti de Marine Le Pen. Sophie Montel, leader du F.N. en région qui se présentera, elle, à Montbéliard, précise que le par- ti “hésite encore entre deux têtes de liste.” En 2001, le F.N. était déjà présent aux municipales à Besançon. À cette époque, c’était justement Sophie Montel qui était tête de liste. Elle avait réuni 7,25 % des suffrages au premier tour.

Peut-être une liste Le MoDem réserve sa réponse

dra de la capacité des principaux pro- tagonistes à proposer un projet “huma- niste, juste, raisonnable, sincère, concret.” Et pour l’instant, “les deux principaux concurrents, Jacques Grosperrin et Jean- Louis Fousseret sont encore bien loin de nos préoccupations. Il va notamment fal-

se. Comme à son habitude, le MoDem lais- se planer le doute. “Si on pense que nos idées sont compatibles avec un autre pro- jet et que la personne en tête de ce projet est susceptible de porter nos idées, alors on partira avec cette personne. Et on le fera sans état d’âme.” À savoir qui sera cette personne, tout est encore ouvert, et rien n’est encore acquis par le candi- dat Grosperrin. Le MoDem est tout aus- si capable de soutenir le socialiste Fran- çois Rebsamen à Dijon que l’U.M.P.Alain Juppé à Bordeaux. Certains membres du MoDem local ont déjà rencontré Jean-Louis Fousseret, d’autres ont fait de même avec Jacques Grosperin, d’autres encore sont sur le point de le faire avec Philippe Gonon, leur ancien camarade parti à l’U.D.I. Une seule chose est certaine pour le MoDem : “Nous ne nous positionnerons qu’au dernier moment.”

La montée en puissance du parti présidé par Mari- ne Le Pen depuis plusieurs années risque de pom- per un peu plus le réservoir des voix de la droite classique (et sans doute de la gauche). Reste à savoir à quel niveau. Si le F.N. parvient à se his- ser au second tour, les chances de Jacques Gros- perrin seraient alors largement compromises. Ce dernier se veut clair : “Il n’y aura aucun cordon sanitaire avec le F.N., aucune discussion.” La stratégie nationale du F.N. consiste pour les municipales 2014 à présenter des listes dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. Parmi les 39 villes qui sont dans ce cas de figure, elles ont déjà toutes leur tête de liste, à l’exception de 6 villes, dont Besançon. “Ce sera décidé d’ici le 1 er octobre. Il y aura peut-être des têtes nouvelles” indique le cadre du parti.

loir que Jacques Gros- perrin nous rassure sur le fait qu’il n’opposera pas les catégories les unes contre les autres durant sa campagne” confie Lau- rent Croizier, le délégué départemental du MoDem Doubs. Et “si on pense que personne n’est à même de défendre nos idées, on fera une liste” dit-il. Liste portée le cas échéant par la Julie Bave- rel, Odile Faivre-Petit- jean ou encoreMichel Jos-

“Peut-être des têtes nouvelles.”

Julie Baverel, Odile Faivre- Petitjean…

BESANÇON

La Presse Bisontine n° 147 - Octobre 2013

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ÉQUIPEMENTS Un cabinet lyonnais La cuisine centrale

enfin en ébullition

L e chef Jean-François Rousseau est un peu tendu en ce jour de ren- trée, mardi 3 sep- tembre. L’enjeu est de Près de dix ans après le lancement du projet, la nouvelle cuisine centrale a enfin pu entrer en action début sep- tembre. Elle livre plus de 5 000 repas par jour en liaison chaude.

Après les premiers travaux qui ont abouti à de graves défauts de conception,

taille : il s’agit de livrer en temps et en heure 5 000 repas par jour dans les 80 sites répartis aux quatre coins de la ville, essen- tiellement les écoles publiques et les crèches. Concombre à la crème de ciboulette, rôti de bœuf et pommes de terre boulangè- re, comté et raisin chasselas. Il aura fallu l’attendre longtemps ce premier repas pourtant annoncé dès 2004 avec le lan- cement officiel des travaux de la cuisine centrale. L’équipement aurait dû être livré en 2011, il a donc deux ans de retard. La défection du cabinet d’architectes “3 Bornes Archi- tectes” et le cumul des tuiles

ont fait perdre à la Ville de Besançon des années. Le feuille- ton n’est d’ailleurs pas termi- né puisque le jugement du tri- bunal administratif sur cette affaire qui oppose la Ville à l’ancien maître d’œuvre devrait intervenir au début de l’année prochaine. En jeu pour la Vil- le qui se dit “victime” dans cet- te affaire, il s’agit de récupérer les 6,2 millions d’euros qu’aura coûtés la deuxième cuisine, la première étant totalement inopérationnelle. 18 rapports d’expertise apparemment tous favorables à la Ville auront été nécessaires avant que le tri- bunal administratif arrête sa

toute la cuisine

centrale a été refaite.

position. L’architecte défaillant, lui, avait été radié de l’ordre des architectes avant même la fin des premiers travaux, il a été récemment localisé en Malaisie.

La reconstruction de la cuisine a démarré en sep- tembre dernier, les travaux ont duré sept mois. Contrai- rement aux accusa- tions de son oppo- sition municipale, la cuisine centrale ne devrait donc pas coûter 11 millions d’euros,mais “le coût prévu initialement,

tionner en mettant un soin par- ticulier à l’équilibre des repas qu’elle prépare. “Pour certains enfants, le repas du midi est le seul vrai repas équilibré qu’ils font dans la journée. Cette mis- sion est primordiale, nous ne pouvions pas prendre le moindre risque dans ce dossier de la cui- sine centrale” ajoute le maire. Présent le jour du lancement des équipements, l’opposant municipal Philippe Gonon (U.D.I.) reconnaît lui aussi que “reconstruire une nouvelle cui- sine, c’était la meilleure solu- tion. Il faut maintenant que la justice se prononce définitive- ment en faveur du rembourse- ment à al Ville du préjudice subi par le premier maître d’œuvre.” La nouvelle cuisine centrale emploie 29 salariés. J.-F.H.

L’architecte défaillant localisé en Malaisie.

SOCIÉTÉ

Combien de mariages célébrés ? Mariage pour tous : 7 couples se sont dits “oui”… …Et bientôt six nouveaux couples homosexuels en feront de même. Le maire de Besançon a tenu à officialiser personnellement la première union. On est bien loin des polémiques entre pro et anti mariage pour tous. Cela représente environ 4 % des unions à Besançon.

5 millions, juste augmenté du coût de l’extension qu’on a déci- dé entre-temps” note le maire Jean-Louis Fousseret. C’est le cabinet lyonnais Qui- dort qui a repris le dossier à zéro, assurant la maîtrise d’œuvre “de manière remar- quable” selon la Ville. La cuisi- ne centrale peut désormais fonc-

P as de riz lancé à la sortie de l’Hôtel de ville, un comité restreint et encore moins de coups de klaxon : voilà com- ment la plupart des mariages gays se sont célébrés à Besan- çon. Un cadre “intimiste” qui n’enlève rien au bonheur des 14 tourtereaux. “Tout s’est très bien passé. En général, ce sont des personnes qui attendaient ce moment depuis de nombreuses années” commente Jacqueline Panier, l’adjointe aux relations publiques et formalités administratives qui gère les mariages. Confirmation auprès d’un jeune marié qui a officialisé son union avec son conjoint avec lequel il file le parfait amour depuis près de quinze ans :

le Jacqueline Panier. Les futurs mariés sont tous logés à la même enseigne : les personnes choisissent l’heure et le lieu et sont unies par l’adjoint de service.” À Besançon en 2012, 359 couples ont scellé leur destin. Si on estime qu’ils seront une quinzaine de couples gays à se rendre devant le maire, cela repré- sente 4 % des unions. Bref, beaucoup de tapage médiatique pour un fait mineur. À titre de comparaison, 270 mariages entre personnes du même sexe ont eu lieu et 691 dossiers ont été déposés depuis le 18 mai, date de la promulgation de la loi. Il y en a eu 52 à Toulouse, 35 à Marseille, 33 à Stras- bourg et 15 à Lille. E.Ch.

“Aujourd’hui, c’est officiel. C’était un moment solennel” dit-il. Le maire Jean-Louis Fousseret a tenu à officialiser la première union après l’accord des jeunes amoureux. Au total

durant l’été, ce sont 7 couples du même sexe, soit quatre d’hommes et trois de femmes, qui se sont dits “oui”. Certains ont demandé à un élu qu’ils connaissent ou avec qui ils sont amis d’officialiser leur ren- contre. Les autres ont été unis par l’adjoint d’astreinte. “Il n’y a pas d’élu spécialiste, rappel-

Trois couples de femme.

Jean-François Rousseau est le chef de ce nouvel équipement opérationnel depuis le 3 septembre.

EN BREF

Brioches La section locale de Besançon de l’A.D.A.P.E.I. du Doubs organise sa 43 ème Opération Brioches. Elle se déroule durant une semaine, du 7 au 13 octobre. C’est une année particulière pour l’Opération Brioches et l’A.D.A.P.E.I. car c’est la première édition depuis la fusion des 7 sections du département réunies dans l’entité “A.D.A.P.E.I. du Doubs”. Merci de réserver un bon accueil aux vendeurs de brioches. Braderie Le bric-à-brac d’automne des Invités au Festin et du G.E.M. La Fontaine a lieu les jeudi 10, vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 octobre de 14 heures à 18 heures à la Maison des Sources (10, rue de la Cassotte à Besançon). Vente de livres, bric-à-brac, fripes. Renseignements au 03 81 88 90 30. Guichet Afin de renforcer l’attractivité internationale de l’Université de Franche-Comté, la préfecture et l’Université se sont engagées dans un partenariat visant à faciliter les démarches des étudiants étrangers pour l’obtention de leurs titres de séjour. Un accueil est désormais prévu par deux agents de la préfecture qui recevront les étudiants sur rendez-vous à la Maison de l’Étudiant sur le campus de la Bouloie et ce, trois jours par semaine.

Sept couples du même sexe se sont mariés à l’Hôtel de Ville de Besançon depuis la promulgation de la loi.

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BESANÇON

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EN BREF

CHAUDANNE

Une habitation fait polémique La maison neuve fait s’affaisser la route

Mutualité La Mutualité Française Franche-Comté et la Mutuelle Générale organisent une soirée théâtre d’improvisation Addict Impro sur les addictions au travail, en famille…, animée 27 septembre à 17 h 45 à la M.J.C. de Palente, 24, rue des Roses à Besançon. Rens. : Charlotte Lonchamp au 06 87 70 74 81. Proudhon Robert Proudhon, maire de Chasnans et descendant de l’illustre Pierre-Joseph Proudhon, fait don aux collections municipales de Besançon d’objets ayant appartenu à son ancêtre. Une cérémonie officielle a eu lieu à par la compagnie Catégorie Libre et Soléa, le vendredi Quand et de Qi Gong de Besançon fait ses portes ouvertes à Besançon samedi 21 septembre de 14 h 30 à 18 h 30 à l’espace d’arts et mouvements du 7, rue du Château-Rose à Besançon. Cours animés par Hervé Gérard. Démonstration à 16 heures. l’Hôtel de ville de Besançon ce mardi 17 septembre. Qi Gong Le club de Taï Ji

C omment une maison a-t-elle pu être construite ici ? Certes, la vue est magnifique avec en contre- bas le Doubs, à droite le parc Cha- mars et un peu plus loin la Citadelle comme crête d’horizon. Le décor est plan- té. Enfin presque.À ce “joli” tableau, une nuance de taille est à apporter, pour ne pas dire une tache : l’habitation est pour l’heure inhabitée (et ne le sera pas de sitôt) car le décaissement du terrain situé dans une pente dépassant les 45 degrés a causé d’irrémédiables dom- mages à la rue de la Montée Jean De Gribaldy, seul axe conduisant au fort de Chaudanne. C’est la construction d’une habitation dans un endroit improbable qui cause des dégâts sur la route menant au fort de Chaudanne. Colère des riverains.

Si la vue est magnifique, la construction de la maison située rue De Gribaldy à Besançon occasionne des dégâts à la route.

à un ingénieur béton. Nous ne sommes pas les respon- sables” se défend le service qui octroie tous les permis de construire à Besan- çon. Qui plus est, le propriétaire a eu l’accord de l’architecte des bâtiments de France. Dans cette affaire, la collectivi- té va pourtant payer les notes de sécu- risation du site même si elle vient de se déclarer créancière. Rien ne dit qu’elle récupérera les sommes déboursées, un montant qui ne nous a pas été commu- niqué. Le bâtiment risque de passer encore plusieurs mois dans cet état…

La mairie a réalisé plu- sieurs procès-verbaux de constatation puis de mise en péril. Elle a plus récem- ment porté plainte auTri- bunal de Grande Instan- ce. Problème : le propriétaire - également responsable d’une entre- prise dans le bâtiment - est sous le coup d’une liqui- dation judiciaire (en son nom) portée par Maître Leclerc, mandataire judi-

ciaire à Lons-le-Saunier. Le chantier est donc en panne. Une pancarte “à vendre” avait été placardée mais retirée depuis peu. La Ville doit donc à ses frais enga- ger les travaux de sécurité ! Lorsqu’ils se sont aperçus que la route s’affaissait dangereusement, les rive- rains, inquiets, ont été les premiers à alerter le service voirie. Pour éviter qu’un passant ou qu’une voiture ne glisse dans le ravin, une chicane a été mise en pla- ce plaçant la route sur une voie de cir- culation : les véhicules descendants doi- vent céder la priorité. Deux réunions,

dont une l’été dernier, ont été organi- sées entre NicoleWeinman, adjointe en charge de la voirie et les habitants. “Il n’y a plus de risques, dit l’élue. Nous avons envoyé des experts et conforté la zone.” Aux frais de la Ville. Qui est le responsable ? La mairie qui a donné l’autorisation d’urbanisme ou le maître d’œuvre ? “Le propriétaire, répond la direction de l’urbanisme. Nous donnons un permis d’urbanisme lié aux règles d’urbanisme. Après c’est à la per- sonne qui construit de réaliser toutes les études de sol qui incombent de faire appel

“Il n’y a plus de risques.”

Les mardis du Grand Café

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MARDI 19 NOVEMBRE 2013 JAZZ 20H00

MARDI 22 OCTOBRE 2013 ROCK 60’S 20H00

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BESANÇON

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CULTURE

Le maire fait découvrir la “Lettre aux

Ouverture de sa maison natale

Victor Hugo vous invite, chez lui L’écrivain et homme politique est réhabilité dans sa maison natale de Besançon. La Ville a créé un lieu présentant ses combats en rapport avec la réalité actuelle : c’est magnifique. Le papier peint de la chambre de Hugo a même été reconstitué. Entrée gratuite jusqu’à la fin de l’année.

Bisontins” écrite par Victor Hugo.

Émilie Fouquet, responsable de maison, présente l’escalier chronologique.

entre la Ville et Victor Hugo puis après avec ses descendants. Depuis 2002 et le bicentenaire de sa mort, nous vou- lions réellement faire quelque chose de bien” lâche le maire de Besançon Jean- Louis Fousseret qui a réussi, ne le cachons pas, un joli coup. 2,12 millions d’euros auront été nécessaires pour faire (re)vivre ce site. L’élu en a profi- té pour “vendre” sa ville aux nombreux médias nationaux en visite. Un bon V.R.P. “J.-L.F.”. Visite : au rez-de-chaussée, comme en 1802, l’arcade boutiquière de droite abrite à nouveau l’ancienne pharma- cie Baratte, du nom de son fondateur. “Nous l’avons récupérée à la Ville de Nice. On a négocié avec Christian Estro- si (maire U.M.P.) la pharmacie contre des tableaux des Ducs de Savoie que nous possédions” explique, pour l’anec- dote, le maire. Les liens de l’écrivain avec Besançon sont mis en avant dans la partie gauche du rez-de-chaussée avec documents d’archives, lettresmanuscrites et bustes. Au centre, une table tactile permet, à l’aide d’un plan actuel et d’un plus

J usqu’à ce 13 septembre à Besan- çon, seules une plaque et une vitrine rappelaient aux passants du 140, Grande rue l’existence de la maison où l’écrivain avait vu le jour le 26 février 1802. 211 ans plus tard, c’est la métamorphose. Victor Hugo “l’oublié” devient enfin l’ambas- sadeur bisontin. La façade et l’inté-

rieur de sa bâtisse ont été totalement rénovés par la Ville de Besançon, pro- priétaire depuis 1932, qui a inauguré ce lieu. La bâtisse n’est pas un musée mais un espace présentant les combats de Hugo en rapport avec la réalité actuelle. La Ville s’est pour le coup rabibochée avec l’auteur : “Les relations ont été tendues

ancien, de parcourir la ville sur les traces de Hugo. L’escalier, somptueux, se présente com- me une illustration chronologique de ses engagements et plusieurs photos de l’homme à 20 ans, 40 ans et jusqu’à sa mort.À l’étage : c’est l’homme enga- gé, mis en avant à l’aide de textes et vidéos. Liberté d’expression, dignité

humaine, contre la misère, l’inégalité et l’injustice, la peine de mort : tout y est. Qui plus est, c’est bien fait et acces- sible à tous. Un endroit à ne pas rater : la chambre de l’auteur et son acte de naissance. Voilà Hugo bien dans ses murs. E.Ch.

La chambre où vécu - durant six semaines - Victor Hugo jeune.

Maison natale de Victor Hugo - 140, Grande rue Ouverture de 10 heures à 18 heures jusqu’au 30 septembre puis de 10 heures à 12 heures (pour les groupes) et de 14 heures à 17 heures (pour les visiteurs) du 1 er octobre au 30 mai. Entrée gratuite jusqu’au 31 décembre. 2,50 euros ensuite

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