La Presse Pontissalienne 210 - Avril 2017

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Julien Guyon et Stéphane Breuillot du syndicat des Jeunes Agriculteurs du canton de Pontarlier défendent les intérêts agricoles face à la consommation de foncier.

l’événement p. 6 à 8

Ils créent leur activité en France Il y a une vie après la vie de frontalier l’événement p. 6 à 8

Secteur Mont d’Or Des éoliennes suisses de 210 m de haut face à Jougne polémique p. 47

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Rédaction : “Publipresse Médias” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - www.presse-pontissalienne.fr - redaction@publipresse.fr

RETOUR SUR INFO

La Presse Pontissalienne n°210 - Avril 2017

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À l’école de la solidarité

L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Lancement des travaux à l’îlot Saint-Pierre

Moralisation On croyait avoir atteint le summum, écœurés par les remugles incessants de l’affaire Fillon et voilà que la presse vigilante poursuit avec le socialiste Bruno Le Roux qui a succombé aux facilités que lui offrait son poste de député puis chef de groupe à l’As- semblée nationale en faisant salarier ses propres enfants, encore adoles- cents, par les deniers publics en tant qu’assistants parlementaires ! Si le ministre de l’Intérieur a eu la décence - aurait-il eu d’autre choix ? - de démis- sionner illico, le vote F.N. qui fleurit sur le fumier de ce genre d’affaires a eu le temps d’engranger encore quelques points. Et la démocratie d’en prendre encore un nouveau coup derrière les oreilles. Pour que cessent enfin ces suspicions permanentes dont sont hélas la cible désormais tous les élus, honnêtes ou tricheurs, faudra-t-il en arriver jusqu’à instaurer les mêmes règles du jeu que celles en vigueur chez certains de nos voisins euro- péens ? En Suède par exemple, la Constitution va jusqu’à autoriser le citoyen lambda à consulter les notes de frais des élus. Ce qui reviendrait, pour nos députés ou sénateurs fran- çais, à faire état précisément de la manière dont ils utilisent leur “indem- nité de frais de mandat” (I.R.F.M.). Cette enveloppe de 5 770 euros par mois qui vient s’ajouter à l’indemnité parlemen- taire d’environ autant et aux plus de 9 000 euros dont ils disposent pour rémunérer leurs désormais fameux assistants parlementaires ne fait l’ob- jet d’aucun contrôle de quelque nature que ce soit. Si bien que cette I.R.F.M. peut tout à la fois servir aux parlemen- taires pour payer des notes de restau- rants, dans le cadre de leur mandat, ou pas, s’offrir un week-end en amoureux voire se constituer un patrimoine immo- bilier, ce qui s’est déjà vu pour certains. Lors des récents débats entre les pré- tendants à la fonction suprême, on n’a guère entendu, à une exception près (Jean-Luc Mélenchon) les candidats s’étaler sur les mesures qu’ils comp- taient prendre pour moraliser la vie publique. Car cette moralisation, qui on peut le regretter, peut aller désormais jusqu’à une immixtion indécente dans la vie privée, est juste devenue incon- tournable pour le prochain locataire de l’Élysée. Si ce sujet n’est pas traité en début de mandat, le locataire suivant risque fort d’être Marine Le Pen, pour- tant, loin d’être un exemple non plus en matière de morale. ■ Jean-François Hauser Éditorial est éditée par “Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : redaction@publipresse.fr S.I.R.E.N. : 424 896 645 Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser. Ont collaboré à ce numéro : Marie Rousselet, MagalieTroutet. Régie publicitaire : Anthony Gloriod au 03 81 67 90 80 Imprimé à Nancy-Print - I.S.S.N. : 1298-0609 Dépôt légal : Avril 2017 Commission paritaire : 0222 D 79291 Crédits photos : LaPressePontissalienne, T.Bonnefoy,C.F.D.,C.Grut,S.O.S.JuraVaud-sud,U.R.F.A.C.

N ous avions présenté l’opération en avant- première en mai 2015 quand la Ville de Pontarlier avait dévoilé sa politique stra- tégique en matière d’urbanisation pour les trente prochaines années. L’opération emblématique, première pierre apparente de cette stratégie, devait être la requalification de l’îlot Saint-Pierre. Ce quartier, en complète reconversion, se situe en lieu et place des anciens abattoirs, des actuels ateliers municipaux, de l’ancienne caserne de pompiers et du garage global, soit de part et d’autre de la rue du Capitaine Bulle et entre les rues de Besançon, des Abattoirs et de la Paix. Deux ans après la présentation du projet glo- bal, cette première réalisation commence à prendre forme avec les premiers travaux qui viennent de démarrer. “L’îlot Saint-Pierre se composera de trois quartiers qui seront reliés entre eux et aux quartiers existants pour ne for-

mer qu’un seul et même ensemble urbain : le quartier Saint-Pierre, le quartier La Fontaine et le quartier de l’ancien centre sportif et parking des Écorces” détaille la Ville de Pontarlier. Près de 150 logements, dont des logements sociaux, une maison médicale, une résidence senior et une crèche doivent être construits sur cet ensem- ble urbain qui s’étale sur plus de 16 000 m 2 de friche urbaine. La démolition des anciens abattoirs munici- paux, au 52-54 rue de Besançon, est la pre- mière phase concrète de ces lourds travaux. Le chantier a démarré mi-mars avec la sup- pression du branchement de gaz. Jusqu’au 10 avril, place à l’enfouissement et au dévoie- ment des réseaux électriques aériens. Le dés- amiantage, la purge et la démolition des bâti- ments proprement dits s’étaleront jusqu’au 15 juillet. ■

Julie, Chloé, Sacha, Laurine et Élise ont remis le solde du projet au Secours catholique le 16 mars dernier.

S colarisées au lycée technologique Jeanne d’Arc à Pontarlier, Julie, Chloé, Sacha, Laurine et Élise terminent leur Bac Pro Ser- vices aux personnes et aux territoires. “Cette année, on devait faire un projet collectif qui sera pris en compte pour valider le Bac Pro. On voulait s’investir au service d’une association qui vient en aide aux familles démunies” , explique Julie, la chargée de communication. Un projet bien ficelé, c’est d’abord un pro- jet où les rôles sont bien répar- tis. À chacun ses compé- tences et Julie est à l’aise dans l’exercice. Le quintette s’est alors mis en relation avec le Secours catholique de Pon- tarlier. Ensemble, ils ont peau- finé les contours du projet. “Il a été convenu d’emmener des enfants du Secours catholique à l’aquaparc du Bouveret en Suisse.” Au travail mesde- moiselles… Si l’association se chargeait de leur trouver les enfants, elles devaient de leur côté tout organiser et surtout trouver l’argent nécessaire au finan- cement du projet. Elles s’y sont mises depuis la rentrée à raison de trois heures par semaine, sans compter les

heures supplémentaires. Une enseignante, Lydia Boiteux, les encadrait. “On a com- mencé à recueillir de l’argent avec une vente de chocolats de Noël. Les gens passaient commande sur un catalogue qu’on leur fournissait.” Plus complexemais tout aussi ins- tructif, les jeunes lycéennes ont sollicité une artiste locale pour organiser un spectacle dont les bénéfices alimente- raient le projet. Christelle Car- millet, alias le “clown Josiane” a accepté de se prêter au jeu. “Elle est montée sur scène le 9 décembre dernier à Roche- jean devant une centaine de spectateurs.” Les deux opérations ont rap- porté 1 428,30 euros, soit lar- gement de quoi payer le voyage et l’entrée du parc aquatique. “On y est allé le 1 er mars avec une dizaine d’en- fants. Ils ont eu droit à un goû- ter et un petit souvenir de la journée” , poursuit Julie qui gardera un bon souvenir de cette rencontre aussi agréa- ble qu’utile. L’argent non dépensé a été versé au Secours catholique lors d’une petite réception qui s’est tenue le 16 mars dans les locaux de l’association. Un autre défi s’annonce : celui du Bac. ■

L’îlot Saint-Pierre, un futur quartier avec 150 logements au cœur de la ville.

La discothèque qui rêve d’être une salle de spectacle

D eux mois après l’ouver- ture de “La Première”, discothèque pontissa- lienne, Marc Vernier ne dissi- mule pas sa satisfaction. “Les résultats sont au-delà des pré- visions. On affiche souvent com- plet le samedi sans avoir à se plaindre de la fréquentation le jeudi et le vendredi. C’est au top.” La discothèque peut accueillir environ 500 personnes. Pour justifier ce bon démarrage, il met en avant la qualité du pro- jet, son emplacement, une clien- tèle bien triée. “Tout a été fait dans les règles de l’art. On a

commencé à inviter les premiers artistes.” Autre point positif avec aucune nuisance ou plainte d’éventuels riverains. “Les plus proches habitent à 300 m. En revanche, on est très rigoureux pour que tout se passe bien avec les entreprises voisines de la discothèque.” Marc Vernier ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il cherche à valo- riser davantage son outil de tra- vail en le mettant à disposition des professionnels. “C’est l’en- droit idéal pour organiser toute sorte d’événements : lancement d’un produit, sortie d’une équipe,

Marc Vernier est optimiste après le bon démarrage de “La Première”.

séance de team building, anni- versaire…Au-delà de la disco- thèque, cet espace de 600 m 2 est modulable. Il peut facile- ment se transformer en salle de

spectacle. On a toujours les équipements pour : jeux de lumières, sonorisation, service bar et restauration, connexion Internet, configuration places

assises et accessoires de pré- sentation sur demande comme les micros, écrans. Sans oublier d’avoir un animateur sur demande.” ■

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L’INTERVIEW DU MOIS

La Presse Pontissalienne n°210 - Avril 2017

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TÉLÉVISION

de deuxième partie de saison.

Le Pontissalien Alexandre Pasteur

“J’aime transmettre des émotions” Le Pontissalien Alexandre Pasteur

L.P.P. : Un mot sur le parcours. Il donne la part belle à la Franche-Comté avec une arrivée à la Planche-des-Belles-Filles (5 juillet) et aux Rousses (8 juillet). A.P. : Si on prend la 5ème étape, le classement général ne sera pas décanté donc je crains que la cour- se ne soit verrouillée contraire- ment à l’arrivée en 2012 où il fal- lait escalader le col des Chevrères avant. Ce sera une course de côte. L.P.P. : Qui peut gagner à la Planche ? Aux Rousses ? A.P. : À la Planche, je vois bien Froo- me, comme en 2012.Aux Rousses, le classement général sera un peu plus décanté. Je vois une étape pour baroudeur,quelqu’un qui peut aller chercher lemaillot jaune com- me l’avait fait Chavanel en 2010. L.P.P. : Et pour la victoire finale ? A.P. : Je sens un Froome imbat- table. Il fait la même préparation que l’an dernier, il va monter en puissance au Tour de Romandie puis au Dauphiné Libéré.Thibaut Pinot sera là en franc-tireur pour viser des étapes car il sortira du Giro. C’est très bien, cela lui enlè- ve de la pression. Côté français, je vois aussi Bardet. C’est aussi le dernier tour de Voeckler qui vou- dra se montrer et au sprint, on peut compter sur Arnaud Déma- re et Nacer Bouhanni. L.P.P. : Le cyclisme est-il encore un sport spectacle ? A.P. : Les courses sont aseptisées car le niveau des coureurs est mon- té en intensité. Auparavant, il y avait 5 coureurs capables de gagner. Aujourd’hui, les différences sont moindres entre un très bon équi- pier et un leader. Il y amoins d’en- volées, c’est moins romantique. L’environnement est une dimen- sion qu’il faut prendre en compte. LeTour de France, c’est lamise en valeur de notre pays. L.P.P. : Votre position sur le dopageméca- nique. A.P. : Il y a des contrôles rigoureux, on n’a pas la preuve sur les soup- çons avancés, les vélos sont contrô- lés par l’U.C.I. L.P.P. : Avez-vous le droit d’aimer un cou- reur ? A.P. : Pour le ski, j’ai eu des coups de cœur avec des histoires atta- chantes. Pour le vélo, je suis plus mesuré, et je reste neutre. J’ai ce devoir. L.P.P. : Lorsque l’on évoque Pontarlier et le Tour de France, on pense à une anec- dote. Avez-vous la même que nous en tête… A.P. : J’ai deux souvenirs. 2001 et l’arrivée de l’étape Colmar-Pon- tarlier (222 km) remportée par Erik Dekker avec 31 minutes d’avance sur le peloton qui aurait dû être déclassé. Il faisait 8 °C avec du brouillard. Ce n’était pas la meilleure promo de la région.Enfin, il y a cette arrivée au Larmont en 1985 remportée par JoergenPeder- sen sur l’étape Épinal-Pontarlier (204 km). L’arrivée était jugée au Gounefay, ce qui ne serait plus pos- sible aujourd’hui ! On était à bloc derrière Joël Pelier, le local, arri- vé 6ème. C’est un super souvenir. Le lendemain sur l’étape Pontar- lier-Morzine (195 km), Bernard Hinault confortait sonmaillot jau- ne et Herrera remportait l’étape. C’est la dernière victoire d’unFran- çais sur le Tour de France… n Propos recueillis par E.Ch.

L a Presse Pontissalienne : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, vous étiez jusqu’à main- tenant la voix du cyclisme, du ski et de l’athlétisme sur la chaîne Eurosport. Quels sont vos liens avec Pon- tarlier ? Alexandre Pasteur : J’y ai passé mon enfance, ma jeunesse jusqu’en ter- minale. Ma mère et ma sœur habi- tent encore Pontarlier : c’est ma vil- lemême si j’y reviensmoins souvent. C’est toujours un pincement au cœur quand j’y pense car c’est là où mon père est enterré. L.P.P. : Vous serez la voix du Tour de Fran- ce du 1er au 23 juillet sur France 2 et Fran- ce 3. Le public reconnaîtra-t-il l’accent du Haut-Doubs ? A.P. : Je l’ai perdu (rires). L.P.P. : Entre la révélation par le journal L’Équipe en janvier de votre arrivée à Fran- ce Télévisions pour commenter le Tour de France et la course Paris-Roubaix (9 avril), vous avez peu parlé. Pourquoi ? A.P. : Effectivement, j’ai très peu par- lé malgré les nombreuses sollicita- tions qui m’ont d’ailleurs surpris. Je ne pensais pas que ça allait fai- re autant de foin. L’annonce de L’Équipem’a pris de cours ainsi que Thierry Adam qui commentait le Tour. Ce n’était pas très élégant de la part du journal de balancer car je n’avais pas signé encore mon contrat, lequel s’est terminé le 31 mars à Eurosport. L.P.P. : A 46 ans, c’est un tournant dans votre carrière ? A.P. : Le changement, c’est mainte- nant (rires). À 46 ans, le train ne passe pas deux fois. Je n’avais aucu- ne raison objective de refuser. Je rentre dans un nouvel univers car France Télévisions et le Tour de France, ce sont 4 millions de télé- spectateurs par jour. C’est un envi- ronnement différent mais je ferai les mêmes choses. L.P.P. : La mise à l’écart de Thierry Adam, qui commentait le Tour de France jusque- là, a créé de nombreuses réactions. Il s’est dit attristé de devoir céder sa place. L’avez- vous croisé depuis ? A.P. : Évidemment, je l’ai vu, je l’ai appelé. Lui s’est épanché davanta- ge que moi dans les médias. Il fal- lait que je lui parle. L.P.P. : Que lui avez-vous dit ? A.P. : Que j’étais désolé, c’est quel- qu’un que j’aime bien, avec qui j’ai toujours eu des rapports cordiaux. Roubaix. Interview avec ce passionné de sport qui n’oublie pas ses racines. remplace Thierry Adam sur France Télévisions pour commenter le cyclisme et notamment le Tour de France cet été. Premiers tours de roues dimanche 9 avril sur Paris-

Le Pontissalien Alexandre Pasteur passe d’Eurosport à France Télévisions pour commenter le cyclisme, le Tour de France en particulier.

Je lui ai dit que j’étais navré et je lui ai rappelé que l’on était venu me chercher (N.D.L.R. : c’est le directeur des sports de FranceTélé qui l’a sollicité). Je n’ai jamais rêvé de commenter le Tour sur France sur France Télé mais je ne pou- vais pas refuser. Thierry m’a dit : “Tu aurais été con de refuser.”C’est quelqu’un que je respecte, bien- veillant, ça a été une leçon. L.P.P. : Vous serez sans doute davanta- ge exposé à la critique. Êtes-vous pré- paré ? A.P. : La critique, lorsque tu es jour- naliste, tu y es préparé. Voilà 22 ans que je fais ce métier sur Euro- sport où les personnes qui nous écoutent sont parfois plus calées que nous. Cela se ressent, ils sont à bloc. L.P.P. : À moins de 90 jours du départ du Tour 2017, quel sentiment vous anime ? A.P. : Cela ne change pas ma vie mais j’y vois comme un contre- pied du destin car au début de ma carrière, j’étais en presse écrite et je ne me voyais pas du tout à la télévision. LeTour, voilà 6 ans que je le vis pleinement sur Eurosport. Je suis ravi de le commenter sur France Télé, c’est grisant. L.P.P. : Ces trois semaines seront épui- santes… A.P. : C’est du stress mais surtout de l’adrénaline positive. On est porté par la foule, c’est magique. Avec mon ex-consultant Jacky Durand, on repérait les derniers kilomètres du parcours, on arrive dans des villages en fête.La fatigue à ce moment, on l’oublie. L.P.P. : Vous retrouvez un certain David Sandona natif de Jougne au service des sports de la chaîne. Le connaissez-vous ? A.P. : Oui, il a été un soutien pré- cieux dans les négociations. Il a créé cette association de journa- listes comtois, c’est un intégriste duHaut-Doubs (rires). Il n’est pas

de la même génération (5 ans de moins) mais nous sommes du même centre de formation. Il a été au C.A.P. foot quemon père (Yves) a dirigé en tant que président. On a des racines communes. L.P.P. : Vos commentaires ou vos ana- lyses devront-ils changer sur la chaîne publique ? A.P. : Le téléspectateur n’est pas le même car celui d’Eurosport est davantage spécialisé. Celui de France Télé est grand public. Il y a derrière toute la partie patri- moniale. L.P.P. : Lesmoyens pour travailler seront- ils meilleurs ? A.P. : On passe dans un grand stu- dio de 40m2 alors qu’on avait 2m2 pour trois.Ce sera confortable avec également deuxmotos sur la cour- se, desmotos-son avec notamment Cédric Vasseur, ancien coureur, qui sent très bien la course. J’ai- merais qu’il puisse intervenir à tout moment dès qu’il se passe quelque chose. L.P.P. : Il a été reproché à Thierry Adam ses approximations. Vous confirmez ? A.P. : Je suis très mal placé pour juger car je n’ai je l’ai jamais écou- té : j’étais toujours à l’antenne quand lui commentait. Je l’ai écou- té une heure à Doha lors desMon- diaux 2016 et rien ne m’a choqué. Je n’ai aucun jugement, ce n’est pas de la langue de bois. L.P.P. : Quel genre de commentateur êtes-vous ? A.P. : J’ai le respect du champion, un peu un côté groupie. J’ai tou- jours réussi à mettre en valeur mes consultants. Niveau com- mentaire, je suis investi, au ser- vice du sport, de l’événement. Ce qui compte, c’est le spectacle et j’aime transmettre des émotions à travers le parcours d’un sportif.

des fiches sur chacun des coureurs ? A.P. : Je n’ai pas de fiche sur les coureurs, j’ai la chance d’avoir une bonne mémoire. Retenir ce que l’on aime, c’est plus simple. Il exis- te aussi des sites Internet excep- tionnels avec de nombreuses bases de données. Pour Paris-Roubaix, je vais memettre 6 jours dans une bulle avant la course. Il faut de la réactivité dans le direct. L.P.P. : Pour un baptême du feu, c’en est un ! A.P. : Oui sur France Télé. Mais je serai en terrain connu car je l’ai déjà commenté. L.P.P. : Vous étiez en binôme avec Jac- ky Durand. Vous le quittez pour Laurent Jalabert. Quels sont vos rapports avec lui ? A.P. : Jacky est incollable, un gui- de. On ne se connaît pas très bien

Bio express

l Né le 30 novembre 1970, à Besançon (46 ans) l Originaire de Pontarlier l Il entre à Eurosport en 1995 pour commenter le ski alpin l Il commente les Jeux olympiques l Passionné de vélo depuis toujours, il commence le commentaire de courses cyclistes par des remplacements de Patrick Chassé. En 2011, il commente son premier Tour de France

l Avril 2017, il intègre France Télévisions pour commenter le cyclisme

avec Laurent Jalabert mais on va bien s’en- tendre. L.P.P. : Est-ce un bon consultant ? A.P. : Je n’ai aucun a priori car je ne l’ai pas beaucoup écouté. On va se trouver assez vite. L.P.P. : Aurez-vous une attention parti- culière pour nos cou- reurs locaux (Thibaut Pinot, Arthur Vichot) ? A.P. : Évidem- ment. Je connais mieuxArthur car on échange sou- vent l’hiver ensemble car il est passionné de ski, c’est un Dou- biste, on a cette proximité. C’est une pointure. Il va faire une gran-

“Je sens un Froome imbattable.”

L.P.P. : Comment travaillez-vous ? Avec

HAUT-DOUBS

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ÉLECTION 9 candidats sur les 11 Quel candidat ont parrainé les élus du Haut-Doubs ? Le Conseil constitutionnel a publié la liste des parrainages à l’élection présidentielle. Ils ont été 14 296 élus à appor- ter leur parrainage à un candidat, dont 204 dans le Doubs. Près de deux élus sur trois n’ont parrainé personne.

Annie Genevard, naturellement, a parrainé François Fillon.

Qui a parrainé qui dans le Haut-Doubs ?

l Jean-Luc Mélenchon : - Guy Magnin-Feysot, maire de Levier. - Christian Vallet, maire de La Rivière-Drugeon.

S i lamajorité des élus du Doubs (c’est valable aussi sur le plan national) n’a souhaité par- rainer personne, c’est sans doute pour éviter que le par- rainage soit immédiatement assimilé à un soutien politique. Beaucoup de “petits” élus n’ont pas souhaité par- rainer un candidat de peur que cette signature ne leur colle à la peau et soit assimilée à un soutien politique. Le parrainage est parfois un acte de sou- tien, mais plus souvent il doit être vu comme un outil au service de la plu- ralité démocratique. On parraine untel juste pour qu’il ait également ses chances, si peu connu qu’il soit, face aux mastodontes qui ont, d’emblée, largement assez de parrains pour pou- voir se présenter. Dans le Haut-Doubs, parmi les 204 élus locaux qui ont envoyé un parrai-

nage au Conseil constitutionnel, aucun n’a apporté son parrainage à un des onze candidats à la présidentielle.Ain- si François Assselineau et Philippe Poutou n’ont aucun élu haut-doubis- te comme parrain. D’autres élus ont parrainé des candi- dats qui n’ont pas réussi à obtenir les 500 signatures. Ainsi le maire des Fourgs Claudine Bulle-Lescoffit avait- elle donné sa signature à Charlotte Marchandise (la candidate qui avait été investie sur le site Laprimaire.org) et Gilbert Marguet, le maire de Gilley, avait parrainé François Baroin.À noter aussi que le sénateur Jean-François Longeot, comme le maire de Frasne PhilippeAlpy ou celui d’Houtaud Jean- François Ligier ont choisi de parrai- ner Alain Juppé qui n’a jamais été can- didat… n J.-F.H.

l Nathalie Arthaud : - Christophe Garnier, maire d’Éternoz. Jacques Cheminade : - Sylvain Fiévet, maire de Rondefontaine. - Didier Cachod, maire délégué des Premiers Sapins. - Lionel Chevassu, maire de Rochejean. - Didier Hernandez, maire des Grangettes. - Dominique Bérion, maire de Reugney. - Isabelle Nicod, maire déléguée des Premiers Sapins. Benoît Hamon : - Liliane Lucchesi, conseillère régiona- le de Bourgogne-Franche-Comté. l l

l Marine Le Pen : - Gilles Guinchard, maire délégué d’Éternoz. Emmanuel Macron : - Jean-François Jodon, maire des Verrières-de-Joux. l

l François Fillon : - Adrien Pellegrini : maire de La Longeville.

- Annie Genevard, députée de la V ème circonscription du Doubs. - Albert Grosperrin, maire de Vercel-Villedieu-le-Camp. - Raymond Perrin, maire de Chaffois. - Claude Dussouillez, maire de Bannans. - Éric Liégeon, maire de Courvières. - Raphaël Charmier, maire des Granges-Narboz. - Gérard Dèque, président de la communauté de communes Mont d’Or-Deux Lacs.

l Nicolas Dupont-Aignan : - Angélique Détouillon, maire d’Adam- les-Vercel. Jean Lassalle : - Michel Beuque, maire de Dompierre-les-Tilleuls. - Pierre Combe, maire d’Aubonne. l

- Patrick Grillon, maire d’Arc-sous-Montenot.

L’ÉVÉNEMENT

La Presse Pontissalienne n° 210 - Avril 2017

IL Y A UNE VIE APRÈS LA SUISSE

Comment se porte l’économie frontalière ? Peut-on parler de crise insidieuse ? À l’heure où l’on entend un peu tout et son contraire, le bureau statistique de Pôle Emploi Bourgogne-Franche-Comté sort une publication précise sur les frontaliers demandeurs d’emploi en 2016. Instructif, tout comme le fait de savoir si certains profitent de ce repos forcé pour rebondir sur d’autres projets professionnels en France. Témoignages.

l Tendance

Demandeurs d’emploi côté France

Les vrais chiffres du chômage chez les frontaliers En octobre 2016, l’observatoire de l’emploi Bourgogne-Franche-Comté recensait 2 388 demandeurs d’emplois frontaliers dans le Haut-Doubs, soit une hausse de 21,71 % sur un an.

E n extrapolant le profil du chô- meur frontalier en 2016, on se retrouve avec un homme âgé entre 25 et 49 ans qui réside sur le bassin d’emploi de Morteau. Assez logique car c’est aussi le profil le plus représenté dans la population frontalière. L’étude publiée par l’observatoire régio- nal de l’emploi comptabilise en octobre dernier, 4 724 frontaliers suisses indem- nisés en Bourgogne-Franche-Comté, soit 765 de plus sur un an (+ 19,3 %) et 2 505 sur cinq ans. Faut-il en dédui- re l’effondrement du marché du tra- vail helvétique ? Pas vraiment com- me tente de relativiser Stéphane Nageotte, le directeur de Pôle emploi Pontarlier. “Sans nier qu’il y a des retours de Suisse, il faut comparer ces données avec l’évolution de l’effectif frontalier pendant les mêmes périodes.” Sur un an, la balance confirme le flé- chissement de l’économie frontalière avec 113 arrivées pour 765 départs. Mais sur cinq ans, le solde est très positif avec 6 620 nouveaux fronta-

liers contre 2 505 départs. Ne surtout pas oublier le contexte dans lequel évo- lue le travail frontalier depuis bien- tôt 15 ans. Entre septembre 2002 et décembre 2016, le nombre de fronta- liers est passé de 14 558 à 34 306. Soit pratiquement une croissance annuel- le de 10 %. La publication qui syn- thétise les données des services sta- tistiques suisses et français recense une douzaine de frontaliers dans la

Nièvre et dans l’Yonne. Comme quoi, on vient de très loin. Même si plus de 70%des frontaliers vivent dans le Doubs, 16 % dans le Jura et 8 % dans le Ter- ritoire-de-Belfort. Les hommes sont majoritaires et l’essentiel des fronta- liers de la région tra- vaillent dans les cantons de Vaud et Neuchâtel. Les chiffres de chômage frontalier par bassin d’em- ploi semblent aussi indi- quer que le ralentisse-

Stéphane Nageotte le directeur de Pôle emploi Pontarlier reste optimiste sur l’évolution du marché de l’emploi frontalier, en ayant confiance dans la réactivité de l’économie suisse.

“Il y a encore des embauches en Suisse.”

nités tout en admettant qu’il oriente d’abord ses recherches sur le marché de l’emploi suisse. Qu’on soit fronta- lier ou pas, les facteurs discriminants à l’embauche sont identiques. “C’est toujours plus compliqué pour les seniors de retrouver du travail. Il y a aussi le problème des gens qui ont une mono- expérience et qu’on doit accompagner dans la formation pour qu’ils rede- viennent opérationnels.” n F.C.

ment économique s’applique surtout à l’industrie de préférence horlogère. Pour preuve, le bassin d’emploi de Mor- teau en prise directe avec les micro- techniques suisses comptait 1 334 fron- taliers indemnisés, soit 28 % de l’effectif global. En hausse de 240 unités sur un an et 721 sur cinq ans. “Tout le mon- de parle de la crise horlogère. On mesu- re effectivement l’impact sur le secteur de Morteau mais à l’échelle régionale, on peut aussi mettre en avant la diver-

sité des postes de travail.” S’il a bien constaté une montée des inscriptions des demandeurs d’emploi frontaliers fin 2016, le directeur de pôle emploi Pontarlier ne sombre pas pour autant dans le pessimisme. “Cet- te tendance s’atténue depuis janvier. On remarque également qu’il y a enco- re des embauches en Suisse.” Il balaie d’un revers de la main cette rumeur persistante du frontalier qui se com- plairait dans ses confortables indem-

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l Jougne Hôtel-restaurant Pour couronner le tout ! À 52 ans après une belle carrière dans le groupe

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de boulangeries Pouly, Antonio Pinto a réalisé son projet de vie : reprendre une affaire, en l’occurrence l’hôtel- restaurant de la Couronne en y associant son fils Mathieu.

À quelquesmises aux normes près, rien n’a changé dans cet éta- blissement exploité depuis quatre générations par la famille Parriaux à Jougne. “On tient avant tout à s’ins- crire dans la continuité pour que les clients bénéficient du même niveau de prestations en y ajoutant bien sûr une touche personnelle. L’hôtel-restaurant était fermé depuis un an. Nous avons eu la chance d’être bien accompagnés par Christine Dumas-Parriaux et son époux Jean-Claude” , explique Antonio Pinto. Ce Haut-Saônois a découvert le Haut- Doubs en venant skier avec ses parents à Métabief. entre-temps, il a appris un métier : boulanger. “J’ai commencé ma carrière professionnelle à Dijon en com- prenant assez vite que je préférais la campagne à la ville.” Assez naturelle- ment, le maître boulanger vient s’ins- taller dans le Haut-Doubs. Après une expérience dans la grande distribution côté France, il part travailler en Suis- se où il gravit progressivement les éche- lons pour finir responsable de pro- duction sur le site lausannois du groupe Pouly. “C’est le premier boulanger-pâtis- sier-traiteur suisse. On fabriquait des produits haut de gamme pour de grands palaces sur la côte lémanique. J’ai beau- coup appris” , poursuit cet ancien fron- talier soucieux d’engranger de l’expé- rience et de se constituer un capital en vue de reprendre un jour une affai-

re à son compte sur France. Sans avoir d’idée précise, si ce n’est peut-être d’exercer dans un secteur en lien avec son parcours dans l’alimentaire. “La Couronne, c’est un concours de cir- constances. J’ai toujours apprécié ce type d’établissement familial qui se dis- tingue des chaînes hôtelières qu’on retrouve un peu partout. J’étais can- didat à la reprise sous réserve que mon fils soit de la partie. C’est une histoire d’enthousiasme partagé.” Sitôt d’accord pour accompagner son père dans ce nouveau challenge, Mathieu Pinto alors étudiant en psy- chologie change d’orientation. Il suit une formation accélérée en hôtellerie- restauration à Dijon. “En le voyant évo- luer aujourd’hui, je pense qu’il est dans son élément” , se réjouit son père qui apprécierait de pouvoir un jour lui transmettre cet hôtel-restaurant cos- su de 10 chambres avec 70 couverts. Au menu, une cuisine de saison tra- ditionnelle à la française. De l’exigen- ce sur la qualité des produits, un ser- vice irréprochable, des fournisseurs locaux ou de bonne réputation. “On ne cherche pas non plus à être un restau- rant étoilé” , souligneAntonio Pinto qui gère aujourd’hui une équipe de 7 per- sonnes. “C’est toujours compliqué de trouver du personnel. Heureusement, on propose un bel outil de travail où chacun peut se faire plaisir dans sa spécialité.”

l Pontarlier Artisanat “Et si je me mettais à mon compte ?” Salarié pendant des années en France en plomberie-chauffage, Laurent Bernard est parti travailler trois mois en Suisse avant d’avoir un gros accident suivi d’un long rétablissement et de se mettre finalement à son compte à l’aube de ses 50 ans.

Les débuts s’annoncent prometteurs. L’hôtel affichait déjà complet aux der- nières vacances scolaires. L’activité restauration progresse un peu moins vite. “C’est toujours plus long à relan- cer. On a encore besoin de se faire connaître, de retrouver une dynamique après un an de fermeture” , poursuit celui peut déjà compter sur une belle clientèle d’affaire helvétique. Pourquoi s’en priver ? n F.C. Antonio Pinto et son fils Mathieu ont repris l’hôtel-restaurant de la Couronne en décembre dernier.

I l n’est jamais trop tard pour s’ins- taller. Deux ans après avoir fran- chi le pas, Laurent Bernard n’éprouve pas de regret. Il savoure sa liberté d’action y compris le same- di matin quand il faut terminer un chantier. Il s’agace de courir après les mauvais payeurs. “C’est le mau- vais côté dumétier.” De caractère très indépendant, il se retrouve pleine- ment dans ce mode de fonctionne- ment où il s’épanouit professionnel- lement et s’enrichit aussi de la diversité des travaux qu’il exécute. “Le travail ne manque pas. Le carnet de commandes est presque rempli jus- qu’à l’automne.” Très vite il s’est mis à proposer en plus de son de métier de plombier-chauffagiste de l’amé- nagement de salles de bains clé en main, sachant qu’il pouvait au besoin compter sur les compétences d’autres artisans plaquistes ou carreleurs. Bref, tout roule. Raisonnable dans ses prétentions salariales, il mène sa barque avec efficacité et sagesse. Lui le fils d’agri- culteur n’avait guère eu d’autre choix en rentrant de l’armée que d’ap- prendre le métier sur le tas. “Mon père m’avait en quelque sorte placé chez un plombier.” Il commence sa carrière chez Minary à Chaffois où il reste neuf ans avant d’aller aussi longtemps chez Pecclet et de finir son salariat sur France en travaillant huit ans chez Thionnet à Mouthe. “Même si je gagnais correctement ma vie, j’ai préféré partir en Suisse pour avoir les moyens de financer les études

de mes trois filles à charge.” Un épisode frontalier de courte durée qu’il devra interrompre au bout de trois mois suite à un gros accident de la route. “J’ai mis trois ans à m’en remettre. Heureusement, j’ai été bien soigné en Suisse où l’on m’a aussi proposé une reconversion en micro- techniques. Mais je n’ai pas pu aller au bout pour diverses raisons.” Direc- tion Pôle emploi. Il se retrouve un jour convié à participer à une réunion en présence de la Boutique de ges- tion. Le déclic. “On nous a présenté le dispositif d’accompagnement à la création d’entreprise. Professionnel- lement, j’étais au pied dumur. Je pou- vais sans doute retrouver un emploi salarié mais j’avais aussi envie de tenter ma chance. Yoann Bourdenet de la Boutique de gestion m’a vrai- ment bien soutenu et conseillé tout au long du parcours. J’avais plein de choses à apprendre. Je ne suis pas sûr que j’aurais pu me lancer seul.” Avec une belle honnêteté, l’artisan admet avoir été conforté dans son choix car il a pu bénéficier comme tous les créateurs d’entreprise de l’Al- location d’Aide au Retour à l’Emploi. “On touche l’équivalent d’un salaire pendant deux ans tout en dévelop- pant son activité. C’est l’idéal pour se faire de la trésorerie” , poursuit Lau- rent Bernard qui a aussi contracté trois prêts. À son compte depuis mars 2015, il compte bien aller jusqu’au bout. “Oui, on peut le dire, il y a un avenir après la Suisse” , sourit-il. n

l Pontarlier La Parenthèse La preuve dans l’assiette

Après sa formation en hôtellerie-restauration, Maud Brand est partie se perfectionner en Suisse avant d’ouvrir son propre restaurant à Pontarlier. Un tremplin.

T out à son honneur et craignant aussi une confusion des genres, elle restait plutôt discrète sur son par- cours qui ne manque pas de savoir-faire et d’éclat. Com- me peuvent sans doute en témoigner les clients qui ont eu la chance d’apprécier ses talents culinaires à la Paren- thèse, le restaurant qu’elle a ouvert en décembre der- nier rue Vannolles, en lieu et place de la sandwicherie Peau de Vache. Pourquoi là et pas ailleurs ? “Quand je suis venue manger ici la pre- mière fois, j’ai d’emblée été séduite par l’ambiance et le concept. C’est la taille idéa- le pour se lancer, se faire la main” , explique la jeune res- tauratrice qui s’était alors renseignée sur une possible reprise. Originaire de Montfaucon, elle s’oriente dans le métier après le Bac en suivant un B.T.S. hôtellerie-restaura- tion à Poligny. Diplôme en

poche, sans se poser de ques- tions, elle va travailler en Suisse dans de prestigieux établissements comme l’hô- tel Beau-Rivage à Lausan- ne classé parmi les plus beaux palaces européens. “Au bout d’un an, je suis reve- nue à Besançon où j’ai trou- vé un emploi chez un trai- teur. C’est instructif mais comme j’avais encore envie de progresser en cuisine, je suis retournée me perfec- tionner pendant cinq ans en Suisse” , poursuit celle qui envisageait déjà de se mettre à son compte. Précision uti- le, c’est d’abord l’intérêt du métier qui l’a motivé. Car côté salaire, on est loin d’at- teindre des sommets en tra- vaillant dans la restaura- tion en Suisse, y compris dans les plus prestigieux éta- blissements. Ce n’est sans doute pas par hasard si ce secteur d’activité peine tou- jours à trouver du person- nel. “Pour acquérir du savoir- faire, c’est le top. Là-bas, j’ai

Maud Brand, ici avec Manu le serveur, ouvre un restaurant conforme à ses envies de cuisine à la française pimentée d’idées suisses et exotiques.

le qui peut aussi compter sur Manu le serveur qu’el- le a recruté pour l’accom- pagner dans son projet. De son passé en Suisse, il lui reste bien des recettes accommodées à la sauce fran- çaise ou au gré des idées et des goûts découverts au fil de différents voyages à l’étranger. “Je propose tou- jours un menu du jour et dif- férentes suggestions. Le soir, c’est plutôt la formule tapas assortie de produits locaux.” n

tout appris sur le terrain. J’ai beaucoup apprécié la mentalité très ouverte qui règne dans cette profession. Quand j’ai ouvert la Paren- thèse, j’ai été soutenue et bien conseillée par mes anciens collègues.” La page suisse semble donc bien tournée dans la carrière de Maud Brand qui a dû retrouver de nouveaux repères. “Il a fallu tout réap- prendre avec les clients, les fournisseurs” , poursuit cel-

En se mettant à son compte, Laurent Bernard a finalement concrétisé toute l’expérience acquise quand il était salarié.

L’ÉVÉNEMENT

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l Interview Boutique de gestion Des frontaliers plus à l’aise dans la reprise d’entreprises De nombreux frontaliers s’informent sur la création ou la reprise d’entreprise. Très peu vont au bout et ceux qui s’engagent privilégient la reprise d’activité. Entretien

“Pour beaucoup, la solution au final, c’est de retourner en Suisse”, constate Sophie Caravati, responsable de l’antenne Haut-Doubs de la Boutique de gestion.

13/03/17 – Zélie de Jérôme BERTELLI, micromécanicien et de Stéphanie GRI- GNON, directrice d’un accueil de loisirs et animatrice. 14/03/17 – Dorian de Simon MOLLIER, mécanicien avion et de Stéphanie CUE- NOT, auxiliaire de puériculture. 13/03/17 – Victoria de Joaquim FARIA DA CUNHA, mécanicien et de Andreia FERREIRA ALVES, agent de propreté. 14/03/17 – Alessio de Teddy FAIVRE, pay- sagiste et de Laetitia GROSSI, auxiliaire de puériculture. 14/03/17 – Mathys de Rodolphe COM- TOIS, cuisinier et de Sylvie MAURICE, serveuse. 14/03/17 – Lise de Grégory LOMBARD, dépanneur électroménager et de Natha- lie MOUSSEL, opératrice de production. 14/03/17 – Emma de Matthieu MAGNIN- FEYSOT, commercial et de Aurélie JAVAUX, assistante gestion interne. 15/03/17 – Emile de Dimitri MAINIER, charpentier et de Elise COURLET, mani- pulatrice en électro-radiologie médicale. 16/03/17 – Alexis de Fabrice BAUD, agri- culteur et de Patricia BAUD, exploitante agricole. 16/03/17 – Jade de Pierre FONTAINE, mécanicien et de Aline CHENEVOTOT, gestionnaire de stock en horlogerie. 16/03/17 – Joudy de Anas EWEIWI, méde- cin et de Rawand SHAHIN, technicien- ne de laboratoire. 16/03/17 – Hugo de Antoine THOMET, acheteur de bois et de Laura GRESSET, ostéopathe. 17/03/17 – Even de Mathias WIBAULT, entraineur de ski de fond et de Anouk FAIVRE-PICON, militaire et sportive de haut niveau. 19/03/17 – Clément de Frédéric DURET, vernisseur sur bois et de Sophie ABRA- HAM, ingénieur de recherche. 19/03/17 – Théo de Antoine CHABOD, mécanicien et de Séverine PARDONCHE, infirmière en psychiatrie. 20/03/17 – Malen de Faton ARIFAJ, chauf- feur déménageur et de Anaïs LAMBERT, enseignante remplaçante. L.P.P. : Pourquoi autant d’abandons ? S.C. : : Ce n’est pas en termes de volume de travail que cela coin- ce mais au niveau de l’approche financière. Beaucoup n’admet- tent pas qu’ils vont devoir divi- ser leur salaire par deux ou trois. Il faut quand même savoir qu’en France, le salaire moyen des créateurs d’entreprises avoisi- ne 800 euros en début d’instal- lation. C’est un des aspects abor- S.C. : On retrouve le phénomè- ne de lassitude des trajets, des bouchons, l’envie de se rappro- cher du domicile et de redonner du sens au travail. L.P.P. : À quel niveau se situe le point de rupture dans la démarche ? S.C. : La Boutique de gestion pro- pose un accompagnement per- sonnalisé en cinq étapes. On constate que beaucoup de fron- taliers s’arrêtent au premier niveau, celui dédié à l’affinage des idées. Là où il faut par exemple identifier des pistes de création d’activité en lien avec les motivations et les attentes du porteur de projet.

20/03/17 – Léon de Alexandre COLIN, opticien et de Ophélie COLIN, conseillè- re en assurance et fiscalité. 21/03/17 – Qassim de Kamel BOU- GUERRA, horloger et de Marine BER- NARD, sans profession. 21/03/17 – Abygaëlle de William SAUS- SIER, boulanger et de Véréna CERRIS, sans profession. 22/03/17 – Dany de Boris DALLOZ, mon- teur livreur et de N’Deye THOMIAS, ven- deuse retoucheuse. 23/03/17 – Lorenzo de Anthony MOU- GIN, électricien et de Lydia GUILLAUME, sans profession. 24 /03/17 – Isao de Cyril VEMBOULY, élec- tricien et de Marlène VUILLERMOZ, ouvriè- re. 24/03/17 – Isaac de Samuel GARNIER, couvreur-zingueur et de Floriane BEAU- DREY, aide-soignante. 25/03/17 – Zélie de Stéphane THOMET, charpentier et de Sophie RIGAUD, pro- fesseur des écoles. 26/03/17 – Adaline de Benoît WISZ- NIEWSKI, technicien automobile et de Céline VUILLEMIN, animatrice socio-cul- turelle. 27/03/17 – Arthur de Jérôme BLONDEAU, horloger et de Elisabeth ALVESMIGUENS, décoratrice horlogère. 27/03/17 – Maëlys de Claude BOUVE- RET, pâtissier et de Caroline RUFO, coif- feuse. 29/03/17 – Axel de Nicolas PRUDENT, technicien et de Mélanie CHATELAIN, opératrice de production. 29/03/17 – Liloé de Benoît MINOLETTI, pompier professionnel et de Laureen GRANDMOUGIN, secrétaire. 29/03/17 – Misha de Bastien FAIVRE, cui- sinier et de Solenn FREZARD, sans pro- fession. 30/03/17 – Nell de Rudy JOUAUX, édu- cateur spécialisé et de Sandrine DUBOIS, éducatrice spécialisée. 30/03/17 – Eléonore de Pierre VETTER, gérant d’entreprise dans les travaux publics et de Anaïs CUENOT, documentaliste. 30/03/17 – Léana de Romain BRIENTINI, ingénieur et de Charlotte LECLERC, sans profession. 31/03/17 – Iness de Hammoud AOUINA, peintre et de Amandine TABONI, vendeuse. dés à la seconde étape du par- cours axé sur la structuration du projet. Il faut penser au res- te à vivre. C’est très difficile de faire admettre la perte de salai- re induite.À partir de là, le can- didat préfère de nouveau orien- ter sa recherche d’emploi en Suisse. L.P.P. : Et pour ceux qui arrivent au bout ? S.C. : À la différence des autres candidats, les frontaliers ont souvent plus de moyens, d’ap- port financier, et cela permet d’avoir des projets plus struc- turés. Ils s’engagent davanta- ge sur des reprises de commer- ce, d’entreprise. C’est plus conforme à leurs attentes. Cela coûte davantage mais en retour ils ont la garantie d’un chiffre d’affaires, d’un salaire. L.P.P. : Cette stratégie est-elle effi- cace ? S.C. : Oui, car en intégrant les micro-entreprises, on a un taux de pérennité à cinq ans variant entre 75 et 78 %. C’est large- ment au-dessus de la moyenne

avec Sophie Caravati, responsable de l’antenne B.G.E. Haut-Doubs.

30/03/17 – Héloïse de SébastienMATHIEU, employé libre-service et de Marie BER- GER, factrice. MARIAGES 04/03/17 – Arnaud MAIRE, technicien d’usinage et Charlotte BRUGNOT, édu- catrice de jeunes enfants. DéCèS 27/02/17 – Madeleine MARANDIN, 88 ans, retraitée, domiciliée àMétabief (Doubs) épouse de Roger MONNIER. 26/02/17 – Noël PETITE, 63 ans, retrai- té agriculteur, domicilié à Evillers (Doubs) époux de Yvette SALOMON. 27/02/17 – Marcel BOITEUX, 98 ans, retraité, domicilié à Sombacour (Doubs) veuf de Cécile PONSOT. 28/02/17 – Marie-Louise ROUTHIER, 90 ans, retraitée, domiciliée à Courlans (Jura) veuve de Henri HUMBEY. 06/03/17 – Nicole BROCARD, 68 ans, retraitée, domiciliée à Frasne (Doubs), veuve de Roland BERTIN. 07/03/17 – Henri RACLE, 91 ans, retrai- té, domicilié à Sombacour (Doubs), époux de Colette DEFRASNE. 09/03/17 – Marthe FAIVRE, 89 ans, retrai- tée, domiciliée à Oye-et-Pallet (Doubs), veuve de César HUOT-MARCHAND. 12/03/17 – Valéria CHARDON, 92 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Henri CUCHE. 12/03/17 – Sabine SALOMON, 86 ans, retraitée, domiciliée à Reugney (Doubs), épouse de Serge RONOT. 13/03/17 – Gabriel RENAUD, 87 ans, retraité, domicilié à Le Memont (Doubs), époux de Christiane MANTION. 13/03/17 – Raymonde LAMBERT, 90 ans, retraitée, domiciliée à Morteau (Doubs), célibataire. 13/03/17 – Georges GUINARD, 83 ans, retraité, domicilé à Morteau (Doubs), époux de Micheline BERNARDIN. 16/03/17 – Jean-Louis BOURGEOIS, 83 ans, retraité, domicilié à Chapelle des Bois (Doubs), époux de Marguerite BLON- DEAU. 18/03/17 – Geneviève GANZER, 83 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Henri TRIMAILLE. S.C. : Tout à fait, en sachant que le frontalier du Haut-Doubs a plutôt un profil d’ouvrier et qu’il n’est donc pas formé à la créa- tion, à la gestion. À partir de là, l’accompagnement permet de construire financièrement le projet et de conforter sa péren- nité. les candidats frontaliers ont rarement la notion de tré- sorerie. Ils cherchent souvent à emprunter le moins possible, ce qui n’est pas toujours la meilleu- re solution.Au fil du projet d’ac- compagnement personnalisé, ils acquièrent les bases nécessaires à la création d’entreprise. Ils apprennent à anticiper. Certains nationale qui se situe entre 50 et 55 %. L.P.P. : D’où l’intérêt d’être bien accom- pagné ?

20/03/17 – Pierre REVENEY, 89 ans, retrai- té, domicilié à Evillers (Doubs), veuf de Colette MESSIN. 20/03/17 – Lionel EDME, 90 ans, retrai- té, domicilié à Dommartin (Doubs), époux de Simonne CONCHE. 21/03/17 – Andrée LONCHAMPT, 88 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Christian DORNIER. 22/03/17 – Jacques ANDRÉ, 84 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Germaine CHEVROULET. 23/03/17 – Odette MINARY, 91 ans, retrai- tée, domiciliée à Pontarlier (Doubs). 23/03/17 – Donat POURCELOT, 85 ans, retraité, domicilié à Vanclans, Les Pre- miers Sapins (Doubs), époux de Mariet- te MESNIER. 24/03/17 – Marie BLONDEAU, 80 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse deMichel VERMOT DESROCHES. 25/03/17 – Marie PAILLARD, 93 ans, retrai- tée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veu- ve de Maurice GUICHARD. 24/03/17 – Marcel DROMARD, 79 ans, retraité, domicilié à Les Combes (Doubs), époux de Josiane CHARMOILLAUX. 25/03/17 – Colette MORICHON, 77 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Pierre CUENOT. 27/03/17 – Odile LECLERC, 82 ans, retrai- tée, domiciliée à Dommartin (Doubs), céli- bataire. 26/03/17 – Solange TAILLARD, 88 ans, retraitée, domiciliée à La Chaux (Doubs), veuve de Alfred POURCHET. 27/03/17 – Rose BULLE, 93 ans, retrai- tée, domiciliée à Gilley (Doubs), veuve de Ali FAIVRE. 28/03/17 – Denis JACQUES, 89 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), veuf de Janine MICHAUD-FIDEY. 29/03/17 – Louise JALLON, 90 ans, retrai- tée, domiciliée à Frasne (Doubs), veuve de Georges GARNIER. 01/04/17 – François DAVID, 82 ans, retrai- té, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Rolande CHAMBELLAND. 02/04/17 – Daniel BONNET, 67 ans, retrai- té, domicilié à Grand’Combe-Châteleu (Doubs), époux de Mauricette BULLE. 01/04/17 – Emile PAGNIER, 93 ans, retrai- té, domicilié à La Planée (Doubs), époux de Hélène JEANNEROD. S.C. : C’est difficile car chaque cas est particulier. On constate par exemple que beaucoup de projets aboutissent dans la res- tauration. Il y a aussi une notion de continuité dans le savoir-fai- re. Il y a plus de chances de réus- sir quand on a de l’expérience professionnelle en lien avec la nouvelle activité. Cela peut aus- si être compensé par la passion. En tout cas, l’argent ne suffit pas. n Propos recueillis par F.C. ne sont pas toujours prêts à fran- chir le pas même si leur projet est solide. Ils retournent par- fois travailler quelques années en Suisse, le temps de capitali- ser et de consolider leur projet. L.P.P. : Quelques conseils pour réus- sir ?

L a Presse Pontissalienne : Le ralentissement de l’économie frontalière a-t-il un impact sur l’activité de la Boutique de gestion (B.G.E.) Haut-Doubs ? Sophie Caravati : En 2016 sur Pon- tarlier et Morteau, on a reçu 750 personnes dont 576 demandeurs d’emploi en sachant que les fron- taliers représentent entre 70 et

80 % des candidats. Effective- ment, on voit de plus en plus de monde même si, au final, le nombre de créations ou de reprises qui varie entre 120 et 140 reste stable. L.P.P. : Quelles sont les motivations des frontaliers candidats à l’installa- tion ?

L’activité de la B.G.E. en 2016 sur le Haut-Doubs Pontarlier

Morteau

Nombre de personnes reçues dont les demandeurs d’emploi

480 360

270 216

Part des frontaliers

70 %

80 %

État civil de mars 2017

NAISSANCES 24/02/17 – Clémence de Aurélien GIROD, fromager affineur et de Amandine MELET, aide-soignante. 25/02/17 – Jordan de Loïc MILESI, maga- sinier et de Elodie JACQUET, ouvrière en horlogerie. 25/02/17 – Millana de Marc CUEVAS- LOPEZ, technicien service après-vente et de Belinda CAKMAK, sans profession. 25/02/17 – Elenna de Ludovic FREY, menuisier et de Joëlle PERROT, maro- quinière industrielle. 25/02/17 – Léana de Martin CARRION, menuisier et de Delphine HENRIET, coif- feuse. 25/02/17 – Maxime de Cédric MARTIN, chauffagiste et de Laetitia BAUDET, clerc de notaire. 26/02/17 – Elina de Maximilien MICHEL- LI, technicien de production dans l’in- dustrie pharmaceutique et de Maud SAIN- TE MÈNE, ingénieure dans l’industrie pharmaceutique. 27/02/17 – Tilio de Fabien GRAPPE, agent de logistique et de Marlène VUILLEMIN, infirmière. 28/02/17 – Jade de François CUENOT, agent d’exploitation et de Aurélie GAU- THIER, coiffeuse. 28/02/17 – Angela de Emanuele PICO- NE, peintre en bâtiment et de Cristina TRANCHIDA, ouvrière en horlogerie. 28/02/17 – Amaury de Rémi BOLE- RICHARD, technicien et de Alison MARIA- GE, employée commerciale. 01/03/17 – Louise de François ARIOLI, adjoint technique et de Aurore LEVAS- SEUR, opératrice. 01/03/17 – Feyza de Halil CANMAYA, polisseur et de Hülya YILDIRIM, horlo- gère. 02/03/17 – Aaron de Frédéric JUPITER, horloger et de Mbilife GODOGO, méde- cin généraliste. 03/03/17 – Louane de Romain FROIS- SART, comptable et deMaria GONÇALVES BARBOSA, secrétaire médicale. 03/03/17 – Raphaël de Sébastien PUIG, chef de cuisine et de Céline DROZ-VIN- CENT, aide soignante.

05/03/17 – Nessim de Mohamed KHAL- FAOUI, électricien et de Amale OUBEN- NACEUR, contrôleuse qualité. 06/03/17 – Mya de Vincent LEPLEY, méca- tronicien poids lourd et de Amandine DUBUISSON, coiffeuse. 06/03/17 – Jonah de Fabien SCHMIDT, vendeur et de Marilène DELACROIX, monitrice éducatrice. 06/03/17 – Ilona de Damien MORA-COR- RAL, technicien de maintenance et de Nadège CHAPOUTOT, hôtesse de cais- se. 06/03/17 – Nawell de Djamal N’GOME, pâtissier et de Maoulida ANDHUMATA, sans profession. 07/03/17 – Lola de Jonathan MOUGET, maçon et de Sandra BRESSAND, opé- ratrice. 07/03/17 – Naël de Stéphane MERCIER, horloger et de Ludivine PAILLARD, opé- ratrice en horlogerie. 07/03/17 – Tara de Jean SZYMURA, décol- leteur et de Océane PLANCOULAINE, opératrice. 08/03/17 – Gabyn de Sébastien BÉGRAND, moniteur principal d’atelier et de Céline VIGOUROUX, responsable ressources humaines. 08/03/17 – Nina de Fabien BONNOT, employé de commerce et de Katialine BÔLE, aide soignante. 10/03/17 – Leïna de Damien DEJARDIN, cadre qualité et de Vanessa WEISHAUPT, sans profession. 11/03/17 – Tuana de Tufan ÖZTÜRK, employé dans l’hôtellerie et de Hafize NOMAL, sans profession. 12/03/17 – Éliane de Anthony JOUSSE, opérateur et de Marie ISLER, employée de banque. 09/03/17 – Anna de Guillaume CUQ, conducteur de travaux et de Audrey BELOT, orthophoniste. 13/03/17 – Loucas de Arnaud DUPUIS, carrossier-peintre et de Alexandra VIEN- NET, horticultrice. 13/03/17 – Lucie de Jacques DROMARD, professeur d’horlogerie et de Hélène BOU- CARD, infirmière.

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