La Presse Pontissalienne 114 - Avril 2009

N° 114

Avril 2009

2 €

Le premier mercredi du mois

Mensuel d’information des cantons de Montbenoît, Mouthe, Levier, Pontarlier, Vercel et du Jura voisin

LE DOSSIER

À partir du 13 juin 2008

L’événement p. 4 à 5 Ils sont prêts à tout pour se nourrir Conséquence directe de la crise ou refus du système, le phénomène des “glaneurs”, ceux qui font les poubelles des marchés ou des grandes surfaces, prend de l’ampleur. Économie p. 8 La crise s’abat sur la filière bois Bûcherons, scieurs et transporteurs du Haut- Doubs subissent de plein fouet le ralentisse- ment du marché de la construction. Pour eux, il est difficile de se projeter sur une éventuelle reprise d’activité.

Premières vagues de licenciements LA SUISSE N’EST PAS ÉPARGNÉE PAR LA CRISE Les risques pour les frontaliers UISSE N’EST PAS P. 12 à 17

jusqu’au 3 mai 2009

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RETOUR SUR INFO

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La Presse Pontissalienne n° 114 - Avril 2009

Lʼ hiver touche à sa fin et rien ne laisse espérer le règlement du dossier de cette famille bosniaque qui vit toujours dans lʼangoisse dʼune expulsion du ter- ritoire français comme cela lui a été notifié le 29 juillet 2008. Un premier recours suspensif a été déposé au tri- bunal administratif de Besançon. Le verdict prononcé en novembre annulait lʼobligation de quitter le territoire pour Sabrina, lʼaînée des trois enfants afin quʼelle puisse conti- nuer ses études en France. Il confirmait en même temps lʼexpulsion des parents, Nedzad et Sémina, et des deux autres enfants mineurs au motif que la séparation de la famille ne serait pas une atteinte disproportionnée au droit européen à la vie familiale et privée. “Sabrina dispose désormais d’un titre de séjour provisoire, renouvelable tous les 3 mois” , explique Dominique Girod du comité de sou- tien. Pour ses parents, son frère et sa sœur, un recours a été déposé à la cour administrative dʼappel de Nancy. “On nous a dit que le jugement ne devrait pas être rendu avant le premier trimestre 2010.” En janvier dernier, le préfet a fait appel de la décision ren- due en novembre. “Il a écrit qu’il ne voulait pas séparer la famille.” Sachant quʼil nʼest plus possible dʼexpulser Sabri- na, cette mesure de clémence laisse donc un petit répit. “C’est vrai qu’on est un peu plus rassuré. On le serait beau- coup plus si Nedzad, maçon de formation, se voyait accor- der une autorisation de travail comme on l’a demandé au préfet. D’autant plus que cette requête est assortie d’une promesse d’embauche dans une entreprise bisontine.” La famille Omerovic réside toujours au Centre dʼAccueil pour Demandeur dʼAsile (C.A.D.A.) de Friard à Oye-et-Pal- let. Ses conditions dʼhébergement sont en légère amélio- ration si lʼon peut dire. Elle bénéficie non plus dʼune seule pièce de 9 m 2 mais du double grâce à une chambre sup- plémentaire. “À force de mettre l’accent sur l’exiguïté des locaux, on a fini par leur accorder un peu plus d’espace. La famille est uniquement nourrie, logée. Sans le soutien du comité, elle ne pourrait subvenir par exemple à ses dépenses vestimentaires.” Cette dépendance associée à cette épée de Damoclès qui du jour au lendemain peut se traduire par lʼexpulsion finit par peser sur le moral de tous les membres de la famille. “Nedzad a déjà plusieurs fois failli tout aban- donner. Son épouse supporte elle aussi très difficilement la situation” , confirme Dominique Girod en signalant que le comité se mobilise aussi en faveur dʼautres familles qui, si elles ne sont pas encore “expulsables”, pourraient le deve- nir prochainement. Statu quo autour du sort de la famille Omerovic La station des Fourgs, 100 % privée ?

Reprise du dialogue à l’ambassade de la montagne ceux qui ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros,

Capitalisme Le mot “capitalisme” ne doit pas être considéré comme une insulte et ceux qui se disent capitalistes ne doivent pas être vus comme les grands méchants loups. Seulement, les débats actuels qui entourent lʼattribution éhontée de ces stock-options - on lʼa encore vu récemment à la Société Générale - ou la rémunération obscène de certains capitaines dʼindustrie est dʼautant plus vif quʼil est réactivé en pleine crise. Si bien que lʼon retombe actuellement dans un manichéisme idiot qui a pour consé- quence de vouer aux gémonies toute entreprise qui affiche des résultats brillants ou toute initiative individuelle à succès. Un mal bien français. Ces exemples de capitalisme dévoyé ont logiquement contribué à polluer le débat sur les bien-fondés de ce système éco- nomique, fondé à la base certes pour produire des profits mais aussi sur dʼautres valeurs qui nʼont rien de répré- hensible comme la saine concurrence ou la rémunération du travail par un bon salaire. Le débat sur le bouclier fiscal, tranché par Nicolas Sarkozy lors de sa visite dans le Doubs le 17 mars dernier est un exemple de plus de conflit cari- catural entre pro et anti-capitalisme. Si le fait que quelques nantis aient touché un chèque de plusieurs dizaines voire centaines de milliers dʼeuros grâce à la mise en place de ce fameux bouclier fiscal a pu choquer lʼopinion, paraît tout à fait compréhensible à lʼheure où beau- coup de Français sont dans lʼangoisse du chômage. Mais une fois de plus, au- delà de ces réactions épidermiques, il paraît tout aussi scandaleux quʼun État ponctionne plus de 50 % des fruits du travail de toute une vie. Ceux qui payent des impôts sont aussi ceux qui créent des richesses, et donc de lʼemploi. Ce sont aussi ceux qui réinjectent ces richesses dans lʼéconomie. Lʼincompréhension actuelle entre les citoyens français et leurs élites vient certainement du fait que ces dernières ont vidé de sa substance lʼidée même du capitalisme. Un patron ne devrait pas gagner plus de 40 fois ce que son salarié le moins bien payé ne gagne. Cʼest Henry Ford en personne qui lʼaffirmait il y a plus de 100 ans. Un des pères du capitalisme doit se retourner dans sa tombe à constater ce que ses descendants peu scrupuleux ont fait de ce modèle économique qui reste pour- tant le meilleur système possible, à condition quʼil soit mis en application à bon escient. Jean-François Hauser Éditorial

J ustifié ou pas, le coup de sang dʼAntoine Faivre qui avait passé trois nuits dans un hamac sus- pendu à lʼentrée de sa propriété, nʼest pas resté sans suite. Le 24 février, soit 11 jours après ce geste pour le moins spectaculaire, une réunion technique sʼest tenue sur place avec tous les acteurs impliqués dans ce dossier aussi délicat que complexe. Après une visite des installations, le point a été fait sur lʼavancement des différents projets et la manière de gérer tous les problèmes et les interrogations soulevés par les propriétaires de ce vaste domaine agro-pastorale. “Le but de cette réunion n’était pas d’apporter des réponses immédiates ou de trouver des solutions” , explique Benoît Vernier, chargé du dossier au service agri- culture et tourisme du Conseil général. Contrairement à ce que supposait Antoine Faivre, lʼautorisation dʼexploiter des terres ne donne pas systématiquement droit au service public. Desmarges de manœuvres existent néanmoins sous réserve de satisfaire aux critères dʼéligibilité permettant de bénéficier de tels ou tels dispositifs dʼaccompagnement ou de financement. “Il a été convenu de lancer une étude de faisabilité sur l’installation de panneaux photovoltaïques et de voir quelles aides sont envi- sageables. Ce dossier est porté par la Chambre d’agriculture qui sera la structure référente sur toutes les questions agricoles.” Cette façon de procéder

avec étude, cahier des charges, définition des règles sʼappliquera aussi à lʼassainissement, à la gestion des ordures ménagères, à lʻalimentation en eau potable, à la circulation des bêtes sur les alpages… Lʼambassade de la montagne se décline en plu- sieurs projets à vocation agricole, hippique, sylvi- cole et touristique, culturelle. Elle associe Antoine et sa fille Juliette qui projette dʼouvrir une pension équestre. La jeune agricultrice sʼest installée en juin 2007 sans les aides de lʼÉtat. “C’était un choix volontaire. Si elle veut bénéficier de subventions et de prêts, elle doit reprendre un parcours à l’installation dans les règles de l’art.Comme tout autre candidat, elle doit s’approprier son projet et en prouver la via- bilité économique devant la commission départe- mentale d’orientation agricole” , poursuit Benoît Ver- nier. Ambitieuse dans sa diversité et son originalité, cette ambassade de lamontagne a peut-être pêché par précipitation, en tout cas hors des procédures donnant droit aux aides publiques. Dʼoù lʼintérêt de cette table ronde qui a aussi eu pour mérite dʼaborder quelques vides juridiques. Quand un arbre tombe malencontreusement sur un skieur en dehors des pistes, à qui incombe la responsabilité de lʼaccident ? Au propriétaire de lʼarbre ou au gestionnaire du site nordique ? “On a sollicité l’expertise des compagnies d’assurance pour connaître la part de responsabili- té de chacun sur ces points litigieux.”

D ans notre dernière édi- tion dont deux pages étaient consacrées au bilan touristique de cette magnifique saison hiverna- le, un des articles mettait en avant la “saison historique” réalisée dans la petite sta- tion familiale des Fourgs. Le gestionnaire de la station, Roland Bulle-Piourot, sʼétait félicité des taux de fré- quentation record enregis- trés sur le “toit du Doubs”, vantant les avantages et la souplesse dʼune station gérée à 100 % “sous statut privé et sans subvention.” es commentaires nʼont pas manqué de faire réagir le pré- sident du Conseil général du Doubs, Claude Jeannerot. Sʼil ne conteste pas ce mode de gestion privée, “le second point m’a étonné” dit-il, rap-

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pelant au passage une sub- vention de 79 015 euros votée en 2003 pour lʼaménagement et lʼenneigement du domai- ne des Fourgs. Il fait égale- ment allusion aux quatre prêts dʼhonneur accordés en sep- tembre 2004 aux membres de la S.A.R.L. dirigée par M. Bulle-Piourot pour “un mon- tant global de 60 000 euros remboursables.” Si bien quʼau total, “ce sont 139 015 euros qui ont été accordés en faveur de la S.A.R.L.“Téléskis des Rangs”. Je ne conteste en aucun cas le bien-fondé de ces aides de la collectivité départementa- le” rassure tout de même M. Jeannerot qui tenait néan- moins à faire cette petite mise au point au dynamique res- ponsable de la station des Fourgs.

est éditée par “Les Éditions de la Presse Pontissalienne”- 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : publipresse@wanadoo.fr Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction :

Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction :

Frédéric Cartaud, Édouard Choulet, Thomas Comte, Jean-François Hauser. Régie publicitaire :

Besançon Médias Diffusion - Tél. : 03 81 80 72 85 François ROUYER - Portable : 06 70 10 90 04 Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641 Dépôt légal : Avril 2009 Commission paritaire : 1102I80130

Crédits photos : La Presse Pontissalienne,A.D.E.M.E., C.P.E., Harmonie, Orchestre symphonique.

L’ÉVÉNEMENT

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Ils sont souvent pauvres mais ne mendient pas. Ces spécialistes de la “débrouille” cherchent de quoi manger au jour le jour. Il y a ceux qui se tournent vers des associations comme les Restos du cœur pour demander l’aide alimentaire à laquelle ils peuvent prétendre. Et puis il y en a d’autres qui préfèrent le “système D” pour remplir leur réfrigérateur. Ce sont les glaneurs. On les croise sur les marchés où ils ramassent des fruits et légumes juste abîmés qui finiront à la poubelle. Ils sont aussi au petit matin à proximité des supermarchés ou ils fouillent les poubelles pleines de marchandises pas toujours périmées, en partance pour la déchetterie. Ces glaneurs-là agissent par nécessité mais aussi par dégoût d’une société de consommation dont les excès se mesurent dans les ordures. Qu’elles soient discutables ou non, la crise actuelle exacerbe ces pratiques qui se développent, y compris dans nos campagnes. POUR MANGER, TOUS LES MOYENS SONT BONS !

Rencontre Pierre glane d’abord par principe I ls ne sont que quelques-uns à faire régulièrement le tour des marchés pour récupérer des manger. Ma manière de faire me donne la possibilité de réaliser des économies. Jemange pour pas cher” sourit-il.

DÉBROUILLE Une pratique en augmentation “Mission frigo” dans

fruits et légumes. À 24 ans, les cheveux en bataille et couvert d’une veste de velours clair, Pier- re est aux abonnés glaneurs.Mais cet ouvrier saisonnier agricole glo- be-trotter , le fait moins par néces- sité que par principe. “J’ai gran- di dans une famille qui n’était pas très aisée et où on m’a appris à ne pas jeter la nourriture. Par ailleurs, mon regard sur la nature s’est déve- loppé avec le temps. Dans cette société occidentale, il y a tellement

les poubelles des supermarchés Des glaneurs se lèvent très tôt pour aller fouiller les poubelles des grandes surfaces au moment où celles-ci renouvellent leur stock de marchandises. Ceux qui livrent à ces pratiques de consommation le font souvent par nécessité. Le phénomène, né en ville, s’étend peu à peu dans nos campagnes. Rencontre avec des habitués qui écument les grandes surfaces du département.

ont besoin” estime-t-il, qualifiant cette situation de dérive de la société de consommation. Pour des raisons d’hygiène, Phil ne prend que des pro- duits qui sont sous vide. “Beaucoup de mes amis ont des réticences à l’idée que les denrées viennent des poubelles. Moi j’ai dépassé ce stade.” Justine n’est pas devenue glaneuse par plaisir. “C’est la nécessité qui nous pous- se à passer la barrière de principe. La personne qui a les moyens de faire ses courses ne se lève pas à 5 heures du matin pour fouiller les poubelles.” Pierre ne fait sonmarché que lors- qu’il n’a plus rien en réserve et ne récupère qu’en fonction de ses besoins. Son régime alimentaire est dicté par ce qu’il parviendra à glaner. Qu’importe le résultat, il s’en accommode toujours. “Par- fois, je récupère trente courgettes. Depuis quatre ans, je fais de la confiture avec les produits dumar- ché même au kiwi et à l’orange. J’en ai d’ailleurs donné un pot au maraîcher. Au minimum, il y a toujours de quoi faire une soupe.” T.C. Tomates,navets,poivrons,pommes, carottes, et d’autres choses enco- re, la collecte du vendredi 13 mars lui fut finalement assez profitable. “Les cinq fruits et légumes qu’il faudrait manger par jour, il y est” plaisante une maraîchère. Fraî- chement retirés des étals, les pro- duits qu’il glisse dans son filet ont encore un bel aspect. Mais il ne devra pas attendre pour les consommer.

de gâchis et une telle surproduc- tion alimentaire, que je récupère par conviction écologique. Tant mieux qu’il y ait cette crise si elle peut permettre aux gens d’apprécier la vraie valeur des choses et mesurer la chance qu’ils ont de pouvoir

I l est six heures du matin. Justine attend à l’arrière d’un supermarché que les poubelles soient sorties.Une fois dehors, elle pourra commencer à les fouiller juste avant le passage des éboueurs. La “mission frigo” peut débu- ter pour cette jeune femme qui vient là une fois par semaine, le lundi matin. C’est le jour des livraisons, le moment où le magasin rentre de nouvelles mar- chandises débarquées par camion. Les denrées périssables sont donc débar- rassées des rayons et jetées à la pou- belle. Il y a de tout : des légumes, des viandes, des poissons, des boissons, des

Cematin-là,Justine remplit deux grands sacs.Il n’y a pas de légumes.Un employé du magasin a déversé de l’eau de javel dans la poubelle qui les contenait. Cet- te pratique courante est censée décou- rager les glaneurs. “Souvent, les grandes surfaces procèdent ainsi quand elles nous voient arriver, ou alors elles cade- nassent les containers pour qu’on ne puisse pas se servir. Comme ça elles sont certaines que tout partira aux ordures” déplore Pierre. Parmi ses amis glaneurs, il y en a qui effectuent des “missions frigo” dans des supermarchés du Haut-Doubs. Il refu- se toutefois de communiquer l’adresse “où l’on trouve vraiment de tout, même des viennoiseries” , de peur de donner des idées à d’autres glaneurs, redou- tant aussi que cette publicité pousse le magasin à prendre des mesures res- trictives. “En tout cas, ils ne viennent pas chez nous” note le responsable d’une grande surface pontissalienne. “Tous les produits sont systématiquement broyés sur place.D’ailleurs, on peut assi- miler les pratiques des glaneurs à de la violation de propriété privée et à du vol de marchandise.” Même constat dans ce supermarché deValdahon où les den- rées périssables qui partent à la déchet- terie sont inaccessibles. Parfois, des gérants de supermarché tolèrent que les poubelles soient visi-

yaourts. La plupart du temps, la date de fraîcheur de ces produits arrive à échéance. Pour Justine, ils sont consom- mables tout de suite. “Je remplis le fri- go gratuitement. Franchement, quand je fais mes courses, mon budget ne me permet d’acheter que du premier prix. Là, je trouve des barquettes de viande à 6,70 euros. Jamais, en temps normal, je ne pourrais m’acheter unmorceau de viande à ce prix, pour une seule assiet- te en plus. Là, je fais à manger en fonc- tion de ce que je trouve.J’ai même ramas- sé des œufs de caille. Je ne suis pas certaine d’en avoir déjàmangé” dit-elle.

“Toujours de quoi faire une soupe.”

tées. Les glaneurs qui le savent gar- dent jalousement leurs “bons plans.” Phil a découvert une adresse par hasard, en rentrant chez lui au petit matin il y a tout juste un mois. “J’ai vu en pas- sant près du magasin ce qui se jetait. J’ai halluciné.” Ce garçon pourrait sub- venir à ses besoins en faisant ses courses dans les supermarchés comme tout le monde.Mais pourquoi acheter des mar- chandises, alors qu’en attendant un peu elles finiront à la poubelle chaque début de semaine ? “C’est inadmissible que l’on jette de la nourriture dans de telles quantités. On trouve des morceaux de viande de premier choix. Franchement, on pourrait nourrir tous les gens qui en

Les glaneurs fouillent les poubelles des supermarchés juste avant le passage des éboueurs.

T.C.

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SOLIDARITÉ

Des travaux place Jules-Pagnier

Les Restos du Cœur affichent une hausse de 10 % Conséquence directe de la crise, les inscriptions aux Restos du Cœur ont sensiblement augmenté dans le Haut-Doubs : “raisonnable” à Pontarlier avec + 10 %. Elles ont explosé dans le Val de Morteau avec + 25 %.

Les bénévoles des Restos n’ont jamais autant été sollicités que cette année (archive L.P.P.).

L’épicerie solidaire est en phase d’aboutissement Ce projet centralise la distribution de l’aide alimentaire à l’échelle du Haut-Doubs forestier. Il s’inscrit aussi dans une démarche de réinsertion sociale. PRÉCARITÉ Ouverture début juin

M arie-Andrée Delgran- di, en son for intérieur, s’attendait certaine- ment à pire. En faisant les comptes à la fin de la campagne hivernale des Restos du Cœur, la calculette de la responsable de l’antenne pontissalienne affiche une hausse de 10 % du nombre de repas servis par rap- port à l’année dernière. Entre septembre 2008 et fin mars 2009, 37 500 repas ont été ser- vis à 232 familles. “Nous avons eu des inscriptions jusqu’au dernier jour”, précise tout de même M me Delgrandi qui a remarqué “une hausse inquié- tante des familles monoparen- tales avec deux ou trois enfants.” Autre phénomène en aug- mentation aux Restos pontis- saliens : le nombre de jeunes. “Beaucoup de jeunes étaient “à la rue” cette année. Ce sont sur- tout des gens qui ne sont pas de Pontarlier et qui cherchent du travail ici.” L’augmentation du nombre de retraités inscrits aux Restos est aussi notable dans la capitale du Haut-Doubs, “mais c’est encore dans la limi- te du raisonnable. La crise n’est peut-être pas encore complète- ment arrivée sur Pontarlier” se dit la responsable. Cette année encore, la solida- rité a joué à fond dans le Haut- Doubs. Le coup de pouce don- né aux Restos pontissaliens

À Besançon, principale anten- ne du département, les chiffres ont été en hausse de 12 % cet- te année. “878 familles étaient inscrites au début de la cam- pagne hivernale. Ce qui cor- respond à 2 359 adultes et 117 bébés” précise-t-il. Le nombre d’enfants de moins de deux ans a presque doublé depuis l’année dernière ! Alarmant. À l’antenne bisontine de la rue Haag, on croise beaucoup de jeunes mamans qui élèvent seules leur(s) enfant(s). Pour elles, le centre de Besançon a créé un espace puériculture où ces mères trouvent des choses pour des bébés de moins de 18 mois. “Nous donnons des couches, du lait, un nécessaire de toilettes, des vêtements. Cela fait six ans que je suis là, c’est la première année que je vois autant de bébés” indique Ginet- te, bénévole. L’écoute, le dia- logue, l’humanité de l’accueil font aussi partie de ce service gratuit. “Pour la première fois, on propose même un trousseau pour les futures mamans qui vont entrer à la maternité.” Le cœur est grand aux Restos.

par l’association de Mouthe “Le petit tétras” est allée droit au cœur des 28 bénévoles pontis- saliens. “Ils ont fait leur propre collecte et ramené un camion entier de denrées, ce qui nous a permis de ne pas être en rup- ture de stocks.” Soulignons enco- re l’initiative de ce restaura- teur de Doubs, M. Prizzi de la pizzeria Romagnola, qui toutes les semaines offrait des repas à une ou deux familles néces- siteuses. La hausse relative des chiffres pontissaliens est à contreba- lancer par ceux de l’antenne voisine de Morteau où là, la hausse dépasse les 25 % par rapport à l’année dernière. “Au bout de 11 semaines, c’est-à- dire six semaines avant la fin de la campagne d’hiver, nous avions déjà enregistré une haus- se de 25 % des bénéficiaires”, constate Jean-Claude Lobre, le président de l’antenne mor- tuacienne. En nombre de repas servis, cette hausse s’envole à + 37 %. Le nombre de bénéfi- ciaires les plus démunis a plus que doublé à Morteau. “On ne s’attendait pas à une hausse de cette ampleur. Nos stocks de la collecte d’octobre ont fondu” reconnaît M. Lobre. L’antenne de Morteau a été contrainte pour la première fois de son histoire une seconde collecte, début mars.

L a précarité semble augmenter avec la crise économique qui sévit aussi sur le Haut-Doubs. En rupture de stock, les Restos du cœur à Pontarlier ont dû fermer plus tôt que prévu.Nul doute que l’ouverture de cette épicerie sociale ou solidaire, prévue début juin, soit alors attendue avec impa- tience. Le projet a été lancé en 2006 à l’initiative d’Emmaüs. Il a ensuite fédéré la Banque ali- mentaire, la Croix Rouge et le Panier de Bar- nabas pour se concrétiser par la création de l’association “Au p’tit panier”. Le dispositif est soutenu par le C.C.A.S. et le CentreMédi- co-Social rattaché au Conseil général. “Cet- te épicerie sociale est apparemment la seule à réunir les associations proposant de l’aide alimentaire” , observe Martine Normand, la présidente du P’tit panier. Seul le Secours catholique n’est pas impliqué dans la démarche. “On a participé aux premières réunions sans aller plus loin car on ne dis- tribue pas de nourriture. On s’implique dans une autre forme d’assistance” , justifie son président Raymond Gresset. Le mode de fonctionnement de l’épicerie soli- daire diffère sensiblement de ce qui se fai- sait jusqu’à présent. “La distribution s’effectuera par le biais d’une contractuali- sation avec un accompagnement social” , explique Françoise Bourliaud, la directrice du C.C.A.S. en précisant qu’il y aura toujours un accès dans l’urgence auprès de l’association.

“Redonner de la dignité aux hommes, c’est aussi faire en sorte qu’ils deviennent acteurs de leur existence. En venant au P’tit panier, ils ne paieront que 10 % du montant réel de leurs achats. On va les libérer ainsi de la contrainte alimentaire et l’argent économisé leur servira à régler d’autres dépenses.” Plus qu’un acte de distribution, une vraie démarche d’intégration. Une commission de cinq personnes associant l’association, le C.C.A.S. et le Centre médico-social exami- nera les dossiers des familles susceptibles d’accéder au p’tit panier sur des périodes de trois mois renouvelables. “On estime qu’il devrait y avoir une centaine de familles” , poursuit Martine Normand. L’approvisionnement en denrées de premiè- re nécessité : conserves, pâtes, huiles et si possible produits laitiers, fruits, légumes est confié à la Banque Alimentaire qui aura la charge d’animer un réseau de collecte auprès des grandes surfaces pontissaliennes notam- ment. La Ville a investi 50 000 euros dans l’aménagement des locaux situés aux casernes Marguet dans l’ancien marché couvert. “On prévoit d’ouvrir le mardi et le vendredi après- midi en sachant qu’il faudra bien prendre en compte l’approvisionnement et la disponibi- lité des bénévoles.” Deux travailleurs sociaux seront présents lors des permanences. Ils seront assistés par une étudiante en forma- tion de Conseillère Économie Sociale et Fami- liale. L’épicerie solidaire intègre aussi une dimen- sion pédagogique avec le projet de mettre en place des ateliers de cuisine animés par les bénévoles. L’idée étant d’apprendre ou de réapprendre à manger de façon équilibrée avec des aliments simples. Des moments d’échanges et pourquoi pas de convivialité en perspective qui éviteront peut-être à cer- tains de sombrer dans la solitude. C’est tou- jours plus facile de remonter la pente quand on se sent un peu moins seul. F.C.

J.-F.H.

Les Restos en chiffres Sur le plan national : - 91 millions de repas distribués lʼan dernier. - 700 000 bénéficiaires. - 51 500 bénévoles. - 65 000 tonnes de produits distribués dont 18 millions de litres de lait. - 3 000 semi-remorques envoyés dans toute la France pour approvisionner les centres locaux. Sur le Doubs : - 528 000 repas distribués. - 2 124 familles aidées. - 5 340 adultes et 275 bébés.

“Ce projet procède d’une volonté de faire évoluer l’aide alimentaire”,

indique Martine Normand, la présidente du P’tit panier.

POLITIQUE

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GRAND TÉMOIN

Sa vision de l’Europe de demain Sylvain Marmier : “Je n’ai pas l’intention de devenir ministre” À 40 ans, fort d’une solide expérience des grands dossiers agricoles, Sylvain Marmier est candidat aux Européennes de juin prochain sur la liste U.M.P. dans la circonscription Est. Il s’en explique.

L a Presse Pontissalienne : Comment se présente aujour- d’hui (25 mars) cette candidature ? Sylvain Marmier : Il y aura 9 élus sur la circons- cription Alsace, Champagne-Ardennes, Bour- gogne et Franche-Comté. C’est d’abord impor- tant d’être présent car les chances sont réduites d’avoir un représentant comtois au Parlement européen. Ensuite, pour être certain de passer, il faut figurer au moins dans les trois premiers de la liste. Ce qui n’est pas encore décidé car il y a une très forte pression de candidatures. L.P.P. : Pouvez-vous nous en dire plus sur la manière de composer cette liste ? S.M. : Elle est constituée en fonction de plusieurs paramètres. Elle intègre la parité hommes/femmes, le respect des équilibres géographiques et la diversité des compétences sur les grands dos- siers européens. On est dans le champ d’une sélection multicritères. L.P.P. : Quels sont vos atouts ? S.M. : J’ai la compétence sur le dossier agricole. Je parle couramment l’anglais. Autre avantage, je propose une candidature socioprofessionnel- le. On vit dans une Europe très technocratique et administrative dans laquelle les citoyens ne se reconnaissent pas forcément. Il est nécessai- re de partir sur de nouvelles bases avec une reconstruction plus pragmatique, d’où l’intérêt de pouvoir s’appuyer sur des députés capables d’apporter un regard très concret. L.P.P. : Vous maîtrisez donc bien l’agriculture européen- ne ? S.M. : Oui. C’est même la base de mon engage- ment politique. Le déclic européen s’est amorcé à partir de 2002 en devenant administrateur national des Jeunes Agriculteurs plus spéciale- ment chargé du dossier international. J’ai ensui- te eu des responsabilités au sein de l’A.F.D.I. (Agriculteurs Français et Développement Inter- national) avant de prendre la présidence du Centre Européen des Jeunes Agriculteurs en 2005. C’était au moment de la constitution, des négociations mondiales du commerce, de la réfor- me de la P.A.C. et de l’élargissement de l’U.E. Cela m’a permis par exemple de parcourir les 10 nouveaux États-membres. Je pense qu’on doit être tout au plus une dizaine en France à bien maîtriser les dossiers agricoles. L.P.P. : Ce mandat de député serait un aboutissement ? S.M. : Je considère plutôt qu’il s’agit d’une étape

86 % du budget. Le reste est consacré aux trans- ports, à la recherche-innovation, au fonctionne- ment de Bruxelles. Cette répartition est appe- lée à évoluer car il faudra prendre en compte la politique de défense, l’énergie, les stratégies internationales. Cela ne nécessitera pas forcé- ment plus d’argent mais peut-être une meilleu- re utilisation. L.P.P. : Que pensez-vous de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne ? S.M. : C’est encore trop tôt. Développons d’abord des partenariats économiques avec ce pays. On pourra aller plus loin s’ils font de réels progrès sur le terrain des droits de l’homme dans les 10 ans à venir. L.P.P. :Vous évoquiez précédemment davantage de cohé- rence sur les questions de sécurité ? S.M. : Oui. C’est assez surprenant de voir qu’il existe encore 27 politiques de défense. L’Europe ne se limite pas aux projets d’aménagement. On a tendance à sous-estimer son rôle vis-à-vis de la notion de paix. L’Europe apporte un espace de stabilité dans de multiples domaines : défen- sif, financier. Sans l’euro et les systèmes de régu- lations imposés par la Banque Centrale, la plu- part des pays membres seraient certainement dans des situations plus tendues. L.P.P. : L’Europe peut-elle régler les disparités fiscales qui pénalisent l’espace frontalier jurassien ? S.M. : Une discussion est actuellement en cours sur le sujet. Faute de pouvoir instaurer une zone franche, les députés et Bruxelles devront trou- ver des alternatives comme la mise en place d’une fiscalité adaptée qui s’adresserait aux entreprises frontalières qui cumulent plusieurs handicaps. Par son soutien aux projets inno- vants, l’Europe aide aussi les filières bois, lunet- terie, tourisme. L.P.P. : Un député européen efficace pour sa région, c’est quoi ? S.M. : Si l’on veut être bon, il faut malheureuse- ment être très présent à Bruxelles. On peut pen- ser localement mais il faut avoir les stylos dans les instances de décisions. Un député assiste rarement aux inaugurations. C’est dommage. La réforme des collectivités territoriales devrait peut-être intégrer cette dimension, en imagi- nant comment on pourrait représenter l’Europe sur le terrain. L.P.P. : Une Europe plus proche des citoyens… S.M. : Tout à fait. Il y a un grand besoin de se l’approprier à l’échelon local ou régional. L.P.P. : La campagne ne s’annonce-t-elle pas plus déli- cate avec la crise? S.M. : Quand le contexte économique est défavo- rable, c’est toujours difficile de convaincre sur- tout en quelques semaines. Il appartient donc aux candidats de s’investir davantage pour inci- ter d’abord les gens à voter et leur faire com- prendre tout l’intérêt d’aller vers une Europe encore plus forte. Propos recueillis par F.C. Depuis 2007 Membres du bureau de la Chambre dʼAgriculture du Doubs et de Franche-Comté Depuis 2007 Vice-président du Conseil Éco- nomique et Social de Franche-Comté Depuis 2008 Membre du bureau dʼEuromontana au titre de la F.N.S.E.A. Depuis novembre 2008 Membre du conseil de lʼU.M.P. Depuis 2002 Administrateur et membres du bureau de la F.D.S.E.A. du Doubs

importante. Je n’ai absolument pas l’intention de devenir ministre. Je crois beaucoup à l’Europe. On doit s’y impliquer à fond car les générations à venir dépendront beaucoup du ren- forcement de la cohésion euro- péenne. J’ai envie de défendre l’Europe de façon pragmatique et moins démagogique. L.P.P. : Vous fréquentez toujours Bruxelles ? S.M. : Oui. Depuis 2008, je suis membre du bureau Euromon- tana au titre de la F.N.S.E.A. Cette structure défend l’agriculture de montagne. Nous travaillons actuellement sur le livre vert, sur l’épineux dossier de l’harmonisation des signes de qualité. L.P.P. : Du comté et de la saucisse de Morteau ? S.M. : Indirectement dans le sou- ci d’obtenir une vraie recon- naissance des systèmes coopé- ratifs, mutualistes, des groupements de producteurs.On se bat pour qu’ils ne soient pas considérés par Bruxelles com- me de la concurrence déloyale.

Entre la 3 ème et la 5 ème place sur la liste, rien n’est encore fixé pour Sylvain Marmier. Le candidat U.M.P. compte bien figurer dans les trois premiers, gage d’une place de député européen pratiquement assurée.

“Faut-il créer un impôt européen ?”

ouvre au citoyen la possibilité de demander des comptes à son député. L.P.P. : Quel est selon vous le chantier à entreprendre en priorité ? S.M. : En premier lieu le budget. Comment on le constitue ? Sur quelles bases ? Faut-il créer un impôt européen ? Aujourd’hui, l’agriculture et les politiques régionales absorbent à eux deux Repères Sylvain Marmier en dates Ses autres engagements Depuis 1997 Administrateur du Crédit Agrico- le de Franche-Comté Vice-président de la caisse régionale depuis avril 2005 Depuis 2001 Administrateur de lʼAgence de lʼEau Rhône-Méditerranée-Corse, pour la Chambre Régionale dʼAgriculture de Franche-Comté.

L.P.P. : Selon vous, quelle place occupe la France sur l’échiquier européen ? S.M. : L’Europe n’est rien sans la France. Elle sera encore plus forte avec la France à 27. On doit raisonner collectif, faire le choix de renfor- cer l’Europe. S’y investir fortement, sans arro- gance ni agressivité mais avec beaucoup d’engagement et de relations publiques. C’est clair, il y a un gros travail de fond à engager. L.P.P. : Et ne pas oublier le non à la Constitution ? S.M. : Ce vote négatif signifie à mon sens une incompréhension voire une peur de l’Europe. Avec 27 pays, c’est devenu difficile d’en cerner les contours. On a du mal à identifier cet espa- ce d’échanges. Il est nécessaire d’apporter de nouveaux outils et de définir une ligne politique claire dans tous les domaines : social, économie, énergie, défense… L.P.P. : Le fonctionnement de l’institution mérite aussi d’être clarifié ? S.M. : Le traité de Lisbonne va dans ce sens. Les parlementaires vont être obligés de parler de l’Europe. On aura un président élu pour deux ans et un Parlement qui “co-décidera” avec le conseil des ministres. Cette avancée décisive

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Les enfants terribles N O U V E L L E C O L L E C T I O N

PONTARLIER 3,7 millions d’euros Gare multimodale : la ville sollicite des partenaires financiers

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Le projet de gare multimodale progresse. Le coût de l’opération est évalué, la municipalité engage les démarches pour convaincre les partenaires financiers, et on ose évoquer le calendrier des travaux.

sent à la mutualisation des infra- structures d’accueil des usagers avec la création par exemple d’une billette- rie unique (train et bus) implantée dans le bâtiment voyageur de la S.N.C.F. Un parking de 130 places destiné aux voya- geurs en partance en train ou en bus doit être aménagé sur la zone dite de l’ancienne salle Berthet. Côté S.E.R.N.A.M. cette fois-ci, la gare routière d’une capacité de six bus à quai sera construite. Des aménagements complémentaires font aussi partie de l’opération comme la requalification du paysage urbain en entrée de ville. La rue Morand devrait être réaménagée. À ce sujet, la municipalité de Pontar- lier envisage de se rapprocher duConseil général du Doubs pour améliorer le sta- tionnement des bus scolaires et sécu- riser la circulation des piétons et des élèves. T.C.

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I l y a des raisons de croire que cette fois-ci, le projet de gare multimoda- le va se concrétiser. Le 25 mars, le conseil municipal de Pontarlier a voté le plan prévisionnel de financement de l’opération estimée à 3,738 millions d’euros. Ce chiffre est le résultat des études effectuées par les services tech- niques de la S.N.C.F., complété par ceux de la mairie. L’hypothèse idéale pour la collectivité est que le Conseil régional et le Conseil général abondent à hauteur de 25 % chacun de ce montant. L’État avance- rait l’équivalent de 20 % et laVille 30 %, soit 948 000 euros. Le conseil munici- pal souhaiterait obtenir cette réparti- tion. Mais pour l’instant, il ne fait que solliciter ces partenaires possibles qui n’ont pas encore confirmé leurs enga- gements. Le fait que le montant du chantier ait été pratiquement divisé par deux par rapport à la précédente mouture devrait aider la Ville à les convaincre. Actuellement, le projet en est au stade des études techniques. Mais le chantier pourrait démarrer entre 2010 et 2012. C’est là encore la volonté de la majorité municipale. Ce

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calendrier concorderait finalement avec les intentions du Conseil régional qui a présenté à la fin de l’année 2008 le schéma directeur d’accessibilité du réseau de transport collectif de Franche- Comté. Dans ce cadre-là, la collectivi- té prévoit demoderniser plusieurs gares afin d’améliorer l’accueil du public, dont celle de Pontarlier. “La programmation des travaux proposée pour cette gare est 2011-2015” indiquent les services du Conseil régional. Ce projet de garemultimodale est struc- turant pour la ville de Pontarlier. Il comporte plusieurs aspects qui condui-

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Le chantier de la gare multimodale devrait débuter entre 2010 et 2012.

PONTARLIER Restaurant en vente Le Bafalou passe en formule snack-bar En reprenant l’ancien bar du Mylord, Fabrice Invernizzi recentre ses activités vers la restauration rapide en privilégiant toujours les produits du terroir. P arce qu’il en avait ras la casquette de passer ses soirées en cuisi- ne sans jamais voir ses clients, Fabrice Invernizzi cherchait depuis quelques mois à adopter un nouveau fonctionnement. Après avoir fait le tour de tous les locaux disponibles au centre-ville, il a finale- ment trouvé son bonheur rue Joseph Pillod juste en face du restaurant qu’il a ouvert en juillet 2005. Bien connu des lycéens et des amateurs de billard, le Mylord renaît donc sous une nouvelle appellation : le snack-bar du Bafalou. Chan- gement d’enseigne qui s’accompagne d’un changement de déco. Plus jeune, plus lumineux, l’établissement ouvre tous les jours du lundi au samedi à partir de 7 heures. “On a tout rénové” , précise Fabrice Inver- nizzi. Du coup, le snack ouvert en septembre 2007 et qui communi- quait avec le restaurant est maintenant fermé. “On souhaitait concen- trer le bar et le snack au même endroit” , poursuit le nouveau tenancier qui a également mis son restaurant en vente. Avis aux amateurs. Fabri- ce Invernizzi reste fidèle au style culinaire qui a fait le succès du Bafa- lou. Restauration rapide certes mais avec le souci de qualité. Après quelques semaines de fonctionnement, Fabrice s’étonne de voir comment les clientèles bar et snack cohabitent aussi bien. “La première s’est installée dans l’arrière-salle et la seconde à l’avant sans qu’on n’ait rien organisé. Même si on ouvre le samedi jusqu’à minuit, le Bafalou n’entre pas dans la catégorie des bars à vocation festive. Nos clients apprécient plutôt la tranquillité des lieux. Ici, on sert uniquement sur table et non au bar” , précise Fabrice.

PONTARLIER Un job même en retraite “Georges 5”, un taxi quatre étoiles À 64 ans, Georges Chapuis vient de reprendre du service. Son plaisir de conduire l’a poussé à s’installer en tant que taxi sous le statut d’auto-entrepreneur.

“Georges comme mon prénom, et 5 comme la place qui m’a été attribuée” sourit Georges Chapuis qui véhicule ses clients dans une 607.

P our un artisan taxi qui travaille surtout avec la clientèle des hôtels pontissaliens, Georges Cha- puis ne pouvait pas trouver de nom plus approprié. “Georges 5” ! C’est sous cet- te identité professionnelle qu’il exerce sonmétier depuis le mois de février dans la capitale du Haut-Doubs. L’originalité ne s’arrête pas là. Cet homme a 64 ans ! “J’en avais assez d’être à la retrai- te. J’adore conduire. Quand j’ai entendu parler du statut d’auto-entrepreneur, j’ai déci- dé de reprendre du service”

En transformant l’ancien Mylord en snack-bar, Fabrice Invernizzi a trouvé la formule qui

indique celui qui a effectué plusieurs métiers dans sa vie en France et en Suisse. Ce nouveau statut est en effet taillé sur mesure pour les retraités qui veulent com- pléter leurs revenus en tra- vaillant. Mais n’est pas taxi qui veut. Pour s’installer, il faut suivre une formation spécifique et surtout être titulaire d’une autorisation de stationne- ment dans la ville où l’artisan souhaite exercer. La muni- cipalité de Pontarlier dispo- se de 7 places. “Six sont en exploitation et la dernière est

ment à la législation en vigueur, la municipalité lui a donné l’autorisation d’exploiter une des places encore disponibles. Son objectif est d’exercer la profession de taxi pendant dix ans. Le statut d’auto- entrepreneur limite son chiffre d’affaires à 32 000 euros par an. Ce pla- fonnement n’est pas une contrainte pour l’artisan dont la priorité est d’avoir une activité. Son souhait main- tenant est d’obtenir l’agrément pour transporter des personnes malades.

en sommeil. Il reste donc une place de libre. Chaque année, nous avons toujours deux à trois personnes en liste d’attente” indique Jean-Yves

Frelet, res- ponsable du service popu- lation. Cinq sociétés de taxi sont en activité actuellement à Pontarlier. Georges Cha- puis est le der- nier arrivé. Conformé-

lui convient. Il mise sur la fraîcheur et la

“Il reste donc une place de libre.”

qualité de ses pro- duits pour séduire la clientèle pontissalienne et d’ailleurs.

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PONTARLIER Transports urbains Touche pas à mon bus ! La Ville et Pontabus s’engagent dans la mise en place d’un règlement intérieur visant à responsabiliser les scolaires et les familles. Sensibilisation.

INITIATIVE Détection par infrarouge Vol au-dessus des

déperditions de chaleur

S cène peu ordinaire ce mardi 31 mars. À 400 m d’altitude, un hélicoptère de la société Altisphair de Pau, équipé d’une caméra thermique infrarouge, a effec- tué un long survol de Pontarlier et a photo- graphié grâce à un appareil infrarouge les variations de chaleur en toiture des bâtiments. Objectif : détecter leurs niveaux d’isolation. “La performance attendue était d’observer des Mardi 31 mars, un hélicoptère devait survoler les toits de Pon- tarlier avec une mission très spé- ciale : détecter les variations de chaleur entre les habitations.

détails de 30 cm au sol. Le traitement des infor- mations permettra de créer des images sous forme de cartes thermiques affichant le niveau de déperdition, en référence à une échelle com- portant 6 couleurs (du plus froid au plus chaud). Ce diagnostic contribuera à établir un état des

Y a-t-il danger à prendre le bus à Pontar- lier ? Sans aller jusqu’aux agressions cor- porelles des chauffeurs ou des passagers, ni aux mises à sac des bus, les violences ver- bales sont de plus en plus fréquentes. 500 sco- laires empruntent chaque jour les transports en commun sur la ville. Deux agents d’accompagnement travaillent sur le réseau pontissalien. Jusqu’à présent, ils intervenaient surtout à destination des enfants du primaire. Leur mission va être élargie. “On sent que la tensionmontait depuis plusieurs mois” , indique Céline Viennet de Pontabus. Le phénomène concerne notamment la ligne desservant le col- lège Malraux aux heures de pointe. “Le chauf- feur peut difficilement contrôler tout ce qui se passe quand son bus est plein” , confirme Gil- bert Balaguer, l’adjoint en charge des trans- ports. Face à la montée des menaces et des intimi- dations, plusieurs réunions organisées dans le

cadre de l’observatoire de l’insécurité se sont tenues en présence de la Ville, du sous-préfet, des forces de l’ordre, des établissements sco- laires et de la société Kéolis, délégataire du ser- vice public de transport via Pontabus. La concertation a abouti à la création d’un règle- ment intérieur qui s’adresse à la totalité des scolaires, du primaire au lycée. “Ce règlement sera obligatoirement signé par les enfants et les parents. Si des abus sont constatés, des sanc- tions seront prises. Elles peuvent aller jusqu’au non-renouvellement de la carte d’abonnement” poursuit Gilbert Balaguer. Le dispositif ne prévoit pas le recrutement de nouveaux agents d’accompagnement. “Il s’agit d’abord de responsabiliser les enfants” , obser- ve Céline Viennet. Des actions de prévention seront conduites en mai et juin dans les diffé- rents établissements scolaires avant la mise en place définitive du règlement à la prochai- ne rentrée scolaire.

lieux et à sensibiliser dans quelques semaines les Pon- tissaliens, sur la déperdition thermique de leurs bâtiments respectifs” explique le cabi- net du maire. Pour la ville, c’est aussi l’occasion de faire le point sur l’isolation de son propre patrimoine bâti : bâtiments municipaux, écoles, gym- nases…

La déperdition thermique des bâtiments.

PRÉCARITÉ La ville crée un observatoire social

V eille sociale, surveillan- ce et évaluation des actions mises en place par la ville via son C.C.A.S., tels sont les objectifs de la mise en place de cet outil. “La création de cet observa- toire a pour objectif de mieux appréhender la réalité socia- le du territoire et répondre plus efficacement aux attentes et aux besoins de la popula- tion dans le cadre de notre politique territoriale. C’est un outil d’aide à la décision poli- tique, orienté vers l’action, dans le cadre d’une définition d’orientations stratégiques”

explique la ville. Les grandes missions de l’observatoire seront donc : la veille sociale, la surveillance et l’évaluation des théma- tiques choisies à observer, l’amélioration de la connais- sance dans le domaine social de la population, la valorisa- tion et la diffusion de l’information collectée. L’analyse des besoins sociaux s’effectuera à partir d’études et d’enquêtes destinées à éva- luer les attentes et les besoins réels des habitants. Cet observatoire sera mis en place avant la fin de l’année.

Les scolaires qui emprunteront les transports

urbains devront s’engager dans le respect du règlement intérieur.

État-civil de mars

11/03/09 – Lucas de Laurent CLERC, carrossier et de Marina MICHEL, veilleuse de nuit. 11/03/09 – Léon de Arnaud BOURGEOIS, artisan et de Anne-Sophie REGNIER, auxiliaire de vie sco- laire. 11/03/09 – Joakim de William LAITHIER, musicien et de Angélique MIDOT, coiffeuse. 12/03/09 – Julian de Gérald CAPELLI, ouvrier et de Aurélie LARSONNIER, ouvrière. 12/03/09 – Timéo de Sébastien DUFFOUR, grutier et de Anne-Sophie MOUQUIN, sans profession. 12/03/09 – Evan de Loïc PITTINI, ouvrier en horlo- gerie et de Lysiane DUBOIS, ouvrière en horloge- rie. 13/03/09 – Arsène de Arnaud BICHET, gérant de sociétéetdeAlexandraGUYON,directricedemaga- sin. 13/03/09–JimmydeHervéFRELIN,mécanicienet de Alexandra POUX, horlogère. 16/03/09 – Eythan de David MIZOULE, chef d'entreprise et de Séverine FELDER, sans profes- sion. 15/03/09–VictoriadeCédricMOTREFF,technicien de laboratoire et de Albane GUYONNET, diététi- cienne. 14/03/09 – Elya de Pascal DEBENEST, employé d'assurances et de Vanessa PANNIER, sans pro- fession. 14/03/09 – Quentin de Nicolas FAIVRE, agriculteur et de Carole FAIVRE-RAMPANT, aide-mécanicien. 14/03/09 – Anastacia de Paulo MAGALHAES SIL- VA, diamantaire et de Sonia OLIVEIRA TAVARES, ouvrière. 16/03/09–TiméodeEricBLANCHEMANCHE,infir- mier et de Sandrine GOGUILLY, infirmière. 17/03/09–LoladeAlexandraSALOMON,employée de restauration. 16/03/09 – Margot de Sébastien RENARD, techni- cien environnement et de Emilie GEORGER, ani- matrice formatrice en environnement. 17/03/09–LiloudeHervéNYCZ,artisanetdeCéli- ne GARNIER, assistante maternelle. 17/03/09–MathisdeJean-CharlesNOBLET,ouvrier et de Duska SAVIC, étudiante. 17/03/09 – Robin de Xavier SANCHEZ, technicien et de Myriam GUILLOT, technicienne de produc- tion.

17/03/09 – Louane de Grégory PARISOT, plaquis- te et de Julie FOURNIER, adjoint administratif. 18/03/09–LorenzadeAnthonyPELLEGRINI,chauf- feur routier et de Delphine NICOLAS, ouvrière. 18/03/09–RamideAzzedineCHAOUI,gastro-enté- rologue et de May ZAGLAM, pédiatre. 19/03/09 – Chloé de Thiébaut LÉVÈQUE, com- merçant et de Sonia ROGER, ouvrière. 19/03/09–ColinedeSébastienMORETTI,bio-infor- maticien et de Stéphanie VERNEAU, biologiste. 19/03/09–SydneydeFrédéricHENNEQUEZ,opé- rateur et de Kerrie STEVENS, technicienne labora- toire.

04/03/09-ClovisVUILLEMIN,73ans,retraité,domi- cilié à Grand’Combe-Châteleu (Doubs) époux de Bernadette SALVI. 04/03/09 – Jean VALLET, 80 ans, retraité, domici- lié à La Cluse et Mijoux (Doubs) époux de Paulette FORNAGE. 06/03/09 – Marie-Madeleine LACLEF, 66 ans, ins- titutrice retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Stanislas MAZUR. 06/03/09 – Alexandre GUINCHARD, 94 ans, retrai- té, domicilié à Pontarlier (Doubs) époux de Michel- le BONNET. 07/03/09 – Bernadette CLERC, 82 ans, retraitée, domiciliéeàDommartin(Doubs),épousedeMichel ROY. 07/03/09–MauriceMENARD,79ans,retraité,domi- cilié à Pontarlier (Doubs), époux de Hélène SZLEG. 08/03/09 – Georgette MEURY, 82 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs). 09/03/09 – Daniel THOMAS, 55 ans, sans profes- sion, domicilié à Pontarlier (Doubs). 10/03/09 – Gilbert BOUTIN, 86 ans, retraité de la GendarmerieNationale,domiciliéàCavaillon(Vau- cluse), époux de Antoinette DUVAL. 10/03/09 – José LLASERA BALLESTER, 80 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Huguette VIEILLE-GROSJEAN. 10/03/09 – Guillemette MÉHEUT, 65 ans, psycho- logue retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs). 13/03/09–MarieBEAUNE,83ans,retraitée,domi- ciliéeàAmathay-Vésigneux(Doubs),veuvedeMarc COULET. 13/03/09 – Roger SUTTY, 60 ans, retraité de l’EducationNationale,domiciliéàRochejean(Doubs), célibataire. 14/03/09–RoccoANNAERT,85ans,peintreretrai- té, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Odet- te BEUQUE. 14/03/09 – Colette MAIRE, 69 ans, retraitée, domi- ciliéeàPontarlier(Doubs),épousedeClaudeCHAR- MOILLAUX. 17/03/09 – Renée ROUSSELET, 84 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Roger PARRIAUX. 21/03/09 – Colette VIVOT, 87 ans, retraitée, domi- ciliée à Levier (Doubs), veuve de Hubert CUENOT.

NAISSANCES

26/02/09 – Neela de David GARESSUS, informati- cien et de Vanessa MATHIS, aide-soignante. 26/02/09 – Lou de Olivier RIVES, professeur d’EPS et de Manon ROLAND, professeur d’EPS. 26/02/09 – Alexandre de Stéphane PATTON, élec- tricienetdeSoniaPARRAUD,employéedebureau. 27/02/09 – Arthur de Jérôme POURCHET, méca- nicien et de Magali BOURNEZ, aide-soignante. 28/02/09 – Guillaume de Fabrice BAILLET, boulan- ger et de Aurélie SCHELL, comptable. 28/02/09 – Joan de loïc COSTENTIN, cadre de la Société Nationale de Chemin de Fer Français et de Delphine JOSSE, aide-soignante. 28/02/09–CoraliedeEricFERREUX,agriculteuret de Odile BROCARD, comptable. 01/03/09–LilodeStéphaneCLÉMENT,ouvrierqua- lifié et de Christelle CHEZEAU, enseignante. 01/03/09 – Genie de Putolo KIBONGE, sans pro- fession et de Nicole TAZI, sans profession. 02/03/09 – Tristan de David MATZ, mécanicien et deVanessaSCHELL,préparatricedecommandes. 02/03/09 – Dylan de Abilio FERREIRA DE PINHO, maçon et de Maria de Fatima DE PINHO BRAN- DAO, repasseuse. 28/02/09–LucasdeLaurentMATTHEY-DE-L’ENDROIT, boucher et de Nathalie VIENOT, opticienne. 02/03/09–OcéanedeEmmanuelJEANNOT,ouvrier en agro alimentaire et de Virginie JEANNERET DE LA COUDRE, agent de production. 02/03/09–TiméodeYannickMONTRICHARD,cou- vreur-zingueur et de Laetitia HOUSER, professeur de danse. 02/03/09 – Medina de Haznedar PRCANOVIC, maçon et de Fatima DELIC, sans profession. 03/03/09 – Özgür de Muhammet KARAER, sans profession et de Sinem CETIN, sans profession. 05/03/09 – Cavit de Hikmet ÖZBAY, polisseur et de Bilge URAN, sans profession. 05/03/09 – Marceau de Claude ROBBE, sylvicul- teur et de Barbara SIMONOT, enseignante. 05/03/09 – Nathan de Sébastien CROFF, boulan- ger-pâtissier et de Emilie BOURGEOIS, employée de banque.

06/03/09 – Paul-Antoine de Olivier KAIL, commer- çant et de Nathalie VANDELLE, commerçante. 06/03/09 – Éhodem de David MINARY, cadre et de Sibel HAS, chocolatière. 06/03/09 – Nathan de Xavier BOURGEOIS, agri- culteur et de Patricia ECKERT, contrôleur laitier. 07/03/09 – Lucien de Philippe TRIVAUDEY, ensei- gnant et de Hélène LAPPRAND, professeur des écoles. 07/03/09–ElliottdeYoannCOLIN,menuisiermiroi- tier et de Emmanuelle EYPERT, sans profession. 07/03/09 – Laura de Olivier BRUN, ambulancier et de Stéphanie PETITE, préparatrice en pharmacie. 08/03/09 – Alan de Bruno CARLY, opérateur quali- té et de Betty THOMAS, sans profession. 08/03/09 – Yannis de Jean-Philippe PERREY, des- sinateurindustrieletdeMargueriteGOETGHEBEUR, chimiste. 08/03/09 – Gabriel de Nicolas ERNST, ébéniste et de Adeline POUILLIE, sans profession. 08/03/09–RomanedePierre-HenriCUENOT,des- sinateur et de Véronique VITTORI, secrétaire de mairie. 09/03/09 – Rudy de Quentin BASTIEN, tourneur et de Angélique SALMON, sans profession. 09/03/09 – Julian de Stéphane MATHY, ouvrier et de Sandra VERNEREY, aide-soignante. 09/03/09–MaeldeJérômePOYARD,chauffeurrip- peur et de Isabelle BONNET, ouvrière. 09/03/09 – Meïleen de Marc ANTOINE, technicien de maintenance et de Jessica GARCIA, assistante de direction. 10/03/09 – Méloé de Pascal VANTHIER, concep- teur vendeur et de Anne-Lise CUENOT, professeur des écoles. 10/03/09 – Lucie de Alexandre BUZAT, régleur et de Alexandra CORNIER, sans profession. 08/03/09–ZackdeNordineMEBIROUK,éducateur spécialiséetdeIsabelleAUFRANC,cadredesanté. 10/03/09–EliodeYannCAPELLI,enseignantetde Violette KRASNICI, professeur des écoles. 10/03/09–MeleknazdeIsmetVAROL,employéde scierie et de Serife GÖNÜL, sans profession.

20/02/09 – Sacha de Lionel BONNEFOY, régleur et de Christelle GRANDCLÉMENT, horlogère. 20/02/09–LouisedeJérômeDAVID,techniciende maintenanceetdeEmilieROTA,conseillèredeclien- tèle. 21/02/09 – Djovan de Johann RIVIERE, boulanger et de Aude GUIGNARD, fleuriste. 23/02/09 – Chrystal de Olivier SANDOZ, sans pro- fession et de Manuela PAYET, sans profession. 22/02/09 – Leny de Sébastien HENRIET, couvreur- zingueur et de Babindamana KIMBEMBE, assis- tante commerciale. 20/02/09 – Yanis de Samire ALIME, ouvrier et de Kelly BAUDIN, cuisinière. 23/02/09 – Nolan de Christophe PEYRACHE, res- taurateur et de Nathalie PERRET, secrétaire. 23/02/09 – Lya de Jacques ISCH, cuisinier et de Sophie HAIART, serveuse. 23/02/09 – Mehmet de Mustafa AYKOSE, ouvrier et de Fikriye EROGLU, fromagère. 21/02/09 – Salomé de Franck DUFAY, ouvrier et de Carine PAGNIER, ouvrière spécialisée. 23/02/09–LéadeArnaudVANCAEYZEELE,chauf- fagiste et de Nadège DUSSOUILLEZ, opératrice. 24/02/09 – Alexis de Julien LIEBAUX, électricien et de Adeline RENARD, veudeuse. 24/02/09 – Nicolas de Gilles PARIS, menuisier et de Blandine ROLET, aide-soignante. 24/02/09 – Jade de David DA SILVA, opérateur et de Prisca MEYER, assistante maternelle. 24/02/09–MathiasdeGillesMICHELET,ouvrieren horlogerie et de Carole PORCHERON, ouvrière. 25/02/09 – Stella de Emmanuel VERDANT, bou- langer et de Alexandra PARMIER, vendeuse. 24/02/09 – Mathis de Arlindo MOREIRA DE SOU- SA,déclarantendouanesetdeStéphanieMAGNIN, transitaire. 25/02/09 – Melis de Ervan ÇETIN, polisseur et de Perihan OZKARACA, secrétaire. 25/02/09 – Timéo de Bruno LAPEYRE, infirmier anesthésiste et de Delphine RAVET, infirmière.

MARIAGEES

28/02/09 – Rachid LEMRABET, ouvrier et Ouafaa EL KHABCH, sans profession.

DÉCÈS

20/02/09–RenéePERRIN,88ans,retraitée,domi- ciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Joseph MES- NIER. 21/02/09–RaymondeBOURDENET,62ans,agent hospitalierretraitée,domiciliéeàPontarlier(Doubs), épouse de Denis BAUDET. 27/02/09 – Denise CHANUDET, 79 ans, retraitée, domiciliéeàDoubs(Doubs),épousedeJeanPETIT. 28/02/09 – Jeanne BOUSSON, 90 ans, retraitée agricole, domiciliée à Levier (Doubs) célibataire. 28/02/09 – Georgette POURCHET, 88 ans, retrai- tée, domiciliée à Pontarlier (Doubs) célibataire. 28/02/09–ClaudeMERSCH,70ans,retraité,domi- cilié à Pontarlier (Doubs) époux de Denise CUINET. 28/02/09 – Marie PERRIN, 93 ans, retraitée, domi- ciliéeàPontarlier(Doubs)veuvedeJosephFAIVRE. 01/03/09 – Emmanuel TROCAZ, 40 ans, sans pro- fession, domicilié à Doye (Jura). 02/03/09 – Paul KEHRLI, 89 ans, retraité, domicilié aux Verrières de Joux (Doubs) époux de Gertrude HIMMIGHOFER. 03/03/09–BlancheROBBE,82ans,retraitée,domi- ciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Marcel MES- NIER.

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