Journal C'est à dire 325 - Mars 2026

Le journal gratuit du Haut-Doubs

30 mars 2026 N° 325

Le journal du Haut-Doubs - www.c-a-d.fr

4, RUE DU BIEF - 25500 MORTEAU - T ÉL . 03 81 67 90 80 - redaction@publipresse.fr INFORMATION - RÉDACTION - PUBLICITÉ - ANNONCES

LES NOUVEAUX VISAGES DE LA POLITIQUE LOCALE

À L’ISSUE DES MUNICIPALES

S OMMAIRE

32 millions d’euros pour le lycée. Le lycée Edgar-Faure de Morteau bénéficie d’une des plus grosses enveloppes financières de la région pour financer son agrandissement et sa rénovation. (page 4) Glissement de terrain à Morteau. La réalisation du chantier de construction de l’hôtel d’entreprises a provoqué un affaissement du terrain. (page 8) Son combat contre l’endométriose. À 30 ans, la coiffeuse de Montlebon Honorine Vernier se bat contre cette maladie gynécologique chronique encore trop méconnue et souhaite faire avancer la cause. (page 11) Hervé Pierre prépare son jubilé. Originaire des Fins, le comédien qui a longtemps été sociétaire de la Comédie-Française à Paris prépare une belle fête pour son retour au pays l’an prochain. (page 47)

Marie Rufenacht, élue maire de Pays de Montbenoît, est une de ces nouvelles figures de la politique locale.

(Le dossier en pages 19 à 28)

jusqu’au 18/04

UIDATION aux v a anttr v a

aux v a ant tr IQU L

autorisation municipale n°02/2026/01 du 12/01/2026

Liter PON Les G

NT rie Girard TARLIER Grands Planchants

RETOUR SUR INFO

2

La balade solidaire des maladies rares aura lieu le 3 mai

Les permanents de l’Évasion Tonique sont au chômage

ÉDITORIAL

sont venus nous rencontrer fin décembre en nous expli quant qu’ils envisageaient de développer une activité hôte lière à Villers-le-Lac mais uni quement six mois par an, à la belle saison. Ils nous ont juste suggéré d’envoyer des C.V.” , complète l’ancienne respon sable pas du tout intéressée par un poste saisonnier. L’occasion quand même d’ap prendre enfin le nom du repre neur, à savoir: l’association Ternélia Les Grands Massifs. Ce groupe dont le siège est basé à Arâches-la-Frasse en Haute-Savoie possède cinq établissements, dont quatre dans les Alpes. n

Troisième tour La grande page démocratique de la cam pagne des municipales, avec ses enthou siasmes, ses excès et dans quelques communes ses débordements, s’est refermée le 22 mars avec l’élection des maires dans les 558 communes du Doubs qui organisaient un scrutin (5 communes n’avaient aucune liste à présenter). La plus grosse surprise vient bien évidem ment du basculement à droite et au centre de la Ville de Besançon, tenue fermement par la gauche et ses différentes compo santes depuis 1953. 73 ans plus tard, Ludovic Fagaut et ses co-listiers ont réussi à vaincre l’imprenable citadelle de gauche, ce que d’aucuns disaient impossible à faire. Grâce d’abord à un travail efficace de terrain, aidée par une très mauvaise campagne de la maire sortante Anne Vignot. Dans le Haut Doubs, Pontarlier a également réservé son lot d’imprévus avec l’élection d’un novice en politique, Patrick Comte, et l’échec cuisant d’une équipe sortante divisée que le maire en place Patrick Genre n’avait pas eu le courage de tenter de réconcilier avant le scrutin au nom d’une incompréhensible neutralité. Dans toutes les autres communes du Haut Doubs, c’est dès le premier tour, le 15 mars, que ces élections avaient rendu leur verdict. Simplement parce que dans chacune des communes, il n’y avait qu’une seule liste, ou alors deux au maxi mum, ce qui laissait augurer un combat à une seule manche. Il n’y aura donc pas eu beaucoup de surprises lors de ce scrutin marqué pour la première fois par l’obligation de présenter des listes entières dans les villages de moins de 1000 habitants. Morteau, Maîche et Saint-Hippolyte, les principaux centres bourgs ont réélu sans surprises leurs maires sortants. Certains duels serrés ont assuré le suspense, comme à Dam prichard où le maire sortant s’est fait éli miner par un de ses adjoints, ou encore à Montlebon où quelques dizaines de voix séparent les deux candidats. Avant de refermer ce long chapitre électoral, un troisième tour se profile en avril avec l’élection des exécutifs dans les différentes communautés de communes qui, elles aussi, devraient réserver leur lot de chan gements, avec un certain renouvellement des générations attendu ici ou là. On l’oublie trop souvent, mais ces élections communautaires revêtent une importance au moins aussi forte que les municipales, tant les missions confiées aux intercom munalités sont de plus en plus straté giques au fil des mandats. n Jean-François Hauser

La balade solidaire est à l’initia tive de la Fondation Groupama.

Q ue sont devenus les cinq salariés perma nents qui travaillaient dans ce village-vacances de Villers-le-Lac fermé depuis le 2 janvier ? Contrairement à ce qui avait été dit dans l’article qui était consacré à cette fer meture, la commune n’a pas proposé de reclassement. “J’ai discuté avec mes collègues. Aucune proposition n’a été

faite dans ce sens. L’un de nous a envoyé un C.V. mais n’a pas reçu de réponse” , tenait à rétablir Nathalie Dos Reis Serra qui était respon sable du site depuis le 1 er juin 2024. Suite à la fermeture, les cinq permanents ont fait l’objet d’un licenciement économique et toute l’équipe est encore au chômage. “Les repreneurs

C’ est devenu un rendez vous incontournable de la solidarité au fil des ans. Organisée par la Fondation Grou pama, la balade solidaire des mala dies rares aura cette année lieu du côté de Pierrefontaine-les-Varans, le dimanche 3 mai, au profit cette année de l’association “Vaincre la maladie de Charcot”. (A.R.S.L.A.). “Le départ sera donné entre 8 heures et 11 heures, au gymnase, situé 8, rue Louis Pergaud, pour découvrir les 4 parcours randon nées et les 3 parcours cyclistes V.T.T. proposés : des randonnées de 2 km (accessibles aux personnes à mobilité réduite), de 6 km, 9 km et 15 km ainsi que des parcours V.T.T. de 10 km, 20 km et 35 km

(accessibles à partir de 13 ans accompagnés d’un adulte)” détaille Patrick Ballet, coordinateur de la manifestation. Toute la journée, afin de récolter un maximum de fonds reversés intégralement à l’association par tenaire, un espace de restauration et buvette sera mis en place de 11 heures à 17 heures ainsi que plusieurs animations, dont un magi cien et des démonstrations de sculpture sur bois à la tronçon neuse. Pour cette nouvelle édition, la balade solidaire sera parrainée par un des membres de l’équipe de France de biathlon qui a brillé sur le circuit mondial cette année, le Sauget Oscar Lombardot. n

Le propriétaire du poulain jeté au fond du trou jugé pour acte de cruauté

Suite à la fermeture du centre de vacances, les cinq salariés permanents ont fait l’objet d’un licenciement économique.

Le poulain du Russey, secouru début octobre 2025, avait dû être euthanasié (photo associa tion Stéphane Lamart).

L’ affaire, particulièrement sor dide, avait secoué tout le Haut-Doubs. Début octo bre 2025, un promeneur découvre au Russey, au fond d’un trou un poulain, ligoté et agonisant. Le propriétaire de l’animal a été jugé lundi 23 mars au tribunal correc tionnel de Besançon. Il est pour suivi pour acte de cruauté envers un animal, il risque jusqu’à cinq ans de prison et 75000 euros d’amende. L’association Stéphane Lamart s’est portée partie civile. Elle revient sur l’enquête : “Le pro priétaire de l’animal indique alors que le poulain était, selon lui, déjà mort. Lors de son audition, l’ex ploitant agricole, détenteur d’une quarantaine de chevaux, reconnaît avoir renoncé à engager des frais vétérinaires ou à faire appel à un

service d’équarrissage, invoquant des raisons financières. Selon ses déclarations, le poulain serait né avec une malformation de la mâchoire, rendant son alimentation difficile. Progressivement affaibli, son état nécessitait pourtant une prise en charge adaptée ou, à tout le moins, une euthanasie pratiquée dans des conditions dignes. Or, les éléments de l’enquête révèlent qu’un tracteur appartenant au pro priétaire a été aperçu à proximité. Le poulain a été retrouvé entravé par les pattes arrière à l’aide d’une sangle, empêché de se débattre, puis transporté avant d’être jeté dans une cavité située à proximité d’un chemin menant à un étang.” Malgré des soins, l’animal, affaibli et déshydraté, avait dû être eutha nasié. n

édité par Publipresse Médias 4, rue du Bief

25500 MORTEAU Tél.: 03 81 67 90 80

E-mail : redaction@publipresse.fr Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Contact commercial : Anthony Gloriod au 03 81 67 90 80 Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Thomas Comte, Jean-François Hauser, Laurine Personeni. A collaboré à ce numéro : Philippe Duprez. Imprimé à Nancy Print - I.S.S.N.: 1275-8825 Dépôt légal : Mars 2026 Crédits photos: Càd, Andéol Demeulenarere, Association Stéphane Lamart, Noé Michaud, Pierre Rigal. Mots fléchés : Jean-Marie Steyner.

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VAL DE MORTEAU

Le Lycée Edgar-Faure termine sa mue Morteau L’établissement scolaire de Morteau bénéficie d’une des plus grosses opérations de rénovation jamais financées par la Région : 32 millions d’euros d’investissement pour remettre à niveau et agrandir ce lycée qui regroupe désormais près de 1 400 apprenants.

Thierry Finck, le proviseur du lycée Edgar-Faure

L es nouveaux ateliers de micro techniques, d’usinage, d’horlo gerie et de bijouterie, et des espaces communs totalement repensés et agrandis, une cafétéria pour les élèves et une salle polyvalente flam bant neuve ont totalement remodelé le visage de ce lycée, ouvert en 1988, et qui de par les formations pointues qu’on y enseigne, est un des éta blissements les plus prisés de France, notamment pour ses sections horlogerie et bijouterie. Pour adapter les locaux à ses besoins grandissants, la Région Bourgogne Franche-Comté n’a pas lésiné sur les moyens en débloquant, depuis le démar

(à gauche) et Zacharie

rage de la première phase de travaux en 2020, une enveloppe de quelque 32 millions d’euros (dont une tranche ferme de 24 millions, et une tranche optionnelle à confirmer de 8 millions). En juin prochain, la dernière phase de

Rochette, proviseur adjoint, dans le nouvel atelier du lycée.

la tranche ferme sera termi née avec la livraison de la nouvelle chaufferie-bois, la reconfiguration des locaux d’horlogerie et les aménage ments extérieurs, notamment

à réaliser la dernière tranche pour la rénovation du bâtiment de l’adminis tration et la création d’un nouveau par vis pour le lycée. “Tout dépendra des capacités financières de la Région dans les prochains mois et prochaines années. Nous validerons en juin notre nouveau plan pluri-annuel d’investissement (P.P.I.), c’est à ce moment-là que nous serons fixés” avance le président de l’exécutif. Pour le personnel de direction, les prin cipales phases de travaux qui arrivent à leur terme sont plus que bienvenues. “Il est clair que notre établissement a été bien traité. En moyenne, une opération de rénovation, c’est environ 10 millions d’euros. Ici, nous avons bénéficié d’une enveloppe trois fois supérieure” se félicite Thierry Finck, le proviseur. Ces nou velles installations permettront à l’éta blissement de pouvoir ouvrir de nou velles sections dès la rentrée prochaine. “Nous ouvrons à la prochaine rentrée un B.N.M.A. (Brevet national des métiers d’art) en bijouterie et en horlogerie afin de compléter notre offre de formation dans ces filières dont les étudiants vien

tue sans doute un investissement record à l’échelle de la région pour une opération de rénovation d’un lycée” note Jérôme Durain, le président P.-S. de la Région B.F.C., une collectivité qui injecte en moyenne une centaine de millions d’eu ros par an dans l’amélioration des 128 lycées de son territoire. À ce stade, Jérôme Durain ne peut pas confirmer le déblocage de l’enveloppe optionnelle de 8 millions d’euros qui doivent servir

nent de toute la France. Nous avons un autre projet en lien avec la faculté de sciences : l’ouverture d’un C.P.E.S. (Cycle pluridisciplinaire d’enseignement supé rieur) en physique” ajoute le proviseur de ce lycée classé numéro 1 français pour ses formations horlogères, et aussi le plus prisé. Pour 15 places ouvertes en D.N. Made horlogerie chaque année, le lycée Edgar-Faure reçoit 400 demandes via Parcoursup. C’est encore plus sélectif en joaillerie avec 15 places pour 700 demandes au niveau du D.N. Made. Pas étonnant que l’établissement mortuacien ait reçu le label “Lycée des métiers de la précision et du luxe”. Le lycée Edgar-Faure accueillait 800 élèves au début des années quatre vingt-dix. Il en forme aujourd’hui 1 380, dont 700 dans les filières technologiques et professionnelles. Dans un contexte global de baisse de la démographie - “Nous perdons 1000 lycéens par an” précise Jérôme Durain -, le lycée de Morteau est un des trois seuls sur les 128 que compte la grande région à voir ses effectifs continuer à augmenter. n J.-F.H.

“Un plan d’économies de 150000 euros par an.”

avec le nouveau plateau sportif. “Cet établissement est un lycée d’excel lence qui a une aire de recrutement nationale pour certaines de ses filières. Il justifie que la collectivité régionale soit présente pour financer ce qui consti

Un nouveau plateau sportif est en

cours de création, il sera

opérationnel à la rentrée prochaine.

Les travaux comprennent notamment la création de nouveaux bâtiments et espaces communs.

Zoom 1 800 visiteurs aux dernières portes ouvertes

La remise de diplômes aux titulaires de la licence C.A.P.I.

L e lycée organisait ses traditionnelles portes ouvertes le 6 mars dernier. On est venu parfois de loin pour visiter l’établissement. “Une famille est même venue du Canada exprès !” indique le proviseur. Ces portes ouvertes ont

permis aux 1 800 visiteurs de découvrir les nouveaux locaux du lycée. À cette occasion, une remise de diplômes aux titulaires de la licence C.A.P.I. (Conception et amélioration des processus et procédés industriels) a été organisée. n

Espace Mougin, la saga familiale continue au Russey ! Au Russey, le magasin Meubles Mougin, c’est une histoire de famille qui dure depuis trois générations. Emmanuel confie de plus en plus de responsabilités à ses enfants, Sidonie et Lucien, qui ne manquent pas d’idées pour faire vivre le nouvel espace de vente de 2 500 mètres carrés entièrement dédié au meuble, à la literie et à la déco.

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M eubles Mougin au Russey, c’est l’histoire d’une saga familiale qui rappelle que la passion du commerce peut se transmettre d’une génération à l’autre depuis bientôt 60 ans. En six décennies, l’enseigne s’est trans formée, elle a grandi, elle a suivi les tendances, jusqu’à devenir une adresse incontournable pour tous les clients qui recherchent une literie de qualité, un salon confortable, du mobilier stylé pour un séjour de caractère. Au fil du temps, le magasin s’est renouvelé et se renouvelle encore afin d’apporter de la nouveauté à travers les collections des plus grandes marques qui changent au moins une fois par an, suite aux nou velles tendances observées à l’occa sion du salon du meuble à Paris. Ce qui ne change pas chez Meubles Mou gin, c’est la qualité des produits sélec

tionnés et l’accueil réservé aux clients. En franchissant la porte de ce maga sin indépendant, ils savent qu’ils y trouveront des produits sélectionnés avec soin et des conseils personnalisés pour les accompagner. Car ici, on prend le temps d’échanger avec le client, de l’écouter, de le comprendre “Une solution pour tous nos clients.” afin de lui apporter un produit adapté à ses besoins, à ses envies et à son budget.Cette manière d’appréhender le commerce donne à cette enseigne une dimension humaine très appré ciable. Cet esprit, c’est Étienne et Odile Mougin, les fondateurs qui l’ont insufflé dès 1968, année de la création de l’entreprise. Ils l’ont transmis à leur fils Emmanuel qui

le transmet à son tour à ses enfants Sidonie et Lucien, la troisième géné ration bien décidée à poursuivre l’aventure familiale au Russey. “Nous n’avons jamais cherché à les bousculer pour qu’ils prennent notre suite” , explique Emmanuel Mougin qui gère le magasin avec son épouse Emma nuelle depuis 2001. Il ajoute : “L’envie de reprendre les rênes est venue d’eux mêmes. Ils nous ont rejoints au maga sin. On leur transmet une à une les responsabilités. C’est un bon appren tissage. Ils sont jeunes. Ils arrivent avec de nouvelles idées, de nouvelles technologies. Nous avons une grande fierté de voir nos enfants s’épanouir à leur tour dans ce métier. La trans mission se fait en douceur.” Lucien, 25 ans et Sidonie, 33 ans, ont trouvé leur place au sein de l’entreprise familiale. Le frère et la sœur se sont réparti les rôles, animés par l’envie de continuer à développer l’enseigne indépendante Meubles Mougin bien implantée dans le Haut-Doubs. Si les valeurs n’ont pas pris une ride d’une génération à l’autre, le magasin a quant à lui bien changé au fil des décennies. En 2006, il a quitté le cen tre du bourg pour prendre ses quar tiers dans de nouveaux locaux plus spacieux, plus fonctionnels situés dans la zone du Rondey à côté de Super U. En 2014, la création du magasin Docks du Meuble est venue compléter l’offre en proposant des produits à des prix plus accessibles, permettant ainsi de répondre à une clientèle plus large. En 2024 enfin, l’enseigne a procédé à une nouvelle extension. Elle répond parfaitement à la nouvelle structuration de l’en treprise qui emploie 16 personnes. “Aujourd’hui, nous disposons de 5 000 mètres carrés de surface déve loppée. Il y a 1 000 mètres carrés pour Meubles Mougin, 1 000 mètres carrés pour Les Docks du Meuble et 500 mètres carrés pour Literie Mougin. Nous avons 2 500 mètres carrés de dépôt, avec aux Docks du Meuble près de 80 % des produits disponibles en stock” , détaille Lucien qui s’occupe

principalement de la communication et des livraisons. Ces trois espaces de vente bien dis tincts qui forment le showroom de l’Espace Mougin, permettent au magasin de répondre aux besoins d’une large clientèle. “On va du meu ble premier prix avec Les Docks du Meuble, à des produits très haut de gamme en meuble comme en literie. Entre Les Docks du Meuble et Meu bles Mougin, on travaille les mêmes familles de produits mais pas dans les mêmes gammes de prix. On couvre vraiment tous les segments, ce qui nous permet d’avoir une solution pour tous nos clients” , complète Sido nie qui a pris la responsabilité des Docks du Meuble. Avec une surface commerciale significative et une En prenant leur place dans l’entreprise familiale, Sidonie et Lucien développent un nouveau service qui améliore encore l’expérience client chez Meubles Mou gin. “Nous évoluons de plus en plus vers le sur-mesure et la personnalisa tion. On parle de plus en plus d’agen cement de séjour par exemple, ou de dressing. Cela répond à une véritable demande des clients” , disent-ils. Ainsi, tous les meubles vendus en magasin sont personnalisables et adaptables aux dimensions demandées par le client. “Nous pouvons agencer toutes les pièces de la maison.” Pour permettre à leur interlocuteur de se projeter, ils proposent des vues 3D créées sur la base des plans de la pièce dans lesquelles sont intégrés V ous n’êtes pas certain que cette table en céramique ou que ce canapé rouge ira bien chez vous ? Pas de panique, Meubles Mou gin vous aide à vous projeter dans votre futur intérieur grâce à des pers pectives 3D hyper-réalistes.

transmission assurée sur trois géné rations, l’Espace Mougin illustre un modèle d’entreprise locale capable de conjuguer croissance et ancrage territorial. Une trajectoire qui s’ins crit dans la durée et qui continue de structurer le paysage commercial du Doubs.Du 15 au 25 avril, pendant les journées découvertes, le public pourra visiter l’ensemble des locaux, y compris le dépôt. Un accueil familial et chaleureux l’attend. “Nous avons envie de montrer l’ensemble de nos locaux et l’ampleur des travaux que nous avons réalisés il y a deux ans.” Emmanuel, Emmanuelle, Sidonie, Lucien et toute l’équipe ont hâte de vous faire découvrir leur outil de tra vail et de vous partager avec passion, leur métier. n Pour la fabrication, Meubles Mougin collabore avec ses fournisseurs euro péens habituels. Avant d’être livrés chez le client, tous les meubles sont contrôlés sous toutes les coutures afin de garantir une qualité de produit. C’est ça, aussi, le service Meubles et Literie Mougin. Un service que le e commerce ne remplacera pas. n les meubles. “Nous ne vendons plus seulement des meubles. On travaille plus sous la forme de projets en consi dérant une pièce dans son ensemble. Nous prenons le temps d’écouter le client, de connaître ses besoins, ses goûts, afin d’imaginer avec lui un agen cement spécifique qui allie à la fois la fonctionnalité, la qualité et l’esthétisme. On peut évoluer dans des univers très contemporains ou plus classiques” , détaille Sidonie. Le conseil peut aller jusque dans le choix d’une couleur de peinture pour mettre les meubles en valeur. “Chaque intérieur est imaginé sur mesure pour s’adapter au mode de vie du client.”

Emmanuel, Emmanuelle, Sidonie et Lucien vous accueillent.

Chez Espace Mougin, on vous dit tout ! C’est ça, le commerce de proximité !

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VAL DE MORTEAU

Quand le handicap n’est plus un tabou Morteau

Zoom Family Run : tous avec Lison

férente” de Lola Dillon à 20 h 30 au cinéma le Paris. La séance sera suivie d’un débat sur l’au tisme : sa complexité, ses réper cussions sur la vie profession nelle, sociale, sentimentale. C’est à l’Escale qui se poursuit le Prin temps du Handicap le jeudi 23 avril à 20 heures avec du théâ tre-débat sur le thème “Handi cap : pourquoi l’inclusion est-elle si difficile?” “Des personnes en situation de handicap ont répondu à un appel de la Ville de Morteau pour mettre en place un atelier théâtre animé par la Compagnie des Chimères. Elles joueront des saynètes qui invi teront au débat, en interpellant les personnes dites ordinaires.” Le temps fort de ce Printemps du Handicap se concentre notam ment sur la journée du samedi 25 avril avec plusieurs rendez vous à la salle de l’Escale et dans la plaine des Sports et de loisirs. À partir de 10 heures, chacun est invité à participer à la Family Run, course solidaire en relais pour soutenir la recherche sur le syndrome Med13L, maladie neuro-développementale rare. Le forum du handicap se tiendra de 14 heures à 17 heures à la salle de l’Escale. Au programme :

rencontre avec les associations qui accompagnent les personnes en situation de handicap et leurs familles, mise en situation, démonstrations de matériels adaptés… “Ce forum se fera en présence de la Mission Départe mentale pour les personnes han dicapées. S’il fait suffisamment beau, Handisport Pontarlier Mor teau Maîche proposera des ini tiations au basket. L’association Meilleur Temps gérera la buvette.” À voir aussi, l’exposition du club photo de la M.J.C. qui a réalisé tout une série de portraits de personnes en situation de han dicap. L’exposition sera ensuite transférée à la médiathèque jusqu’au 26 mai. Cette semaine extraordinaire se terminera en toute convivialité le samedi soir avec La P’tite soirée en plus ani mée par Jérôme et Augustin, deux D.J. eux aussi en situation de handicap. “On espère de tout cœur que ce Printemps du Han dicap permettra au grand public de changer son regard sur le han dicap et de comprendre aussi les difficultés auxquelles ces per sonnes peuvent être confrontées dans leur quotidien” , souligne Nicolas Vaudeville. n F.C.

La seconde édition du Printemps du handicap se tient du 17 au 25 avril à Morteau. Une semaine de rencontres, d’animations, de sensibilisation au service de l’inclusion. Un rendez-vous tout public placé sous le signe de la bienveillance et du mieux vivre ensemble.

T hème sans doute moins accrocheur que la sécu rité, le logement ou l’ur banisme, la place du handicap a rarement été évoquée par les candidats aux élections municipales. Simple constat pour rappeler que le quotidien des personnes en situation de han dicap n’est pas toujours une par tie de plaisir même si les choses iraient plutôt en s’améliorant avec l’évolution de la réglemen tation sur l’accessibilité. Il reste encore beaucoup à faire dans les actes et les mentalités. C’est tout le sens du Printemps du Handicap. “Cet événement relève d’une initiative locale qui a pour but de sensibiliser au han dicap en favorisant l’inclusion et le mieux vivre ensemble” , rap pelle Nicolas Vaudeville, conseil ler municipal à Morteau et mem bre de la commission handicap et accessibilité de la C.C.V.M. qui pilote l’organisation. Le projet

associe aussi la Ville de Morteau et les associations partenaires : Fondation Pluriel, association Meilleur Temps, Handisport, A.P.F., etc. Parce que l’inclusion peut aussi s’apparenter à une forme d’édu cation, plusieurs séances de sen sibilisation sont programmées tout au long de la semaine dans les écoles et collèges du Val de Morteau. Le Printemps du Han dicap débute le vendredi 17 avril au théâtre du Morteau avec pré sentation de la pièce “Autrefois… des femmes” jouée par les mem bres du Groupe d’Entente Mutuel Com’Tois. “Cette asso ciation accompagne des per sonnes en souffrance psychique et psychiatrique qui ont tendance à s’isoler” , explique Maud Le Calvé, chargée de développement social au C.C.A.S. de Morteau. Le second rendez-vous public est programmé le mardi 21 avril avec la projection du film “Dif

L a famille Guillaume est à l’origine de la course solidaire et inclusive organisée le samedi 25 avril de 10 heures à 15 heures dans la plaine des Sports et de loisirs à Morteau. “Nous adhérons avec ma fille Lison qui est atteinte par le syndrome Med13L au Doubs Sud Athlétisme. On a donc mis en place cette Family Run avec le soutien de ce club. Lison aime beaucoup courir. D’où l’idée d’apporter une touche sportive au Printemps du Handicap en invitant tout le monde à participer à cette course solidaire qui consiste à parcourir par équipe de 2 à 5 une boucle de 750 m. L’objectif est d’en accumuler le plus possible pendant 1 h 30. Les bénéfices seront reversés à l’association Syndrome Med13L”, détaille Léa Guillaume, la maman de Lison. Inscription sur Helloasso. n La Family Run se dispute en relais pour soutenir la recherche sur le syndrome Med13L, anomalie génétique rare qui n’empêche pas Lison Guillaume et d’autres de faire du sport.

C’est le printemps aux Quatre Heures ! Les Fins La colocation inclusive créée au hameau des Suchaux par Agnès Jallon fête son premier anniversaire. Plusieurs animations sont prévues en ce printemps.

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cœur, pour accompagner les gestes de la vie de tous les jours et favoriser, pour chacun, les liens et l'autonomie” ajoute Agnès Jal lon. Et puis il y a toutes celles et ceux qui passent, reviennent, s’impliquent à leur manière… Et puis il y a toutes celles et ceux qui passent, reviennent, s’impliquent à leur manière, les proches comme les bénévoles de cette association. “Par leur pré sence, un café partagé, une balade, un coup de main ou sim plement un moment passé ensem ble, ils font vivre la colocation et lui donnent cette chaleur si particulière.” En ce début de printemps, les activités ne manquent pas aux Quatre Heures. Le 15 avril, les co-locataires et les bénévoles feront une balade dans la nature pour fêter le premier anniver saire des lieux. Le 21 avril, les Quatre Heures iront au cinéma à Morteau dans le cadre de la semaine du handicap (voir notre article ci-dessus). Le 23 avril, à 20 heures à l’Escale de Morteau, ils donneront une représentation de saynètes préparées depuis septembre sur le thème des dif ficultés de l’inclusion, suivie d’une soirée festive. Et le 6 juin est coché dans le calendrier : ce sera la deuxième édition du grand pique-nique des Quatre Heures aux Suchaux. n J.-F.H.

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D epuis l’ouverture des lieux le 15 avril dernier, le temps est passé très vite aux Quatre Heures, l’an cienne ferme rénovée et trans formée en colocation d’un genre nouveau avec des personnes en situation de handicap. Un an après son ouverture, cinq colo cataires vivent ensemble ici: Amy, Jean, Juliette, Léna et San drine qui ont fait de cet appar tement leur chez-eux, et construisent, jour après jour, leur quotidien… comme tout un chacun. “Nous sommes heureux de voir que ce projet un peu fou

et presque unique à l’échelle du Doubs a pris vie et que chacune et chacun y trouve sa place” se réjouit sa conceptrice Agnès Jal lon. Une animatrice, Claire, est pré sente sur place, veille à l’équilibre de la maison: elle propose des activités, coordonne les agendas et sait s’adapter aux envies et au rythme de chacun. Les auxi liaires de vie quant à elles (Flo rence, Johanna, Pascale, Perrine, Salema et Valérie), accompa gnées par Lucille, sont présentes au quotidien “avec beaucoup de sérieux, mais surtout avec du

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VAL DE MORTEAU

Un chantier de construction provoque un glissement de terrain Morteau

La société R.O.C. Travaux spéciaux du Russey st intervenue en urgence pour consolider la route voisine et les murs des voisins.

L es faits se sont produits le 6 mars. Les travaux de terrassement enta més sur les ex-terrains Plastivaloire (Fabi) dans le sec teur du Tremplin à Morteau ont provoqué un glissement de ter rain qui a entraîné la création de failles dans le chemin d’accès à plusieurs habitations situées Le chantier de création d’un hôtel d’entreprises en cours dans le quartier du Tremplin a provoqué un affaissement de terrain. Avec des conséquences sur les maisons voisines.

une centaine de micro-pieux de 20 m de profondeur dans lesquels du béton a été injecté de manière à stabiliser le terrain” précise Pierre-Luc Boisson, directeur immobilier d’entreprise chez Aktya. Coût de cette interven tion d’urgence : 200 000 euros.

témoigne ce voisin qui mesure chaque jour la taille des brèches qui se sont formées sur sa mai son et le chemin d’accès à plu sieurs propriétés voisines, che min interdit à la circulation jusqu’à nouvel ordre. Les entreprises concernées conti nuent à surveiller de très près la situation en procédant à des relevés quotidiens. La mairie était prête, en cas d’évolution inquiétante de la situation, à prendre un arrêté de péril. L’opé rateur se veut toutefois rassu rant : “La situation semble avoir été stabilisée” avance M. Boisson. La création d’une paroi cloutée sur le talus est également envi sagée pour renforcer le chantier. Le surcoût global de ces aléas pourrait avoisiner les 500 000 euros. Cet épisode retardera l’avancée du chantier de quelques semaines, voire quelques mois.

Sur la maison la plus proche du chantier, d’inquiétantes failles sont apparues.

en amont, ainsi que des fissures sur certaines maisons. Suffisamment pour donner des sueurs froides aux riverains concernés et d’engager des travaux d’urgence

Le 24 mars, une exper tise s’est rendue sur les lieux pour tenter de mieux comprendre l’origine de ce glisse ment de terrain. Les abondantes pluies de

La mairie était prête à prendre un arrêté de péril.

Deux bâtiments doivent être construits là sur deux terrains différents sur une surface de 3 000 m². Un bâtiment à voca tion tertiaire avec centre de for mation, et un second, sur le ter rain du haut, à vocation industrielle ou artisanale. “La livraison de ces deux bâtiments est, pour le moment, toujours prévue au deuxième trimestre 2027” précise Aktya. n J.-F.H.

pour consolider la chaussée. Dès le lendemain, le maître d’ou vrage du chantier - l’opérateur public Aktya pour le compte de la Ville de Morteau - a missionné l’entreprise de travaux spéciaux du Russey R.O.C. pour une inter vention d’urgence. “Nous avons immédiatement décidé de pren dre des mesures conservatoires. L’entreprise R.O.C. a mis en place

janvier et de février expliquent sans doute le phénomène. Il reste à déterminer les respon sabilités de chacun entre l’en treprise de terrassement, le maî tre d’œuvre architecte, et le commanditaire des travaux. Une bataille entre assureurs démarre. “Depuis le 6 mars, j’ai du mal à dormir la nuit, je suis très inquiet pour ma maison”

Le glissement de terrain a créé de larges fissures sur la chaussée voisine.

Vigie Jura, l’alternative à la protection des troupeaux Prédation Cette association qui a vu le jour en 2022 mobilise des bénévoles pour veiller sur des troupeaux bovins victimes ou menacés par des prédations de loup. Elle cherche à recruter davantage sur le secteur du Haut-Doubs. La prochaine session de formation aura lieu le 25 avril à Rochejean.

Zoom Trois fois moins d’attaques en 2025 dans le Doubs L es services de la D.D.T. ont comp tabilisé 13 attaques de loups sur bovins en 2025, contre 31 en 2024. Conséquences de ces attaques: 11 vaches tuées en 2025 contre 31 en 2024. Inversement, le nombre d’at taques sur ovins est passé de 6 à 12 en 2025 avec 20 moutons tués, un blessé et deux disparus. Selon les esti mations de la D.D.T., entre 15 et 20 loups seraient présents sur le massif. La baisse des attaques s’explique en grande partie par les prélèvements effectués par les Suisses qui ont pra tiquement éradiqué la meute du Mont Tendre. Beaucoup moins de prédations du côté de Mouthe mais davantage sur le secteur des Hôpitaux-Neufs et Jougne où est installée la meute du Suchet également suspectée des attaques sur venues l’été dernier vers Les Verrières de-Joux. En 2025, le loup poursuit aussi son expansion vers le nord et notamment sur le Val de Morteau où une attaque s’est produite cet automne sur la com mune de Montlebon. Elle serait le fait de la meute de La Brévine dont il ne reste plus que quatre individus après le prélèvement par les gardes suisses de 4 des 6 jeunes. n

N i pro, ni anti-loup, mais plutôt de farouches défenseurs de la biodiversité qui se mobi lisent bénévolement pour permettre la cohabitation entre les activités humaines, notamment l’éle vage et la faune sauvage. “On organise des veilles de troupeau généralement à deux personnes. Cette protection peut s’effectuer toute une saison ou ponc tuellement suite à des attaques pour éviter des récidives” , explique Hervé Perrin qui co-préside cette association avec Benjamin Judas.

jours de veille. Ce qui représente 2 per sonnes impliquées. “Cette baisse s’ex plique avec l’épizootie de D.N.C. qui a écourté la saison d’estive d’un mois et demi.” Le nombre d’adhérents est toujours en progression pour atteindre 150 béné voles en 2025. 80 % proviennent des départements limitrophes du Doubs voire de beaucoup plus loin comme la Bretagne. “Il y a des personnes du sec teur de Morteau et à peine une poignée du côté de Pontarlier-Mont d’Or. On est

Le campement est dressé à proximité du troupeau à surveiller. Vie Jura a investi dans une caravane pour offrir de meilleures conditions d’héberge ment quand les nuits deviennent plus fraîches (photo Pierre Rigal).

qu’elle n’a pas vocation à se développer pour protéger tout le cheptel jurassien. La formation est au cœur du dispositif Vigie Jura. 140 adhérents ont déjà suivi les séances encadrées par des spécialistes à la ferme de la Batailleuse à Rochejean. “Une quarantaine de personnes participe aux sessions qui se déroulent sur une journée. La formation qui est dispensée par des professionnels porte sur la bio logie du loup, les interactions entre loup - troupeau et humains, les comporte ments à adopter face aux chiens de pro tection, la sécurité, la météo…” , détaille Hervé Perrin en précisant que l’asso ciation est autonome financièrement. Sans être opposée à la régulation du loup en cas de multiplication des attaques, Vigie Jura estime néanmoins qu’elle doit être bien ciblée. “Certaines meutes attaquent les troupeaux, d’autres pas du tout. Au sein même d’une meute,

il y a des individus qui se spécialisent sur le bovin. Si on ajoute de la protection avec des chiens et des gardiens, on finit par inciter les loups à ne plus attaquer les troupeaux et cela peut, je pense, faci liter la cohabitation.” En trois années d’intervention, les veil leurs ont eu à repousser huit attaques ou menaces d’attaques de loup. Des mesures d’effarouchement, notamment en criant, ont suffi à éloigner le préda teur. “On s’inscrit dans le cadre d’une action non violente, en conciliation avec les éleveurs. Quand certains suspectent une menace, ils nous sollicitent pendant quelques jours pour avoir l’esprit plus tranquille. Tous ceux chez qui on est intervenus sont maintenant équipés en chien Patou.” Pour l’année 2026, l’association vise un double objectif: chercher de nou veaux bénévoles localement et fidéliser ceux qui participent déjà aux activités. n

d’ailleurs assez surpris de cette faible mobilisation locale.” Interrogé sur ses motivations à rejoindre Vigie Jura, Hervé Perrin explique : “Les agricul teurs victimes d’attaques de

Inciter les loups à ne plus attaquer les troupeaux.

Vigie Jura concentre ses inter ventions sur les zones à risque de prédation dans le Haut Doubs voire le Haut-Jura en sachant qu’il existe aussi une

structure équivalente sur le versant suisse avec l’association Kora. L’activité de Vigie Jura évolue assez naturelle ment avec le nombre de loups présents dans le Massif jurassien. Entre 2023, année de son entrée en action et 2024, le nombre de nuits au chevet des trou peaux a explosé de 60 à 150 pour dimi nuer légèrement l’an dernier avec 117

loup se retrouvent souvent en grande détresse. Je tenais à les aider. C’est important de chercher des solutions de protection” , justifie celui qui ne com prend toujours pas pourquoi les trou peaux sont maintenant déclassés donc non protégeables. Il rappelle aussi que l’objectif de l’association est de montrer qu’on peut protéger un troupeau mais

NOUVEAUTÉ

À 36 ans, Mickaël Joly est le directeur opérationnel des restaurants Au Bureau de Morteau et de Dole. Entouré de ses équipes, son rôle est de s’assurer de la bonne organisation des deux établissements et de trouver de nouvelles idées pour le plaisir de la clientèle. MICKAËL JOLY EST AU BUREAU COMME À LA MAISON !

LA CARTE PRINTEMPS-ÉTÉ ARRIVE EN AVRIL ! MIAM ! À partir du 8 avril, la nouvelle carte printemps-été du restaurant Au Bureau de Morteau invite à une escapade gourmande, entre fraîcheur, générosité et ancrage régional. Avec la douceur qui revient, on peut même la découvrir en terrasse !

L a restauration est un secteur exigeant mais dans lequel il est possible de gravir les échelons et d’endosser des responsabilités. Le parcours de Mickaël Joly en est la par faite illustration. À 36 ans, il est le directeur opéra tionnel des restaurants Au Bureau de Morteau et de Dole, deux établissements qui appartiennent à Fré déric Deleule. Au quotidien, il manage les équipes et s’assure de la bonne organisation du restaurant. Il veille à ce que les services se déroulent bien, tout en étant attentif à la satisfaction des clients. Le trentenaire occupe un poste à responsabilités qui nécessite des compétences de gestionnaire qu’il a acquises avec le temps. C’est ce qui lui plaît. “ J’ai commencé dans un bar en tant que serveur. J’ai signé mon premier C.D.I. à 18 ans et j’ai avancé jusqu’à de venir directeur général de 4 restaurants avant de suivre

Frédéric Deleule. Pour progresser dans ce métier, il faut accepter d’y consacrer du temps et d’apprendre. La fran chise Au Bureau m’a donné un cadre dans lequel je n’ai pas cessé d’évoluer” , explique Mickaël Joly qui a pris ses fonctions à Morteau début janvier. Depuis, il passe une grande partie de son temps dans cet Au Bureau. Il investit son énergie pour continuer à muscler l’établissement. “Je travaille beaucoup avec l’équipe en place. Je sais que je peux m’appuyer sur elle. Nous avançons ensemble. Créer de l’émulation et une dynamique au sein du groupe, c’est vraiment ce qui me plaît. Avec une équipe motivée, on peut faire de grandes choses. Entre collègues, on fonc tionne un peu comme une famille” , dit-il. Dans le groupe, toutes les idées sont les bienvenues pour dynamiser le restaurant pub-brasserie et créer l’envie chez les clients. Parmi les nouveautés, il y a le “421 dessert”, l’événement du mardi soir. Le principe est simple : si le client fait un 421 en lan oDQW OHV GpV VRQ GHVVHUW OXL HVW RͿHUW &H Q·HVW SDV tout. “À partir de maintenant, le 3ème jeudi du mois, nous organisons la soirée moules-frites. Ça commence en avril !” Convivial et festif ! Pour cet été, Mickaël HW VRQ pTXLSH UpÁpFKLVVHQW j GHV VRLUpHV EDUEHFXH

A u menu de cette nouvelle carte, il y a les salades qui séduisent par leur équilibre et leur fraîcheur. La salade crousti’chèvre associe fondant et croquant, tandis que la salade de crevettes croustillantes joue sur des notes exotiques et une vinaigrette au sésame parfaite ment maîtrisée. Les incontournables burgers sont toujours pré sents à la carte du Au Bureau. Du classique cheeseburger à l’Original Au Bureau burger, gé néreusement garni de poitrine fumée et de sauce cheddar, jusqu’au Comtois, véritable hommage local avec saucisse de Morteau et cancoillotte, chaque recette mise sur la gourmandise et le ca ractère. Les amateurs de sensations plus relevées apprécieront le Very Spicy Burger, intensément parfumé aux jalapeños et paprika fumé. Mais la véritable signature de cette carte réside dans ses suggestions régionales. De la Petite Morteau à l’escalope jurassienne en passant SDU OD ÁDP·FRPWRLVH OHV VSpFLDOLWpV ORFDOHV VRQW mises à l’honneur avec authenticité. Côté douceurs, les desserts se veulent résolu ment copieux et réconfortants. Le moelleux au chocolat, servi avec glace vanille et crème fouet tée, ou encore le pain perdu façon sundae, il lustrent parfaitement cette volonté de conclure le repas sur une note généreuse.Cette nouvelle carte est une invitation à venir découvrir des sa veurs dans une ambiance conviviale restaurant SXE EUDVVHULH ÀGqOH j O·HVSULW $X %XUHDX O Venez goûter à une sélection de suggestions régionales. Le mardi soir, opération “421 DESSERT” Lancez les dés et gagnez votre dessert. Le 3 ème jeudi de chaque mois, C’EST SOIRÉE MOULES-FRITES

durant lesquelles les matches du Mondial de football seront retransmis sur des écrans. Car le sport fait partie de l’identi té Au Bureau. “On

“AVEC UNE ÉQUIPE MOTIVÉE, ON PEUT FAIRE DE GRANDES CHOSES.”

Mickaël Joly : “Créer de l’émulation et une dynamique au sein du groupe, c’est vraiment ce qui me plaît.”

met beaucoup de choses en place pour valoriser ce côté VSRUW EDU SURSUH j OD IUDQFKLVH 2Q D΀FKH SDU H[HPSOH OH SODQQLQJ GHV PDWFKHV GH IRRW TXH QRXV GLͿXVRQV VXU nos écrans. C’est le cas des rencontres de la Ligue des champions. Ce que je souhaite, c’est que lorsqu’il y a un PDWFK OHV JHQV DLHQW OH UpÁH[H GH YHQLU OH UHJDUGHU $X Bureau à Morteau.” Les initiatives qu’il prend avec son équipe n’ont TX·XQ EXW VpGXLUH OD FOLHQWqOH HW OD ÀGpOLVHU 3RXU cela, Mickaël Joly ne manque pas d’idées. Vous pouvez compter sur lui. O

Au Bureau ne prend pas de réservations le samedi midi

www.aubureau.fr Tél. : 03 81 44 44 04 21 Rue du Bief - 25500 MORTEAU

Au Bureau à Morteau est toujours ouvert, sans interruption, de 10 heures à 22 heures en semaine et de 10 heures à 23 heures le vendredi et le samedi.

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VAL DE MORTEAU

La M.J.C. fait lentement peau neuve Morteau Vieillissant, le bâtiment de la M.J.C. de Morteau fait l’objet de rénovations, par à-coups, depuis deux ans. La muni cipalité a voté dernièrement le budget de 110 000 euros pour la réfection de la toiture.

I nscrite dans le paysage depuis de nombreuses décennies, la bâtisse de la M.J.C. de Morteau n’en est pas moins vieillissante. Une rénovation énergétique, et une modernisation des salles, sont devenues plus que nécessaires. Depuis deux ans, la municipalité, propriétaire du bâtiment, et la M.J.C. mettent en œuvre des

dernièrement la somme de 110 000 euros pour la réfection de la toiture et d’une partie de la cheminée. Une porte a aussi été changée. “Il s’agit de mettre aux normes en termes de réno vation énergétique” , poursuit l’ex-élue. Le prochain chantier d’envergure concernera le chan gement des fenêtres et des huis series. Des dépenses estimées à

Alain Vauchier, directeur de la M.J.C.

de Morteau, se réjouit des espaces rénovés, améliorant les conditions d’accueil.

rénovations, chaque partie participant au financement, selon les moyens, de plus en plus restreints.

150 000 euros mais qui pour autant n’ont pas encore été votées. “Cet investissement est conditionné à l’oc

Des rénovations coûteuses mais nécessaires.

rage moins énergivore, ces modernisations contribuent à améliorer les conditions d’accueil mais aussi les conditions de tra vail des salariés de l’association. “La dernière grosse rénovation remonte à 1999. Là, ça devenait compliqué d’accueillir les gens dans de bonnes conditions, c’était vétuste” , remarque Alain Vau

chier, directeur de la M.J.C. Tous les ans, environ, une salle est rénovée pour un investissement de 20 000 euros pour chaque chantier. Prochain projet, la réfec tion des espaces toilettes, pro grammée dans l’été. Malgré tout, avec 900 adhérents, l’association manque de place. Les salles doivent être multi

fonctionnelles pour s’adapter à toutes sortes d’activités, que ce soit l’accueil des tout-petits, l’ate lier cuisine, la danse contempo raine, la gym douce, etc. “On aimerait bien investir les deux étages inoccupés mais cela néces siterait d’énormes travaux, notamment un ascenseur. On pourrait faire de grands espaces

pour des activités artistiques et de bien-être” , se prend à rêver Alain Vauchier. Afin de joindre l’utile à l’agréable, les murs des nouvelles salles deviennent aussi des espaces d’exposition pour les adhérents comme pour des personnes exté rieures. n L.P.

Car un immense chantier de rénovation, de A à Z est impos sible. “On ne peut pas se permet tre financièrement un gros chan tier” , confirme Marie Bonnet, élue au conseil municipal (jusqu’au 22 mars). Petit à petit, donc, la M.J.C. fait sa mue. La municipalité a voté

troi de subventions, notamment de la C.A.F. Si cela ne se fait pas cette année, les élus étudieront le projet l’année prochaine. Il faut les changer de toute façon” , assure Marie Bonnet. De son côté, la M.J.C. a rénové quatre salles pour l’accueil des publics. Sols, murs, plafond, éclai

Le couvent des Minimes fête ses 400 ans Montlebon À cette occasion, un comité d’organisation prépare des animations au sein du bâtiment historique accolé à l’église. Les festivités auront lieu le 1 er mai, le jour de la traditionnelle foire.

Pendant longtemps, le bâtiment a servi d’école où les religieuses ont fait la classe jusqu’en 1903.

C’ est un des ensembles reli gieux les plus anciens, et paradoxalement un des moins connus, du Val de

Les moines ont abandonné le couvent à la révolution.

Morteau. Le couvent dit des Minimes (du nom de l’ordre des Pères Minimes fondé par Saint-François de Paule) a été construit dans la première moitié du XVII ème siècle à Montlebon. On célè bre cette année ses 400 ans. “À cette époque, l’ordre des Minimes avait demandé au roi d’Espagne qui possédait alors la Franche-Comté, et à Isabelle de Neuchâtel, l’autorisation de construire un couvent, avec l’aval du sieur Jean Jacques Fauche, prieuré de Morteau et archevêque de Besançon. La première pierre de ce couvent a été posée le 23 décembre 1626” rappelle Patrice Mazzotti, amateur d’histoire et membre du comité d’organisation de cet anni versaire.

Le bâtiment est devenu propriété de la commune en 1826, il y a tout juste 200 ans.

longement de l’église. Plusieurs asso ciations et autres volontaires se sont associés à l’idée. Dans le cloître, dans le jardin de curé et dans l’aile sud du couvent seront ainsi organisées plu sieurs expositions et démonstrations de savoir-faire (peinture sur toile, pote rie, impressions végétales sur tissu,

vannerie…). Le collectionneur de photos anciennes Patrice Mazzotti exposera une sélec tion de ses cartes postales his toriques. Une brasserie éphé mère sera même installée, “avec la fabrication de la bière

L’idée de cette commémoration est née il y a un an. “On avait organisé l’an dernier une expo sition de peinture dans le bâti ment. En parallèle, je me suis occupé avec d’autres du jardin

Une exposition de cartes postales historiques.

de curé, l’idée nous est venue de marquer le coup cette année pour célébrer cet anniversaire” ajoute Carl Bourdenet, autre Belmontois impliqué dans l’or ganisation. Avec d’autres bénévoles, ces deux Bel montois ont donc décidé de profiter de l’affluence liée à la traditionnelle foire et vide-greniers du 1er mai à Montlebon pour organiser des animations dans et autour du couvent situé dans le pro

Paulaner, créée justement par les moines minimes, selon la recette originale” détaille le comité d’organisation. Clin d’œil à l’histoire : cette bière sera bap tisée la “1626” ! De la soupe aux mois, du kéfir, la création d’un puits avec les quatre faces représentant les quatre destinations successives de ce couvent - bâtiment religieux, prison, école et mairie - est également au programme pour les visiteurs. Des visites de cer

taines parties du couvent habituelle ment fermées au public seront égale ment organisées. Cette journée de commémorations don nera peut-être l’idée d’engager d’autres

initiatives pour mieux valoriser ce mor ceau du patrimoine belmontois que beaucoup d’habitants de la commune connaissent finalement très peu. n J.-F.H.

Parmi les artistes locaux à découvrir le 1 er mai prochain, Marie Garnache et ses impresssions sur tissu.

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