Journal C'est à dire 325 - Mars 2026

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VAL DE MORTEAU

La M.J.C. fait lentement peau neuve Morteau Vieillissant, le bâtiment de la M.J.C. de Morteau fait l’objet de rénovations, par à-coups, depuis deux ans. La muni cipalité a voté dernièrement le budget de 110 000 euros pour la réfection de la toiture.

I nscrite dans le paysage depuis de nombreuses décennies, la bâtisse de la M.J.C. de Morteau n’en est pas moins vieillissante. Une rénovation énergétique, et une modernisation des salles, sont devenues plus que nécessaires. Depuis deux ans, la municipalité, propriétaire du bâtiment, et la M.J.C. mettent en œuvre des

dernièrement la somme de 110 000 euros pour la réfection de la toiture et d’une partie de la cheminée. Une porte a aussi été changée. “Il s’agit de mettre aux normes en termes de réno vation énergétique” , poursuit l’ex-élue. Le prochain chantier d’envergure concernera le chan gement des fenêtres et des huis series. Des dépenses estimées à

Alain Vauchier, directeur de la M.J.C.

de Morteau, se réjouit des espaces rénovés, améliorant les conditions d’accueil.

rénovations, chaque partie participant au financement, selon les moyens, de plus en plus restreints.

150 000 euros mais qui pour autant n’ont pas encore été votées. “Cet investissement est conditionné à l’oc

Des rénovations coûteuses mais nécessaires.

rage moins énergivore, ces modernisations contribuent à améliorer les conditions d’accueil mais aussi les conditions de tra vail des salariés de l’association. “La dernière grosse rénovation remonte à 1999. Là, ça devenait compliqué d’accueillir les gens dans de bonnes conditions, c’était vétuste” , remarque Alain Vau

chier, directeur de la M.J.C. Tous les ans, environ, une salle est rénovée pour un investissement de 20 000 euros pour chaque chantier. Prochain projet, la réfec tion des espaces toilettes, pro grammée dans l’été. Malgré tout, avec 900 adhérents, l’association manque de place. Les salles doivent être multi

fonctionnelles pour s’adapter à toutes sortes d’activités, que ce soit l’accueil des tout-petits, l’ate lier cuisine, la danse contempo raine, la gym douce, etc. “On aimerait bien investir les deux étages inoccupés mais cela néces siterait d’énormes travaux, notamment un ascenseur. On pourrait faire de grands espaces

pour des activités artistiques et de bien-être” , se prend à rêver Alain Vauchier. Afin de joindre l’utile à l’agréable, les murs des nouvelles salles deviennent aussi des espaces d’exposition pour les adhérents comme pour des personnes exté rieures. n L.P.

Car un immense chantier de rénovation, de A à Z est impos sible. “On ne peut pas se permet tre financièrement un gros chan tier” , confirme Marie Bonnet, élue au conseil municipal (jusqu’au 22 mars). Petit à petit, donc, la M.J.C. fait sa mue. La municipalité a voté

troi de subventions, notamment de la C.A.F. Si cela ne se fait pas cette année, les élus étudieront le projet l’année prochaine. Il faut les changer de toute façon” , assure Marie Bonnet. De son côté, la M.J.C. a rénové quatre salles pour l’accueil des publics. Sols, murs, plafond, éclai

Le couvent des Minimes fête ses 400 ans Montlebon À cette occasion, un comité d’organisation prépare des animations au sein du bâtiment historique accolé à l’église. Les festivités auront lieu le 1 er mai, le jour de la traditionnelle foire.

Pendant longtemps, le bâtiment a servi d’école où les religieuses ont fait la classe jusqu’en 1903.

C’ est un des ensembles reli gieux les plus anciens, et paradoxalement un des moins connus, du Val de

Les moines ont abandonné le couvent à la révolution.

Morteau. Le couvent dit des Minimes (du nom de l’ordre des Pères Minimes fondé par Saint-François de Paule) a été construit dans la première moitié du XVII ème siècle à Montlebon. On célè bre cette année ses 400 ans. “À cette époque, l’ordre des Minimes avait demandé au roi d’Espagne qui possédait alors la Franche-Comté, et à Isabelle de Neuchâtel, l’autorisation de construire un couvent, avec l’aval du sieur Jean Jacques Fauche, prieuré de Morteau et archevêque de Besançon. La première pierre de ce couvent a été posée le 23 décembre 1626” rappelle Patrice Mazzotti, amateur d’histoire et membre du comité d’organisation de cet anni versaire.

Le bâtiment est devenu propriété de la commune en 1826, il y a tout juste 200 ans.

longement de l’église. Plusieurs asso ciations et autres volontaires se sont associés à l’idée. Dans le cloître, dans le jardin de curé et dans l’aile sud du couvent seront ainsi organisées plu sieurs expositions et démonstrations de savoir-faire (peinture sur toile, pote rie, impressions végétales sur tissu,

vannerie…). Le collectionneur de photos anciennes Patrice Mazzotti exposera une sélec tion de ses cartes postales his toriques. Une brasserie éphé mère sera même installée, “avec la fabrication de la bière

L’idée de cette commémoration est née il y a un an. “On avait organisé l’an dernier une expo sition de peinture dans le bâti ment. En parallèle, je me suis occupé avec d’autres du jardin

Une exposition de cartes postales historiques.

de curé, l’idée nous est venue de marquer le coup cette année pour célébrer cet anniversaire” ajoute Carl Bourdenet, autre Belmontois impliqué dans l’or ganisation. Avec d’autres bénévoles, ces deux Bel montois ont donc décidé de profiter de l’affluence liée à la traditionnelle foire et vide-greniers du 1er mai à Montlebon pour organiser des animations dans et autour du couvent situé dans le pro

Paulaner, créée justement par les moines minimes, selon la recette originale” détaille le comité d’organisation. Clin d’œil à l’histoire : cette bière sera bap tisée la “1626” ! De la soupe aux mois, du kéfir, la création d’un puits avec les quatre faces représentant les quatre destinations successives de ce couvent - bâtiment religieux, prison, école et mairie - est également au programme pour les visiteurs. Des visites de cer

taines parties du couvent habituelle ment fermées au public seront égale ment organisées. Cette journée de commémorations don nera peut-être l’idée d’engager d’autres

initiatives pour mieux valoriser ce mor ceau du patrimoine belmontois que beaucoup d’habitants de la commune connaissent finalement très peu. n J.-F.H.

Parmi les artistes locaux à découvrir le 1 er mai prochain, Marie Garnache et ses impresssions sur tissu.

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