Journal C'est à dire 325 - Mars 2026

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VAL DE MORTEAU

Les Chronos du Val, le nouveau rendez-vous sportif du mois de juin Loisirs

Quatre mercredis, quatre communes, quatre parcours et un même défi : faire vibrer le Val de Morteau au rythme de la course à pied. Avec les Chronos du Val, le territoire s’offre un nouvel événement sportif, accessible à tous et fédérateur, qui promet déjà de faire parler de lui.

nous avons évité les passages techniques, car nous voulons que ce rendez-vous soit populaire” , détaille Loïc Grandvoinnet, pré sident de l’association Les Chro nos du Val qui porte l’événement. Elle est soutenue par la Com munauté de communes du Val de Morteau qui a initié l’idée.

sportive, inspirée du B.C.N. Tour, en Suisse. La course à pied est populaire, il y a une attente de ce type d’événement sur notre territoire. Notre volonté est d’ap porter de l’événementiel grand public du mois de juin à la fin août.” Ce nouveau rendez-vous

E t si vos mercredis de juin prenaient un autre rythme, à la fois plus sportif et plus festif? C’est possible ! Car cette année, le Val de Morteau accueille un tout nouvel événement: Les Chronos du Val. Il s’agit de qua tre trails qui auront lieu chaque mercredi de juin en début de soi rée. Chacune de ces courses se déroulera dans une commune différente du Val de Morteau. Pour cette première édition, les

villages qui accueilleront tour à tour les coureurs sont Villers le-Lac, Les Combes, Montlebon et Morteau. Les Chronos du Val, ce sont donc quatre courses, quatre com munes, mais une seule distance, une boucle de 10 kilomètres sur les chemins et les sentiers du secteur, et une belle occasion de redécouvrir le Val de Morteau. “Les quatre parcours sont prêts. Le profil est assez sportif, avec un peu de dénivelé. En revanche,

“On cherche à créer différents événements populaires sur le ter ritoire” , souligne Cédric Bôle, maire de Morteau et président de la communauté de communes. Il ajoute :

s’adresse à tous les publics, y compris aux enfants dès l’âge de 6 ans qui bénéficieront d’un départ anticipé. Il est ouvert égale ment aux marcheurs. Quant aux coureurs,

“Nous voulions une nouvelle épreuve itinérante, mais plus sportive.”

“On a déjà initié Un été O’Val, qui a une vocation circassienne. Dans le même esprit, nous vou lions une nouvelle épreuve iti nérante, mais cette fois-ci plus

tous les profils sont attendus. Entre ceux qui courent tranquil lement à leur rythme, seuls ou entre amis, et ceux qui veulent jouer la gagne, il y a de la place pour tout le monde. “Notre but est vraiment de faire un événe ment fédérateur dans le Val de Morteau” , insiste Loïc Grand voinnet. Les inscriptions sont déjà ouvertes ! “Les personnes peuvent acheter un seul dossard, ou alors un dossard à chaque course, voire prendre le pack quatre courses” , précise-t-il. Derrière les Chronos du Val, le tissu associatif du Val de Mor teau est mobilisé. Plusieurs asso ciations sont impliquées dans ce projet : Doubs Sud Athlétisme,

Les représentants de l’association Les Chronos du Val sont déjà dans les starting blocks.

Inscription à partir du 1 er avril

Varappe et Montagne, Badmin ton Val de Morteau, C.A. Morteau Handball, Nordic Val Walking et le Ski club des Combes. Ces associations se répartissent les rôles dans l’organisation et l’ani

mation de chaque étape. L’objectif est bien de faire des Chronos du Val le rendez-vous sportif, festif et populaire du début de l’été dans le Val de Morteau. n T.C.

Emploi

Le Doubs compte 31 500 travailleurs frontaliers Depuis trois ans, l’Urssaf Franche-Comté suit l’évolution du travail frontalier, sur la question de l’activité et des revenus. Si les chiffres clés restent globalement stables, le ralentissement de l’activité économique en Suisse n’a pas encore été pris en compte dans les statistiques.

Combien de frontaliers français ? La France compte 234000 tra vailleurs frontaliers en Suisse sur 405 000 en tout dans le pays helvète. Un chiffre qui a aug menté de 4,5 % entre 2023 et 2024. Depuis trois ans, l’Urssaf Franche-Comté publie un recueil des chiffres-clés du travail fron talier en Suisse. Les données sont issues de l’I.N.S.E.E. et de l’Office fédéral de la statistique côté suisse. Les travailleurs fron taliers sont en effet gérés par l’Urssaf, à condition qu’ils coti sent à l’assurance maladie fran çaise. “Depuis 2014, le travailleur frontalier relève de l’assurance maladie suisse mais il dispose d’un droit d’option pour l’assu rance maladie française dans les trois mois après embauche” , rappelle Amandine Durupthy Perriand, pilote du service des travailleurs frontaliers en Suisse pour l’Urssaf. En 2024, sur les 234 000 travailleurs frontaliers, 149 000 sont affiliés à l’assurance maladie française, un chiffre en baisse de 2 %.

Quel est le portrait-type ? Il s’agit d’un homme de 43 ans, salarié, vivant à 32 km de son lieu de travail. Son revenu fiscal de référence moyen est de 59 790 euros. Dans les faits, cette moyenne s’explique par le nom bre majoritaire de Haut Savoyards travaillant en Suisse, soit 68 000. Le Doubs arrive en deuxième position avec 31500 travailleurs frontaliers. “Dans le Doubs, les frontaliers repré sentent 15 % des salariés, soit 1 sur 7” , image Amandine Durup thy-Perriand. Plus d’un travail

l’assurance maladie ont déclaré 8,8 milliards d’euros comme revenu fiscal de référence (R.F.R.). Dans la région, ce R.F.R. moyen est de 29000 euros. “Il faut utiliser cette comparaison avec précaution, prévient néan moins Romain Gibert, directeur comptable et financier et pilote du service statistiques. Ce n’est pas le même périmètre, il est beaucoup plus large en Bour gogne-Franche-Comté.” Dans le Doubs, le revenu fiscal moyen de référence pour un frontalier s’élève entre 49000 et 58000 euros. “Travailler en Suisse demeure attractif et dynamique” , conclut Amandine Durupthy-Perriand. À noter cependant, que les dif ficultés économiques qu’a connues la Suisse en 2025 n’ont pas encore été prises en compte, l’impact du ralentissement de l’activité sera mesuré dans le prochain recueil l’année pro chaine. n L.P.

regrouper jusqu’à 42 % de fron taliers. Quasiment (à 91 %) tous ceux du Doubs partent travailler dans le canton de Neuchâtel. Si en Bourgogne-Franche-Comté, le trajet moyen est de 43 km, plus d’un frontalier sur 5 par court plus de 50 km. Quels sont les secteursd’activité pour les frontaliers du Doubs ? 40 % travaillent dans l’industrie manufacturière, 12 % dans les activités de services adminis tratifs et de soutien, 11 % dans les commerces et 10 % dans la

santé. “L’attrait pour le travail en Suisse s’ex plique par des niveaux de salaires parmi les plus élevés au monde, l’ouest de la Suisse majoritairement fran

leur frontalier sur deux habite dans les territoires proches de la bande frontalière: 58 % dans la commu nauté de communes du Val de Morteau, l’un

Plus de 50000 euros de revenu fiscal moyen dans le Doubs.

des deux territoires avec la com munauté de communes du Gene vois en Haute-Savoie qui concen tre le plus de frontaliers. Le Pays de Maîche, le Grand Pontarlier, la com’com des Lacs et Mon tagnes du Haut-Doubs peuvent

cophone, un droit du travail rela tivement souple et des infrastruc tures facilitant les déplacements quotidiens entre la France et la Suisse” , explique l’Urssaf. En 2024, les près de 150000 tra vailleurs frontaliers affiliés à

Amandine Durupthy-Perriand, pilote du service des travailleurs frontaliers en Suisse, Romain Gibert, directeur comptable et financier et pilote du service statistiques et Valérie Baudeigne, statisticienne.

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