Journal C'est à dire 325 - Mars 2026

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DOSS I ER

Pays de Montbenoît Marie Rufenacht, maire en toute légitimité Les électeurs de la commune nouvelle de Pays de Montbenoît avaient le choix entre deux listes. 57 % d’entre eux ont voté en faveur de la liste portée par Marie Rufenacht, ravie de ce score qui valide l’intérêt porté à la création de la commune nouvelle.

P our la première de sa toute jeune histoire, la commune nouvelle de Pays de Mont benoît était soumise au suf frage universel. L’occasion de vérifier comment les habitants des cinq com munes allaient se prononcer d’autant plus qu’une seconde liste s’est décla rée tardivement, offrant à chacun le choix de se déterminer. “On a fait quelques réunions internes et on a distribué par courrier notre profes sion de foi dans laquelle figuraient nos projets ainsi qu’une photo des 23 personnes de la liste “Pays de Montbenoît : des racines communes, un avenir partagé” , explique Marie Rufenacht élue relativement faci lement. Cette liste avait été com posée avec la volonté que chaque ancienne commune soit représentée au prorata de sa taille.

Marie Rufenacht, 41 ans, souligne qu’elle n’était pas forcément tête de liste au départ et qu’elle s’est décidée en découvrant qu’une partie de l’équipe en place était prête à la sui vre. Son engagement valorise aussi tout le travail préparatoire à la créa tion de la commune nouvelle. “On savait que cette fusion ne faisait pas l’unanimité. Cette élection constituait en soi une façon de vérifier le bien fondé de la démarche.” Première bonne nouvelle, l’électorat s’est très largement mobilisé avec un taux de participation de 70 %. “C’est une bonne chose.” Avec un score de 57 %, la liste de Marie Rufenacht place 18 personnes au conseil contre 5 pour l’autre liste. “J’espère que l’on pourra travailler avec cette opposition de façon constructive sans tomber dans l’op

Le Bizot Sylvie Bize, à la tête

position systématique.” L’exécutif comprend 5 adjoints et 3 conseillers délégués. Philippe Drezet, Stéphanie Parsy, Philippe Binétruy et Gilles Magnin-Feysot ont été élus aux postes d’adjoints. Les projets ne manquent pas. D’abord finaliser le programme de voirie et terminer la réfection du réseau d’eau. Le gros projet du man dat est lié à la rénovation de l’école en y incluant la construction d’un périscolaire. “Une réflexion a été engagée mais tout pourra être dis

D’ emblée, Sylvie Bize évacue la ques tion et met les points sur les i : “La difficulté que je rencontre déjà, et que j’entends dans le village : “C’est la femme de Gilles Robert” (N.D.L.R., ancien premier adjoint et président de la com’com du Plateau du Russey). On est deux entités différentes.” Sylvie Bize coupe court aux rumeurs selon les quelles elle serait la “marionnette” de Gilles Robert ou simplement “la femme de”. Élue maire à la suite de Marlène Renaud, l’en seignante en lettres-latin à Morteau compte bien s’imposer et imposer sa patte. Son expérience dans l’enseignement, justement, lui confère quelques atouts comme la diplomatie, la patience ou encore “supporter de ne pas être aimé parce qu’on a pris telle décision.” Pour autant, Sylvie Bize sait que son plus grand frein est son manque de connaissances ou en tout cas d’assise politique. Sa force ? S’appuyer de la commune C’est une femme qui succède à une autre femme. Sylvie Bize, 53 ans, a été élue maire du Bizot le vendredi 20 mars. Elle prend la suite de Marlène Renaud. Si la nouvelle édile est novice en politique, elle peut s’appuyer sur une équipe solide.

Sylvie Bize, le nouveau visage du Bizot.

Le Bélieu Nicolas Paget succède à Jean-Noël Cuenot

sur une équipe solide, notamment ses deux adjoints Marie-Hélène Brisebard (1 ère ) et Jean Luc Rondot (2 ème ). “Dans l’équipe, nous avons deux anciens élus, une mixité entre anciens et nouveaux habitants. Il y a une cohésion de groupe. Donc j’y vais, j’apprends.” Le dossier le plus urgent sur sa table de maire concerne l’ancienne école, vide actuellement. Un projet de rénovation en plusieurs logements est en réflexion. Autre sujet à empoigner : rétablir un dialogue serein entre la mairie et l’association L’Éco’lette. “Je vais organiser une visite du village avec les conseillers pour connaître le territoire et on ira à l’Éco’lette, souligne l’élue. Je veux repartir sur de bonnes bases et faire table rase du passé.” Par ailleurs, Sylvie Bize compte bien s’investir dans la communauté de communes et le Parc naturel régional du Doubs Horloger. n L.P.

L’ émotion était palpable à la mairie du Bélieu, le samedi 21 mars. Après avoir occupé pen dant 18 ans le fauteuil de maire, s’impliquant depuis 2001 dans la vie de la commune, Jean-Noël Cuenot a transmis les clés du Bélieu à Nicolas Paget. À 41 ans, cet ancien cadre dans l’au tomobile enfile pour la première fois l’écharpe tricolore après avoir été conseiller municipal puis 3 ème adjoint. Il s’est entouré de 4 adjoints : Catherine Mauvais (1 ère ), Adrien Jacoulot (2 ème ), Laëtitia Bart (3 ème ), et À 41 ans, Nicolas Paget, adjoint sortant, a été élu maire du Bélieu. Il prend la suite de Jean Noël Cuenot, maire pendant 18 ans.

Maxime Balanche (4 ème ). Si auparavant le conseil ne comptait que 3 adjoints, l’augmentation de la population du Bélieu a automa tiquement augmenté le nombre de conseillers (de 11 à 15). “La sécurisation de la route départementale avec la création de trottoirs et la régulation de la vitesse grâce à des rétrécissements de la chaussée, sera le pre mier projet à lancer” , souligne Nicolas Paget. Ce dernier ne pourra en revanche pas siéger au conseil communautaire, étant employé par la collec tivité comme responsable des infrastructures en pleine nature. Ce sera sa première adjointe, Catherine Mauvais, qui occupera le fauteuil communautaire à la C.C.V.M. n L.P.

Le maire Nicolas Paget et ses adjoints. De gauche à droite, Laëtitia Bart, Adrien Jacoulot, Nicolas Paget, Catherine Mauvais et Maxime Balanche.

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