La Presse Bisontine 97 - Mars 2009

La Presse Bisontine n° 97 - Mars 2009

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ÉCONOMIE

530 000 euros pour la prison

Besançon passe à travers le plan de relance Rien, ou presque, pour la capitale régionale dans le plan de relance annoncé par le gouvernement. Là encore, Besançon n’a eu aucun poids dans la balance des décisions nationales.

maire de Besançon), les 2,53 millions destinés à la construction de la nou- velle fac de médecine aux Hauts-de- Chazal (quoique cette somme soit une nouvelle fois une accélération de ce qui était déjà programmé) ou encore, comme s’en félicite le député bisontin Jacques Grosperrin dans un commu- niqué, les “530 000 euros alloués dès 2009 pour des travaux dans l’établissement pénitentiaire de Besan- çon.” Mais le sentiment est général àBesan- çon que “la capitale régionale et la Franche-Comté sont clairement oubliées” regrette Jean-Louis Fousseret. Et ce n’est pas la présentation plutôt confu- se des chiffres par le préfet qui ras- surera les élus locaux dont aucun sans doute n’a eu assez de poids ou d’envergure nationale pour influencer les décideurs du gouvernement. J.-F.H.

“J e suis obligé de constater objec- tivement que les mesures annoncées sont loin de per- mettre à Besançon et à son agglomé- ration de trouver là les moyens de fai- re face aux défis de demain.” Jean-Louis Fousseret a le net sentiment que sa ville est passée à travers les annonces gouvernementales.

travaux” se désespère Jean-Louis Fous- seret. Autre crève-cœur pour le président du Grand Besançon, “le plan de relance ne prévoit aucun financement des infra- structures ferroviaires et connexes” ajoute M. Fousseret, faisant référen- ce notamment à l’aménagement des garesViotte et d’Auxon.Même décep- tion concernant le programme demise en valeur desmonuments historiques : certes 500 000 euros sont prévus pour les travaux sur la Citadelle mais “là non plus, il n’existe pas de réel effort supplémentaire par rapport aux enga- gements déjà contractualisés dans le contrat de plan État-Région.” Aucune certitude non plus sur les très attendus programmes de rénovation urbaine, actuellement bloqués pour des problèmes de financement. Besan- çon a répondu le 28 janvier dernier à la délégationde l’agence nationale pour la rénovation urbaine (A.N.R.U.),récla- mant plus de 3 millions d’euros mais au final, Besançon est suspendu à la décision de l’A.N.R.U., ne maîtrisant pas son destin, une nouvelle fois. Au plan des satisfactions, on pourrait toutefois noter (ce qu’oublie de faire le

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Exemple le plus frap- pant : l’interminable contournement de Besançon. L’inscription de 2millions d’euros de crédits d’études est a priori confirmée par l’État, mais hors plan de relance, juste dans le P.D.M.I.(programme de développement et de modernisation d’itinéraires), un docu- ment que les élus locaux se désespèrent de voir arriver (il est annoncé pour juin). “Pour autant, rien n’indique un quel- conque engagement en terme de calendrier rela- tif au démarrage des

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Aucune certitude sur la rénovation urbaine.

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Les sujets locaux qui perturbent la mairie

POLÉMIQUE

3 800 signatures

Orchestre de Besançon : les voix dissonantes de la mairie Cacophonie autour de l’avenir de l’orchestre de Besançon. Tandis que la mairie veut révolutionner l’ensemble, le sujet devient politique. Un vrai canard dans le concert municipal.

À quelle sauce vont être man- gés lesmusiciens de l’orchestre de Besançon ? Seul son chef, Peter Csaba, en poste depuis 1994, est déjà fixé : les élus bisontins ne veulent plus de lui. Pour quelle bon- ne raison ? Nul ne le sait. Les musi- ciens de l’orchestre, eux, ne veulent pas laisser leur outil de travail dépe- cé par quelque oukase municipal. Alors, ils le font savoir, s’organisent, travaillent (de concert) avec les auto- rités municipales pour éviter le scé- nario catastrophe. En même temps que la volonté de changer de direc- teur, les élus veulent baisser de 100 000 euros la subvention accor- déetous les ans à la formation. À l’initiative des musiciens, une péti- tion a circulé : “Il faut sauver l’orchestre de Besançon !” Et là, sur- prise, on s’aperçoit que, loin de n’être l’affaire que d’une petite intelligentsia locale, l’orchestre de Besançon est

temps plein et entre 45 et 60 musi- ciens embauchés selon la program- mation en tant qu’intermittents du spectacle.Face au vent de colère résu- mé par cettemusicienne - “Rien n’est programmé pour la saison prochai- ne, c’est une grosse inquiétude pour nous” , dit-elle -, la mairie accepte de revoir sa copie. Ce n’était qu’une répé- tition avant le concert politique qui nemanquera pas d’agiter le prochain conseil municipal. Ni le maire, ni son nouvel adjoint à la culture,le bouillonnantYves-Michel Dahoui,n’avaient pensé que cette ins- titution susciterait autant de réac- tions. Loin d’être en léthargie, l’orchestre deBesançona savamment organisé sa rébellion. Un dossier qui a échappé à la vigilance habituelle du maire de Besançon qui le reçoit comme une petite bombe à retarde- ment en pleine figure. J.-F.H.

enraciné dans le cœur des Bisontins depuis plus de 50 ans. La pétition a déjà recueilli près de 3 800 signa- tures. Pendant ce temps-là, l’affaire prend une tournure politique. Outre l’U.M.P., à travers la voix de Pascal Bonnet notamment,lesVerts bisontins,alliés politiques du maire, s’interrogent : “L’annonce brutale du non-renouvel- lement du contrat de Peter Csaba à la direction de l’orchestre de Besan- çon Franche-Comté, les informations qui circulent quant à son remplace- ment, quant à la taille de l’orchestre, quant à son répertoire,posent de graves questions à propos de la définition de la politique culturelle. Il ne peut exis- ter de politique et d’action culturelles inscrites dans ladurée si les créateurs, les artistes se retrouvent soumis à des décisions politiques intempestives” argumentent-ils. L’orchestre fait vivre 4 personnes à

Rien de nouveau pour le contournement.

Perdre le “U” de C.H.U. C.H.U. et université, même combat Deux dossiers préoccupent actuellement le maire de Besan- çon : le maintien sur sa ville du C.H.U. et de l’Université. S ur ces deux dossiers proches, le maire de Besançon qui est également prési- dent du conseil dʼadministration du C.H.U. de Besançon, ne ménage pas sa peine. Proches, ces deux sujets le sont car dans un cas comme dans lʼautre, lʼidée actuelle du gouvernement est de créer de grands pôles médicaux (une dizaine en France) et dʼenseignement. Le regroupement de plusieurs établissements est donc à lʼordre du jour. Le maire de Besançon est sur ces deux fronts. Le 27 janvier dernier, M. Fousseret faisait un énième voyage à Paris pour défendre auprès de la ministre Valérie Pécresse le dossier “Université”. Avec une proposition nouvelle dans sa musette. “Ce que nous avons défendu, c’est l’idée d’un axe univer- sitaire Rhin-Rhône, confie un proche collaborateur du maire. Car nous sommes bien conscients que nous n’avons pas la taille de Lyon, de Strasbourg ou de Montpellier. Mais le réseau métropolitain Rhin-Rhône existe déjà dans les faits, avec l’axe Dijon, Besançon et Mulhouse. Nous avons donc proposé de travailler sur une carte univer- sitaire qui couvre ce bassin-là. L’idée est de se rassembler pour ne pas disparaître et être visibles. La ministre a été assez sensible à cette perception-là.” Concernant lʼhôpital, lʼidée sous-jacente du gouvernement est aussi de ne plus don- ner le label universitaire quʼà une dizaine dʼhôpitaux en France. Le risque est donc de voir le “U” de C.H.U. disparaître à Besançon. Et si Besançon perdait cet attribut, lʼattractivité de lʼhôpital serait sérieusement écornée. Un autre combat de taille pour le maire de la capitale comtoise.

L’orchestre de Besançon, nouvelle cible de l’adjoint à la culture de Besançon.

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