La Presse Pontissalienne 313 - Février 2026

12 Économie

Février 2026

EN BREF

BESANÇON Un niveau historique La construction de logements neufs est au plus bas À Besançon, comme ailleurs en France, il ne s’est jamais aussi peu vendu de logements neufs. Signe positif : le nombre de permis de construire repart à la hausse.

Fitness L’association Snatch Évents Besançon, fondée en 2012, organise depuis plus de dix ans des événements majeurs dans le domaine du fitness à l’échelle régionale, nationale et internationale. Forts de son expérience, elle organise le premier Mondial de fitness à Besançon du 13 au 15 mars au Palais des sports de Besançon. 400 participants sont attendus et entre 3 000 et 4 000 spectateurs d’après l’organisation. Plus d’infos au 06 62 92 62 63. Artisanat L’Union des Entreprises de Proximité (U2P) a organisé sa cérémonie de vœux le 26 janvier dernier. Son président départemental Rémy Baverel est revenu sur une année 2025 assez riche, et a évoqué les prochains défis des entreprises de proximité : la transition écologique, la transformation numérique, la formation et la transmission des savoir-faire, l’évolution des pratiques professionnelles, et plus largement l’adaptation des entreprises de proximité à un environnement en constante évolution. Vaccination La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février. L’A.R.S. invite les habitants de Bourgogne-Franche Comté à ne pas relâcher leur vigilance face aux virus de l’hiver car le virus de la grippe continue de circuler activement dans la région. La vaccination contre la grippe est fortement recommandée pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes de moins de 65 ans souffrant de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’obésité, l’entourage des nourrissons à risque de grippe grave et des personnes immunodéprimées, et les professionnels de santé. Pour ces publics, la vaccination contre la grippe est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

2 025, annus horribilis pour la construction et la vente de loge ments neufs à Besançon. L’an der nier, à l’échelle de la ville, il ne s’est vendu que 140 logements neufs (en collectifs). Et à peine 13 nouveaux chantiers ont été lancés. “Le niveau n’a jamais été aussi bas” résume Fabrice Jeannot, promoteur bisontin vice-pré sident de la Fédération des promoteurs immobiliers (F.P.I.) de Bourgogne Franche-Comté. Mais Besançon n’est pas un cas à part, le chef-lieu du Doubs suit la tendance nationale. En France, il s’était vendu quelque 130 000 loge ments neufs en 2019, pour à peine 51 000 en 2025. Actuellement à Besançon, il existe une vingtaine de programmes neufs à ven dre, soit un total de près de 650 loge ments. Et donc, seulement 13 chantiers

ont été lancés l’an dernier. L’année a été difficile également parce que les coûts de construction ont encore été enchéris, notamment à cause de la norme R.E. 2020 modifiée applicable aux permis de construire déposés à par

Besançon L’écroulement des ventes de logements neufs Année Nombre de réservations Nombre de logements disponibles 2018 443 359 2019 210 269 2020 200 318 2021 230 253 2022 223 242 2023 170 279 2024 180 279 2025 140 253 Source : Fédération des promoteurs immobiliers de B.F.C

tir de janvier 2025, une norme plus engageante sur le plan du bas carbone. Dans ce marasme, seule note positive à retenir : le nombre de permis de construire est reparti à la hausse. 624 logements ont été autorisés en 2025 à Besançon, contre à peine 353 en 2024. “On retrouve le niveau de 2021-2022” constate le vice-président de la F.P.I. n J.-F.H.

“Le niveau n’a jamais été aussi bas.”

PONTARLIER

Économie circulaire

Haut-Services investit dans les mobilités Trouver du travail c’est bien, pouvoir s’y rendre c’est mieux. L’association intermédiaire Haut Services qui est spécialisée dans la mise à disposition de personnel est régulièrement confrontée à cette problématique.

tarlier. Ce dispositif permet d’ac compagner l’émancipation des quartiers prioritaires en favorisant leur inclusion sociale et écono mique. “Cela nous a permis dans un premier temps d’organiser des permanences mensuelles dans les trois centres sociaux de Pontarlier. On a déjà accueilli une dizaine de personnes dont trois qui ont réussi à retrouver un emploi.” Sur la question des mobilités et toujours dans le cadre du contrat

de Ville, l’associa tion a choisi d’in vestir dans une voiturette élec trique sans per mis. “Elle est déjà utilisée par un de nos salariés pour se rendre sur son lieu de travail aux Granges Narboz.” Cette acquisition implique toute une organisation avec la gestion d’un planning, le passage du per mis de conduire

développer de nouveaux services à la population. La com’com du Grand Pontarlier a fait le choix de mettre en place des points d’ap port volontaire où les habitants peuvent venir déposer les déchets recyclables: emballages papier, plastique, verre… Sauf que cer taines personnes trop âgées ou invalides n’ont pas toujours la force ou la possibilité de se rendre sur ces sites de tris. D’où l’idée de l’association de mettre à disposi tion du personnel équipé de vélos cargos pour assurer cette mission qui pourrait aussi se décliner en service de livraison pour les courses. Les idées et les projets se multi plient au sein de Haut-Services qui a complètement remis à plat son fonctionnement depuis un an. “On salarie moins de monde mais en leur octroyant plus d’heures” , résume Nathalie Bertin. En 2025, l'association a enregistré 18 000 heures de travail, soit 1 000 de plus qu’en 2024. Ce volume horaire a été réparti sur 100 per sonnes contre 120 en 2024. Dernière actualité de l’année 2026, l’association vient d’acquérir ses propres locaux situés toujours dans la rue de la Paix au rez-de chaussée du bâtiment de Central park, en face de la gendarmerie de Pontarlier. n F.C.

“C e manque de mobilité pénalise forcément les personnes en dif ficultés. Sans moyen de locomotion, c’est très compliqué de les remettre au travail sur un

territoire comme celui de Pontarlier et des alentours” constate Nathalie Bertin, la présidente de Haut-Ser vices qui a trouvé des leviers d’ac tion en se positionnant sur le contrat de Ville 2024-2030 de Pon

L’association a choisi d’investir dans une voiturette électrique.

Les adminis trateurs et le personnel de l’association Haut-Services autour de la voiturette sans permis qui sera mise à disposition des per sonnes en parcours d’in sertion pro fessionnelle.

A.M. obligatoire pour conduire le véhicule. “On a recruté un service civique qui s’occupe de toutes ces questions. Comme il n’y a pas de voiturette adaptée dans les auto écoles de Pontarlier, on a équipé la nôtre en double pédalage. Pour le passage du permis, on travaille avec deux auto-écoles locales” , poursuit Nathalie Bertin. Le mon tant global du projet voiturette s’élève à 19000 euros et tout est pris en charge par les financeurs du Contrat de Ville: commune, Région et État. L’association Hauts Service ne compte pas s’arrêter là. Elle a prévu d’acquérir prochainement des vélos-cargos électriques pour

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