La Presse Pontissalienne 301 - Février 2025

Pontarlier 5

La Presse Pontissalienne - Février 2025

EN BREF

SANTÉ

Des difficultés conjoncturelles et non structurelles “Le C.H.U. a tout intérêt à ce que Pontarlier se développe”

Chapelle-des-Bois L’écomusée Michaud de Chapelle-des-Bois organise des animations tout au long du mois de février. Visite guidée les mardis 11, 18, 25 février, et 4 mars, et les jeudis 13, 20, 27 février et 6 mars (14 h 30). Atelier beurre les mardis 11, 18, 25 février et 6 mars à 10 heures Atelier pain les mercredis 12, 19, 26 février et 5 mars à 13h30. Enfournement des pains et des brioches les vendredis à 14 heures. Plus d’info sur ecomusee-jura.fr Pontarlier Après plusieurs semaines d’expérimentation réussie sur deux jours (lundis et vendredis), la Ville de Pontarlier et la Communauté de Communes du Grand Pontarlier ont décidé que l’agent virtuel d’accueil Ava serait désormais disponible tous les jours de la semaine, accessible 24 heures sur 24 via les standards Pontarlier (0381388138) et Communauté de Communes du Grand Pontarlier (0381394002). Le service reste également assuré par les agents municipaux et communautaires de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures du lundi au vendredi. téléphoniques des deux collectivités: Mairie de

Thierry Gamond-Rius, le directeur du C.H.U. Minjoz qui pilote depuis plusieurs mois la gestion de l’hôpital de Pontarlier travaille au développement des coopérations entre les deux établissements tout en déplorant un déficit de 7 millions d’euros au bilan d’activité du centre hospitalier intercommunal de Haute Comté (C.H.I.H.C.) en 2024.

talier Territorial. Il dispose d’un plateau technique complet et s’inscrit dans un bassin de population avec un potentiel d’activité important. On observe aussi un attachement des professionnels à cet établissement, ce qui est un signe de stabilité. Autre point positif : l’absence de concurrence sur ce bassin. L’activité médicale est solide. On note une pro gression de 6 % sur l’activité gynéco obstétrique. L’activité extérieure aug mente de 5 %, j’y vois là aussi une preuve de confiance de la médecine de ville dans son établissement. L’activité de la maison médicale de garde est en pleine croissance, soulageant ainsi le service des urgences. Les équipes mobiles sont au cœur du réseau terri torial. Idem pour la gériatrie, on sent que cela frémit et c’est la réponse du C.H.I.H.C. au vieillissement de la popu lation. L.P.P. : Les projets sont toujours d’actualité ? T.G.-R. : Tout à fait et cela s’est traduit par l’attribution des crédits pour la restructuration des urgences. Soit 14 mil lions d’euros investis dans la construc tion d’un bâtiment neuf opérationnel en 2028. On peut aussi mentionner le

projet d’Unité d’Hébergement Renforcé à l’E.H.P.A.D. du Larmont dont le coût s’élève à plus de 2 millions d’euros. L.P.P. : Quels objectifs pour 2025 ? T.G.-R. : On devra travailler à la récupé ration de la certification. Il faudra éviter de creuser le déficit budgétaire, être au clair sur la stratégie de développement que l’on souhaite porter, essayer de convaincre davantage la population du Val de Morteau de venir sur Pontarlier plutôt que d’aller à Besançon. Le tout en restant toujours aussi vigilant et exigeant sur la qualité. L.P.P. : Le recrutement d’un nouveau directeur est-il en cours ? T.G.-R. : Pour l’instant, je gère l’intérim avec différentes missions à mener. On a conforté la maternité et on souhaite développer la même stratégie en chi rurgie orthopédique et digestive. Il faut encore ramener de l’activité de cancé rologie sur Pontarlier avec des postes partagés C.H.U.-C.H.I.H.C. On profite de l’intérim pour tout mettre en œuvre et il y a donc de fortes chances que je reste ici au moins six mois. n Propos recueillis par F.C.

L a Presse Pontissalienne : L’année 2024 est très particulière ? Thierry Gamond-Rius : Personne, et moi le premier, ne pensait que je serais là pour diriger le C.H.I.H.C. suite aux change ments majeurs survenus en 2024. J’ai pleinement conscience de l’impact psy chologique de ces éléments sur l’ensem ble des services. La non-certification de l’établissement au premier semestre est en grande partie non méritée, mais quand même. On enregistre aussi en 2024 des départs en retraite de chirur giens avec un impact notable sur l’ac tivité. L.P.P. : Comment se traduit cette situation sur le budget ? T.G.-R. : Fin 2024, l’hôpital accusait un déficit de 7 millions d’euros contre 2 mil lions en 2023. La situation restera ten due en 2025 avec un rebond possible mais pas avant l’automne. L.P.P. : Vous ne perdez pas espoir ? T.G.-R. : Je ne suis pas le liquidateur judi ciaire. J’ai accepté cette mission car c’est l’occasion de mettre en œuvre des travaux pratiques. Je crois beaucoup aux complémentarités respectueuses, à la coopération collective. L.P.P. : C’est une stratégie pour résister au privé ? T.G.-R. : Le groupe Elsan a racheté toutes les cliniques privées de Franche-Comté et ensemble, nous devons répondre à cette stratégie tout en continuant à garantir des soins de qualité à tous. L.P.P. : Seul le collectif permettra de répondre à la spécialisation des professions de santé ? T.G.-R. : Effectivement, les praticiens

sont de plus en plus spécialisés. Ils sont donc à la recherche d’un volume d’ac tivité qui leur permette d’exercer. Sur ce point-là, avantage aux gros établis sements. On doit aussi s’adapter aux changements de mentalités avec des professionnels plus attentifs à la vie familiale, à l’allégement des tours de garde et qui cherchent de ce fait à inté grer des équipes plus importantes. L.P.P. : L’interdépendance semble de mise entre les hôpitaux publics ? T.G.-R. : Comme le C.H.U. doit se concen trer sur ces activités de recours, il a besoin des plateaux techniques exté rieurs comme celui de Pontarlier. On peut évoquer la réussite de l’Institut Régional Fédératif du Cancer qui mobi lise 220 praticiens partagés sur la Franche-Comté. Les résultats sont là avec une mortalité qui baisse plus vite en Franche-Comté qu’ailleurs tout comme les délais entre l’intervention chirurgicale et la chi miothérapie.

“La situation restera tendue en 2025.”

L.P.P. : Pontarlier a toute sa place dans ce maillage sani taire ? T.G.-R. : Dans cette phase de transition, il faut s’appuyer sur les élé ments positifs et se fixer des objectifs pour gérer les difficultés exté rieures et surtout ne pas rester englué dans nos problèmes. Le C.H.I.H.C. constitue une pierre angulaire au sein du Groupement Hospi

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“Je ne suis pas le liquidateur judiciaire. J’ai accepté cette mission car c’est l’occasion de mettre en œuvre

des travaux pratiques”, explique Thierry Gamond-Rius qui assure l’intérim à la direction du C.H.I.H.C.

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