La Presse Pontissalienne 301 - Février 2025

4 Pontarlier

La Presse Pontissalienne - Février 2025

Marguet Motoculture à Montbenoît agréé rétrofit

INNIOVATION

Motorisation électrique

La mobylette de papa retrouve une seconde jeunesse Premier Pontissalien de l’histoire à circuler en

Jean-Charles Marguet s’est diversifié dans l’électrifica tion des mobylettes depuis quelques années.

E ntre l’entretien d’un véhi cule thermique et de son homologue électrique, il a vite fait son choix. “Mon père aurait sans doute rêvé d’avoir une mobylette électrique. Plus besoin de faire le mélange essence, huile, de pédaler pour démarrer, de nettoyer le carbu rateur. Il suffit maintenant de mettre la batterie en service et de presser sur le contact” , appré cie ce collectionneur de tenues militaires qui possède également quelques véhicules anciens à deux ou quatre roues. Dont la mobylette A.V. 49 de son père Michel. Un modèle assez rare sorti en 1967 et commercialisé seulement pendant trois ans. “Il avait acheté ce modèle utili taire chez Pernet en 1970 et il s’en servait pour aller travailler chez Dubied puis Schrader. La voiture servait uniquement pour les sorties du week-end.” Très bien conservée, cette moby lette A.V. 49 a été immatriculée en 2010 pour permettre à la sœur de Christian Guibelin de

participer à des sorties en moby lette. “Comme on l’utilise très peu, il faut refaire l’entretien de base à chaque remise en route. C’est fastidieux. J’ai lu un article sur la conversion des cyclos à l’électrique dans “La vie de la moto”. J’ai contacté la société Noil qui fabrique des moteurs et travaille avec des installateurs locaux, en l’occurrence l’entre prise Marguet à Montbenoît.” Ces kits électriques peuvent bénéficier d’aides dont le mon tant varie en fonction de la situa tion géographique. C’est plus avantageux par exemple en Zone à Faibles Émissions (Z.F.E.). “Le kit m’a coûté 2 000 euros avec 50 % d’aide au moment de l’achat. J’ai commandé moi même le kit chez Noil puis j’ai emmené la mobylette chez Mar guet en décembre.” Vitesse bridée à 45 km/h, la mobylette dispose aujourd’hui d’une autonomie de 60 km. Elle a du couple et des accélérations à faire pâlir de jalousie bien des scooters. Christian Guibelin est

Deudeuche électrique, Christian Guibelin a beaucoup apprécié le confort apporté par cette technologie baptisée rétrofit. Au point d’équiper également l’au guste mobylette de son père d’un moteur électrique.

L a mobylette connaît un retour en grâce inattendu depuis quelques années. “On fait de plus en plus de restaurations”, explique Jean Charles Marguet qui est aujourd’hui concessionnaire des deux roues Peugeot et de la marque espagnole Rieju. L’entreprise de Montbenoît est aussi agréée par la société Noil pour l’installation de ses kits électrification. “Avant de poser ce moteur, il faut que la mobylette soit immatriculée et ait passé le contrôle technique. Le client peut faire ces démarches tout comme on peut s’en charger. Noil possède deux grandes familles de kit, pour les Solex et les moby lettes Peugeot, M.B.K., etc.” Arrivés à l’atelier, les cyclomoteurs sont débarrassés de leurs moteurs thermiques pour une version électrique avec batterie installée sur le porte-bagage arrière. Il faut compter une demi-journée de travail. “On fait entre 5 et 7 rétrofits par an et cela augmente progressivement. ” n

“Si mon père avait eu ça, il aurait été heureux comme un pape”, explique Christian Guibelin assis sur la mobylette paternelle, une mobylette A.V. 49 encore en très bon état.

min des Dames.” Bon mécano, Christian Guibelin a profité du passage à l’électrique pour ins taller des clignotants sur cette mobylette désormais prête à relever le défi climatique. À cha cun sa décarbonation ! n F.C.

plutôt satisfait d’avoir donné une seconde jeunesse à ce bien familial qu’il avait conduit quand il était à l’école militaire à Tulle. “Mon père l’avait mis dans le train. Je l’ai récupéré à la gare et je suis allé voir un copain qui vivait du côté du Che

Travaux Dans le cadre de la EN BREF

TRANSPORT FERROVIAIRE 10 millions d’euros à investir d’ici 2027 L’avenir du Neuchâtel-Frasne sur la sellette

réalisation de son projet de “smart city”, la Ville de Pontarlier poursuit ses travaux d’extension de la fibre optique. Le déploiement de ces infrastructures impactera ce mois-ci le trafic avec une circulation et un stationnement perturbés notamment rue des Remparts et rue Demesmay. D’autres travaux impacteront la ville en ce mois de février comme le renouvellement de l’éclairage public : 18 points lumineux de sur la Z.A.E. Industrielle rue Papin et 28 points lumineux des rues Argilliers, Dr Baud, Semard et Ovalie. Autres travaux : la rénovation des lucarnes du Conservatoire Élie-Dupont avec le remplacement de 15 menuiseries des lucarnes des combles en alu-bois. La rénovation du perron de la Gendarmerie est également au programme rue de Besançon. Air Les habitants de Valdahon et des environs sont invités à assister à une conférence sur la qualité de l’air intérieur et les perturbateurs endocriniens le vendredi 14 février à 20 h à l’Espace Ménétrier. Un événement à l’initiative de l’Amicale pour le Don du Sang de Valdahon et de la C.C.P.H.D. Entrée gratuite, conférence ouverte à tout public. Un repas sera servi aux personnes intéressées à l’issue des débats, (15 euros). Réservation : 03 81 56 26 01.

La branche régionale de la Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports (F.N.A.U.T.) s’inquiète de l’état de cette ligne qui nécessite des travaux assez lourds, faute de quoi elle pourrait être fermée, en compromettant ainsi l’avenir du T.G.V. Lausanne-Paris via Frasne.

cord franco-suisse d’exploitation est renégocié à chaque service annuel.” La fermeture de cette ligne pourrait remettre en question l’intérêt du T.G.V. Paris-Lau sanne via Frasne. “On craint que la perte de voyageurs induite décide Lyria, la société franco-suisse qui exploite cette ligne, à détourner ses T.G.V. sur Genève plutôt que de conti nuer à passer par Frasne, comme cela avait été fait pour l’une des quatre circulations T.G.V. de cette ligne transju rane.” De façon globale, la F.N.A.U.T. estime que l’exploitation des lignes transfrontalières est encore largement perfectible. “Le potentiel de report modal de la route sur le ferroviaire est énorme. Il y a seulement deux allers-retours sur le Pontarlier Vallorbe via Frasne, c’est insuf fisant. Même constat sur la ligne des horlogers où 100 mil lions d’euros ont été investis sans améliorer la desserte. Les cinq allers-retours quotidiens entre Morteau-Le Locle et La Chaux-de-Fonds ne permettent pas de désengorger les axes rou tiers. C’est bien sûr une question de moyens financiers mais aussi une question de volonté poli tique.” n F.C.

ment entre Pontar lier et Les Ver rières. Et au-delà de 2027, il reste rait encore pour 30 millions de tra vaux à effectuer” , poursuit Patrick Noblet. Pour l’instant, per sonne ne veut mettre la main à la poche. Le finan cement fait l’objet d’un bras de fer entre l’État et la Région. Chacun reste camper sur ses positions. “La

tissement n’aurait pas lieu d’être si la ligne était bien entretenue” , indique Patrick Noblet, vice président de la F.N.A.U.T. Bour gogne-Franche-Comté. Le réchauffement climatique impose d’engager de nouveaux travaux pour maintenir le réseau en état. Selon les esti mations de S.N.C.F. Réseau, il faudrait investir entre 300 et 500 millions d’euros pour adap ter l’infrastructure régionale. La ligne Frasne-Pontarlier-Les Verrières-Neuchâtel est concer née par ces problèmes d’entre tien. “D’une manière urgente, il faudrait réaliser 10 millions de travaux avant 2027 notam

É lus locaux, syndicats de transport, associations d’usagers, tous tirent la sonnette d’alarme pour maintenir cette ligne au com bien cruciale avec sa corres pondance T.G.V. qui permet ainsi à toute une région fron talière d’avoir une liaison

directe avec Paris. “Depuis le 28 janvier, les F.L.I.R.T., nom des autorails suisses qui circu lent sur cette ligne, sont contraints de rouler à 40 km/h, et non plus 60 km/h, sur une distance de 400 m avant le pas sage à niveau de La Cluse qui franchit la R.N. 57. Ce ralen

Personne ne veut mettre la main à la poche.

Région dit que c’est une ligne internationale empruntée par des trains suisses qui assurent des correspondances avec le T.G.V., donc c’est à l’État de payer. La F.N.A.U.T. enjoint la Région à faire ces travaux d’urgence pour éviter toute fer meture.” Les F.L.I.R.T. effectuent en moyenne trois allers-retours quotidiens entre Neuchâtel et Frasne. Le taux de remplissage, selon la F.N.A.U.T., est au moins de 50 %. “Ce n’est pas un pro blème de fréquentation mais en premier lieu de remise à niveau de l’infrastructure. L’ex ploitation de cette ligne est financée par les deux pays. L’ac

Les trains F.L.I.R.T. circulent trois fois par jour entre Neu châtel et Frasne via Pontarlier.

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