La Presse Pontissalienne 293 - Juin 2024

28 Mouthe - région des lacs

La Presse Pontissalienne n°293 - Juin 2024

MÉTABIEF Une aventure humaine et bénévole “On joue à fond la carte du durable” Programmé les 15 et 16 juin, cet événement qui se court sur quatre distances de 8 à 50 km, se distingue désormais des grosses écuries comme l’U.T.M.J. ou le trail des Forts dont l’organisation tend de plus en plus à se professionnaliser. Deux visions, deux approches, comme l’explique Élia Girard, le responsable de la commission Trail du Mont d’Or au sein du club organisateur l’Olympic Mont d’Or.

“En s’appuyant sur le bénévolat, onarrive

à contenir les prix”, justifie Élia Girard responsable

de la commission Trail du Mont d’Or au seinde l’Olympic Mont d’Or.

L a Presse Pontissalienne : Com ment se présente cette 11ème édition ? Élia Girard : Elle a lieu comme d'habitude le troisième week end du mois de juin. On débute le samedi à 18 heures avec un parcours de 8 km en deux bou cles de 4 km, à faire en solo ou en duo à partir de 15 ans. On a ajouté la formule duo pour atti rer de nouveaux pratiquants sur un format de course qui se veut très accessible et familial. Cette épreuve sert aussi de sup port aux challenges entreprises. On avait enregistré l’an dernier 150 participants. Pour le samedi, on a fait le choix de privilégier le côté découverte du trail dans une ambiance plus décontractée que le dimanche. L.P.P. : Et le programme du dimanche ? E.G. : Le départ du 50 km se fera à 6 heures Tout le parcours se

d’Or. Le départ se fera entre 9 heures et 9 h 15 au pied du télésiège débrayable. L.P.P. : Combien de participants en 2023 ? E.G. : Environ 1 300 avec les plus gros contingents sur le 25 km et le 15 km. On a subi une grosse baisse d’affluence suite au Covid et la courbe s’est inversée à la hausse l’an dernier. On aussi la chance d'être très bien soutenu par la commune de Métabief et la com’com des Lacs et Mon tagnes du Haut-Doubs. L.P.P. : Le trail du Mont d’Or cultive toujours sa dimension éco-responsa ble ? E.G. : Oui, plus que jamais. En 2021 avec Préval Haut-Doubs, on a investi dans de la signalé tique réutilisable. On a acheté des couverts et des assiettes chez Emmaüs, des plateaux à

vu émerger des courses de plus en plus développées, à l’image de l’U.T.M.B. L’évolution est si importante qu’on sort des limites d’un club. Les organisateurs doi vent faire appel à des structures spécialisées, ce qui est le cas du Trail des Forts ou de l’U.T.M.J. La finalité évolue. Les bénéfices du trail du Mont d’Or servent à financer le poste de l’entraî neur et différents consommables. On fonctionne uniquement avec des bénévoles, ce qui nous per met de proposer des tarifs rai sonnables, soit environ 1 euro par km en sachant qu’on applique une tarification pro gressive en se rapprochant de la date de départ. Exemple pour le 50 km, le prix varie de 45 à 60 euros suivant la date d’ins cription. On œuvre au service du club. Le volet convivial et social reste d’actualité avec l’ob jectif de répondre à la satisfac

l’entreprise Platex des Fourgs. On joue à fond la carte du dura ble. L.P.P. : Et le côté environnemental ? E.G. : Tous les parcours sont tra cés et validés par les autorités compétentes pour limiter l’im pact et les nuisances vis-à-vis de la faune et de la flore. Sur les ravitaillements, on adhère au principe du zéro bouteille en plastique. On utilise de l’eau, du sirop et des boissons éner gétiques fabriquées localement. L.P.P. : Vous défendez une certaine idée du trail ? E.G. : Au départ, tous les trails fonctionnaient sur le même prin cipe, en s’appuyant sur un club avec l’idée de faire découvrir aux autres des sentiers d’en traînement. Je schématise mais c’est un peu ça. Avec l’engoue ment autour de ce sport, on a

tion du coureur. Pour l’Olympic Mont d’Or qui est spécialisé dans le ski nordique, c’est aussi une façon d’être actif et de se retrou ver en dehors de la saison hiver nale. On a la chance de pouvoir proposer un cadre assez excep tionnel dans les alpages, une nature rayonnante avec des pay sages à couper le souffle. On peut dire qu’on reste un trail à taille humaine. Dans ces cir constances, c’est plus facile d’être en phase avec les enjeux envi ronnementaux. n Propos recueillis par F.C. Trail du Mont d’or Les 15 et 16 juin à Métabief 50, 25, 15 et 8 km Randonnée et courses enfants Renseignements : www.trailmontdor.com/

fera sur le territoire français et notamment sur le massif du Mont d’Or. On n’ira pas du côté du Suchet. Ce recentrage permet d’optimiser la gestion des béné voles et cela limite aussi les frais du passage en Suisse notam ment au niveau des assurances. On attend entre 200 et 250 par ticipants. Le profil du parcours intègre trois longues montées et quelques bosses. C’est une bonne préparation pour les trails alpins. L.P.P. : Quid des autres courses ? E.G. : L’épreuve du 25 km partira à 9 heures et celle des 15 km à 10 heures. On propose aussi une randonnée de 10 km destinée à un public familial depuis le Morond, ce qui sous-entend de monter et descendre en télésiège. Cela ajoute un peu d’originalité et c’est aussi une façon de pro fiter de toute la crête du Mont

ROCHEJEAN

Production énergie verte Le S.I.E.L. honore la mémoire de deux anciens délégués

Le Syndicat Intercommunal d’Électricité de Labergement-Sainte-Marie a choisi de rendre hommage à Claude Thomet et Michel Parraud pour leur implication dans la réalisation d’une centrale hydraulique et du parc photovoltaïque qui portent aujourd’hui leurs noms.

Zoom Le S.I.E.L. au four et au moulin L’ mise en service de neuf nouveaux trackers sur le parc de Rochejean qui en compte désormais 22. L’installation de1170m 2 panneaux photovoltaïques sur la station d’épuration des Longe villes-Mont d’Or sera aussi mise en ser vice en juin tout comme les 10 autres trackers autour du site qui renforcent le potentiel de production d’énergie renou velable du S.I.E.L. “Cela représente aujourd’hui 13 % de la production totale d’électricité du S.I.E.L. On espère arriver à 17 % ou 20 % dans quelques années. Dans les 13 % d’énergie verte du S.I.E.L., la part du photovoltaïque se rapproche de celle de l’hydroélectricité” , annonce Anthony Messika, le directeur du S.I.E.L., en précisant que les travaux d’enfouis sement sont toujours d’actualité sur un territoire où 98 % du réseau basse et haute tension sont désormais enterrés. n année 2024 a débuté sur les cha peaux de roues pour l’opérateur d’électricité du Fourpéret avec la

Camille Rousselet qui venait de suc céder à Claude Thomet de tout gérer nous-mêmes dans l’exécution de la seconde centrale. Cela nous a permis d’effectuer une économie substantielle et d’anticiper aussi la mise en route d’une année” , poursuit Pierre-Albert Vionnet. Rien d’illogique de nommer ainsi la première centrale Claude Tho met. Mise en service en 2019, cette centrale produit en moyenne 380 000 kWh par an, soit la consom mation de 140 foyers, hors chauffage. Après avoir installé deux tranches de trackers sur Rochejean, le S.I.E.L. était à la recherche de nouvelles sur faces pour y implanter un parc pho tovoltaïque. La solution est venue de Michel Parraud à l’époque adjoint à Rochejean et délégué au S.I.E.L. “C’est lui qui nous a suggéré d’aménager le terrain rocailleux situé au sommet de la colline voisine de son habitation. Cela nous a permis de construire en France le premier parc photovoltaïque au sol équipé de panneaux bifaces” , indique le volubile Pierre-Albert Vion net, ravi d’évoquer ces souvenirs. En fonction depuis 2021, ce parc comprend 1 174 m 2 de surface productive. De quoi produire 350 000 kWh par an, soit la consommation de 130 foyers, hors chauffage. n

I l faut savoir s’armer de détermi nation pour qui souhaite s’investir dans l’énergie verte. “Au total, pas moins de huit années de travaux cumulés” , rappelait l’ancien directeur Pierre-Albert Vionnet en évoquant le chemin de croix administratif et tech nique qu’il a fallu surmonter pour réa

liser les deux centrales hydroélec triques et le parc photovoltaïque des Jardins de la Côte à Rochejean. Et Camille Rousselet le président du S.I.E.L. qui a succédé à Claude Thomet de confirmer : “Tout projet nécessite de la patience et c’est particulièrement vrai dans le monde de l’énergie” ,

explique celui qui est aussi maire de Fourcatier-et-Maison-Neuve. Claude Thomet qui a présidé le S.I.E.L. de 2000 à 2014 s’est activement impli qué dans la réhabilitation de deux unités de production hydroélectrique. “Avec l’expérience acquise pour la pre mière centrale, on a alors décidé avec

La famille deMichel

Parraud était présente pour cette nomina tion du parc photovol taïque organi sée enpré sence des élus et du person nel du S.I.E.L.

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