La Presse Pontissalienne 243 - Janvier 2020

12 DOSSIER PONTARLIER

La Presse Pontissalienne n°243 - Janvier 2020

ÉCONOMIE 25 salariés Aubade Comafranc voit plus grand L’implantation pontissalienne du groupe Comafranc se scinde en deux avec l’entité “Les matériaux” toujours basée rue de la Libération et la branche sanitaire- chauffage-carrelage- électricité qui occupe désormais le nouveau bâtiment construit aux Gravilliers.

L’équipe compte 14 salariés

placés sous la responsabilité de Madeleine

Frachebois au centre.

L a vitalité du marché de la construction dans le Haut-Doubs profite bien sûr aux négociants en matériaux. Arrivée sur Pon- tarlier en 1995 en lieu et place de Vuil- leminMatériaux, le groupe Comafranc

qui appartenait encore en globalité à la famille Gay allait vite trouver un terreau fertile auprès des artisans et entreprises du bâtiment. “Quand je suis arrivée en 2001, on était 13 salariés sur les deux activités matériaux et sani-

stockage de 2 000 palettes qui peuvent être rangées sur cinq niveaux.À l’heure d’Internet, mieux vaut être réactif. L’ouverture du site Aubade Comafranc s’est traduite par le recrutement de cinq personnes pour renforcer une équipe comptant aujourd’hui 14 sala- riés en incluant les commerciaux. “En misant sur la réactivité, l’offre, les conditions d’accueil et le conseil, on souhaite attirer davantage de parti- culiers. Avec ce nouveau magasin, on bénéficie d’une visibilité incomparable. Les débuts sont très prometteurs” , indique Madeleine Frachebois qui espère réaliser un chiffre d’affaires variant entre 4 et 5 millions d’euros, soit une progression de 20 à 30 %. n F.C.

dédié à l’univers de la salle de bains, du carrelage et chauffage. En entrant, on accède au libre-service avec l’offre d’articles et de produits proposée au catalogue qui a fait la réputation de l’enseigne. “Ce nouveau site nous permet

taire-chauffage. Aujourd’hui, l’équipe compte 25 collaborateurs à Pontarlier” , explique Madeleine Frachebois aujourd’hui responsable de l’agence Comafranc Aubade ouverte depuis quelques semaines sur la zone d’activité économique des Gravilliers. Difficile de passer à côté de ce bâtiment neuf de 3 000 m 2 quand on pénètre à Pontarlier en empruntant la rocade. Les locaux de la rue de la Libération n’ont pas résisté à la croissance d’ac- tivité. Seule l’entité “Les matériaux” est restée sur place. Elle fait d’ailleurs l’objet d’un projet de rénovation. À défaut de pouvoir s’étendre davan- tage sur place, décision a donc été prise d’investir dans un second site où l’on trouve un espace d’exposition de 650m 2

d’élargir notre offre en intégrant “Le matériel Électrique Comafranc”, l’objectif étant de capter ces professionnels. On reçoit toujours les gens sur rendez-vous sachant qu’au- jourd’hui, ils ont la pos- sibilité de réserver en ligne.” Le reste du bâti- ment sert d’entrepôt avec une capacité de

Le nouveau bâtiment Aubade Comafranc comprend différents espaces : exposition, libre service et stockage.

Les débuts sont prometteurs.

EN BREF

SOCIAL

4 500 journées de location en 2019 Le Département donne cinq Peugeot 108 au Garage solidaire Ce cadeau de Noël va permettre à l’association

Camp militaire Le préfet du Doubs a demandé à la fédération de chasse du Doubs et aux chasseurs du camp de Valdahon de multiplier la pression de chasse dans et aux abords du camp depuis le mois de décembre. En septembre dernier, notre rédaction avait consacré un article sur la grogne des agriculteurs suite aux dégâts engendrés par les sangliers dans les cultures. Plus de 300 animaux ont été prélevés à fin décembre sur le périmètre du plateau. Froid La fête du Froid se déroule le 1 er février à La Brévine, en Suisse, au lac des Taillères qui est désormais gelé. De nombreuses animations sont prévues : traîneaux tirés par des chiens et chevaux, ski, raquettes, sculpteur sur neige, démonstration de baignade dans le lac gelé, ouverture du bar igloo, fondues… Infos : www.vallee-brevine.ch Tri Depuis janvier 2020, tous les emballages se trient dans la poubelle jaune dans le périmètre de Préval.

basée à Houtaud de mieux répondre aux

ration à des personnes à faibles ressources. “On a été soutenu par le Département du Jura pour lancer cette activité” , explique Christophe Gruet, le directeur de l’association. Le dispositif est toujours d’actualité dans le Jura où un point de location est en réflexion à Saint-Claude. Au printemps 2018, l’association à la demande du Conseil dépar- temental du Doubs vient s’ins- taller à Houtaud dans les locaux de la Belle Vie, propriété de la communauté de communes du Grand Pontarlier.Le service fonc- tionne à plein régime sur ce ter- ritoire relativement pauvre en transports publics. Ce qui peut vite devenir un handicap pour

L emontant du cadeau avoi- sine les 18 000 euros pour ces cinq véhicules qui tota- lisent entre 35 000 km et 90 000 kmau compteur. De quoi encore rendre bien des services sous réserve d’une conduite res- pectueuse et d’un entretien régu- lier. “Ces véhicules étaient utilisés pour les déplacements des agents des services routes, sociaux… Ils sont changés tous les cinq ans environ.On en a donné également cinq à l’association la Roue de Secours à Besançon” , précise Flo- rence Rogeboz, conseillère dépar- tementale du canton de Pontar- lier. Le garage solidaire a vu le jour en 2013 à Lons-le-Saunier. Cette association a pour objectif de faciliter lamobilité en proposant différents services autour de l’au- tomobile : location, vente, répa- besoins des personnes qui n’ont pas encore les moyens d’investir dans un véhicule pour aller au travail, chez le médecin… Solidarité.

La remise des clefs a eu lieu en présence des conseillers départementaux et des salariés du Garage solidaire.

celui ou celle qui n’aurait pas de solution de mobi- lité pour se rendre au travail, aller chez le médecin, participer à un entretien d’em- bauche… Les chiffres par- lent d’eux- mêmes : 380 véhi- cules réparés, 29 voitures vendues et près de 4 500 journées de loca-

tion comptabilisées depuis l’ou- verture du garage solidaire du Haut-Doubs. “On bénéficie d’une bonne implantation àHoutaud” , apprécie Grégory, le mécanicien responsable du garage qui emploie une secrétaire à mi- temps, un mécanicien et un apprenti. Pour accéder au dis- positif, il faut remplir des condi- tions de revenus et justifier pour la location d’un contrat de travail, d’un ordre de mission ou d’un rendez-vousmédical. “On a beau- coup de mères célibataires. Elles représentent 60 % du public” ,

constate Christophe Gruet. Si le candidat satisfait aux critères, il peut alors louer un véhicule au prix de 7 euros par jour. Sachant que la durée de location n'excède pas 6mois, ce qui donne le temps d’investir dans une voi- ture.D’autant plus que le garage en vend à moins de 3 000 euros. L’adhésion à l’association s’inscrit sur une durée d’un an au cours de laquelle le bénéficiaire se voit donc proposer les services du garage solidaire. “On reçoit chaque année environ 150 dons de véhicules de particuliers ou

de collectivités, d’entreprises. Notremodèle économique est via- ble si on a assez de donations” poursuit Christophe Gruet. Chaque donation donne droit à une réduction d’impôt de 66 % de la valeur estimée du véhicule par l’association. L’année 2019 est marquée par l’ouverture de nouveaux points de location àMorteau et Étalans pour être au plus près des besoins des territoires. En 2020, l’asso- ciation s’installera également à Besançon. n F.C.

Beaucoup de mères célibataires.

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