La Presse Pontissalienne 185 - Mars 2015

PONTARLIER ET ENVIRONS

La Presse Pontissalienne n° 185 - Marsr 2015

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La vente aux enchères rapporte 43 000 euros à la Ville ÉQUIPEMENTS Vente du matériel d’occasion

La municipalité de Pontarlier adhère à un site Internet de vente aux enchères. En 2014, elle a cédé, via cette plateforme numérique, du matériel roulant. La communauté de communes du Larmont a décidé d’en faire de même.

L a communauté de com- munes du Larmont va adhérer au site Inter- net webencheres.com. Moyennant un abonnement annuel de 750 euros, elle pour- ra céder son matériel réformé sur cette plateforme de vente en ligne réservée aux collecti-

seur à air tracté, tout cela est parti aux enchères. “Nous avons réalisé vingt ventes. 16 parti- culiers se sont portés acquéreurs et quatre sociétés, dont deux col- lectivités” remarque Daniel Defrasne, adjoint au maire de Pontarlier et conseiller com- munautaire. Le produit de la vente s’élève à 43 000 euros pour la municipalité qui n’en attendait pas autant puisqu’elle avait établi son prix global de réserve à 8 500 euros. “Un seul article n’a pas obtenu le mini- mum demandé. Il s’agit d’une cuve pour auto-laveuse. Nous avons accepté de la céder à 138 euros après douze enchères alors que nous en attendions 150 euros.” En revanche, les enchères se sont envolées pour le tractopelle.Mis à prix àmoins de 5 000 euros, il a été adjugé à 21 000 euros. Jusqu’à présent, tout ce maté- riel était stocké et conservé pour des pièces détachées. Il était vendu parfois lorsqu’un admi- nistré en faisait la demande

Mis à prix à moins de

5 000 euros, ce tractopelle qui appartenait à la ville de Pon- tarlier a été vendu 21 000 euros sur le site weben- cheres.com.

vités territoriales. Ainsi la C.C.L. emboîte le pas de la ville de Pon- tarlier qui utili- se ce dispositif depuis un an. En 2014, ce sys- tème lui a permis de se séparer de matériel roulant dont elle n’avait plus l’usage. Tractopelle, frai- se à neige, porte- voiture, tracteur- tondeuse, camionnette Citroën, étraves, tondeuses, saleu- se ou compres-

“Tout est transparent.”

auprès de la municipalité, ou repris par un concessionnaire dans le cadre d’un renouvelle- ment de matériel. Désormais, avec webencheres.com, les choses sont plus simples et le matériel d’occasion est mieux valorisé. “En plus, tout est transparent. Chaque citoyen peut accéder à

la vente et voir quel matériel nous cédons, à quel prix et à combien il trouve preneur” pour- suit Daniel Defrasne. La mairie n’alimente pas régu- lièrement ce site d’enchères. Elle a organisé une campagne de vente de matériel roulant. “Il ne faudrait pas que l’on

des services dans les nouveaux locaux sur la zone des Grands- Planchants. La C.C.L. devrait en profiter pour faire le ména- ge et se débarrasser de sonmaté- riel d’occasion aux enchères. Qui sait, il y aura peut-être des affaires à faire. TC.

consomme en heures de gestion du dispositif le produit de la vente. Cela n’aurait plus aucun intérêt” indique encore l’élu. On ne sait pas encore quand la Communauté de communes du Larmont organisera sa première vente. Elle devrait intervenir dans le cadre du déménagement

ÉCONOMIE Forêt Les communes forestières du Doubs maintiennent la pression L’augmentation des frais de garderie versés à l’O.N.F. Doubs sera connue dans quelques semaines. Christian Coutal ne veut pas que les communes paient les déficits de l’O.N.F. Bras de fer.

PONTARLIER

Un surcoût 5 à 10 %

Fini les tournées, vive le distributeur Certaines communes rurales misent sur l’installation de distributeurs alimentés par des boulangers locaux. Exemple avec La Charmille qui intervient à Dompierre-les-Tilleuls et à Bannans.

L a Franche-Comté, troisième région boisée de France, représente le tiers des partici- pations financières au budget de l’Office national des Forêts (O.N.F.). Du coup, les communes forestières regardent de près les déci- sions du ministère de l’Agriculture de vouloir augmenter les frais de garde. C’est d’autant plus vrai pour celles du Doubs, inquiètes de savoir si elles verront leurs recettes taillées à la hache. Petit rappel : les communes paient à l’Office des frais de garderie de 10 % en zone de montagne (sur le volume de bois vendu) et 2 euros de taxe à l’hectare de forêt gérée. L’État, dans le cadre de ses restrictions budgétaires, a demandé 50mil- lions d’économie au ministère, lequel imaginait passer ses frais de garderie à 15 % (au lieu de 10) et à 14 euros la taxe à l’hectare. Inconcevable disent les maires qui s’étaient réunis en sep- tembre au sein des “communes forestières” pour dénoncer cette “taxation”.

leur contribution au fonctionnement de l’Office national des forêts qui leur serait imposée par le contrat d’objectif de cet établissement en cours de négociation entre celui-ci, l’État et la Fédé- ration Nationale des Communes Forestières. “Que l’O.N.F. tire d’abord les conséquences du rapport de la Cour des comptes publié fin 2014 ! Les économies à réaliser doivent être faites au sein de l’établissement par une amélioration de sa gestion en trouvant des solutions lui permet- tant d’avoir un budget à l’équilibre. Les com- munes forestières du Doubs revendiquent leur absence totale de responsabilité dans le déficit de l’O.N.F. et considèrent que toute augmenta- tion de leur contribution dans le fonctionnement de l’O.N.F. constituerait un nouveau transfert de charges de l’État injustifié” disent Christian Cou- tal et le conseil d’administration. Ils ne veulent en effet pas payer les pots cassés d’une situation comptable dont ils ne sont aucunement respon- sables. Les maires qui voient bien que les agents sont toujours moins nombreux pour gérer leur forêt demandent une stabilisation du maillage pour éviter une “régression de service.” Et ils récla- ment la transparence : “Nous demandons que le coût de chaque mission du régime forestier soit identifié et décliné par types de massifs forestiers pour tenir compte des spécificités de chacun d’eux et que toutes les missions liées à la commercia- lisation, telles que le cubage des bois façonnés, réintègrent le régime forestier.” La forêt repré- sente 30 à 40 % des recettes de certaines com- munes. En cas de taxation supplémentaire, elles suspendront leurs investissements… ou aug- menteront les impôts.

“T out est parti d’un élu de Bannans qui a choisi de reproduire sur sa commune un service qu’il avait découvert sur le pays de Montbéliard” , explique Emma- nuel Charmier qui exploite avec son épouse Christelle la boulangerie La Charmille située rue de Salins à Pontar- lier. À partir de là, l’élu en ques- tion a pris contact avec la socié- té qui gère les distributeurs. Il ne restait plus qu’à trouver le boulanger local prêt à appro-

Emmanuel Charmier approvisionne les distributeurs le matin et à midi.

Sixmois plus tard, “rien n’a bou- gé. On ne sait toujours pas : la décision sera prise courant du premier semestre 2015” explique le président des communes fores- tières du Doubs Christian Cou- tal. Lui et les administrateurs ne sont pas restés sans rien fai- re : “Nous continuons à main- tenir la pression. Nous avons rencontré le préfet et des ins- pecteurs généraux venus spé- cialement dans le Doubs” dit-il. Réunis le 13 février àValdahon, les membres de l’association ont refusé toute augmentation de

5 à 10 % plus chers qu’en bou- langerie, soit sensiblement au tarif proposé par ceux qui font encore des tournées. Une troisième commune proche de Pontarlier vient de sollici- ter Emmanuel Charmier qui devrait accepter cette propo- sition. D’autres distributeurs de pains ou d’autres denrées alimentaires devraient voir le jour incessamment dans le Haut-Doubs. Moins humain qu’un livreur, mais tout aussi fonctionnel.

lectivité. On a étudié aussi le volet logistique car les appa- reils ont besoin d’être approvi- sionnés deux fois par jour.” Le premier distributeur a été installé en novembre dernier à Bannans. Le second, il y a tout juste quelques semaines à Dompierre-les-Tilleuls. Une fois rempli, chaque appareil contient 20 baguettes et 20 pains. Le boulanger pontissa- lien a calculé que l’affaire est rentable à partir de 40 baguettes vendues chaque jour par appareil. Les produits sont

“Pas responsables du déficit de l’O.N.F.”

visionner l’appareil. Plusieurs profes- sionnels ont été contactés et l’affaire s’est finalement conclue avec La Charmille. “En pre- mier lieu, on ne vou- lait pasmarcher sur les plates-bandes d’un collègue. C’est plus sain de fonc- tionner ainsi à la demande d’une col-

Ne pas marcher sur les plates- bandes d’un collègue.

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