La Presse Pontissalienne 158 - Décembre 2012

PONTARLIER ET ENVIRONS

La Presse Pontissalienne n° 158 - Décembre 2012

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ENTREPRISES Quelle conjoncture pour l’industrie comtoise ? “Haut-Doubs : c’est la guerre de la main-d’œuvre” D’après une étude réalisée par l’Union des industries et de la métallurgie de Franche-Comté, les industries maintiennent leur activité mais les carnets de commande n’excèdent pas six mois. Pour nos entreprises, la concurrence suisse est à double tranchant.

Le président de l’U.I.M.M. du Doubs voit la Suisse “comme un pourvoyeur d’activité et un consom- mateur de main- d’œuvre…”

L’ Union des Industries et des métiers de lamétal- lurgie (U.I.M.M.) de Franche-Comté casse une idée reçue selon laquelle ce secteur d’activité représentant 67 000 salariés et 1 500 entre- prises péricliterait en Franche- Comté. On est loin de la dépri- me de 2008. D’après une étude réalisée auprès de ses adhérents, l’U.I.M.M. est arrivée à une syn- thèse détaillée. 253 entreprises représentant 21 269 salariés ont été interrogées sur divers points comme l’évolution de leur chiffre d’affaires en 2011 comparé à 2010. Les résultats en 2011 “sont bons” commente Étienne Boyer, le président de l’U.I.M.M. : 47 % d’entre elles confirment avoir eu une croissance soutenue, 22 % une croissance faible, 13 % une stagnation, 10 % un recul faible et 8 % un recul important. Les avis sont davantage parta- gés pour le premier semestre 2012 avec 25 % qui confirment avoir eu une croissance soute-

nue et 17 % qui prétendent avoir connu un recul important. Le second semestre 2012 est un peu moins bon avec seulement 10 % des entreprises avec “croissan- ce soutenue” et 35 % avec “bais- se d’activité.” “Nous avons effec- tivement senti un tassement. Le chômage partiel touche davan- tage d’entreprises mais il permet de garder les compétences” témoigne le président de l’Union, qui représente également le Doubs. Nerf de la guerre, la tré- sorerie ne semble pas être un

Le grand problème pour l’industrie : “C’est une main- d’œuvre qualifiée que nous ne trouvons pas.” témoigne Jean- Luc Quivogne, président de la fédération deHaute-Saône.Dans la région, 170 contrats d’apprentissage étaient propo- sés. Seulement 100 ont trouvé preneur à la rentrée de sep- tembre. C’est encore plus vrai pour le secteur du Haut-Doubs avec la concurrence suisse : “En terme de main-d’œuvre, c’est la guer- re” relate le président du Doubs bien conscient qu’il est difficile de se mettre à niveau. “Le coût horaire travaillé est le même mais les salariés suisses tra- vaillent 41 heures…C’est est un concurrent mais aussi un client” témoigne Étienne Boyer qui sou- haiterait que des modalités sur la formation des élèves soient négociées. La Région Franche- Comté est en négociation avec nos voisins et ses cantons pour créer un organisme de forma-

tion commun. Points de tension : qui finance ? À quelle hauteur ? La métallurgie devra recruter en France 100 000 personnes par an “et les salaires y sont inté- ressants” dit un chef d’entreprise. Les patrons ont un souhait : que les jeunes apprennent à connaître les métiers. Objectif : casser cet- te image du travail à la Zola en accueillant notamment les conseillers d’orientation dans leurs entreprises “qui sont trop souvent déconnectés de la réali- té” dit l’Union. En terme d’emploi, 69 % des sociétés sondées disent avoir besoin en personnel pour le second semestre mais le recul est annoncé plus important pour la fin 2012 que le début, preu-

ve de la fragilité du secteur concurrencé en Europe et dans le reste du monde. Si seulement 14 % des industries franc-com- toises envisagent d’avoir recours au chômage partiel, elles sont seulement 4 % à avoir mis en place des procédures de licen- ciement. Si l’avenir s’inscrit en pointillé en terme de commandes, l’U.I.M.M. voit d’un bon œil les annonces du gouvernement : “On traîne le problème de com- pétitivité comme un boulet. Il faut s’attaquer à ce sujet” dit le président. En plus de la Suisse, les chefs d’entreprise ne pou- vaient manquer la comparaison avec l’Allemagne : “Lorsqu’en France une entreprise achète une

voiture de société neuve, elle paye la taxe de voiture neuve… alors qu’enAllemagne au bout de trois années, elle ne coûte plus rien, ce qui est bien différent de la France.” Autre point crucial à travailler : les marges et l’innovation. “En 40 années à la tête de l’entreprise, je n’ai touché qu’une fois aux dividendes.Tout le reste est investi” confie Jean- François Parrot, de l’U.I.M.M. du Jura. Chacune des organi- sations départementales a son propre fonctionnement et sa propre convention collective. Loin de la crise de 2008, l’industrie régionale a retrouvé de la vigueur mais l’équilibre demeure fragile. E.Ch.

élément préoc- cupant : 84 % des sondés avouent ne pas avoir de diffi- cultés de tréso- rerie à court ter- me et 93 % disent ne pas rencontrer de problèmes avec les établisse- ments ban- caires.

Pas de problème de trésorerie.

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