La Presse Pontissalienne 144 - Octobre 2011

ÉCONOMIE

La Presse Pontissalienne n° 144 - Octobre 2011

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PONTARLIER 3 millions d’euros de chiffre d’affaires Marchand de couleurs depuis 90 ans L’ancienne droguerie de centre-ville a évolué au fil des décennies pour devenir un des principaux acteurs du Haut-Doubs en matière de peinture et de décoration. Laborier est installé sur trois sites.

C élébrer les 90 ans, bien sûr que le dirigeant y pense. Mais le temps a manqué jusque-là pour organiser les festivités. “Sans doute avant Noël” avance-t-il timidement. Il faut dire que Jean-Yves Bonnet ne chôme pas, lui qui a repris l’entreprise Labo- rier en avril dernier. À la tête d’une équipe de 12 personnes, il a entre les mains les rênes

d’une enseigne bientôt cente- naire. Laborier est né rue de la Répu- blique en février 1921. Jules Laborier, le fondateur, a créé cet- te droguerie longtemps instal- lée au 87, rue de la République. L’entreprise est ensuite reprise par les enfants du fondateur, avant que l’un d’eux, Robert, en cède les commandes à son gendre François Perret en 1989.

Avec le développement de l’activité, l’entreprise Laborier crée une seconde adresse en 1992 rue Jean-Mermoz, réservée à la clientèle professionnelle.En 2006, l’actuel bâtiment de la rueWilly- Brandt (Z.A.C. des Grands-Plan- chants) est construit. C’est là que se regroupent toutes les acti- vités en même temps que ferme le magasin du centre-ville. Der- nière évolution cette année avec

Jean-Yves Bonnet, le nouveau dirigeant, entouré d’une partie de son équipe pontissalienne.

la réorganisation complète du magasin et la cession de l’activité “beaux-arts et loisirs créatifs”. Et depuis avril, “on court à la vitesse grandV” reconnaît le nou- veau dirigeant. La priorité de Jean-Yves Bonnet est aujour- d’hui de “stabiliser les investis- sements et pérenniser les choses.” L’entreprise Laborier poursuit sa croissance avec un chiffre d’affaires désormais “légèrement supérieur à 12 millions d’euros.” Laborier a fait des petits puisque deux autres sites ont été créés, l’un à Besançon, l’autre à Cham-

naturellement pressenti pour reprendre les commandes de cette entreprise “où tous les sala- riés se sentent impliqués” indique le nouveau boss. “Quand on part au boulot le matin, c’est comme si on venait chez nous” confir- me une des fidèles salariées. L’activité de Laborier aujour- d’hui est orientée à 65 % sur la clientèle professionnelle et 35 % sur le particulier. “On a conser- vé aussi l’activité “droguerie” pour les particuliers avec des produits qu’on ne trouve pas ailleurs. Les clients viennent chez nous avant tout parce qu’ils recherchent des produits de qua- lité, pas pour les prix. Ils savent aussi qu’ils trouveront ici le conseil. Nos vendeurs sont plus que des vendeurs, ce sont aussi des techniciens. C’est primor- dial” énonce Jean-Yves Bonnet, qui, après six mois d’activité à la tête de l’entreprise promet qu’il fera tout pour organiser la célébration des 90 ans avant la fin de l’année. Les collabora- teurs comptent sur lui, les clients sans doute aussi… J.-F.H.

pagnole avec au total, une douzai- ne de collabora- teurs. Au moment de vendre sa socié- té, François Per- ret aurait pu choi- sir de la céder à un grand groupe. Ce n’était pas l’esprit de la mai- son. C’est donc son bras droit depuis 18 ans, Jean-Yves Bon- net, qui a été

“Nos vendeurs sont pas que des vendeurs.”

Laborier, c’était la droguerie bien connue des Pontissaliens créée en 1921 (photo François Perret).

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