La Presse Bisontine 286 - Mars 2026
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La Presse Bisontine - Mars 2026
C’est reparti pour les Open Business
Municipales : les derniers grains dans l’engrenage
E lles sont devenues des rendez vous attendus du monde éco nomique ces conférences Open Business pilotées par la Chambre de Commerce et d’Industrie Saône Doubs. Ces temps forts réunissent 3 à 4 fois par an un public d’entre prises locales sur un format de 2 heures en début de soirée. “Ils per mettent aux entreprises de monter en expertise sur des thématiques bien identifiées en apportant des informations aux dirigeants. Le thème sélectionné est présenté, examiné, partagé, débattu par des experts puis complété par des retours d’expé riences significatives de dirigeants emblématiques” résume le président de la C.C.I. Jean-Luc Quivogne qui a présenté le programme de l’année mi-février. L’an dernier, 756 personnes avaient assisté aux quatre confé rences proposées au cours de l’an née. Le premier rendez-vous Open Busi ness de l’année a lieu le mardi 24 mars
à 19 heures au Parc-expo de Vesoul avec une conférence dédiée à la révo lution de l’ubérisation. Elle sera ani mée par Grégoire Leclercq, ingénieur cofondateur de l’Observatoire de l’Ubérisation Les neurosciences et la performance durable constitueront le thème de la deuxième conférence le 23 juin à la Maison de l’économie à Besançon (avenue Villarceau) avec Erwan Devèze, consultant en neuro-leader ship et neuro-management. Troisième et avant-dernière conférence de l’an née le 13 octobre sur la place du chef d’entreprise dans la vie nationale et locale, animée par Jérôme Four quet, politologue et essayiste, spé cialiste des évolutions de la société française et des dynamiques d’opi nion, toujours à la Maison de l’éco nomie. Une quatrième conférence pourrait être organisée en fin d’année à Montbéliard dont le thème reste à confirmer. Tous les détails et les ins criptions sur openbusiness.cci.fr ■
D eux épisodes sont venus percuter la relative séré nité de la campagne des municipales à Besançon pour les listes paraissant les mieux placées à quelques jours du premier tour. Celle menée par Anne Vignot d’abord avec la mise à l’écart par son parti le P.-S. de Jean-Sébastien Leuba, qui figure pourtant en seconde place sur la liste de la maire sortante. La commission indé pendante de lutte contre le har cèlement et les discriminations créée par le Parti socialiste a en effet demandé il y a quelques jours une exclusion “définitive
et immédiate” de Jean-Sébas tien Leuba suite au recours qu’avait déposé une cadre locale du parti. Ce dernier a un mois pour faire appel auprès de la commission nationale des conflits du P.-S. Si les instances du P.-S. confirment la prise de position de la commission, M. Leuba “s’est engagé auprès de moi et des instances natio nales socialistes à démission ner” répond Anne Vignot. Ce dernier confirme également cette hypothèse. Dans l’autre camp, celui de Ludovic Fagaut, c’est la distri bution du Journal du Marais,
Jean-Sébastien Leuba (à droite sur la photo lors de la présentation de la liste d’Anne Vignot aux municipales) est en deuxième position sur la liste de la maire sortante.
un périodique publié par le syn dicat mixte du marais de Saône dont M. Fagaut est le président qui a fait grincer des dents. Le magazine, habituellement dis tribué dans les boîtes à lettres des habitants des communes intégrées au syndicat a été cette fois-ci diffusé à bien plus large
échelle, jusque dans certains quartiers de Besançon. Il n’en a pas fallu plus pour qu’Anne Vignot signale ces faits à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. À dix jours du premier tour, le ton monte… ■
Le Coin des talents a son stand au marché
C’ est un stand par comme les autres qui a ouvert ses portes
aux Halles beaux-arts de Besançon il y a quelques semaines. Le Coin des talents,
un stand où on trouve de nom breux produits des régions de France, est tenu par des tra vailleurs en situation de han dicap de l’association S.D.H. 25 (Solidarité Doubs Handicap), présidée par Marie-Laure Dal phin. Cette association accueille sur le département 370 adultes, répartis dans des E.S.A.T. (Éta blissements et services d’aide par le travail), comme l’atelier situé zone Lafayette à Besan çon ou celui d’Étalans spécialisé dans la fabrication de jus de pommes. Un jus qu’on trouve bien sûr sur les étals du Coin des talents, comme des dizaines d’autres produits ali mentaires ou d’hygiène en pro
venance d’une quinzaine d’E.S.A.T. de France. “L’ouver ture de ce stand aux Halles beaux-arts est un pari pour nous, l’idée est de diversifier les activités du pôle travail de S.D.H. Nos ateliers ont des talents tous différents, mais le tout pour une richesse com mune. L’ouverture de ce stand y contribue” image M me Dalphin. “En valorisant le talent de nos travailleurs dans un lieu de vie central de la cité, on est au cœur de nos valeurs” ajoute Jean-Michel Lamy, responsable du pôle accompagnement de S.D.H., élément moteur de ce nouveau projet qui a déjà trouvé sa clientèle. ■
Au stand des travailleurs de S.D.H., on trouve de nombreux produits artisanaux, alimentaires ou d’hygiène-beauté. Éditorial Parité, vraiment ? U n homme, retraité, âgé de plus de 60 ans. Voilà le portrait-robot type des maires de notre région. L’I.N.S.E.E. Bourgogne Franche-Comté vient de rendre une étude éclairante sur le sujet, à l’heure où la règle de la parité entre les femmes et les hommes dans les conseils municipaux devient la règle pour toutes les communes, y compris les moins peuplées. Cette parité, qui ne concernait jusque-là que les com munes de plus de 1 000 habitants, a bien du mal à progresser. À la veille des pro chaines élections municipales, à peine 21 % des maires de notre région sont actuellement des femmes. En une quin zaine d’années, cette proportion de femmes maires a évolué très lentement, n’aug mentant que de quatre points. La réforme de la parité généralisée va-t-elle changer la donne ? Rien n’est moins sûr. Si les
La C.C.I. Saône-Doubs et ses partenaires renouvellent le cycle des conférences Open Business.
est en place depuis des décennies, ou plu tôt des siècles en France, n’a pas encore laissé suffisamment de places aux femmes pour qu’elles s’expriment aux hauts niveaux de responsabilités. Plus trivia lement, une femme s’autorise moins sou vent à déserter la maison surtout si le foyer comporte des enfants en bas âge, pour s’adonner à des tâches d’adminis tration politique, et rien dans le statut de l’élu ne les encourage à le faire. Les partisans d’un machisme atavique diront que les choses sont ainsi faites. Ceux qui défendent une certaine idée du progrès social s’en offusquent. Mais rien pourtant n’est mis en place pour améliorer la repré sentativité féminine à la tête des exécutifs. Les mentalités évoluent lentement. La part de femmes maires à l’issue de ce scrutin de mars 2026 sera un bon indi cateur pour vérifier, si en matière de démocratie, la cause des femmes progresse ou stagne inlassablement. ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser
conseils municipaux de toutes les com munes seront composés pour moitié d’hommes et pour moitié de femmes, rien n’obligera les conseillers municipaux à mettre une femme à leur tête. Cet écart entre le nombre d’élues au conseil et leur présence dans l’exécutif en tant qu’ad jointes ou que maires s’explique donc par ce mode de désignation interne des adjoints et des maires, élus par les conseillers municipaux, où là, la parité n’est pas imposée. L’I.N.S.E.E. le souligne, sans pour autant se poser la vraie question du pourquoi : “Le mandat de maire demeure difficile d’accès pour les femmes.” La réponse à cette question semble toutefois assez limpide. S’il demeure si peu de femmes aux commandes des communes - sur les 23 communes de plus de 10 000 habitants de la région, seules quatre sont tenues par des femmes dont les deux prin cipales quand même, Dijon et Besançon -, c’est que le système patriarcal tel qu’il
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