La Presse Bisontine 286 - Mars 2026

12 Économie

Mars 2026

EN BREF

GRAND BESANÇON MÉTROPOLE Catherine Barthelet première vice-présidente ? Une élection peut en cacher une autre Dans la foulée des municipales, les élections communautaires à G.B.M. seront au moins aussi importantes que les premières. L’installation du nouveau conseil communautaire est prévue le 20 avril et le premier bureau se réunira le 7 mai.

Restos du cœur Les 6, 7 et 8 mars, les Restos du Cœur organisent leur grande collecte partout en France. Une campagne vitale pour répondre aux besoins des l’association. L’association cherche des bénévoles pour cette collecte. Étudiants, actifs, retraités, mais aussi entreprises désireuses de mobiliser leurs collaborateurs, il est possible de rejoindre les équipes bénévoles pour quelques heures, un jour ou un week-end. Pour s’inscrire aux Restos du Doubs: par mail à ad25.collecte@restosducoeur.org, ou par téléphone au 0381419211. Surendettement En 2025, le nombre de dossiers de surendettement des ménages déposés auprès de la commission de surendettement du Doubs (Banque de France) s’est élevé à 1204, en progression de 7 % par rapport à 2024 (1125 dossiers déposés). Cependant, le nombre de dossiers de surendettement déposés dans le Doubs en 2025 est quasi similaire aux dépôts constatés en 2019, période pré-pandémique (- 1 %) et reste nettement inférieur à ceux de 2014 - année record en matière de dépôts (- 38 %). L’endettement contracté par l’ensemble des ménages surendettés du département du Doubs s’est établi à 47 millions d’euros. 45 % sont des dettes à la consommation, 30 % des dettes immobilières et 25 % des dettes de charges courantes. L’endettement médian, hors immobilier des ménages surendettés, s’établit à 19720 euros par ménage. plus démunis et assurer la continuité des activités de

E n 1993, à la création du District du Grand Besançon, il était déjà là en tant que maire de Serre-les-Sapins (élu la pre mière fois en 1989). En 2001, quand le District devient une Com munauté d’agglomération (la C.A.G.B.), il est toujours là et même propulsé par le président de l’époque Jean-Louis Fousseret au poste de premier vice président. Indéboulonnable jusqu’à aujourd’hui, Gabriel Baulieu, c’est bien de lui qu’on parle, s’apprête à quitter son poste de 1 er V.P. à l’issue de ces élections muni cipales puisqu’il raccroche les gants dans sa commune de Serre-les-Sapins. Après 25 ans d’implication et la tenue des finances de ce qui est aujourd’hui G.B.M. d’une main de fer, M. Baulieu laisse donc vacant son fauteuil de pre mier vice-président de G.B.M. Alors qui pour prendre cette place stratégique dévolue, comme le veut la charte de gouvernance, à un maire de la péri phérie ? Dans les couloirs de G.B.M., un nom revient avec insistance, celui de Cathe rine Barthelet, maire de Pelousey depuis 2008, et seule candidate à sa succession dans sa commune. L’inté ressée ne se dérobe pas à la question.

“J’ai été la suppléante de Gabriel Bau lieu durant ce dernier mandat, chargée de l’animation. Il y aurait une certaine logique à ce que je lui succède au poste de première vice-présidente. Mais évi demment, ce seront mes collègues du secteur, puis tous les autres élus de G.B.M. qui en décideront” commente

l’avait toujours été Gabriel Baulieu. Future première vice-présidente de G.B.M. ou pas, Catherine Barthelet estime surtout qu’il sera nécessaire à l’aube de ce prochain mandat commu nautaire d’instaurer “une vraie colla boration entre tous et un meilleur res pect des délégations de la part du président ou de la présidente insiste t-elle. On aura besoin de rétablir pour ce nouveau mandat une vraie confiance entre tous afin qu’on puisse travailler plus sereinement que depuis 2020, en évitant les couacs et les tensions.” L’élue en appelle déjà à “réécrire une méthode de travail au sein de G.B.M.” Un appel du pied non dissimulé à l’adresse du prochain ou de la prochaine présidente. Catherine Barthelet suggère par exem ple de créer des binômes de travail avec un élu de la périphérie et un élu de la ville sur les gros dossiers. “Sur un dossier comme le P.L.U.I., il aurait été bienvenu qu’on travaille de cette manière” dit-elle. Elle en appelle enfin à relancer impérativement des dossiers laissés en friche comme les zones d’ac tivités économiques, fustigeant “ces trop nombreuses études qui n’aboutis sent finalement à rien.” Catherine Barthelet ne sera peut-être pas la seule en lice à briguer ce poste

de premier vice-président de G.B.M. D’autres voix évoquent le nom du maire de Pirey Patrick Ayache, proche voisin de Catherine Barthelet et lui aussi élu sur le secteur ouest de G.B.M. Ce der nier, s’il ne dément pas être intéressé par le poste, ne va pas jusqu’à officia liser une candidature, lui qui a laissé de côté sa vice-présidence à la Région pour avoir plus de temps pour lui et ses proches. Il compte sur une bonne entente avec sa voisine de Pelousey et les autres maires de G.B.M. pour trou ver la meilleure personne pour ce poste stratégique de premier vice-président, contrepoids indispensable à la prédo minance du maire de Besançon au sein de la communauté urbaine. n J.-F.H.

Mme Barthelet qui dit avoir “accumulé suffisamment d’ex périence pour être légitime à ce poste. Je suis au bureau de G.B.M. depuis deux mandats, un en tant que conseillère délé guée, l’autre en tant que V.P. Il y aurait aussi une certaine reconnaissance de mes pairs s’ils accep taient de le confier une telle responsa bilité” ajoute la maire de Pelousey qui estime aussi que le premier vice-pré sident ne doit pas forcément être res ponsable des finances comme

“Travailler plus sereinement, en évitant es couacs et les tensions.”

Le nom de Catherine Barthelet revient avec insistance quand on évoque la succession de Gabriel Baulieu. L’intéressée ne dément pas (photo archive L.P.B.).

HAUT-DOUBS Un nouveau président pour la C.C.G.P. L’après-Patrick Genre s’ouvre aussi dans le Grand Pontarlier

Le successeur de Patrick Genre à la tête de la communauté de communes du Grand Pontarlier devrait être connu le 22 avril lors de l’installation du nouveau conseil communautaire.

O n verra Patrick Genre dans une assemblée élec tive une dernière fois le 22 avril parce que c’est bien lui, en tant que président sortant de la C.C.G.P. qui devra veiller à la bonne organisation du scrutin d’élection des nouveaux élus de l’intercommunalité pon tissalienne. Alors qui prendra sa succession après deux décennies passées à la tête de la ex-com munauté de communes du Lar mont (C.C.L.) devenue entre temps C.C.G.P. ? Le ou la futur(e) maire de Pontarlier ? C’est pro bable, mais pas obligatoire. Car contrairement à Grand Besançon Métropole, la C.C.G.P. ne dispose pas de charte de gou vernance voulant que le président de l’intercommunalité soit forcé

ment le maire de la ville-centre. D’ailleurs, avant que Patrick Genre n’accède à a présidence de la C.C.L., c’est un adjoint au maire de la commune d’Houtaud, Jean François Ligier, qui avait été élu premier président de la C.C.L. Le 22 avril prochain, ce seront

Guinchard et Patrick Comte - estiment qu’il revient bien au maire de Pontarlier d’être en même temps le président de la C.C.G.P. Les deux autres candi dats sont d’un avis contraire : Bénédicte Hérard si elle était élue maire de Pontarlier propo serait un de ses adjoints, Didier Chauvin, au poste de président de la com’com. Tandis que Cédric Laithier, s’il est élu maire de Pon tarlier, ne postulerait pas non plus à la présidence de la C.C.G.P. Et peut-être qu’émergeront d’au tres candidatures parmi les dix nouveaux maires du bassin pon tissalien qui sortiront bientôt des urnes. Cette élection intercommunale revêt de plus en plus d’importance au fil des mandats et de la prise

Parmi les gros dossiers qu’aura à gérer le ou la nouvelle présidente de la C.C.G.P., il y aura la construction du centre aquatique à Pontarlier (photo C.C.G.P.).

de nouvelles compétences par l’échelon intercommunal. “Lors de ce dernier mandat, la C.C.G.P. a repris la compétence de l’eau ainsi que du projet de nouveau centre aquatique. Et il semblerait que le Premier ministre veuille initier, sans doute après les muni cipales, un nouvel acte de décen tralisation qui pourrait aboutir à ce que les intercos héritent encore de nouvelles compétences” explique Patrick Genre le prési dent sortant. À titre de comparaison, la C.C.G.P. gère désormais, avec ses budgets annexes que sont l’eau, l’assai

nissement et la gestion des déchets, un budget global de qua siment 70 millions d’euros par an. C’est, à quelques dizaines de milliers d’euros près, le double du budget principal de la Ville de Pontarlier qui s’élève à 35 mil lions d’euros. Les principaux dossiers dont héri tera le ou la nouvelle présidente de la C.C.G.P. sont les suivants : construction du nouveau centre aquatique, un gros morceau à 27 millions d’euros (ouverture prévue début 2028), restructu ration du bâtiment de la Belle vie à Houtaud, poursuite du grand

projet renaissance du Château de Joux, lancement du schéma directeur des mobilités, gestion de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement notam ment. Du pain sur la planche pour le successeur de Patrick Genre. Ce dernier donne un der nier petit conseil pour la route : “Le prochain ou la prochaine pré sidente de la C.C.G.P. devra être un élu à l’écoute, attentif, capable d’insuffler les choses avec un souci du compromis et un vrai sens du collectif.” Du Patrick Genre tout craché en somme ! n J.-F.H.

donc les dix nou veaux maires élus de la C.C.G.P. qui se choisiront un ou une présidente. À Pontarlier, les can didats à la mairie divergent d’ail leurs sur l’idée qu’ils se font de la présidence de l’in terco. Deux des quatre préten dants - Bertrand

Un budget global de quasiment 70 millions

d’euros par an.

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