La Presse Bisontine 284 - Janvier 2026

L’interview du mois 7

Janvier 2026

justice est légitime et entendue, et que quelle que soit l’issue du Mercosur, les décisions de la France seront très regar dées. Le dossier est loin d’être terminé. Car même si le traité est signé au Conseil européen, il devra être voté, puis ratifié par le Parlement européen. On n’est donc pas au bout du chemin. Autre combat à mener : la prochaine P.A.C. Que pouvez-vous annoncer sur ce point ? A.G. : J’annonce au sujet de la P.A.C. qu’il ne manquera pas un centime de la par ticipation de la France à la future P.A.C. Le gouvernement prend l’engagement

songé à démissionner ? A.G. : Pas un seul moment je me suis dit que j’allais lâcher l’affaire. Pourtant, de l’avis même de mes prédécesseurs à ce ministère, il n’y a jamais eu autant de crises simultanées à gérer. Vous avez choisi de rester au gouvernement malgré les consignes de votre parti L.R. dont vous être suspendue. Pourquoi avoir fait ce choix ? A.G. : Je suis toujours membre des L.R., je ne peux juste plus m’exprimer natio nalement au nom du parti pour l’instant. Une chose est sûre : je n’irai pas ailleurs dans un autre parti que L.R. Je prends cet épisode avec beaucoup de philosophie, moi qui connais ce parti depuis si long temps. Ce que m’importe, c’est la fidélité à mes idées, à mes valeurs, celles du tra vail, de l’ordre, de la défense du mérite et des territoires… Au moment de faire un choix, je me suis demandé où je serais le plus utile : dans mon parti, ou après des agriculteurs ? J’ai choisi ma mission auprès des agriculteurs. Certains ont fait d’autres choix, quitte à un peu abîmer leur image. Personnellement, je crois à la morale de l’action. Quelle est votre position pour 2027 ? A.G. : L’important est que ma famille poli tique soit représentée dans cette élection. Il faut laisser passer les municipales. La question qui reste entière est de savoir qui de notre famille politique pourra le mieux incarner cette candi dature. Le départage sera sans doute difficile… n Propos recueillis par J.-F.H.

qu’il y aura au mini mum 65 milliards d’eu ros pour la politique agricole. N’avez-vous pas eu le sen timent d’être un peu dépos sédée de certains dossiers et que c’est le Premier minis tre qui a repris la main ? A.G. : Un Premier minis tre qui ne prend pas en main avec sa ministre une crise à dimension nationale, ça n’existe pas, c’est dans la logique des choses, et je reste évidemment impliquée totalement à ses côtés. Face à de telles crises, et aux réactions de certains syndicats ou agriculteurs à votre encontre, avez-vous

“Faire prendre conscience aux Français que le patriotisme agricole est nécessaire.”

Annie Genevard est revenue dans ses terres mortuaciennes l’espace de quelques jours au moment des fêtes.

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