La Presse Bisontine 284 - Janvier 2026

Le Grand Besançon 37

La Presse Bisontine - Janvier 2026

R.N. 83

Trafic Restriction de circulation : 700 poids lourds en moins Depuis le 1er janvier, les poids lourds de plus 7,5 tonnes en transit ne peuvent plus emprunter la R.N. 83 entre École-Valentin et l’échangeur de Bersaillin. Ils doivent rester sur l’autoroute. La restriction de circulation ne concerne pas la desserte locale. La mesure devrait alléger le trafic de 700 poids lourds par jour.

Quelques jours après l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral, un contrôle de la D.R.E.AL. et de la gendarmerie a eu lieu à Lavans-Quingey. 58 véhicules ont été contrôlés (photo

R ésolution de la nouvelle année, les poids lourds en transit sont doréna vant fermement priés de rester sur l’autoroute. Depuis le 1 er janvier, un arrêté préfec toral du Doubs et du Jura est entré en vigueur, interdisant les poids lourds de plus de 7,5 tonnes en transit d’emprunter la R.N. 83 entre École-Valentin et l’échangeur de Bersaillin. “Ce n’est pas une mesure d’interdic tion de tous les poids lourds sur la R.N. 83. C’est une mesure d’or ganisation du grand transit” , prévient le préfet du Doubs Rémi Bastille, anticipant des incom préhensions. Les poids lourds en desserte locale ne sont pas concernés par l’arrêté et peuvent donc en l'état emprunter la R.N. 83.

Cette décision prise conjointe ment avec le préfet du Jura Pierre-Édouard Colliex inter vient après 18 mois de travail, une mobilisation importante de riverains soutenue par les élus (le sénateur Longeot, le député Croizier, la maire de Besançon Anne Vignot), et une étude pilo tée par l’État. Cette dernière a

empruntant la R.N. 83, un iti néraire gratuit et plus court de quelques kilomètres. Soit un tiers du trafic global des poids lourds qui se chiffre à 2100 camions. Du fait de ce trafic rou tier important, la route nationale reste accidentogène, notamment dans la portion Arbois-Poligny. “C’est un axe qui avait atteint une limite” , poursuit Rémi Bas tille. Issue d’un long travail de concertation, la décision ravit l’association de riverains Bonne route. “C’est un grand jour, cela fait 5 ans qu’il y a une mobili sation citoyenne, souligne Fran çois Vacheresse, président de l’association. J’ai une pensée pour les habitants de Samson dont les enfants vont pouvoir reprendre le bus scolaire, les parents ne voulaient plus qu’ils

préfecture du Doubs).

le prennent à cause du trafic. Nous allons continuer le travail sur d’autres mobilités.” De son côté, la F.N.T.R. (fédéra tion nationale du transport rou tier) et l’O.T.R.E. (organisation des transporteurs routiers euro péens), si elles ont participé à la concertation, sont moins dans l’allégresse. “Le transport routier participe à l’économie à hauteur de 90 %. Les flux gérés par les camions sont vitaux pour l’éco nomie, relève Xavier Bergelin, président de la F.N.T.R. Franche Comté. La R.N. 83 est un axe de transit et un choix économique.

L’impact économique du dérou tage par l’autoroute est réel pour les transporteurs.” Le surcoût est estimé entre 4 et 5 % du prix du transport. Il avait été évoqué un temps une possible baisse des prix de l’autoroute. “Il n’y a pas de déformation tarifaire sur cette portion, répond Rémi Bas tille. La structuration du trafic n’est pas à l’origine du problème.” Sans compter que la réglemen tation pour changer les prix était trop compliquée à mettre en œuvre. Le préfet du Doubs ne ferme pas pour autant le dossier. Le volet tarification de l’auto

route pourrait être évoqué dans les années à venir. Depuis le 1 er janvier, un contrôle des poids lourds a déjà eu lieu à Lavans-Quingey, le 7 janvier dernier. 58 camions ont été contrôlés par la D.R.E.AL. et la gendarmerie. 18 ont été verba lisés pour non-respect de l’arrêté alors qu’ils étaient au courant. De la signalisation a été installée sur l’autoroute et la R.N. 83. Cette restriction de circulation pour les poids lourds en transit a aussi été intégrée dans les G.P.S. n L.P.

permis de carac tériser le phéno mène d’évite ment de l’autoroute par des camions. Concrètement, 720 poids lourds par jour shuntent l’autoroute entre École-Valentin et l’échangeur de Bersaillin en

2 100 camions

transitaient chaque jour.

EN BREF

SAÔNE

Livre

Un livre pour “encrer” l’histoire de la brasserie Gangloff Passionné de généalogie, Alain Josselin a retracé

Hôpital Le salon d’annonce en réanimation chirurgicale du C.H.U. de Besançon a été entièrement rénové et repensé pour mieux accueillir les familles des patients hospitalisés dans le service. L’aménagement de ce salon a été rendu possible grâce à une généreuse collecte de dons, initiée par la famille de Jacques Dubois, fondateur du Groupe J.M.J. Automobiles, décédé en février 2024. Cette première étape réalisée, le service de réanimation chirurgicale, qui accueille entre 700 et 800 patients par an, souhaite créer un salon des familles pour concrétiser un projet d’ouverture aux familles 24 heures sur 24. Ce projet, porté par le fonds Phisalix est ouvert aux dons des entreprises et des particuliers. Sapins Après les fêtes, pour que votre sapin soit valorisé, il importe de le déposer en déchetterie. Pour les personnes dans l’incapacité de se rendre à la déchetterie, la Ville de Besançon met en place un service de collecte des sapins. Dans ce cas, ils pourront être déposés jusqu’au 23 janvier à proximité des points de collecte des bacs gris.

l’histoire familiale intimement mêlée à celle de la brasserie Gangloff à Besançon. L’ouvrage permet de garder une trace de cette industrie d’importance pendant plusieurs décennies qui n’a pourtant gardé aucune archive.

L’ histoire commence il y a deux ans environ. L’as sociation des Chaprais organise une conférence sur la brasserie Gangloff. Un sujet qui attire immédiatement l’attention d’Alain Josselin. Sur plusieurs générations, sa famille a travaillé au sein de cette bras serie installée à Besançon, d’abord à Isenbart (où se trouve l’actuel bâtiment du Président) puis rue Berthelot avant de dis paraître complètement du pay sage bisontin. Mais aussi de la mémoire collective. Enfin presque. À l’occasion de ladite conférence aux Chaprais, force est de consta ter qu’il n’existe pas d’archives de cet épisode industriel brassi cole. Seuls subsistent quelques souvenirs familiaux, très peu là aussi. Sauf chez Alain Josselin. Huit membres de sa famille dont lui-même (en 1966) ont travaillé à “La Gangloff”. Il n’en faut pas plus pour ce passionné de généa logie et d’écriture pour se lancer dans l’écriture de son ouvrage Bière Gangloff, Compilation de souvenirs d’une famille labo rieuse… et heureuse. “La vie de mon père, celles de mes trois oncles, de mon frère aîné s’insèrent dans la vie de la Gangloff, chacun à leur époque ont suivi la trans

En 1991, le bâtiment de stockage qui subsistait de la brasserie, rue Berthelot, est vendu pour devenir les locaux de Loxam. Ensuite, la trace de la Gangloff se dissout dans le temps. Alain Josselin reste l’un des rares témoins de cette époque. “Rien n’a été sauvegardé aux archives” , reprend-il. Fondu de généalogie, il déniche dans des documents de recensement la trace de 335 personnes salariées à un moment à la Gangloff. Il retrouve une douzaine de descendants de ces personnes, auxquelles il consacre des pages dans son livre. La vie d’Alain Josselin est elle aussi imprégnée de la Gangloff. Sa femme est une fille d’un livreur de la brasserie. Il s’est aussi lié d’amitié avec Laurent Fumey, fondateur de la brasserie Gangloff aux Tilleroyes. Si cette dernière n’a aucun lien avec celle du début du XX ème siècle, le nom continue de résonner dans l’esprit des Bisontins. Même sans archives, la Gangloff reste vivante. n L.P.

formation de la brasserie” , resitue Alain Josselin. Ils ont fait leur carrière là-bas de 14 ans à la retraite, dans un métier difficile. “C’était des ouvriers manuten tionnaires qui se sont tués au travail. À l’époque, rien n’était mécanisé” , poursuit Alain. Gamin, il se rappelle monter à bord du camion de la brasserie avec son frère, le jeudi, jour de repos sans école, pour effectuer les livraisons avec son père. “On était trop petit pour porter une caisse, on la portait à deux, quand mon père en avait deux dans ses bras.” Alain intègre la brasserie en 1966 qui ne s’appelle déjà

plus Gangloff mais brasserie de Besan çon, racheté par la brasserie de Sochaux. Il y bosse comme saisonnier. On peut observer dans son livre sa première fiche de paie. Sa sœur y tra vaillera également, le 8 ème membre de la famille.

La brasserie n’a gardé

aucune archive.

Livre Bière Gangloff, Compilation de souvenirs d’une famille laborieuse… et heureuse Alain Josselin, aux éditions CoolLibri. 12 euros Renseignements : josselinalain@gmail.com

Alain Josselin a consacré un livre sur la brasserie Gangloff, intimement liée à son histoire familiale.

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