La Presse Bisontine 284 - Janvier 2026
26 Besançon MUNICIPALES 2026
Janvier 2026
M. BANFA Voyant Medium
À gauche Le P.-S. a perdu la main La candidature de Jean-Sébastien Leuba
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franchir des règles collectives du parti auquel j’ai toujours été fidèle. Par ail leurs si les appels ont été nombreux en faveur de la poursuite de la liste Besan çon Forte et Solidaire, ses membres considèrent aujourd’hui être allés au bout de ce qu’ils pouvaient accomplir dans ce cadre. En conséquence, en res ponsabilité, Besançon Forte et Solidaire ne souhaite pas initier une liste dissi dente. Il faut désormais fixer avec Anne Vignot les engagements programma tiques et représentatifs permettant une prise de position sur laquelle les uns et les autres puissent s’engager” com mente M. Leuba.
débranchée par le P.-S. national, Nicolas Bodin qui jette l’éponge. La social-démocratie est bien malmenée à l’approche des municipales à Besançon.
L’ accord national entre le P.-S. et les écologistes fait une heu reuse : Anne Vignot qui s’ap proche encore un peu plus de l’union de la gauche. Mais il laisse de côté tous ceux qui ont cru défendre une autre idée de la gauche pour une ville “forte et solidaire” comme l’avançait le slogan de la tête de liste Jean-Sébas tien Leuba qui n’a eu d’autre choix que
de se soumettre aux volontés nationales de son parti. Obligé de rendre les armes, ce dernier n’en attend pas pour autant des com pensations de la part d’Anne Vignot. Des discussions ont démarré le week end du 10 janvier pour tenter de trouver des points d’accords sur un éventuel futur programme commun. “En res ponsabilité, je ne souhaite pas m’af
Le second leader socialiste bisontin, l’actuel conseiller municipal délégué Nicolas Bodin, également vice-président de G.B.M., jette l’éponge. Lui qui se considérait jusqu’à récemment comme “le meilleur candidat pour Besançon”, esseulé, a fini par lâcher l’affaire. Mal gré le choix imposé par le P.-S. national d’une liste commune avec la maire sor tante pour Besançon, Nicolas Bodin estimait qu’il lui apparaissait “utile de présenter une liste autonome, pro position que je défends depuis des années dans l’adversité y compris à la
élus qui m’ont durablement affaibli pendant ce mandat me reprochant mes prises de position pourtant factuelles (économie, armement létal de la police municipale, devenir des résidences auto nomie, budget, laïcité, relation avec La France Insoumise…) et qui finalement ont préféré défendre eux aussi une liste autonome… avant un nouveau revire ment des dernières heures pour soutenir une liste commune. Au nom de quoi et sur quelles valeurs ?” s’interroge M. Bodin. Après trois mandats consécutifs dans la majorité de la Ville et de G.B.M., Nicolas Bodin rend donc son tablier, non sans une certaine amertume. “Cela me manquera très profondément mais il m’est toujours apparu important de ne pas dépendre financièrement de son mandat, ce qui laisse une certaine liberté de réflexion et d’expression. J’ai essayé de faire au mieux pour les Bisontines et les Bisontins et plus globalement notre territoire” dit-il comme dans un testament. M. Bodin a également décliné les propositions de débauchage qu’il a reçues d’autres listes, de droite républicaine notamment. n J.-F.H. tion, forte de son expérience de directrice de l’I.M.E.A., l’école de commerce de la C.C.I. qui forme chaque année près de 250 apprenants. En relançant l’École Cheval, la C.C.I. promet de “conserver ce qui faisait l’A.D.N. du Cours hôte lier bisontin, à savoir une for mation exigeante, haut de gamme, pour former les futurs gouver nants et gouvernantes des plus beaux établissements hôteliers” souligne M. Quivogne qui promet que “100 % des élèves formés ici trouveront un emploi à la sortie de leur formation.” L’École Cheval recrute donc sa première promotion. Elle tenait un stand au récent salon de l’étu diant de Besançon le 10 janvier. Françoise Sanchez promet une formation “adaptée aux nouvelles exigences de l’hôtellerie. Les apprentis qui seront formés ici auront non seulement un savoir faire, mais avant tout un savoir être pour travailler dans les meil leurs établissements.” Pour cela, la C.C.I. compte sur une quin zaine d’intervenants extérieurs pour former les futurs profes sionnels de l’hôtellerie. Les préin scriptions sont ouvertes sur le site www.eceh.fr n J.-F.H.
tête du groupe des élus municipaux socialistes… au nom des désaccords de fond que j’ai pu mesu rer mais que je n’ai pas réussi à mettre en débat” explique-t il aujourd’hui. Il fustige au passage la position de certains de ses collègues du conseil municipal. “Je trouve très curieux moralement le posi tionnement de ces
Jean-Sébastien Leuba et ses co-listiers n’ont pas eu d’autre choix que de saborder leur
Obligé de rendre les armes, il attend des compensations.
liste et leur campagne qui avait démarré cet automne.
Emploi L’Urssaf a livré ses dernières statistiques en matière d’emploi salarié dans le privé en divulguant les chiffres du dernier trimestre 2025. À l’échelle de la région Bourgogne-Franche Comté, 980 postes permanents ont été supprimés en un trimestre dans le EN BREF perdu une centaine de postes, le commerce a gagné 160 postes et les services en ont perdu 810, dont 150 dans l’activité immobilière. L’intérim, lui, est en baisse constante dans notre région depuis fin 2022. Saline La Saline royale d’Arc-et-Senans a dépassé les 5 millions de visiteurs depuis 1965, date à laquelle la billetterie a commencé à secteur privé. L’industrie est particulièrement touchée avec 230 postes en moins, dont 150 dans l’automobile. Les métiers de la construction ont
FORMATION
Gouvernant(e) d’hôtel
La C.C.I. Saône-Doubs ressuscite l’École Cheval La Chambre de commerce et d’industrie abritera dans ses locaux de Besançon à partir de septembre
prête à renaître de ses cendres. On l’appelle désormais “École Cheval, excellence hôtelière”. “Cette école a contribué à faire la réputation de Besançon. Quand j’ai appris que les seuls repreneurs étaient de la région parisienne, je me suis immédia tement dit qu’il ne fallait pas laisser partir cette école et qu’il fallait faire quelque chose pour la relancer ici” observe Jean-Luc
Quivogne, le pré sident de la C.C.I. Saône Doubs qui pré pare donc la pre mière rentrée de cette nouvelle École Cheval, dans les murs de la Chambre de commerce, ave nue Villarceau à Besançon. “La première promo tion démarrera en septembre, on espère avoir entre 20 et 25 apprentis” ajoute le président. Contrairement à l’ancien Cours
une nouvelle formation de gouvernant(e) pour pourvoir les meilleurs établissements hôteliers.
L e Cours hôtelier de Besan çon, école presque cente naire qui avait construit sa réputation sur ses for mations exigeantes, avait hélas
subi les affres d’une liquidation judiciaire en 2023. Rachetée par la C.C.I. Saône-Doubs à la barre du tribunal de Besançon l’année suivante, l’école hôtelière s’ap
“100 % des élèves formés ici trouveront un emploi.”
Jean-Luc Quivogne, le président de la C.C.I. Saône-Doubs annonce la première promotion de la nouvelle École Cheval dès la rentrée prochaine.
hôtelier privé où la formation continue coûtait plus de 12 000 euros à l’année, cette nou velle formation Made in C.C.I. se fera sous forme d’alternance. “Les apprentis n’auront donc aucun frais d’inscription et ils seront payés par leur employeur chez qui ils passeront environ 70 % de leur temps, les 30 % res tant étant des heures de formation théorique à la C.C.I.” précise Françoise Sanchez, la directrice de cette nouvelle école de forma
comptabiliser les chiffres de fréquentation.
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