La Presse Bisontine 283 - Décembre 2025
L’interview du mois 7
Décembre 2025
vrai atout de proposer des services aux clients, parce que c’est un confort d’achat. Et puis, nous souhaitons proposer un lieu de vie. Aujourd’hui, il existe un projet de retravailler la galerie et le parcours client, la signalétique, les zones de repos et enfant. La galerie est belle, très simple, on aimerait lui appor ter un peu de chaleur et en faire un lieu de vie. Cette ambition de faire de la galerie un lieu de vie est-elle une façon de contrer le e-commerce ? M-A.G. : Oui car c’est avoir une expérience unique et différen ciante. Que les clients passent un bon moment, qu’ils trouvent leur offre commerciale mais qu’ils pro fitent aussi de jeux pour les enfants, d’un bon repas en ter rasse, qu’ils aient le temps de s’installer et de se reposer avec des bornes de recharge, etc. La Galerie Châteaufarine change aussi d’identité pour devenir un shop park. Le G affiché sur la façade va disparaître. Qu’est-ce que ça change concrètement pour le consommateur ? M-A.G. : Nous repositionnons nos centres commerciaux sur des cen tres de proximité. Nous ne sommes pas des immenses centres commerciaux mais nous ne sommes pas non plus en centre ville. Nous sommes des centres de proximité, accessibles, où l’on trouve de tout. En parlant d’accessibilité, les fréquents bouchons qui encombrent les alentours de la galerie freinent les clients. Quelle marge de manœuvre avez-vous pour améliorer cet état de fait ? M-A.G. : On collabore avec les ser vices d'urbanisme sur les sujets d’accessibilité du site et de la voi rie. C’est important et primordial pour nous, pour les clients de la zone complète et les habitants. Nous avons par ailleurs près de 1500 places de parking, il en manque encore un peu. À certains moments, comme les fêtes de fin d’année, il peut être saturé. On voudrait également travailler la facilité du parking et l’optimiser car il y a encore quelques espaces où l’on peut recréer des places. La période de Noël débute, importante pour tous les commerces. Quelle est la part de la consommation sur cette période par rapport aux restes de l’année ? M-A.G. : La consommation sur les mois de novembre et décembre est effectivement très significative par rapport au reste de l’année. En revanche, il m’est difficile de fournir un pourcentage précis, les variations étant très fortes selon les secteurs d’activité. La période de Noël débute vraiment vers le 25 novembre après le Black Friday qui est aussi une grosse opération commerciale. Plusieurs animations sont programmées, comme une balade en petit train dans la galerie les 15 premiers jours de décembre, des ateliers pour les enfants, des parades, etc. n Propos recueillis par L.P.
centre commercial en centre com mercial. Nous avons des boutiques vacantes qui permettent de l’ac cueillir. On profite du turnover pour accompagner ces concepts qui sont nouveaux et fonctionnent très bien. Nous avons aussi des commerçants spécialisés dans l’éphémère stand. Quel impact a eu l’installation d’Inter marché en lieu et place de Géant Casino, qui a été inauguré le 10 novembre der nier ? M-A.G. : Un impact positif. Inter marché a été inauguré le 10 novembre, les travaux engagés depuis janvier 2025 se terminent. Dès le lendemain, Intermarché a eu une belle croissance sur ces chiffres et nous faisons une très belle semaine à + 5 % de trafic dans la galerie. Intermarché pro pose une offre ultra-moderne avec beaucoup de fait maison. La sur face de vente a été diminuée pour installer plus de laboratoires. M-A.G. : On est la destination shop ping de Besançon, de par une offre hyper-variée avec plus de 100 boutiques, et un parcours shop ping très simple. Et les animations mises en place pendant les périodes de vacances fonctionnent. Les gens ne viennent pas que pour faire du shopping. À la Tous saint, l’escape game Spider Inva sion a été très apprécié par les enfants, il y avait tous les jours des files d’attente. On a un beau volume de trafic, en progression. Nous sommes ultra-ancrés loca lement. Tous les Bisontins vien nent au moins une fois consom mer à la galerie, on a une clientèle très fidèle. On a aussi une clientèle qui vient du Haut-Doubs et de la Suisse. Quelle est la zone de chalandise ? M-A.G. : On a une zone de chalan dise de moins de 10 minutes où tout le monde consomme chez nous, ou en tout cas, on a un taux très élevé. Après, il y a le Grand Besançon. On attire également des clients de la Haute-Saône parce qu’il n’y a pas de centres commerciaux, que des retail parks (une succession de magasins sans parties communes, N.D.L.R.). Et des gens du Haut-Doubs. Et la fréquentation ? M-A.G. : Je ne peux pas donner de valeur précise mais ce que je peux dire, c’est que la galerie est en progression de + 0,8 % depuis le début de l’année. On est ravis parce qu’on peut entendre depuis le Covid que les centres commer ciaux vont mal. Ici, on se porte bien. Qu’est-ce qui manque dans la galerie ? M-A.G. : On aimerait développer la partie services. On peut ima giner des pressings, un service de retouche couture, un cordon nier. Il ne faut pas oublier qu’on a un cabinet médical avec deux généralistes. Avec l’agrandisse ment de la pharmacie, ce sera un Qu’est-ce qui rend la galerie de Châ teaufarine attractive ?
Le G va bientôt disparaître de la façade, en lien avec le changement d’identité de la galerie.
Hafnium qui est très local. La propriétaire de la marque a fait plusieurs boutiques éphémères ici avant de prendre un bail com mercial. Hafnium a ouvert en mai dernier dans la cellule occupée précédemment par San Marina.
M-A.G. : Effectivement, nous avons de plus en plus de concepts éphé mères, ou plutôt des concept stores qui permettent aux com merçants d’être plus agiles par rapport aux tendances qui vont très vite. Par exemple, on a fait
On est ravis parce que cette bou tique de prêt-à-porter homme premium sur mesure nous permet de créer la différence. Les boutiques éphémères sont-elles de plus en nombreuses ?
une opération Sneakers corner en octobre en même temps que la braderie. Il s’agit d’un concept store avec du streetwear et essen tiellement de la basket vintage, unique qu’on ne trouve pas dans les franchises. Il se déplace de Le chiffre 850 commerces et artisans sur le Grand Pontarlier La Fédération Commerce Grand Pontarlier a identifié 850 commerces et artisans sur le bassin pontissalien, soit une progression d’environ 30 % sur 10 ans du nombre d’établisse ments, preuve de l’attractivité tou jours forte du Haut-Doubs pontis salien. n “Aujourd’hui les quatre zones commerciales du Grand Pontarlier sont à peu près remplies”, constate Denis Gérôme, le président de la fédération Commerce Grand Pontarlier.
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