La Presse Bisontine 272 - Janvier 2025

18 Besançon

La Presse Bisontine - Janvier 2025

SANTÉ

Les projets du C.H.U. de Besançon L’hôpital Jean-Minjoz ouvre de nouveau chantiers Lors du traditionnel exercice des vœux de nouvelle année, le C.H.U. de Besançon a tiré le bilan de 2024 pour mieux se projeter en 2025 avec notamment les rénovations ou constructions de bâtiments. Sans pour autant éluder la difficile question du budget.

Le C.H.U. de Besançon va voir en 2025 plusieurs projets de rénovation ou de construction de bâtiments commencer.

L e ton se voulait résolument optimiste et festif lors de la cérémonie des vœux du centre hospitalier le 7 jan vier dernier au Grand Kursaal. Pourtant, la situation du C.H.U., tant budgétaire qu’aux urgences, reste bien tendue. En cette période où les virus hivernaux se propagent à toute vitesse, le centre 15 a été débordé pendant les vacances de Noël avec plus de 2 000 dossiers ouverts par jour. Reste qu’en cette nouvelle année, le directeur général Thierry Gamond-Rius veut voir du positif dans les actions menées en 2024. Ce dernier a notamment mis en avant la direction com mune entre les établissements d’Avanne, Bellevaux, Tilleroyes et le C.H.U., une fusion officielle en 2026 qui portera le nombre de salariés à 8 000. “C’est un élé ment important pour l’attractivité pour les gériatres et la prise en charge des personnes âgées, c’est

a souligné le P r Samuel Limat, président de la commission médi cale d’établissement. La rénovation ou construction des bâtiments va permettre “d’adapter l’hôpital Jean-Minjoz à tous les besoins du futur, pour suit le Professeur Limat. Un pro jet de très grosse envergure va prendre toute sa réalité dans 5 ans avec le bâtiment qui com prendra un service de réanima tion médicale plus capacitaire avec les premières technologies, et où on garde les caissons hyper bares. Et à l’étage le S.A.S. (le service d’accès aux soins) et l’en semble de la régulation. Dans quelques jours, les pelleteuses vont commencer le chantier du bâtiment de psychiatrie avec un emménagement à l’été 2026.” Démarre également le chantier d’unité de chirurgie ambulatoire avec 40 places. “Nous avons aussi été obligés en 2024 d’étendre notre capacité en cancérologie-héma

un enjeu important. Cela marque un tournant dans la prise en charge de la population sur le territoire” , a estimé Thierry Gamond-Rius. L’attractivité du C.H.U., le man tra de la direction qui met tout en place pour garder et fidéliser ses professionnels de santé. Cela passe entre autres par la pour suite du renouvellement du pla teau technique et notamment

continuera de coincer, observe le Professeur Limat. Mais je pense que la plus grande richesse, ce sont les équipes extrêmement investies. On a maintenant les moyens de nos ambitions. Le C.H.U. de Besançon a les fonda tions suffisamment robustes pour être relativement autonome dans son développement futur. Un des enjeux va être de rester compétitif sur la recherche et l’innovation. Je pense notamment à la biothé rapie et aux biomédicaments.” Anne Vignot, présidente du comité de surveillance du C.H.U. a aussi salué la création de l’hô pital de jour en santé des femmes, la mise en place de gestes éco logiques au C.H.U. comme laver les sols à l’eau et la déconstruc tion de l’ancienne maternité à Saint-Jacques pour le projet urbain de Saint-Jacques. n L.P.

tologie de 20 places ce qui permet d’accueillir 40 patients en plus par jour. Enfin, on finalise le projet architectural d’un bâtiment avec un service complètement adapté aux germes les plus trans missibles. Le C.H.U. est le centre référent en Bourgogne-Franche Comté sur les agents infectieux les plus transmissibles” , relève aussi Samuel Limat. 2024 a vu l’ouverture du centre d’enseigne ment et de soins dentaires en septembre qui permet d’accueillir les étudiants de deuxième cycle et des patients. “Nous travaillons à l’accréditation de 3 ème cycle en 2025” , expose Thierry Moulin, directeur U.R.S. sciences de la santé. L’I.F.P.S. pour les forma tions paramédicales a également pris place dans un nouveau bâti ment en décembre dernier. L’investissement territorial du C.H.U. n’a pas été oublié avec

l’exemple du nouveau plateau de chirurgie ambulatoire à Dole. Samuel Limat a surtout cité le chiffre de 220 praticiens en exer cice territorial, c’est-à-dire qui se détachent du C.H.U. pour aller exercer dans d’autres centres hospitaliers comme Dole ou Pon tarlier. “En 2024, si des femmes ont accouché à Pontarlier, c’est grâce à l’équipe de gynécologie obstétrique du C.H.U.” Enfin, Thierry Gamond-Rius a évoqué le contexte économique tendu de l’hôpital. “Nous assu rerons notre mission au mieux. Globalement, le C.H.U. est plutôt dans une dynamique positive, sa situation budgétaire grâce à la relance de l’activité et la mobili sation des équipes est plutôt en voie d’amélioration.” “On peut réformer l’hôpital tous les quatre matins, si on ne réforme pas l’in tégralité du système de santé, ça

des nouvelles salles de car diologie inter ventionnelle, l’arrivée d’une troisième I.R.M. ou encore l’exten sion de la robotique. “On peut s’enor gueillir de pla teaux tech niques de très haut niveau” ,

Une situation budgétaire en voie d’amélioration.

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