La Presse Bisontine 171 - Décembre 2015

BESANÇON 10

La Presse Bisontine n° 171 - Décembre 2015

EN BREF

INTERVIEW

Suite aux attentats de Paris “C’est au lendemain des attentats de janvier qu’il fallait réagir”

A vec 300 magasins dans le monde, dans 41 pays, la marque 7 camicie est de plus en plus prisée. Ludovic Renaud ne s’y est pas trompé en ouvrant il y a quelques semaines à Besançon la pre- mière boutique du Grand Est à l’enseigne 7 camicie. D’autant que l’offre en la matière était devenue bien mince au centre- ville. Dans cette belle boutique située au milieu de la rue la plus commerçante de Besançon, des dizaines de chemises aux coloris et aux styles différents, avec un dénominateur commun : la conception 100% italienne. Clas- sique, corporate ou sportswear, tous les hommes y trouveront chemise à leur goût. Et même les femmes, car en complément de la gamme homme,Ludovic Renaud a également sélectionné des modèles féminins. “Tous nos modèles sont conçus dans les ateliers de la marque à Rome et sont fabriqués en Europe. La plu- part de la gamme, c’est du 100% coton. Ce qui distingue nos che- Franois Après la démission du maire et de certains conseillers municipaux (La Presse Bisontine d’octobre), la commune du Grand Besançon est repassée aux urnes. Et c’est la liste portée par Claude Preioni, maire jusqu’en 2008, qui a été élue avec 515 voix (57,8 %) alors que la liste “Franois, j’y crois” de Françoise Goodwin- Hillier a obtenu 375 voix (42 %). La répartition est de 15 conseillers pour Le Grand Besançon lance vendredi 20 novembre les travaux de la ligne de Transport en commun en site propre Viotte-Témis. Premiers coups de pioche à l’angle de la rue de Trépillot et Léo-Lagrange Le palmarès du 26 ème concours des fromages Fromonval a notamment primé la jeune exploitante Aude Chognard présentée dans nos colonnes lors de son installation. La chevrière, originaire de Dammartin-les-Templiers a remporté le prix Or pour son “chèvre aux légumes”. à Besançon. Montfaucon Claude Preioni et 4 quatre pour celle de Françoise Goodwin- Hillier. T.C.S.P.

Thierry Silvand, du syndicat de police F.P.I.P. à Besançon, estime que les mesures de sécurité qui sont prises aujourd’hui auraient dû l’être dès le mois de janvier, suite aux attentats de Charlie Hebdo.

Thierry Silvand avait tenu un discours devant la foule à Besançon lors des manifestations consécutives aux attentats de Charlie Hebdo (photo archive L.P.B.).

L a Presse Bisontine : François Hollande a décrété l’état d’urgence.Avez-vous les moyens d’assurer à Besançon votre mission de sécurité ? Thierry Silvand : Nous sommes exactement dans lamême situa- tion qu’après les attentats du 7 janvier. Nous n’avons pas plus d’effectifs. Le groupe départe- mental d’intervention n’a tou- jours pas l’équipement spécia- lisé qui lui a été promis pour

sont prises aujourd’hui sont importantes, mais c’est au len- demain des attentats de Char- lie Hebdo qu’il fallait les appli- quer. Je ne dis pas qu’elles auraient permis d’éviter le car- nage du 13 novembre,mais elles auraient peut-être eu un effet dissuasif. L.P.B. : Faut-il comprendre que l’État n’a pas retenu les enseignements des attentats de janvier dernier ? T.S. : Nous avons un wagon de retard. La radicalisation n’a jamais été aussi importante que depuis le début de l’année. Nous sommes en colère, car nous avons alerté les autorités depuis plu- sieurs mois sur la situation. Lorsqu’en octobre nous avons manifesté devant le tribunal pour dénoncer le laxisme de la justice et qu’on découvre qu’un des terroristes a fait l’objet de huit condamnations sans jamais être allé en prison, chacun peut

le centre-ville, les écoles ou les lieux de culte. Les congés des policiers ont été supprimés ain- si que les formations. Propos recueillis par T.C.

constater que nous n’affabulons pas. Nous avons l’impression que dans ce pays on préfère gué- rir plutôt que de prévenir.

L.P.B. : Quelles consignes avez-vous reçu pour les jours à venir ? T.S. : La première consigne est de surveiller les lieux sensibles, comme les zones commerciales,

mener ses mis- sions. On nous avait promis également deux véhicules, il nous manque encore le four- gon. De leur côté, les rensei- gnements terri- toriaux n’ont pas été renfor- cés. Les mesures qui

“La radicalisation n’a jamais été aussi importante.”

PROJET

Battant Battant sera créatif au 52 de la rue Le quartier où est recensé le plus fort taux d’intermittents accueillera un lieu destiné au développement des Industries créatives et culturelles. Vente et expositions en vue.

Une nouvelle adresse mode a ouvert récemment au 89, Grande rue à Besançon. 7 camicie (“7 chemises” en italien) propose un large choix de chemises au style 100 % italien. C’est la première boutique du Grand Est à cette enseigne. 7 camicie : la chemise à l’italienne P U B L I - I N F O R M A T I O N

B esançon veut faire du quartier Battant “une pépinière culturelle et créative” dixit le maire, et en profiter pour “chan- ger son image.” En validant au conseil muni- cipal lundi 2 novembre la création des indus- tries créatives et culturelles (I.C.C.), la Ville en partenariat avec l’agglomération requa- lifiera le local du 52, rue Battant pour en fai- re un nouvel espace où travailleront des artistes. C’est de l’emploi “non délocalisable” assure le maire de Besançon. Les artistes trouveront là un local à loyer modéré où ils vendront leur travail. Des vitrines d’exposition seront mises en place, des espaces de récep- tion, de travail collaboratif. Un prestataire - non désigné pour le moment - assurera l’accompagnement collectif et individuel des projets, l’intendance du lieu, la programma- tion annuelle des futures animations. Si le quartier a encore des difficultés au regard de la vingtaine de boutiques fermées, Jean- Louis Fousseret estime “que ce projet montre que nous avons de l’ambition pour ce lieu qui regroupe un ferronnier d’art, des musiciens, une mercerie typique…” Entre 200 000 et 300 000 euros y seront investis. Pour le conseiller municipal d’opposition Lau- rent Croizier (MoDem), le projet “n’est pas

assez ambitieux avec seulement 200 m 2 de local. C’est davantage pour des projets asso- ciatifs qu’économiques. Et vous auriez pu le mettre dans l’ancien hôpital Saint-Jacques” regrette-t-il. Un chiffre corrigé par Pascal Curie, vice-président de l’agglomération de Besançon en charge du territoire : “Ce sera 400 m 2 et non 200. Et nous avions besoin d’un lieu rapidement car la demande est là. Le projet Saint-Jacques est à trop long terme. Il fallait proposer un espace au risque que ces demandes d’installation partent ailleurs.” “Une vitrine des curiosités”, voilà comment cet espace se définit. En 2009, 2 600 “créa- tifs” hors intermittents, et 351 entreprises I.C.C., étaient recensés sur le Grand Besan- çon d’après l’annuaire des entreprises de la C.C.I. Pour Emmanuel Dumont, “ce quartier est celui qui dispose du plus fort taux d’intermittents.” Bref, il y a une âme ici. Aux artistes de s’exprimer. Ouverture program- mée en décembre 2016. Une étude pour la requalification des cellules commerciales vides, souvent détenues par des privés frileux de louer par peur des impayés, sera lancée. Objectif : créer de nouveaux lieux de ce type à Battant.

Ludovic Renaud, gérant de ce nouveau magasin au style 100 % italien.

À côté des chemises, on trouve aussi chez 7 camicie une série d’accessoires (cravates, nœuds papillons,boutons de manchettes, pochettes…) ainsi que des pan- talons, pulls, doudounes et cos- tumes. Deuxmois après son ouver- ture, la boutique a déjà fait sa place dans le monde du prêt-à- porter bisontin. “Les premières tendances sont très positives” confirme Ludovic Renaud.

mises, ce sont leurs revers en contraste, leur simple, double ou triple col et leur 3, 5 ou 7 bou- tons à l’encolure” précise Ludo- vic Renaud. Côté tarifs, autre bonne surprise : ils s’étalent de 39,90 pour l’entrée de gamme, à 89,90 euros pour les chemises les plus chères. “Nous proposons des chemises qualitatives pour tous, à des prix accessibles” ajoute le gérant.

Le 52, rue Battant à Besançon

accueillera des artistes qui pourront travailler et vendre leur production.

89, Grande rue à Besançon Ouvert le lundi de 14 h à 19 h Du mardi au samedi de 10 h à 19 h non-stop. Tél. 03 81 61 88 36 www.7camicie-besancon.com Le magasin sera ouvert tous les dimanches avant Noël à partir du 29 novembre

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