La Presse Bisontine 120 - Avril 2011

LE GRAND BESANÇON

La Presse Bisontine n° 120 - Avril 2011

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HABITAT De 28 à 51 hectares Les espaces agricoles du Grand Besançon en net recul L’agriculture péri-urbaine subit d’année en année une réduction des terres disponibles. La S.A.U. baisse de 116 hectares par an sur le territoire du S.C.O.T. du Grand Besançon.

Les terres agricoles

reculent de près de 120 hectares par

an dans le Grand Besançon.

L a surface agricole utile (S.A.U.) subit une baisse constante dans les communes de la périphérie bisontine. Sur le S.C.O.T. du Grand Besançon (schéma de cohérence ter- ritoriale), qui s’étend, en gros, de Saint- Vit à Roulans en passant par Besan- çon, la S.A.U. communale représentait en 2000 (dernières données statistiques disponibles…) 34 164 hectares, soit

Logiquement, le nombre d’exploitations agricoles sur le territoire du S.C.O.T. du Grand Besançon a suivi la même évolution dans les trente dernières années. Entre 1979 et 2000, le nombre d’exploitations a diminué également, passant de 1 332 à 683, soit presque moitié moins (- 48,7 %). “Ce recul est nettement plus fort que celui observé pour la S.A.U.” , ce qui signifie logi- quement que “la taille moyenne des exploitations augmente fortement, pas- sant de 28 hectares (1979) à 51 hec- tares (2000).” Ce recul s’explique principalement par la pression foncière opérée sur les par- celles agricoles. Le développement de l’espace résidentiel, des zones d’activités et la création d’infrastructures de trans- port sont les principaux consomma- teurs d’espace foncier. “Entre 1991 et 2003, la consommation foncière liée au développement résidentiel s’est éle- vée à 909 hectares” a calculé l’A.U.D.A.B. Selon l’agence, l’opportunité financiè- re que représente la vente d’un ter-

Part de la Surface Agricole Utile dans la superficie totale par secteur (image A.U.D.A.B.).

38,9 % de la surface globale du S.C.O.T. Cette S.A.U. a subi une diminution de 6,5 % depuis 1979, “soit 116 hectares enmoins tous les ans” précise l’Agence d’urbanisme de l’agglomération bisontine (A.U.D.A.B.). “Cette diminution est plus rapide que celle observée aux échelles régionales (- 5,1 %) et nationale (- 5,6 %)” ajoute l’agence.

Le nombre d’exploitations : de 1 332 à 683.

rain agricole, surtout dans un espace péri-urbain, pèse fortement sur les changements d’usage des sols. De fait, de nombreux agriculteurs exploitent des surfaces parfois importantes de façon précaire, c’est-à-dire sans dis-

poser de baux garantissant la péren- nité de leur activité. Ce phénomène d’évitement du statut du fermage par les propriétaires impacte fortement les possibilités de mener à bien des installations agricoles. Enfin, souligne

l’agence d’urbanisme, “les formes de l’urbanisation ne permettent pas tou- jours une exploitation aisée des par- celles” , à cause des problèmes d’accessibilité. J.-F.H.

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