La Presse Bisontine 117 - Janvier 2011

RETOUR SUR INFO - BESANÇON

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La Presse Bisontine n° 117 - Janvier 2011

Petit bonheur à quarante mètres de hauteur… Génial

L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets

Boulevard La droite départementale est muette, étonnamment aphone depuis bientôt six ans. Les élections cantonales ont lieu dans à peine trois mois, il sʼagira de renouveler 18 des 35 cantons du Doubs. Actuellement, le rapport de force gauche- droite est de 20-15 en faveur de la majo- rité départementale. Il suffirait à la droi- te de gagner trois sièges, mais sans en perdre aucun, pour que le Département bascule à nouveau à droite. Hélas pour elle, il semble que le séisme de 2004 ait encore des répliques au sein de la minorité de droite, six ans après. Cʼest en effet une droite mollassonne, atone et sans relief qui de séance en séance subit la conduite des affaires par une gauche qui semble donc bénéficier dʼun véritable boulevard devant elle à lʼhorizon de mars. Lors de la récente séance dans laquelle a été présenté le rapport de la Chambre régionale des comptes relatif à la gestion de lʼinstitut Courbet, le 7 décembre, une nouvelle fois la droite a laissé le champ libre et tout lʼespace de parole au président Jeannerot. Un peu plus tôt, sur lʼaménagement de la voie verte autour du lac de Saint-Point, un dossier cher aux élus de montagne, aucun dʼentre eux nʼa su prendre le relais des multiples voix contestataires qui se sont fait entendre là-haut pour démon- ter le projet ficelé par le Conseil géné- ral. Dernier exemple en date : le consen- sus languissant qui a accompagné le vote du budget primitif 2011, où là enco- re, aucune voix de droite nʼest venue troubler la sérénité du camp de gauche. Une nouvelle occasion manquée qui montre simplement que la droite dépar- tementale nʼa pas de tête. Ni parmi les anciens, ni dans le rang des nouveaux élus. Qui plus est divisée par une incom- préhensible guéguerre intestine, la droi- te départementale nʼa plus de leader depuis le décès de Claude Girard au printemps 2004. Ce nʼest hélas pas un Jean-François Longeot usé par plusieurs années dʼopposition quasi-sourde, ni plus Christine Bouquin au nom de lʼautre groupe minoritaire qui pourra prétendre contester lʼassise du président du Conseil général. Claude Jeannerot boit du petit lait. La droite a moins de trois mois pour changer le breuvage présidentiel en potion amère. Mais il va lui falloir beau- coup dʼimagination pour y parvenir. Un premier pas pourrait consister en lʼélaboration de quelques idées nou- velles pour ce Département. Car ce nʼest pas en reluquant son glorieux passé quʼelle se construira un avenir rieur. Jean-François Hauser Éditorial

Somega et le lycée Montjoux en lumière au Bénin abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité de Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”.

U ne classe du lycée Montjoux de Besan- çon et lʼentreprise bisontine Somega ont mené à bien un projet humanitaire en installant des panneaux photovoltaïques de 30 m 2 sur le toit dʼun internat dʼenfants sourds et muets à Porto-Novo, capitale du Bénin, per- mettant ainsi dʼéviter des coupures électriques nombreuses. Trois semaines durant (du 12 novembre au 2 décembre), les onze lycéens bisontins en ter- minale électrotechnique accompagnés dʼun salarié de lʼentreprise Somega et de son P.D.G. Éric Dubois ont travaillé sans relâche de 6 heures du matin à 11 heures et de 15 heures à 19 heures pour éviter des températures caniculaires. Ils sont revenus en Franche-Comté avec des idées pleins la tête et surtout avec le sentiment du devoir accompli. “Les coupures électriques sont nombreuses au Bénin, rapporte Patrick Perrod, le professeur dʼélectrotechnique à lʼorigine de ce projet humanitaire et pédago-

gique. Grâce à l’installation, l’internat (environ une cinquante d’élèves) n’a plus de coupures” dit le professeur qui reste en lien avec le Bénin pour savoir si la réalisation fonctionne bien. Dernièrement, une coupure a touché toute la ville et seul lʼinternat brillait dans la nuit, sus- citant lʼinterrogation chez les Béninois, puis lʼadmiration. Ce projet humanitaire dont le coût avoisine les 70 000 euros a pu être mené à bien grâce à lʼassociation Asumoes présidée par Pascale Bard (qui soutient cette école de sourds et muets) et lʼentreprise Somega basée à Besan- çon, spécialisée dans les travaux dʼinstallation dʼénergie renouvelable. “Savoir que des enfants sourds et muets puissent être plongés dans le noir assez fréquemment nous a touchés” , explique Éric Dubois, P.D.G. de Somega qui apporté le soutien technique et logistique de son entreprise. Un des salariés sʼest rendu avec les élèves pour assurer lʼinstallation. Une mise aux normes électrique de lʼétablissement a également été menée. La Région Franche-Comté a également apporté son aide financière.

Embarquez à bord d’une nacelle et laissez-vous porter.

Q uʼelle est belle cet- te grande roue qui trône place de la Révolution, avec à son pied le marché de Noël. Ça vaut le coup de patienter quelques minutes le temps que des places se libèrent pour embarquer à bord dʼune nacelle. Et hop, cʼest parti pour un tour ! Dou- cement, on se laisse por- ter jusquʼà quarante mètres de hauteur au-dessus des toits de Besançon. Le point de vue est unique et super- be à la fois. Mais il est sur- tout romantique pour Corin- ne et Stéphane, un couple de Jurassiens de passage dans la capitale régionale qui sʼest offert un petit tour de roue avant de repartir en direction de Poligny.

“Franchement, c’est génial. Il faut le faire” sourit Corin- ne, “à condition de ne pas avoir le vertige” enchaîne Sté- phane, serrant contre lui sa compagne. De là-haut, le panorama sur la Boucle et sur les quartiers environnants est charmant. Les photographes apprécie- ront. Pour ceux qui connais- sent la ville, les points de repère sont faciles à trouver entre la flèche du clocher de lʼéglise Saint-Pierre, lʼéglise de la Madeleine, ou encore la Citadelle. La virée dans les airs dure une dizaine de minutes, le temps de faire quelques tours de roue. Avec cette animation qui se suffit à elle seule, le marché de Noël vient de prendre une nouvelle dimension.

Les panneaux photovoltaïques installés par des lycéens bisontins et l’entreprise Somega permettent à un internat du Bénin de produire sa propre électricité.

L’humeur de Philippe

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Crédits photos : La Presse Bisontine, C.F.A. Vauban, R.F.F., S.N.C.F., Christine Parat, Yves Petit, Ville de Besançon.

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