La Presse Bisontine 106 - Janvier 2010

SPORT

La Presse Bisontine n° 106 - Janvier 2010

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BESANÇON

De plus en plus d’adhérents La société de tir Bisontin réussit son opération séduction

Les dirigeants du club réussissent leur pari qui consistait à démocratiser le tir pour le rendre accessible à tous. Communication, bouche à oreilles, portes ouvertes sont les ingrédients d’une recette qui marche.

T ranquillement, Loïc arme sa carabine à air comprimé. Il ajus- te son tir, et appuie sur la détente. Le garçon n’a que 12 ans, mais il fait déjà preuve d’une certaine agilité pour atteindre sa cible située à 10m. Chaquemercredi depuis la rentrée, il vient passer un peu de temps au stand du Rose- mont animé par la Société de Tir de Besançon (S.T.B.) où il est encadré par des bénévoles

spécialistes de la discipline. “Ça faisait longtemps que je voulais pratiquer ce sport. Mes parents ont vu une annonce sur le club, et je suis venu” confie- t-il. Loïc a donc intégré l’école de tir qui accueille trente enfants âgés de 8 à 14 ans. Le novice fait partie des nou- velles recrues de l’association qui compte actuellement 252 licenciés contre 173 il y a un an. La S.T.B. réussit son opé- ration séduction auprès du grand public à la satisfaction de ses dirigeants qui veulent “démystifier le tir sportif” insis- te le président René Fallot. Le sport est en effet accessible à tous, quel que soit l’âge, et n’impose pas de contraintes particulières si ce n’est de res- pecter les règles de sécurité. Il se pratique pour le plaisir et pas forcément en compétition. D’ailleurs, à Besançon, seuls une quarantaine de tireurs par- ticipent à des concours. “C’est un sport qui apporte maîtrise de soi et concentration. C’est une pédagogie de l’endurance et de la ténacité” explique Michel Petetin, tireur de haut niveau, “et ce n’est surtout pas l’antichambre où l’on forme de futurs parrains” complète sur le tonde la boutadeMichel Bour- geois, vice-président. L’atmosphère au Rosemont est calme. Il n’y a pas d’agitation. Les gestes sont lents, précis, chaque tireur est concentré sur sa cible en carton. Ce stand construit par la ville est dédié uniquement au tir à plomb. Mais la S.T.B. possède deux autres pas de tir à Tarra- gnoz (25m), et Chaudanne (jus-

qu’à 50 m) où il est possible de tirer à l’arme à feu. Toute per- sonne qui le sou- haite peut venir s’y essayer. “Quel- le que soit la dis- cipline, les deux premières séances sont gratuites.Les gens tirent pen- dant une heure. Ensuite, ceux qui veulent continuer remplissent un bulletin d’adhésion, ce qui leur donne la pos-

René Fallot, Michel

Bourgeois et Michel Petetin, trois des piliers du club.

“Passer les 300 tireurs en 2010.”

BESANÇON Rendez-vous le 20 janvier En individuel, les lutteurs font la différence Après un championnat de France par équipe en demi-teinte, les lutteurs du C.P.B. vont défendre leurs chances en individuel le 20 janvier à Schiltigheim.

sibilité de suivre des cours gra- tuitement avec un moniteur diplômé” ajoute René Fallot. Il n’est pas nécessaire de possé- der une arme pour venir s’entraîner. Le club en met à disposition de ses licenciés. La société de tir de Besançon crée toutes les conditions pour démocratiser ce sport qui souffre d’unmanque de reconnaissan- ce alors qu’il arrive en troisiè- me place des sports individuels les plus pratiqués dans le mon- de. “Notre but est de passer les 300 tireurs en 2010” annonce Michel Bourgeois. Le club ne désespère pas de voir se concré- tiser un jour le projet d’aménagement d’un nouveau stand de tir qui réunirait plu- sieurs disciplines. T.C.

Le club bisontin fait toujours partie de l’élite de la lutte française. (photo Slah).

Renseignements : www.stbesancon.com

L es dirigeants du C.P.B. (club pugi- listique bisontin) s’attendaient à ce que les lutteurs de 1 ère divi- sion rencontrent des difficultés cette année dans le championnat de Fran- ce par équipe. En effet, le groupe entraî- né par Nicolas Cavéria termine en queue de classement alors qu’il s’était imposé à la quatrième place la saison dernière. Même si le C.P. Besançon figure toujours parmi l’élite de la lut-

lali Khan s’est hissé sur la seconde marche du podium. Les lutteurs bisontins sont prêts à relever le défi. Medhi Messaoudi,Aldo Martinez, Artak Margaryan, Evrik Nikorossian, Djelloul Drissi, Sadhi Ismaël, Nicolas Sauvaire,Arthur Simo- nyan, Julien Rougier et Jérémie Bal- lais seront tous au rendez-vous. Cer- tains parmi eux présentent de vraies chances de victoire pour le club. C’est aussi grâce aux résultats de ses lutteurs que le C.P.B. se fait connaître auprès du grand public. Aujourd’hui, le club dont les locaux se situent rue Bersot a plus de 700 licenciés. 270 font de la lutte, les autres profitent d’autres services proposés par l’association comme les cours de fitness, le sauna, ou de la salle de musculation située au rez-de-chaussée d’un bâtiment qui devrait faire l’objet de quelques tra- vaux de rénovation dans les prochains mois. T.C. Renseignements : Tél. : 03 81 81 36 23 Mail : cpblutte25@orange.fr

technique du club qui en fut égale- ment le premier entraîneur. Néanmoins, ce petit coup de mou est sans conséquence sur l’avenir de l’équipe en première division “puis- qu’on se maintient.” Emmené par son président Christophe Déforêt, le C.P.B. a toujours l’ambition de décrocher ce titre de champion de France par équi- pe qui manque à son palmarès. Pour atteindre cet objectif, il faudrait que le club étudie l’opportunité de ren- forcer encore l’équipe de 1 ère division par deux nouveaux lutteurs. “Il fau- drait pour cela acheter deux très bons renforts, alors, nous pourrions espérer aller au bout” estime Joël Bozonet. Il faudrait pour cela que le C.P.B. débour- se 20 000 euros. Une somme pour le club qui ne prendra pas de décision avant d’avoir évalué la pertinence d’un tel investissement. Si les lutteurs ont moins réussi cette année en équipe, il est probable en revanche qu’ils raflent des titres de champion de France en individuel à Schiltigheim le 20 janvier 2010. Rap- pelons que lors de la dernière édition, Luca Lampis a terminé premier (74 kg) tout comme Didier Pais (60 kg) et Djel-

te française, l’équipe phare du club connaît une petite baisse de régi- me. “On savait que ce serait plus dur cette année car nos deux meilleurs lutteurs Didier Pais (vice-champion d’Europe) et Luca Lam- pis étaient absents. Ils ont demandé à aller fai- re une saison en Alle- magne où le champion- nat est beaucoup plus intense qu’en France. Financièrement, ça leur donne aussi un peu d’oxygène” explique Joël Bozonet, le responsable

“Acheter deux très bons renforts.”

Le tir apporte “concentration et maîtrise de soi.”

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