La Presse Bisontine 106 - Janvier 2010

BESANÇON

La Presse Bisontine n° 106 - Janvier 2010

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MAISON D’ARRÊT Visite des ateliers En prison, les détenus travaillent aussi Le 3 décembre, des entrepreneurs de la région étaient invités à visiter les ateliers de la maison d’arrêt. Une société de Flangebouche n’exclut pas de confier aux détenus une partie de sa production comme l’imprimerie Néo Typo à Besançon qui a déjà travaillé avec eux.

Jacques trouve son équilibre

U ne soixantaine de déte- nus travaillent dans les ateliers de la mai- son d’arrêt de Besan- çon. Ils interviennent

en sous-traitance d’entreprises locales qui leur confient essen- tiellement des travaux d’assemblage de produits. Jacques est en attente de juge- ment. Cela fait déjà quinze mois qu’il est emprisonné. Son pos- te à l’atelier lui permet de trou- ver l’équilibre dans sa vie de détenu. “J’ai toujours travaillé. Je ne peux pas rester sans rien faire” dit-il en mettant un der- nier tour de vis à ce qui servi- ra de structure à des abris de jardin. Ce grand gaillard de 50 ans semble trouver son comp- te dans cette organisation. “Elle est importante, car elle me per- met de garder un lien avec la vie sociale. Travailler nous obli- ge à avoir des horaires fixes, à garder un rythme, c’est essen- tiel. Sinon quand vous sortez, vous êtes hors jeu.” Comme tous les gars de l’atelier, Jacques est rémunéré. Il gagne 4 euros de l’heure. “C’est peu, mais cet argent nous permet d’améliorer l’ordinaire” confie- t-il. “Un détenu qui travaille six heures par jour peut gagner 100, 400 voire 500 euros par mois. C’est très variable. Cela dépend de lui de ce qu’il est capable de faire et à quel rythme” remarque Béatrice Colle, responsable de l’atelier. Elle ne fait pas partie du per- sonnel pénitentiaire mais dépend de Siges, une société qui depuis 1990 intervient en tant que prestataire dans les prisons pour y développer l’activité éco- nomique. La maison d’arrêt délègue à Siges le soin de démar- cher les entreprises locales sus- ceptibles de sous-traiter une partie de leur production, et de gérer l’organisation des ateliers et de contrôler la qualité de la prestation. “Notre but est de créer des partenariats avec les entreprises locales pour qu’elles donnent du travail aux détenus. Certes il n’y a pas d’obligation, mais à terme l’objectif est que l’entreprise puisse embaucher le détenu à sa sortie de prison” précise Gérard Mulin, respon- sable de Siges. Pour l’instant, les ateliers de la

maison d’arrêt ne sont pas confrontés à un vrai ralentis- sement de l’activité lié à la cri- se. Néanmoins, pour préparer l’avenir et asseoir l’activité dans la durée, Siges a invité des chefs d’entreprises locaux à venir découvrir les lieux le 3 décembre. Parmi eux, il y avait un repré- sentant de la société Drezet R et H de Flangebouche, spécia- lisée dans la mécanique de pré- cision. Elle a longtemps délé- gué entre 5 et 10 % de l’activité au C.H.A.T. (centre des handi- capés au travail) qui effectuait pour son compte essentielle- ment des travaux d’assemblage. Mais elle a besoin aujourd’hui d’autres compétences pour fai- re assembler des produits qui demandent plus de précision. L’entrepreneur du Haut-Doubs n’exclut pas de les trouver ici, à lamaison d’arrêt. “C’est impor- tant de faire travailler ces gens- là” dit-il. Drezet R et H est dis- posé à “faire des essais en 2010.” L’imprimerie NéoTypo à Besan- çon a déjà travaillé avec les déte- nus pour des travaux d’encartage par exemple. “Il y a des tas de choses que les machines ne peuvent pas faire. Les détenus sont certainement des gens qui ont déjà travaillé. Ils sont actifs” explique une représentante de l’entreprise. Au-delà de l’aspect social, les entreprises ont un intérêt finan- cier à collaborer avec les ate- liers de lamaison d’arrêt puisque Siges leur facture le service envi- ron “environ 8 euros de l’heure.” Des tarifs inférieurs à l’emploi d’un salarié à temps plein. De nombreux détenus comme Jacques voudraient travailler, mais les places sont limitées. “Dans les ateliers, la population pénale est choisie. Il y a toujours une période d’essai de 15 jours. Ensuite, la personne signe un contrat et s’engage à respecter les conditions de fonctionnement propre à cet atelier. Il y a beau- coup de demandes et peu de postes à pourvoir” rappelle Kari- ne Lagier, directrice de la mai- son d’arrêt. J.-F.H.

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Béatrice Colle est responsable de l’atelier de la maison d’arrêt.

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