Journal C'est à dire 324 - Février 2026
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VAL DE MORTEAU
La reprise d’Évasion Tonique en très bonne voie Villers-le-Lac
risme” déplore-t-il. Pour manifester sa colère face à ce qu’il lui semble être un immense gâchis, il envisage de lancer un appel auprès des pres tataires touristiques et des par tenaires politiques qui ont tra vaillé de près ou de loin avec Évasion Tonique. “On se sent concerné par l’avenir du site car l’activité générée par l'accueil et l’encadrement des vacanciers était loin d’être négligeable. Me concernant, cela représentait un tiers de mon chiffre d’affaires.” Comme lui, une quinzaine d’in
a déjà signé une partie de la vente. C’est un professionnel du tourisme de groupe. Il lui faudra sans doute réaliser quelques tra vaux” , indique l’élue en déplo rant bien sûr le licenciement des cinq permanents d’Évasion Tonique tout en soulignant que des propositions de reclassement leur ont été faites. Créée en 1968, cette maison familiale de vacances a connu plusieurs dénominations avant de devenir Évasion Tonique. Avec 140 lits, ce village-vacances est le plus important du Haut Doubs Horloger. Il a fusionné en 2021 avec un autre centre de vacances de 220 lits, basé à Cha denas vers Embrun. Suite à ce rapprochement, l’association Évasion Tonique a été dissoute au profit de l’association Espaces Vacances qui gérait les deux sites. Le début des ennuis pour certains observateurs qui poin tent du doigt le coût énergétique du bâtiment de Villers-le-lac, charge qui a sans doute alourdi un déficit devenu intenable.
Ajouté à cela, une baisse de fré quentation notable sur la saison hivernale. Ce ralentissement s’est forcé ment répercuté sur le chiffre d’affaires qui a enregistré une perte de plusieurs centaines de milliers d’euros. Utile de rap peler aussi que la vente des deux sites concerne uniquement les bâtiments mais pas l’activité. La disparition comme l’espoir
La fermeture début janvier de ce village-vacances de 140 lits confirme les difficultés auxquelles sont confrontées certaines structures d’hébergement collectif dans le Doubs. Petite consolation, la reprise du site de Villers-le-Lac serait sur le point d’aboutir.
Q ue ce soit du côté de l’association Espaces Vacances propriétaire d’Évasion Tonique, de la mairie de Villers-le-Lac ou encore dans un milieu profes sionnel où tout le monde se connaît, se côtoie, un repreneur est bel et bien sur les rangs
même si son nom reste secret. Il s’agirait, sous toutes réserves, d’un groupe basé dans les Alpes et propriétaire d’autres centres de vacances. “Il y a un repreneur. Évasion Tonique va rouvrir et l’aventure va continuer” , explique l’un des administrateurs qui ne souhaite pas s’étendre davan
tage sur le sujet. Même confirmation du côté de Dominique Mollier, maire de Villers-le-Lac et vice-présidente en charge du tourisme à la C.C.V.M. “Je suis ce dossier de près. Je connais l’impact d’Éva sion Tonique sur la clientèle groupe. Il y a un repreneur qui
d’une reprise ne peu vent laisser indifférent Thibault Gladel, accompagnateur moyenne montagne, guide nature qui a mis ses compétences pro
dépendants travail laient plus ou moins régulièrement pour ce village-vacances. “Il manque encore quelques signatures pour diffuser cette lettre
Une reprise par un groupe
basé dans les Alpes.
fessionnelles au service d’Éva sion Tonique pendant 18 ans. “Avec plusieurs autres presta taires, on est vraiment très remonté envers les administra teurs d’Espaces Vacances qui ont agi sans aucune concertation avec les élus ou les professionnels du tourisme. On peut aussi leur reprocher de ne pas avoir eu de stratégie en lien avec l’écotou
en sachant que la situation peut vite évoluer. Le 16 février, j'ai reçu un appel émanant du ser vice commercial du repreneur me demandant un devis pour encadrer un séjour randonnée en juin. Un autre prestataire a aussi été sollicité récemment pour des visites de son site.” Plu tôt bon signe. n F.C.
L’espoir d’une reprise se confirme pour le plus gros village vacances du Haut-Doubs Horloger qui a fermé ses
Les Fins Didier et Kevin Mougin de retour du Rallye Monte-Carlo historique
portes le 3 janvier dernier.
Cette épreuve met aux prises des amateurs de voitures anciennes de rallye. C’est au volant d’une Audi 80 millésime 1973 que le père et le fils ont couru cette course mythique.
et sa femme Corinne, deux autres participants du secteur, nous étions les seuls Francs-Comtois à participer à cette course cette année” note Didier Mougin. Pour leur première participation à une telle épreuve, les Mougin père et fils ont fait beaucoup mieux que de la figuration en terminant 11 èmes d’une des deux catégories (catégorie vitesse moyenne haute) et 51 èmes au classement global sur 250 atte lages participants. Ils ont eu la chance de ne déplorer aucune casse, aucun accident, avec une moyenne quotidienne d’environ 350 km, affrontant parfois des routes enneigées ou verglacées. Didier et Kevin se sont relayés au volant de leur Audi pendant toute la semaine de compétition, l’un conduisant le matin, l’autre au poste de copilote, et vice versa l’après-midi. “Une très belle aventure pour nous deux” résume Didier Mougin encore impressionné par le public qui affluait en bord de route. Cette première expérience de pilotage hors circuit a donné des ailes au père et au fils qui envisagent de renouveler l’ex périence ensemble sur une autre course mythique : le Tour Auto, un autre rallye classique à tra vers les plus belles routes de France. “Ce sera sans doute pour 2027.” Ils envisagent également de s’inscrire une fois prochaine sur le rallye de Corse, autre monument national de la disci pline. n J.-F.H.
P our eux, c’était une grande première. Autant pour le côté sportif qu’affectif, l’ex périence aura été unique pour Didier Mougin, le concession naire Audi et Volks wagen des Fins, et son fils Kevin qui ont bou clé ensemble le 28 ème Rallye Monte-Carlo historique début février. Cette épreuve mythique ras semble les amateurs de voitures anciennes. “Toutes les voitures doivent être antérieures à 1987.
Pour la première fois, ce rallye était organisé sur routes fermées. C’est une épreuve de régularité où il faut respecter la limite de
vitesse moyenne impo sée sur chaque étape” détaille Didier Mougin qui roulait avec son fils sur une Audi 80 datant de 1973. Un véhicule de rallye dont il ne
Ils ont mis six ans à préparer leur voiture.
reste que deux exemplaires au monde et que les deux passion nés ont mis six ans à préparer. Pour les deux Finois, ce rallye de Monte-Carlo était une grande première. “Avec Joël Sanseigne
Didier Mougin et son fils Kevin ont bouclé avec satisfaction leur premier Rallye Monte-Carlo historique.
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