Journal C'est à dire 324 - Février 2026
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VAL DE MORTEAU
Le Doubs Horloger à l’heure du tourisme responsable Pays Horloger
Zoom Quatre nouveaux ambassadeurs L e Parc du Doubs Horloger poursuit le déploiement de la marque col lective “Valeurs Parc naturel régio nal” attribuées aux prestataires touris tiques. “L’objectif est de créer un réseau d’ambassadeurs et de les accompagner pour construire une offre éco-touristique cohérente et représentative du territoire Doubs Horloger. Cette marque Valeurs Parc repose sur un référentiel permet tant d’évaluer les pratiques durables. Elle représente une reconnaissance officielle et une démarche de progrès continue vers un développement plus responsable”, explique Roland Martin, vice-président au tourisme. On dénombre aujourd’hui 2 500 entre prises qui portent ce label en France. Six structures avaient été “marquées” en 2023-2024 sur le territoire du P.N.R. du Doubs Horloger. Quatre petits nou veaux ont droit à cet honneur. Le gîte La Forge au Bizot, le Logis des Pinces maillées à Montécheroux, la Maison d’hôtes Le Rozet aux Gras et l’hôtel restaurant de Gigot à Bretonvillers. “C’est important pour nous de faire partie de la marque Valeurs Parc. On prône un tourisme local, écologique en recevant chez nous beaucoup de randonneurs. Cette marque, c’est la reconnaissance d’un travail”, apprécient Anne Buffet et son compagnon Sté phane Rosini qui gèrent la maison d’hôte Le Rozet. n
S i le Pays Horloger n’est pas (encore) identifié comme une destination phare, il s’impose néanmoins comme un candidat à haut potentiel notamment en matière de tourisme durable. “On est réuni aujourd’hui pour affirmer une ambition partagée, pour construire pour le Pays Horloger un avenir à la hauteur de son histoire, de ses sapins. Le tourisme n’est pas une politique accessoire” , confirme Béatrix Loizon, la présidente de Doubs Tourisme qui était présente le 5 février Le Parc naturel régional (P.N.R.) du Doubs Horloger franchit une nouvelle étape pour accompagner la transition touristique de son territoire avec la signature de son contrat de station éco-responsable 2025-2030.
Tous les acteurs et partenaires du P.N.R. du Doubs Horloger étaient réunis le 5 février pour la signature du contrat de station éco- responsable.
aux Fontenelles pour la signature du contrat de station éco responsable du Doubs Horloger. Un moment fort pour les élus représentants des six com’com qui
ciens, professionnels du tourisme…” , souligne Denis Leroux en sa qualité de président du Parc. L’ambition de ce contrat de station éco responsable vise à concilier le dévelop pement touristique, la préservation de l’environnement et la qualité de vie des habitants “avec une volonté politique claire : celle de construire un dévelop pement durable.” La stratégie de ce contrat se décline en trois axes opéra tionnels : structurer la compétence tou risme, partager une vision commune de la destination, et renforcer l’offre et enrichir l’expérience client. Les projets ne manquent pas sur dif férents sites : Combe Saint-Pierre, le Gardot, le sentier des trois sapins, le
Val de Consolation, les bassins et le Saut du Doubs, la Cité des horlogers à Morteau… “Cela représente entre 20 et 25 millions d’euros investis dans le développement touristique. Le parc assure la coordination en organisant les réunions, en rassemblant les finan ceurs…” , poursuit Denis Leroux en rap pelant que le P.N.R. du Doubs horloger est le seul parc français à porter le nom d’une filière. Le contrat de station s’inscrit pleine ment dans le Schéma Régional de Déve loppement du Tourisme et des Loisirs 2023-2028 de Bourgogne-Franche Comté comme ne manque pas de le préciser Nabia Hakkar, la vice-prési dente de la Région en charge notam
ment du tourisme : “Il a fallu un peu de temps pour aboutir à cette signature. Ce contrat ambitieux porté par un P.N.R. prend enfin en compte le changement climatique et le 4 saisons.” Développement de l’offre V.T.T. sur la com’com du Val de Morteau, déploie ment du concept des circuits cyclistes points-nœuds, petit à petit le territoire du Parc s’ouvre aux loisirs nature. Nico las Onimus le sous-préfet se réjouit quant à lui de la manière dont se struc ture le Parc naturel régional du Doubs Horloger, l’illustration selon lui “d’une décentralisation réussie. Il ne faut sur tout pas voir le Parc comme une feuille en plus du millefeuille.” n F.C.
Le seul Parc français à porter le nom d’une filière.
composent le P.N.R. du Doubs Horloger. “On est engagé depuis 2022 dans ce projet. C’est d’abord une démarche col lective, un accompagnement fort avec le soutien de la Région, du Département et de l’État. Ce contrat concrétise aussi un travail de concertation mené avec les acteurs du territoire. Cela ne repré sente pas moins de vingt entretiens auprès des élus, des habitants, techni
L’immobilier n’est pas toujours une bonne affaire ! Villers-le-Lac
Surtout quand son locataire ne paie pas son loyer et qu’il dégrade l’appartement occupé. Un propriétaire des Fins cherche à régler une situation qui dure depuis plusieurs années, il a tenu à témoigner de ses mésaventures.
solution de relogement, l’expul sion n’est pas possible durant la trêve hivernale, c’est-à-dire du 1 er novembre au 31 mars (inclus) de l’année suivante. Le propriétaire du logement avait déjà entamé des démarches pour obtenir l’expul sion de sa locataire l’an dernier, démarches qui n’avaient pas abouti. M. Dornier a bien essayé à plusieurs reprises d’aller à la rencontre de cette locataire à son domicile, en vain. Même chose pour l’huissier de justice. “Elle ne répond pas quand on sonne à sa porte” observe M. Dornier, 82 ans, désemparé et sans soute un peu dépassé par la situation. Pendant ce temps là, le retraité continue à payer la taxe foncière, les factures d’or dures ménagères et les charges afférentes à l’immeuble. Ce cas extrême illustre aussi la difficulté des propriétaires quand ils se retrouvent face à de tels soucis. C’est une loi datant du 6 juillet 1989 qui régit aujourd’hui encore les rapports entre les propriétaires et les
I l avait fait de la rénovation de logements son métier. Cet ancien artisan poseur de fenêtres se désespère de voir dans quel état est tombé l’immeuble qu’il avait acheté au centre de Villers-le-Lac. Sur les
Marie Dornier, le propriétaire. Ce dernier s’est attaché les ser vices d’un avocat et même d’un huissier de justice pour l’obtenir, enfin, l’expulsion de cette occu pante indélicate qui, selon M. Dornier, “non seulement ne paie
quatre appartements de cette bâtisse située en face de l’église, entre la pharmacie et l’an cienne usine Parrenin, trois sont désormais
pas son loyer mais ne paie pas non plus son eau, son gaz, son élec tricité. Elle aurait une douzaine de créanciers qui attendent d’être
Une loi plutôt favorable aux locataires.
insalubres, victimes d’une inon dation subie dans le logement situé au premier étage. Seul un locataire continue d’habiter l’im meuble, celui du second étage. Les deux appartements du bas qui demanderaient de lourds travaux sont désormais inoccu pés et celui du premier étage est occupé par une locataire qui ne paie pas son loyer “depuis plusieurs années” affirme Jean
payés !” Cette situation ubuesque pour rait se régler au printemps, selon M tre Loïc Kremer, huissier de justice à Maîche. “La procédure suit son cours. L’expulsion pourra être prononcée, si le préfet donne son feu vert, à partir de début avril, comme la loi l’y autorise” note l’homme de loi. La régle mentation française veut que lorsque le locataire n’a pas de
Habitant aux Fins, Jean-Marie Dornier ne perçoit pas les loyers d’un des appartements qu’il loue et n’a toujours pas pu obtenir le départ de sa locataire.
locataires. Selon le cabinet d’avo cats mortuacien à qui M. Dornier a confié le dossier, “cette loi de 1989 reste toujours très favorable aux locataires car elle comprend certaines dispositions qui per mettent parfois à certains loca taires mal intentionnés de pro longer les délais. Ce qui est
élevée en France. Avec des pro priétaires qui préfèrent ne plus louer du tout et conserver leurs biens jusqu’à ce qu’ils puissent les transmettre à leurs héritiers, plutôt que de les louer et d’aller au-devant de difficultés pour récupérer leurs loyers. n J.-F.H.
souvent difficile psychologique ment, et financièrement pour des propriétaires désemparés et qui parfois ne rédigent pas tout à fait correctement leurs baux de location.” Cette même loi, à entendre les avocats, expliquerait même en partie la vacance locative assez
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