Journal C'est à dire 324 - Février 2026

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PLATEAU DE MAÎCHE

Nicolas Groffal, la passion de la photo nature chevillée au corps Maîche Ses clichés remarqués dans plusieurs concours, font la une de festivals en France. Son premier livre est en préparation pour une parution dans les mois à venir.

En bref…

l Pompiers Le 18 février a eu lieu à Dam prichard, en présence du maire de la commune et de la prési dente du Département du Doubs et présidente du S.D.I.S. la réception des travaux du nou veau centre d’incendie et de secours de la commune. l Orgue Les amis des concerts d’orgue du Locle proposent un grand concert “mandoline et orgue” dimanche 8 mars à 17 heures au Temple du Locle, avec Yulia Zimina à la mandoline et Nenad Djukic à l’orgue. Entrée libre, collecte vivement recomman dée. Plus d’infos sur www.acolelocle.ch l Jardins L’association Autour d’un jardin organise samedi 7 mars de 14h à 17h à Grand’Combe-Châteleu (au jardin du musée) un atelier “Taille de fructification en lune montante”, animé par un pro fessionnel des arbres fruitiers. Participation de 5 euros pour les personnes non-adhérentes à l’association. Rens. au 06 42 44 30 05.

D euxième en 2023 du “Bird Pho tography of the year” (photo d’oiseau de l’année), Nicolas Groffal (qui signe ses photos sous le nom de Nicolas Poussin) finit en 2025 au pied du podium devant 30000 concurrents. Un de ses clichés est retenu comme affiche du plus grand festival européen de Montier-en-Der et obtient le grand prix du Festival de Camargue l’année dernière. “La participation à ces concours permet de me tester, de voir si ces photos plaisent à d’autres photographes et amoureux de la nature, car en fin de compte notre entourage proche est tou jours enthousiasmé et pas forcément objec tif” concède-t-il. Son père faisait de la photo argentique et développait ses propres clichés à la maison et cela a toujours titillé Nicolas. Doté d’un premier appareil vers ses 10 12 ans, c’est à son arrivée à Maîche qu’il

Un chardonneret élégant saisi dans son vol par Nicolas Groffal.

immortalise ses premiers oiseaux dans le jardin familial. “C’est Michel Paratte qui m’a vraiment embarqué dans cette passion et je n’ai plus jamais arrêté. Mon premier mammifère sur pattes saisi sur le vif fut un renard” , confie-t-il. Lors des longues heures passées dans la nature sans rencontre marquante, il se console en tirant le portrait d’une

livre sur le lynx qui devrait paraître avant l’été. “Il y a 7 ans, j’ai commencé à suivre les traces d’une ombre, en arpen tant sans relâche notre belle contrée du Haut-Doubs. Quatre années plus tard, j’ouvrais sur mon bureau un dossier inti tulé “Livre”. Ce qui n’était alors qu’une ébauche, une idée un peu folle, devient une réalité… Une nouvelle vie, bien loin des milliards de bits stockés sur un disque dur !” , déclare-t-il. “Lynx, à la rencontre d’un monde sauvage” présentera plus de 250 photos prises dans un rayon maximal de 30 km autour de Maîche avec des textes qu’il a lui même rédigés. “Mon but est de faire connaître le lynx dans son milieu naturel à la fois si proche et si loin de nous” , conclut Nicolas Groffal. n Ph.D.

en photo les petits oiseaux du jardin devient redondant” , reconnaît-il. Il utilise donc la technique du flash en second rideau pour réaliser ces clichés en mou vement, dans un court laps de temps entre la fin du jour et le début de la nuit. Le flash se déclenche à la fin d’une pause longue permettant d’imprimer une traî née. “Sachant que l’oiseau met 1/12 ème de seconde pour traverser le capteur de l’appareil pendant le temps de pause, inutile de dire que le résultat n’est jamais garanti” , avoue-t-il. 500 clichés sont parfois nécessaires pour découvrir le bon. Il lui aura fallu un an pour maîtriser la technique après des essais décourageants. Fort de son expé rience, Nicolas envisage aujourd’hui de s’attaquer également au monde des insectes. Son grand projet 2026 est un

vache au bord de la route ou en immortalisant un paysage sous de nouvelles couleurs. D’ailleurs nombre de ses tirages sont exposés à la Mai son de Santé de Maîche. “Mon terrain de jeu, c’est mon terri toire proche, je ne prendrai

500 clichés sont parfois nécessaires pour découvrir le bon.

jamais un billet d’avion pour pister la panthère des neiges. Je préférerai toujours une prise de vue “waouh” sur un animal d’ici en veillant à toujours respecter la nature” , ajoute-t-il. Il s’intéresse depuis plusieurs années à la photo animalière artistique. “C’est vrai que prendre toujours

PORTES OUVERTES SAMEDI 7 MARS 9h-13h

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Tel 03 81 25 01 40 - 7, rue du Chapitre Besançon

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