Journal C'est à dire 324 - Février 2026
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VAL DE MORTEAU
La liste conduite par Cédric Bôle, seule en piste Morteau Sereinement, le maire sortant de Morteau aux commandes de la ville depuis 2017 et réélu en 2020 se dirige vers un nouveau mandat. Il a bouclé sa liste et déroule ses priorités.
La liste menée par Cédric Bôle pour les prochaines municipales. Le benjamin, Nolann Laurent, aura 20 ans le 12 mars.
L’ énergie, l’équilibre et l’en gagement. C’est autour de ces trois piliers que Cédric Bôle, 47 ans, a souhaité orienter sa campagne des muni cipales 2026. Derrière ces voca bles, il déroule des actions et des
dis piétons, des semaines théma tiques, des vitrines et décorations attractives.” Côté agrément, le candidat Bôle propose de “transformer les espaces de loisirs en véritables lieux de vie à travers le projet
de l’économie locale, et faciliter l’entrepreneuriat par le mentorat, et plus largement “renforcer l’at tractivité globale du territoire en agissant sur le logement des sala riés, les mobilités et l’immobilier d’entreprises” s’engage-t-il. Au chapitre “équilibre”, M. Bôle estime que “le développement de Morteau doit respecter son iden tité, ses quartiers et son environ nement.” plutôt que de construire à tout-va, il propose plutôt de “mobiliser les logements vacants et privilégier la réhabilitation des logements anciens.” Autre
proposition: la création d’un espace d’habitat intergénéra tionnel. Au volet environnemental, le maire-candidat a pour projets de rénover les bâtiments com munaux pour réduire les consom mations énergétiques, déployer le solaire sur les toitures publiques et développer l’auto consommation collective. Faire mieux vivre la démocratie locale, c’est le sens du troisième
pilier de sa campagne: l’enga gement. Cédric Bôle dit vouloir notamment “organiser chaque année des réunions de quartiers et désigner des conseillers muni cipaux référents par quartier, et mettre en place un budget par ticipatif pour soutenir des projets citoyens et de quartier.” Au profit des associations mortuaciennes, le prochain mandat devrait être celui de la création d’une Maison des associations comme lieu par
tagé de ressources et de rencon tres. La Maison de Santé Pluri professionnelle (M.S.P.) déjà sur les rails est censée quant à elle améliorer l’offre de soins de proxi mité. L’extension et la restau ration des deux cimetières de la ville sont également au pro gramme de la liste menée par Cédric Bôle qui comprend envi ron une moitié de visages nou veaux. n J.-F.H.
propositions. Le can didat à sa réélection souhaite d’abord “sou tenir et renforcer le commerce de proxi mité en améliorant
des Grands Parcs: Parc des rives du Doubs (au stade et à la Nautique) et Parc du château Pertusier.” Côté dynamique cul
“Des conseillers municipaux référents par quartier.”
l’accessibilité, en repensant le stationnement et en co-construi sant des actions avec les com merçants.” Il souhaite aussi “ren forcer l’attractivité du cœur de ville par la requalification des espaces publics et des linéaires marchands, et animer le centre ville régulièrement par des same
turelle, il souhaite notamment développer le street art, les expo sitions temporaires, le théâtre de rue, et les festivals. Sur le plan du développement économique, il appuie son pro chain mandat sur la création d’une “Maison des entreprises” comme guichet unique au service
L e Doubs compte 563 communes. 118 sont tenues par des femmes. Dans le Val de Morteau, il y a pour l’instant 4 femmes aux commandes : Élisabeth Redoutey aux Fins, Christelle Vuillemin à Grand’Combe-Châteleu, Dominique Mollier à Villers-le-Lac et Catherine Rognon à Montlebon. Soit 4 femmes sur les 8 communes que compte la C.C.V.M. Au soir du 15 mars prochain, le constat sera est une femme Sur les 563 maires du Doubs, moins de 120 sont des femmes. Avec la réforme du scrutin qui exige désormais la parité pour toutes les communes, les conseils muni cipaux vont se féminiser. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il y aura plus de femmes maires… Politique Un maire sur 5 seulement
Portes ouvertes au lycée professionnel Saint-Bénigne L’établissement pontissalien ouvre ses portes le samedi 7 mars de 9 heures à 16 heures. L’occasion pour les familles et les futurs élèves de découvrir l’offre de formation proposée dans ce lycée professionnel à taille humaine.
Publi-information
F aisant partie des établisse ments catholiques de Pon tarlier regroupant le collège et lycée des Augustins et l’école Saint-Joseph, le lycée profession nel Saint-Bénigne forme chaque année entre 165 et 170 élèves. L’offre comprend une classe de 3 ème prépa-métier. “On y accueille des élèves qui souhaitent préparer leur projet d’orientation. Pour les conforter dans leurs choix, ils iront une semaine en stage chaque trimestre. Cette formation fonc tionne très bien” , explique Virginie Moutenet, directrice adjointe. Le lycée propose deux autres for mations. Le Bac pro C.I.E.L. : Cybersécurité, Informatique et Réseaux et Électronique est des tiné aux futurs professionnels spécialisés en maintenance, ins tallation de réseaux et en cyber sécurité. Le Bac pro Métiers de la sécurité permet d’être agent de sécurité ou d’acquérir une base de connaissances permettant de postuler à différents concours de la fonction publique : pompiers, policiers, gendarmes, ambulan ciers, infirmiers… “ Avec le temps, on constate que beaucoup d’élèves en Bac pro cherchent à compléter
Le lycée a tout l’équipement
sentent l’écrasante majorité des communes de la région (86 %). L’I.N.S.E.E. Bourgogne-Franche-Comté vient de dresser un portrait-robot des maires de la région. Deux tiers des maires de la région ont plus de 60 ans, 6 % seulement ont moins de 45 ans. 19 % d’entre eux sont des cadres, 11 % sont des agri De quatre maires femmes à l’échelle de la C.C.V.M., il ne pourrait en rester qu’une, Christelle Vuillemin (photo archive Càd) à Grand’Combe, au soir du 15 mars. Voire deux si Amandine Rapenne est élue aux Fins.
nécessaire pour mettre les élèves dans les meilleures conditions d’apprentissage. Ici Jolan et Dylon, élèves en Terminale Bac pro cybersécurité.
Le lycée Saint-Bénigne a noué de nom breux partenariats en lien avec l’offre de formation : échanges avec le camp militaire de Valda hon, les collectivités locales, les acteurs de l’action sociale et soli daire… Les cours sont dispensés par une vingtaine d’enseignants. Établissement à taille humaine, il offre un cadre propice à la réus site scolaire : 95 à 100 % de réussite au Brevet des collèges tout comme dans les filières Bac pro. “Nous serons aussi présents au forum de l’orientation qui se tiendra le jeudi 5 mars de 13 h à 19 h à l’Espace Pourny.” n
ou à poursuivre leurs études. Des places leur sont d’ailleurs réservées dans différents B.T.S.” , poursuit Virginie Moutenet. L’effectif du lycée Saint-Bénigne varie entre 165 et 170 élèves. Les demi-pensionnaires et les internes sont nourris ou hébergés sur le site des Augustins qui met éga lement à disposition son gymnase pour la pratique des activités sportives. “On est très ouvert sur l’extérieur avec de nombreuses sorties sportives, culturelles. On organise des visites à caractère professionnel. On travaille éga lement sur le vivre ensemble, la mise en place d’actions solidaires.”
moins flatteur pour la gent féminine. Le nombre de femmes maires risque, dans le pire des cas, de ne se résumer qu’en la personne de Christelle Vuille min, la seule des 4 femmes maires du secteur à briguer un nouveau mandat. Ce nombre de femmes maires pourrait
culteurs, et seulement 4 % des ouvriers, et 6 % artisans, commerçants ou chefs d’entreprise. Le nombre de maires femmes est donc seulement de 21 % à l’échelle de la région. “La parité avance, mais lente ment”, note Dimitri Szenpruch, chargé
Deux tiers des maires de la région ont plus de 60 ans.
être de deux, à condition qu’Amandine Rapenne soit élue aux Fins. Mais dans tous les cas de figure, la parité sera sérieusement écornée dans le Val de Morteau à l’issue des prochaines muni cipales. Plus globalement, il y aura beaucoup plus de femmes élues dans les conseils municipaux aux soirs des 15 et 22 mars. Tout simplement parce que la loi exige désormais une stricte parité des listes, y compris - et c’est nouveau - dans les com munes de moins de 1000 habitants qui repré
d’études à l’I.N.S.E.E. 21 % de femmes maires, c’est à peine 4 points de plus qu’il y a une quinzaine d’années. Jusqu’ici, sur les 6840 élus dans les conseils municipaux du Doubs, 2510 sont des femmes. À partir du prochain mandat, avec la loi généralisée sur la parité, elles devraient être 3480 femmes élues dans les conseils. Soit 970 de plus que sur l’actuel mandat. Sans loi, les pro grès de la parité seraient sans doute beaucoup plus lents… n J.-F.H.
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