Journal C'est à dire 273 - Juin 2021

V A L D E M O R T E A U

Madame la proviseure vous salue bien ! Éducation nationale

gnement français à l’étranger (A.E.F.E.). Ici aussi, la crise sanitaire a eu des impacts directs sur le dérou- lement de l’année scolaire, avec des cours à distance entre jan- vier et avril, et n’a pas permis à Sophie Labre de revenir aussi facilement en France au cours de l’année. “Autre conséquence : le brevet a été déplacé à mi-juil- let, ce qui prolonge un peu mon année scolaire. Même ça fait partie du jeu de l’expatriation !”

“Sans doute la pire crise que le pays ait jamais traversée” estime Sophie Labre. Malgré ce contexte compliqué, l’ex-proviseure de Morteau a trouvé au Liban des conditions de vie très agréables, avec des verdoyants paysages de mon- tagne dans l’arrière-pays qui lui ont rappelé le Haut-Doubs. Un Haut-Doubs que Sophie Labre garde ancré dans son cœur. “Il n’y a pas une journée sans que je pense à Morteau !” confie-t-elle. Pour la suite de sa carrière, Sophie Labre ne tire aucun plan sur la comète. “Je prends les choses comme elles viennent, je fais confiance à la vie !” dit-elle dans un grand sourire depuis sa terrasse ensoleillée. n J.-F.H.

Après avoir passé trois ans à la tête du lycée Edgar- Faure de Morteau, Sophie Labre est désormais pro- viseure dans un établissement du Liban d’où elle donne de ses nouvelles ensoleillées.

En bref… l Pompiers Les pompiers de Villers-le-Lac recrutent. “Nous avons un effec- tif opérationnel de 19 volon- taires dont 4 sont encore en cours de formation initiale et seront aptes tout engin à la fin de l’été. Trois autres vont débu- ter leur formation initiale dans quelques semaines. Mais ces recrutements à venir ne suffi- ront pas encore à assurer un bon fonctionnement de notre centre de secours, car il faudrait arriver pour cela à dis- poser d’au oins 24 à 26 agents” explique le lieutenant Olivier Siron, chef de centre de Vil- lers-le-Lac. Si le Centre d’In- cendie et de Secours local effectuait autrefois environ 300 interventions par an, il en affiche un tiers de moins aujourd’hui. “Depuis quelques années en effet, nous n’avons pas assez de personnel disponible en journée à Villers-le-Lac même. De ce fait, le centre de secours de Morteau prend le relais entre 7 heures à 19 heures la semaine avec une garde postée sur place, per- mettant de respecter les délais d’intervention définis” précise Olivier Siron qui rend également hommage à André Cote, l’an- cien chef de centre qui a récem- ment cédé sa place. Les per- sonnes intéressées pour devenir pompiers volontaires sont donc les bienvenues. Ren- seignements au 06 77 62 29 22. nais d’Habbouche-Nabatieh dans le sud du Liban, à la fron- tière israélo-syrienne. Un éta- blissement d’enseignement né en 1997 des fructueuses rela- tions d’amitié que l’ancien pré- sident français Jacques Chirac entretenait alors avec les diri- geants libanais de l’époque. C’est dans ce cadre ensoleillé qu’a travaillé cette année Sophie Labre qui avait passé ses trois précédentes années scolaires à Morteau. “Un proviseur en géné- ral reste entre trois et neuf ans en poste. Ma moyenne, c’est plu- tôt trois ans sourit Sophie Labre. Même si je me sentais très bien à Morteau, j’avais envie d’un poste à l’étranger où c’est ma L ycée militaire de Saint- Cyr, lycée Edgar-Faure de Morteau et désor- mais lycée franco-liba-

première expérience.” Chahuté depuis plusieurs années par la proximité de voi- sins turbulents, le Liban reste malgré le contexte actuel un îlot de tranquillité et de tolé- rance. “Le Liban est le pays de

sourit la proviseure qui a vécu l’originale expé- rience d’être vaccinée au Spoutnik V. Pour les élèves, dont beaucoup misent sur leurs études au lycée

la laïcité saine où tout le monde se côtoie sans souci. Dans mon éta- blissement, on peut avoir des chiites et des sunnites dans lamême classe et tout se passe

“Pas une journée sans que je pense à Morteau !”

franco-libanais pour assurer leur avenir, l’année aura été également très compliquée. “On a des élèves très brillants qui prévoyaient de poursuivre en France, en Europe ou au Canada. Pour eux, cette année a été un vrai crève-cœur.” La crise a également eu de terribles impacts sur la vie du pays.

parfaitement bien, en bonne har- monie. Le peuple libanais est d’une résilience à donner des leçons à n’importe qui, c’est extraordinaire. Le Liban est éga- lement un pays très francophile” note Sophie Labre qui dirige cet établissement de 640 élèves, le plus gros lycée libanais dépen- dant de l’agence pour l’ensei-

Sophie Labre, l’ex-proviseure de Morteau, a passé une belle année au Liban même si le contexte sanitaire y a été très difficile.

C’est bruyant, un train, la nuit Morteau

P atrick (prénom d’em- prunt) habite une mai- son dans le lotissement des Champs Caresses. Ce nouveau quartier de Mor- teau situé à la sortie de la ville en direction de Grand’Combe- Chateleu domine la voie de che- min de fer. Même si sa maison ne donne pas directement sur les rails, Patrick sait précisé- ment à quel moment le chantier de rénovation de la ligne démarre et s’arrête. Unique- ment grâce, ou plutôt à cause, du bruit. “Certains soirs, le bruit est assourdissant. À chaque mouvement, certains engins émettent une sirène. Je suis allé prendre des renseignements Ils sont nombreux les rive- rains de la Ligne des hor- logers, de Morteau à Val- dahon, à être dérangés par le bruit du chantier de réno- vation de la ligne. Mais la S.N.C.F. dispose d’une auto- risation spéciale.

Depuis ce quartier de Morteau dominant les voies, les nuits ne

sont pas toujours calmes…

20 heures, “y compris entre 12 heures et 14 heures et égale- ment de 20 heures à 6 heures, et à titre exceptionnel le samedi et le dimanche” ajoute le maître d’ouvrage. “Je comprends bien que ces tra- vaux doivent se faire, et pourquoi pas la nuit. Mais alors pourquoi utiliser ces klaxons assourdis- sants ? Sans doute pour des rai- sons de sécurité pour les équipes, mais à ce moment-là, il est peut- être possible d’utiliser une autre sorte de dispositif ” ajoute Patrick en ajoutant : “Et la sécu-

que Patrick trouvera la réponse à sa question : pour mener à bien ces travaux de nuit, S.N.C.F. Réseau dispose d’une

pératures : la pose des rails, tout comme les travaux de stabili- sation des voies suite à la pose du ballast ne peuvent pas se faire quand la température exté- rieure dépasse les 25 °C. D’où la fréquence de ces travaux de nuit depuis quelques semaines” indique le service communica- tion de S.N.C.F. Réseau. La fin du chantier est prévue le 31 octobre. Les phases de tra- vaux nocturnes devraient se poursuivre autant que de besoin. n J.-F.H.

rité des riverains, on y pense ? Certaines personnes qui ne peu- vent pas dormir à cause du bruit risquent peut-être autant le len- demain sur la route !” Ce rive- rain, comme d’autres, prend donc son mal en patience et évite d’ouvrir les fenêtres la nuit depuis quelques semaines, fortes chaleurs ou pas. S’il ne nie pas les nuisances, le maître d’ouvrage de ce chantier apporte des explications com- plémentaires : “Certaines phases de travaux nous obligent éga- lement à tenir compte des tem-

autorisation spéciale, un arrêté délivré par la préfecture du Doubs “portant dérogation aux dispositions sur la régle- mentation sur les bruits du voisinage dans le département du Doubs”

auprès de ceux qui tra- vaillent, on m’a pris pour un imbécile” déplore le riverain. Sans réponse, Patrick appelle la gendarmerie pour en savoir plus : “La gendarmerie me

Il évite d’ouvrir les fenêtres la nuit.

indique S.N.C.F. Réseau, res- ponsable de ces travaux. Ainsi les travaux peuvent avoir lieu en semaine de 6 heures à

confirme alors qu’elle a déjà reçu de nombreux appels en ce sens et qu’elle ne peut rien faire.” C’est à la mairie de Morteau

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