Journal C'est à dire 230 - Mars 2017

M O N T B E N O Î T E T L E S A U G E A I S

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Escargots non grata La Longeville En 2012, Karen Schittecatte alors employée adminis- trative choisit de se reconvertir dans l’élevage hélici- cole. Le projet s’engage plutôt bien jusqu’au change- ment de municipalité en 2014 et le désengagement “foncier” de la commune sans qui rien n’est possible.

poursuit Karen Schittecatte qui décide d’élargir sa recherche fon- cière aux communes alentour. Seule Gilley répondra avec un terrain qui n’était malheureu- sement pas adapté. Le salut, ou du moins ce qu’ils pensaient être la planche de salut, viendra d’une opportu- nité privée avec un habitant de La Longeville qui accepte en 2015 de leur vendre 10 ares de terrain avec un bâtiment. Les compteurs sont remis à zéro pour un nouveau projet. Le coût n’est plus le même sur ce terrain urba- nisable donc 30 fois plus cher au m 2 . “On a pris l’attache du conseiller urbanisme de la Chambre d’agriculture pour être vraiment conforme aux attentes du conseil municipal. Il n’y avait plus de serres à installer sachant qu’on travaillait dans le bâti- ment existant Comme on devait changer la destination cadas- trale de la parcelle, on a adres- sé notre requête en mairie. Le P.L.U. faisant l’objet d’une enquê- te publique, on a rencontré le com- missaire enquêteur qui a émis un avis favorable avec des réserves au niveau de l’eau et de l’assainissement. L’eau n’est pas

vraiment un problème car 120 000 escargots ne consom- ment pas plus d’eau qu’une seu- le vache. L’héliciculture ne génè- re pratiquement aucun impact sur l’environnement” , annonce Sébastien qui était encore confiant dans la réalisation de ce plan B. Lui et son épouse tombent de haut en découvrant que la com- mune refuse d’adapter le P.L.U. Dépités, ils sollicitent de nou- veau les autorités pour qu’elles tentent d’intercéder en leur faveur. “Le préfet a reconnu la viabilité du projet en signalant aussi qu’il ne lui appartenait pas de contredire la décision du mai- re. On aurait la possibilité d’en- gager un recours contre le P.L.U. mais on a plus trop envie de repartir dans ces joutes judi- ciaires.” Le couple a quand même fait l’acquisition du terrain et du bâtiment qui jouxtent la mai- son. Il s’interroge toujours sur les motivations du maire. Contac- té, celui-ci a annoncé qu’il ne souhaitait pas s’exprimer tant que le règlement judiciaire sur la première parcelle n’est pas clos. n loppe David Dufour, le direc- teur marketing du C.A.F.C. La location de cette salle de réunion sera réservée aux acteurs du territoire comme les associations ou les entreprises locales qui cherchent parfois une salle pour une réunion ponc- tuelle. “Ce peut être aussi de très petites entreprises du sec- teur de Gilley qui ont besoin de faire une réunion avec leur comptable ou un de leurs four- nisseurs sans en avoir la pos- sibilité dans leurs locaux” ajou- te le responsable. Dans la pres- tation de location dont les tarifs restent à préciser est prévue la connexion libre à une box sécu- risée. L’accès aux personnes à mobilité réduite est également assuré. L’agence de Gilley fait partie des agences les plus modernes du réseau Crédit Agricole, elle est installée dans ses locaux de l’avenue De Lattre de Tassigny depuis la fin de l’année dernière. “La salle de réunion que nous louons fait 16 m 2 , nous prati- querons des tarifs très acces- sibles” ajoute David Dufour. Si le concept marche, le Crédit Agricole prévoit d’étendre ce nouveau service à d’autres agences sur le territoire régio- nal. Une manière également de lutter contre la désertification. Avec les changements d’habi- tudes et l’avènement et la géné- ralisation des transactions ban- caires par Internet de la part des particuliers, la fréquenta- tion des agences bancaires en général est en constante bais- se. n

M ême si l’affaire est toujours en cours de traitement judiciai- re, le couple Schit- tecatte forcément uni dans ce projet a pratiquement jeté l’épon- ge. Démotivé pour ne pas dire dégoûté et en colère devant ce qu’il estime être un mur d’in- compréhension. Faute d’aboutir dans ses démarches et parce qu’il faut bienmanger, Karen est deve- nue assistante maternelle. Sébas- converge vers la réussite. Pas franchement enthousiasmée à l’idée de passer sa vie profes- sionnelle assise derrière un écran, la jeune femme cherche une por- te de reconversion. Attirée par l’agriculture, elle s’oriente vers l’élevage d’escargots. Ce qui sup- pose de retourner en formation à Châteaufarine où elle passe le B.P.R.E.A. option héliciculture. Diplômée en juin 2013, elle enta- tien, son mari, a conser- vé son emploi dans une entreprise française. Au début du projet, on est plutôt en mode heu- reuse initiative où tout

me comme tout jeune agricul- teur son parcours d’installation. “Comme on avait besoin de 1 000 m 2 , on a interrogé le mai- re de l’époque Jacques Faivre. Lui et son conseil ont accepté de nous vendre 2 000 m 2 de terrain communal agricole. La parcel- le est située en face de chez nous, pas très loin du terrain de foot.” Suite à quoi le projet se poursuit avec l’accompagnement de la Chambre d’agriculture et une bornage du terrain. Sûre de son fait, Karen Schittecatte passe même commande de 120 000 naissains d’escargots Gros gris en vue de lancer son élevage au printemps 2014. Une affaire qui roule comme on dit, même si le bornage tardait un peu. Ce simple détail allait s’avérer fatal car en avril, une nouvelle équipe municipale prend les com- mandes et pas forcément avec demande d’urbanisme adressée en mairie pour avoir l’autorisation d’ins- taller deux serres semi- démontables. Le géomètre est aussi sollicité pour le

L’élevage d’escargots dde Karen Schittecatte va-t-il pouvoir se faire ?

les mêmes intentions et pro- jets que la précédente. Ce qui en soit n’a rien d’illogique. “Le nou- veau maire Adrien Pellegrini nous a conviés à participer à une réunion du conseil en nous indi- quant qu’il était défavorable au projet pour deux raisons. Il contes- tait l’intégration paysagère des serres et préférait conserver la maîtrise foncière sur la parcel- le qui devait nous revenir. On a aussi été surpris par la posi- tion des élus agriculteurs qui s’in- quiétaient de l’impact de cette activité. On leur a juste deman- dé de se prononcer rapidement car on devait lancer rapidement l’élevage” , note Sébastien Schit- tecatte.

Quelques semaines plus tard, la commune leur propose d’autres terrains en fermage ou situés sur des secteurs inappropriés. “On a refusé ces offres et mis en suspens le projet. Faute de trouver une solution, on a aler- té la préfecture et on a pris un avocat pour porter l’affaire au tribunal administratif. Ce dos- sier est toujours en instruction” ,

Le préfet a reconnu la viabilité du projet.

Gilley

Le Crédit Agricole teste la location de salles

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L’agence Crédit Agricole de Gilley est une des quatre agences pilotes pour le développement de nouveaux services comme la location de salles à destination des acteurs locaux.

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L e Crédit Agricole de Franche-Comté est en train de tester le dis- positif à plusieurs endroits de son territoire : Saô- ne, le quartier des Hauts du Chazal à Besançon, l’amphi- théâtre du site Diderot à Besan- çon, et donc Gilley pour le milieu rural. Le principe est simple : comment optimiser au mieux des locaux qui ne sont pas uti- lisés 24 heures sur 24 tout en proposant un nouveau service au tissu économique local. C’est aussi une manière pour la banque régionale de perpétuer son engagement de ne fermer aucune des 133 agences qui maillent le territoire régional et d’optimiser des surfaces com-

merciales dans lesquelles tra- vaille peut-être moins de mon- de qu’avant. “Notre fonction- nement interne avec une orga- nisation en pôles de compétences (patrimoine, entreprises, agri- culture…) fait que certains conseillers professionnels qui autrefois étaient en agences sont amenés à travailler au siège pour certains. Ces mouvements libèrent de la place dans cer- taines de nos agences. En plus, les habitudes de consommation et de travail ont changé, avec un nomadisme croissant de la population et des professionnels. Toutes ces évolutions nous ont amenés à proposer ce nouveau service. L’agence de Gilley est donc pilote en la matière” déve-

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La salle de réunion de l’agence Crédit Agricole de Gilley est mise à la disposition des associations ou des entreprises locales.

Renseignements au 03 81 43 30 04

0 80 7 9 1 6

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