Journal C'est à Dire 167 - Juin 2011

L A P A G E D U F R O N T A L I E R

22

LA CHAUX de GILLEY samedi 13 et lundi 15 août 2011 au centre du village 30 éme Fête villageoise et sportive Samedi 13 Août Grand Bal des Vacances avec l'orchestre " Let Dzur " Lundi 15 Août Animations et Repas dés 11h45 15h00 : . . . le 8èmeChauathlon duSaugeais ( VélosetCoursesàpieds ) 18h30 : . . . le tiercé de cochon 21h00 : . . . BAL GRATUIT avec l'orchestre “ Frénésie ” Organisée par le comité des fêtes et les sociétés locales du village de la Chaux de Gilley Renseignements : www.lachaux25.com

Morteau Horlogerie : des retraités très convoités T oute une vie profession- nelle vouée à l’horlogerie. D’abord à son compte en tant que réparateur de que vacataire. “C’est une nou- velle expérience. Je m’en réjouis.” Forcément, le salaire qu’il per- cevait en Suisse n’a rien de com- parable avec celui de professeur, mais l’horloger a bien compté. Entre des impôts à la baisse pas trop vu de changements avec les élèves. La pratique ne s’oublie pas, comme la technologie.” Outre ses connaissances, il trans- met son expérience d’entreprise. Reste à savoir si les élèves une fois leur diplôme en poche sont bien préparés. “Les élèves ont une base mais ont encore beau- coup à apprendre à la sortie de l’école” dit-il. Selon lui, l’école n’est pas si déconnectée du mon- Des retraités sont rappelés par les firmes horlogères suisses pour combler la fuite du savoir-faire. Au lycée de Morteau, Bernard Bôle a repris une activité de professeur. Un autre collabore pour Audemars-Piguet.

fesseur d’horlogerie au lycée de Morteau. Il est venu remplacer le départ d’un professeur. Comme les entreprises, l’enseignement a des difficultés à recruter des pro- fesseurs d’horlogerie,certains pré- férant monnayer leurs compé- tences en Suisse voisine. Après plusieurs mois passés aux côtés des élèves inscrits en C.A.P., notre retraité semble comblé : “J’ai eu un très bon accueil” dit Bernard Bôle, qui rempilera en septembre prochain pour une nouvelle année scolaire en tant

montres auRussey puis chez Zéni- th et enfin dans l’entreprise Tech- notime. Alors que Bernard Bôle pouvait couler une retraite pai- sible après quarante ans de labeur, il a choisi à 59 ans de rempiler. Cette fois, il ne travaille plus dans la sphère privée mais dans le public. Terminés les objectifs de production, place aux objectifs pédagogiques en tant que pro-

et une pression en entreprise moindre, il gagne à partager son savoir-faire. “Le

de du travail à la seu- le nuance que les machines et pièces utilisées au lycée ne

Un déficit d’enseignants.

sont pas aussi high-tech que celles trônant dans les ateliers des plus grandes marques suisses. “On ne peut bien évi- demment pas travailler avec des composants Swiss made . Ce serait trop coûteux.” Heureux dans son nouveau métier, Ber- nard Bôle n’a pas pris la place d’un jeune professeur. Tout jus- te comble-t-il la fuite des cer- veaux. Même constat pour Patrick Augereau. À 68 ans, ce retrai- té bisontin spécialisé dans la recherche et le développement collabore pour la manufacture Audemars-Piguet au Brassus. Le jour de sa retraite, il ne pou- vait (voulait) abandonner ses projets, il prépare désormais le concours de chronométrie pour Audemars. En 2009, le calibre avait lâché. Il retente l’expérience et présentera en 2013 le nou- veau calibre dans l’espoir qu’il soit primé. Conseiller de l’enseignement technique durant 15 ans, Patrick Augereau a tra- vaillé durant 24 ans au centre technique de l’horlogerie et de la bijouterie (C.E.T.E.H.O.R.) à Besançon et s’est spécialisé en chronométrie. “Les Suisses m’ont rappelé et je ne regrette pas. Il y a de nombreux projets en matiè- re de recherche ce qui n’est pas le cas à Besançon. Les Suisses ont du travail à fournir” dit-il. La Suisse lui permet d’innover à nouveau et… d’augmenter son salaire. Jusqu’à quand espère- t-il travailler ? “Tant que les méninges fonctionnent et si l’entreprise est O.K., je fonce, sinon je trouve un autre presta- taire.” Son rêve : relancer Lip à Besançon. Pour lui comme pour les personnes qui ont décidé de rempiler, la retraite s’annonce dorée. Employeur et employé y trouvent leur compte. E.Ch.

contact avec les élèves est enri- chissant, ajoute-t-il. J’ai eu l’habitude de diriger des équipes en tant que chef d’atelier. Je n’ai

Après 24 ans passés au C.E.T.E.H.O.R. à Besançon, Patrick Augereau (68 ans) collabore notamment pour la manufacture Audemars-Piguet qui souhaite remporter le concours de chronométrie en 2013.

Bernard Bôle (59 ans) recruté par le lycée de Morteau pour être professeur d’horlogerie, un métier touché par la concurrence suisse.

Morteau Diplômés… et déjà embauchés Vingt-huit adultes ont reçu une qualification en horlogerie délivrée par le G.R.E.T.A. après une année de labeur. Leur diplôme est reconnu en Suisse. U n symbole. En choisissant le cadre somptueux du musée de l’horlogerie de Villers-le-Lac pour remettre les tage”. Tous ont déjà un job en Suisse et assistaient aux cours du soir pour obtenir une qualification

récipiendaires. Depuis 17 ans, le G.R.E.T.A. du Haut-Doubs travaille en collaboration avec la Suisse : “Un moyen de mettre en parallèle la formation fran- çaise et suisse” explique Yannick Moricci, conseiller en formation. Le 6 juillet, l’institut de for- mation remettra le C.A.P. d’horlogerie à 15 élèves ; qui n’auront pas de souci eux non plus pour trouver un emploi à leur sortie de la salle de clas- se.

diplômes à ses élèves, le G.R.E.T.A. du Haut- Doubs a marqué d’une pierre blanche cette fin d’année scolaire 2010-

en plus sur leur C.V. “Ce papier que l’on vous remet à une valeur. Il est reconnu par 85 % de la branche horlogè-

Le diplôme reconnu à 85 %.

2011. L’établissement spécialisé dans la formation des horlogers a remis à 13 de ses élèves le diplô- me de module de base et à 15 autres lemodule “posage et emboî-

re suisse. À vous de bien vous vendre” leur a dit la responsable de la convention patronale de l’industrie horlogère suisse (C.P.I.H.) avant de féliciter les

La promotion 2011 en horlogerie du G.R.E.T.A.

Made with FlippingBook Learn more on our blog