Le Doubs Agricole 47 - Mars 2026
DOSSIER 16
PORC DE FRANCHE-COMTÉ Une I.G.P. en quête de notoriété
Association regroupant une centaine d’adhérents, l’appellation Porc de Franche-Comté est également une I.G.P. Depuis deux ans, la structure travaille sur la notoriété de l’appellation et sa visibilité dans les rayons de supermarché.
E n Franche-Comté, la majorité des éleveurs de porcs (90 %) s’inscrivent dans des signes de qualité, type I.G.P. ou encore Label rouge. Parmi eux, Porc de
restreints. Depuis deux ans, Porc de Franche-Comté travaille à augmenter sa notoriété avec un nouveau logo. L’objectif : être visible en rayons pour les consommateurs. Car, en 2025, 2
Franche-Comté pour la viande fraîche, regroupe une centai ne d’éleveurs. Pour répondre à cette I.G.P. Porc de Franche
600 tonnes de viande Porc de Franche Comté ont été ven dues, sur un potentiel de 9 000 à 10 000 tonnes. “Le but est
2 600 tonnes de viande Porc de Franche Comté vendues.
Comté, les porcs doivent être nés, éle vés et abattus en Franche-Comté, avec une période de vie de plus de 182 jours, une alimentation en lacto sérum, etc. Près de 16 éleveurs sont en plus Label rouge, c’est-à-dire qu’ils répondent à des critères complémentaires et plus
d’augmenter nos volumes, d’avancer, de renouveler les générations d’éle veurs aussi” , explique Yannick Pour chet, éleveur de porcs à Maisons-du Bois-Lièvremont et président de Porc de Franche-Comté. Travailler la notoriété, c’est aussi pour favoriser la contractualisation avec les
Yannick Pourchet est éleveur de porcs à Maisons-du-Bois-Lièvremont et président de Porc de Franche-Comté (photo archive L.D.A.).
filières (vente directe, salaisonniers, groupement d’éleveurs, etc.) assurant ainsi une meilleure rémunération. “En 2016, il y avait 0 % sous contrat, resi tue Yannick Pourchet. Aujourd'hui, on est à 80 %. Tout le monde n’est pas à ce niveau. Sur les 20 % restants, il manque 40 euros par porc, ce qui fait à l’année en moyenne 45 000 euros. ça représente un salarié.” L’enjeu est donc sur la contractualisation qui prend en compte le coût de production, esti mé en ce moment à 2 euros le kilo. “Nous avons mis deux ans pour créer
l’indice du coût de production qui réajuste le prix tous les mois. C’est la 5ème année que c’est mis en place et ça fonctionne. Nous sommes la seu le région où on a un indice de coût de production qui fluctue tous les mois” , loue le président de Porc Franche Comté. En France, la viande fraîche de porc représente 25 % contre 75 % pour les salaisons. Jusqu’en 2024, le porc était la principale viande consommée, par ce qu’elle reste moins chère que les autres, et notamment le bœuf. n
Le logo Porc de Franche-Comté se veut plus visible dans les rayons.
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