Le Doubs Agricole 47 - Mars 2026

DOSS I ER 10 TOUT EST BON DANS LA FILIÈRE PORCINE RÉGIONALE

Que ce soit avec le lait ou la viande porcine, les paysans francs comtois ont toujours su valoriser ces matières premières. En témoignent bien sûr les salaisons et l’emblématique saucisse de Morteau qui fait pratiquement partie du patrimoine alimentaire français. Interporc Franche-Comté qui structure aujourd’hui la filière porcine régionale continue à privilégier la recherche de la qualité, seul moyen de démarquer. Importance de maintenir les débouchés existants pour certains produits, mais surtout ambition d’en trouver de nouveaux, volonté de favoriser les installations des jeunes éleveurs, de rester en phase aussi avec les attentes sociétales, de gagner en autonomie. Sans oublier bien sûr la raison d’être d’Interporc Franche-Comté, à savoir, prendre son destin collectivement en main. Dossier.

(photo Interporc F.C.)

F I L I ÈRE L’ambition de valoriser toute la production

Si elle n’a pas le rayonnement d’un C.I.G.C. et ses volumes de production, Interporc Franche-Comté af fi che sa volonté de centraliser toutes les compétences et de contribuer à une meilleure valorisation à tous les stades de la fi lière porcine. O

n recense 183 sites d’élevage porcin dit professionnels en Franche-Comté, dont

sans savoir que cela suffit tout jus te à rémunérer un salarié à mi temps”, essaie de relativiser Jean Michel Guignard, le président d’Interporc Franche-Comté. Comme tous les acteurs de cet te petite filière, il estime impératif de trouver des plus-values. “Si on arrive à mieux valoriser cette pro duction, on favorisera le renou vellement des générations et l’ave nir sera garanti.” Beaucoup d’éleveurs de la filière porcine com toise exercent sur des schémas de ferme associant production lai tière et engraissement porcin. “Tout le monde se connaît sur une peti te filière comme la nôtre. C’est plus facile d’instaurer un dialogue, de mettre en place une action”, apprécie Yannick Pourchet, nais seur-engraisseur au G.A.E.C. de la Ricorne à Maisons-du-Bois-Liè vremont. Le succès du comté pourrait aus si profiter à l’élevage porcin régio nal. Pour certaines exploitations, le développement d’un atelier por cin offre une possibilité de se diver sifier pour consolider des emplois.

80 engagés dans les filières I.G.P. Ils représentent plus de 90 % des porcs produits dans la région. “La Franche-Comté abrite 1 % du cheptel national. Soit 180 000 porcs nés et élevés en Franche Comté. Ce qui signifie que les éle veurs comtois répondent à 40 % de la demande de consommation qui correspond à 400 000 porcs” , indique Claire Legrand, la direc trice d’Interporc Franche-Comté. L’interprofession emploie quatre autres salariés. Chacun est dédié à diverses tâches : cahier des charges, audit, volet sanitaire, plan d’épandage, installation, secré tariat… Toute une équipe au ser vice des éleveurs. “On essaie de mener à bien les projets d’instal lation en se heurtant parfois à des a priori négatifs, comme ce fut le cas sur l’élevage porcin à Larnod. Les gens qui ne sont pas de la partie s’insurgent parfois quand on parle d’un projet à 1 000 places

Chiffres-clés Interporc en Franche-Comté : l 395 détenteurs de porc l 160 sites professionnels qui produisent 179 385 porcs charcutiers, dont 90% sont sous I.G.P. (Alimentation au lactosérum) l 52 sites en plein air, pour 2934 PC l 6 abattoirs, dont un abattoir spécialisé avec l’abattoir des éleveurs de La Chevillotte l 320 000 porcs abattus en 2025 l 27 000 tonnes équivalent carcasse répondant à environ 40 % de la consommation en viande de porc de la FC de la population l 29 salaisonniers engagés dans la filière Morteau et Montbéliard l L’ensemble représente environ 1 500 emplois

“On doit absolument trouver des plus-values dans la valorisation de la viande de porc. Si on y parvient, l’avenir sera garanti”, observe Jean-Marie Guignard, le président d’Interporc Franche-Comté.

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