La Presse Pontissalienne 313 - Février 2026
32 Économie
Février 2026
SANTÉ
Le C.H.U. Besançon Franche-Comté Désengorgement des urgences : le service de médecine polyvalente a rouvert Lors de la cérémonie de
C ette ouverture, ou plutôt réouverture de service de médecine polyvalente était attendue, comme le souligne le P r Helder Gil, chef de service de médecine interne au C.H.U. Besançon Franche l’ouverture du service de médecine polyvalente de 12 lits (24 à terme), en aval des urgences. vœux qui s’est tenue le 28 janvier devant plus de 450 personnes, le C.H.U. a annoncé, outre sa nouvelle identité,
Comté, dans lequel entre le ser vice de médecine polyvalente. Ouvert en 2018, ce service avait fermé en 2022, faute de méde cins. Et pourtant, les besoins sont là depuis longtemps “Le besoin d’un service de médecine polyvalente s’est fait sentir très tôt, au début des années 2010, remet le P r Gil. Le vivier de popu lation qui accumule les maladies est en train de s’alourdir et s’alourdira encore plus à l’avenir, notamment avec le vieillissement de la population.” Pour l’heure, 12 lits ont ouvert le 2 février, 12 autres le seront en novembre avec l’arrivée d’un deuxième médecin de médecine interne. En avril, arrivera un assistant
généraliste pour renforcer l’équipe. Concrètement, en quoi consiste ce service qui doit servir à dés engorger les urgences? “C’est un service qui n’est pas un service de spécialités. Il accueille des
dans quel service de spécialité les diriger, restent sur des bran cards aux urgences. Par exemple, une personne souffrant de grippe avec un problème cardiaque. Dorénavant, ce type de patients ira dans le service de médecine polyvalente. “Ce sont des gens qui arrivent aux urgences avec un problème mais qui ont une histoire médicale compliquée avec plusieurs pathologies. Ce problème ne peut pas se régler à domicile” , éclaire le P r Helder Gil. Aucun patient ne peut entrer dans le service directement, il faut un passage aux Urgences. En moyenne, avec 24 lits, plus de 1 000 patients par an passe ront par la médecine polyva lente, ce qui fait entre deux à trois patients par jour redirigés par les Urgences. “Les urgences se jouent à 3 ou 4 patients par jour” argue le professeur. La durée moyenne d’hospitalisation dans ce service est estimée de 7 à 8 jours. 7 infirmières, 4 aides soignantes, 2 médecins (à terme) et un assistant généraliste ont été embauchés pour le service de médecine polyvalente, situé en face de celui de médecine interne. Au total, le directeur général Thierry Gamond-Rius l’a annoncé pendant la cérémonie de vœux, 370 postes ont été
Le C.H.U. Minjoz devient le C.H.U. Besançon Franche-Comté Le nouveau logo a été dévoilé lors
patients arrivés aux Urgences mais qui ne relè vent pas d’une spécialité iden tifiée” , explique le chef de ser vice. Il s’agit de patients accu sant plusieurs pathologies, qui bien souvent, faute de savoir
Un besoin face au vieillissement de la population.
de la cérémo nie des vœux du C.H.U. le 28 janvier der nier à la Rodia à Besançon.
Le C.H.U. Jean-Minjoz devient officiellement le C.H.U. Besançon Franche-Comté. Un changement d’identité qui s’accompagne d’un nouveau logo pour entériner le nouvel établissement qui regroupe désormais le C.H.U., les E.H.P.A.D. de Bellevaux et d’Avanne Aveney ainsi que le centre de réadaptation des Tilleroyes. Cette nouvelle identité permet aussi de marquer la nouvelle étape dans la direction commune. Thierry Gamond-Rius assure désormais la direction générale du C.H.U., et des hôpitaux de Pontarlier, Morteau, Flangebouche, Ornans et Quingey. Le D.G. l’assure immédiatement: ce n’est pas une fusion. Chaque établissement conserve son autonomie et un directeur sur site. Le but de cette direction commune est de développer les coopérations et “en finir avec la concurrence entre établissements, notamment en politique de ressources humaines.” n
Depuis le 2 février, le service de médecine
polyvalente a officiellement rouvert au C.H.U. de Besançon, en face du ser vice de méde cine interne.
créés. La politique de résorption de l’emploi précaire a permis de fidéliser 600 agents. Malgré un déficit qui continue pourtant de diminuer (25 millions d’euros
de déficit il y a trois ans contre 11 millions en 2025), 48 millions d’euros sont consacrés chaque année à l’investissement. n L.P.
PONTARLIER 37 apprenants Jura Sport Formation étend
son rayon d’action dans le Haut-Doubs Basée à Moirans-en-Montagne, cette structure spécialisée dans les métiers du sport, de l’animation, du marketing et de l’administratif a ouvert récemment son quatrième site à Pontarlier.
L e bénévolat ne suffit plus à répondre aux besoins avec le renforcement des normes liées à l’encadrement des acti vités sportives et de loisirs. Les centres aérés, les clubs, les col lectivités privilégient de plus en plus, tant que faire se peut, le recrutement de personnes titu laires de formation certifiées. Créé en 2011 à Moirans-en-Mon tagne, le centre Jura Sport For mation accompagne chaque année des dizaines d’apprenants. Il peut s’agir de jeunes en inser tion, d’adultes en reconversion ou de passionnés de sport. Les besoins aidant, le centre a ouvert de nouveaux sites, à Dole en 2017, Lons-le-Saunier en 2022 et depuis la rentrée à Pontarlier dans les locaux de l’U.F.A. Jeanne d’Arc aux Grands-Planchants. “Trois formations sont dispensées à Pontarlier” , indique Hélène Laude, la responsable du site pontissalien. Lequel site emploie
trois autres salariées : Isabelle Mourlot, formatrice-coordina trice, Céline Vuillemin, coordi natrice C.P.J.E.P.S., et Églantine qui suit une alternance en com munication. “On fonctionne aussi avec une vingtaine de presta taires.” La première promotion regroupe 37 apprenants. Il est possible à Pontarlier de se former pour devenir éducateur sportif en pré parant le B.P.J.E.P.S. “activités
L’équipe pontissalienne de Jura Sport Formation avec de gauche à droite, Céline, Hélène, Isabelle et Églantine.
forme. Plus classique mais tou jours utile, le C.P.J.E.P.S. “ani mation”. “C’est le premier diplôme professionnalisant dans l’ani mation. Les débouchés sont variés dans les centres de loisirs, les périscolaires. Cette formation permet aussi à des jeunes sortis du système scolaire de s’intégrer dans un parcours valorisant avec du travail à la clef” précise Hélène Laude. L’antenne pontissalienne compte bien étoffer son offre, l’objectif étant de coller au mieux aux besoins du territoire. Hélène Laude travaille activement à la mise en place de nouvelles for mations comme le B.P.J.E.P.S. “animation socio-éducative et
culturelle”. “On aimerait aussi mettre au catalogue pontissalien le titre professionnel “médiation sociale” en étudiant la possibilité de développer des partenariats avec l’U.F.A. Jeanne d’Arc et les collectivités locales.” Le site pontissalien de Jura Sport Formation comprend deux salles de cours, un bureau d’accueil et un espace restauration. “Pour l’instant, c’est suffisant. On com mence à trouver notre place dans le tissu local grâce à des colla borations constructives mises en place avec les communes, les mai sons de quartiers, les clubs spor tifs et les salles de remise en forme.” n F.C.
physiques pour tous”. Diplôme très en vogue et très recherché à cause de la multiplica tion des salles de fitness et muscu lation : le B.P.J.E.P.S. “acti vités de la forme” se décline en deux mentions avec les cours collectifs et les métiers de la
“Coller au mieux aux besoins du territoire.”
Le site pontissalien de Jura Sport Formation accueille 37 apprenants dans sa première promotion.
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