La Presse Pontissalienne 313 - Février 2026
26 Le Grand Besançon
Février 2026
TORPES Hébergement insolite Coup de foudre pour un tonneau revisité en logement Jérôme et Isabelle Comte, des Gîtes de l’Orée du bois à Torpes, ont décidé d’innover en matière d’hébergement. Depuis Noël, le couple propose à la location un tonneau en bois habitable. Insolite, écologique et durable.
Le tonneau habitable a été construit par Jérôme Comte, un deuxième devrait être disponible d’ici la fin de l’année.
C haque année, les Gîtes de l’Orée du bois complè tent leur offre de loge ment. Déjà forts de 10 hébergements traditionnels à Boussières et à Torpes, Jérôme
et Isabelle Comte ont pris le parti de proposer un héberge ment insolite à Torpes, une offre touristique qui manquait de ce côté de Besançon. “On a réfléchi à faire quelque chose d’original,
qu’on n’avait pas. On a vu qu’il manquait d’hébergements inso lites dans ce secteur” , observe Jérôme Comte. Très vite, l’idée d’un tonneau prend racine. “Cela existe déjà en réalisation toute faite, des tonneaux de camping. Sauf que les sanitaires sont à l’extérieur. En interrogeant nos clients, ils nous ont dit qu’ils préféreraient avoir tout le confort à l’intérieur” , poursuit le gérant. Qu’à cela ne tienne, il s’attelle à la construc tion d’un tonneau, en mélèze, plus grand que les tonneaux de camping : au lieu de 2,25 m de long, le tonneau des Gîtes de l’Orée du bois mesure 6 mètres de long et 3 mètres de diamètre. “J’ai agrandi pour mettre une salle de bains, des toilettes et une cuisine équipée, souligne Jérôme Comte. La construction est aussi longue que celle d’une maison, car tout est en arrondis.
Il faut que la cuisine épouse la forme du tonneau, ce n’est pas simple.” Si le tarif est à peine plus cher que les logements traditionnels, le tonneau possède tout le confort. Baptisé Le Coup de fou dre, en référence à un tonneau de grande capacité mais aussi à l’expression relevant du voca bulaire amoureux, cet héberge ment insolite est à destination des couples. Un deuxième lit simple peut aussi accueillir un enfant. Le couple Comte ne compte pas s’arrêter là. Un deuxième ton
neau est en construction, qui devrait être disponible d’ici la fin de l’année. Il projette aussi la création d’un troisième ton
grâce à la proximité de l’Euro véloroute, les gérants observent toutefois une tension depuis le Covid. Des séjours qui se rac courcissent, un manque de visi bilité sur le long terme. “Avant, on était plein d’une semaine sur l’autre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est pour cela que l’on se tourne vers la clientèle professionnelle, car maintenant, on a de la place.” De mars à début octobre, la moi tié des hébergements sont réser vés par des usagers de la vélo route. n L.P.
neau abritant un sauna et un bain nordique. Les Gîtes de l’Orée du bois portent aussi un autre projet: la création d’une salle de réunion multi usages à Bous sières, notamment pour les groupes. Si la demande reste forte, notamment
Des tonneaux en bois de mélèze.
Jérôme et Isabelle Comte, gérants des Gîtes de l’Orée du bois proposent dorénavant un hébergement insolite dans un tonneau (photos Gîtes de l’Orée du bois).
EN BREF
PIREY
Énergies renouvelables
Le projet de centrale agri-photovoltaïque franchit un nouveau cap Le projet de centrale agri-photovoltaïque a franchi un cap mi-janvier. Une promesse de bail
Kelton Une petite erreur s’est glissée dans l’article consacré le mois dernier à la marque horlogère Kelton. Les mouvements sont fabriqués au Japon, et non pas en Chine. Dont acte ! Arc Horloger Les savoir-faire en mécanique horlogère et en mécanique d’art chanteurs, etc.) de l’Arc jurassien franco-suisse sont inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Ces savoir-faire uniques imprègnent le tissu industriel de notre territoire. Ils sont encore bien vivants aujourd’hui. On les retrouve dans tous les secteurs : la microtechnique, la mécatronique, la micro électronique, l’horlogerie, le domaine médical, l’automobile, l’aérospatiale, etc. L’association Arc Horloger propose aux personnes concernées par ces savoir-faire d’adhérer à ce grand mouvement. “Chaque adhésion est un rouage qui maintient les savoir-faire en mouvement” résument les responsables de cette association franco suisse. Pour adhérer : https://www.arc horloger.org/fr/Adhesio n/Devenez-membre.html (automates, boîtes à musique, oiseaux
emphytéotique a été signée entre la commune de Pirey et Opale Énergies Engagées. La centrale devrait être en fonctionnement à l’été 2029.
Emmanuel Chatelain s’intéresse également à ce type d’installation pour son troupeau de moutons. “Monsieur Chatelain nous avait déjà sollicités pour avoir de l’om brage pour ses moutons, retrace Florence Morin, d’Opale Énergies engagées, qui gère le projet. La filière ovine est friande des parcs solaires, les moutons souffrent moins de la chaleur. Avec des ombrières, ils gagnent 2 à 3 kg.” Concrètement, le projet de cen
trale agri-photovol taïque prendra place sur une par celle communale de 7,8 hectares (au-des sus de la déchette rie) pour une puis sance installée d’environ 4 MWc. Soit une production annuelle de 4 500 Mwh, l’équivalent de la consommation
lation de panneaux, ça bouillonne dans tous les sens” , souligne Patrick Ayache. Reste qu’en Bourgogne-Franche Comté, le rythme d’installation de projets d’énergies renouve lables est trop faible par rapport aux besoins, comme le remarque Florence Morin. “Dans la région, on doit multiplier par 7 l’éolien, par 3 le solaire, même si ce der nier connaît un rythme de déve loppement important ces der nières années. La région a un gros potentiel dans le biogaz (la méthanisation). Le bois-énergie peut être développé dans les com munes moyennes avec l’instal lation de chaudières bois et de réseaux de chaleur.” À Pirey, la centrale agri-photo voltaïque sera opérationnelle à l’été 2029. Les études environ nementales sont lancées. Le per mis de construire sera déposé au printemps 2027 pour une ins truction d’un an. Les travaux débuteraient en 2028 pour 6 mois, il faut ajouter six mois pour le bouclage financier. En attendant, le projet ne coûte rien à la commune, précise Patrick Ayache. Si le conseil municipal vote pour, la commune pourrait devenir co-actionnaire dans ce projet. n L.P.
T out est parti d’une prise de conscience assez révé latrice au moment de la crise énergétique en 2021 : la commune de Pirey produisait à peine 1 % de l’énergie qu’elle consomme. “Peu de maisons avaient des panneaux photovol taïques, la mairie n’avait rien,
les entreprises non plus” , resitue le maire Patrick Ayache. Face à ce problème d’autonomie éner gétique, la municipalité s’est penchée sur un projet de centrale agri-photovoltaïque, les autres énergies renouvelables étant peu, voire pas réalisables. De son côté, l’exploitant agricole
Le projet ne coûte rien à la commune.
de 1 000 habitants (hors chauf fage). L'objectif de l’installation étant une auto-consommation collective, l’énergie sera distri buée aux bâtiments communaux, aux entreprises et aux habitants volontaires. “L’avantage est que la consommation énergétique des entreprises a lieu la semaine, celle des ménages le week-end, ça s’équilibre” , observe le maire. Le surplus d’énergie sera réin jecté dans le réseau. À côté de ce projet, Pirey s’est associée à Pouilley-les-Vignes et à des entreprises locales pour fonder la coopérative photovol taïque de Pirey-Pouilley-les Vignes. “L’école élémentaire que nous sommes en train de rénover sera équipée de panneaux solaires, la halle polyvalente en construction aussi. L’entreprise F.C.E. vient de terminer l’instal
L’ombrage apporté par les panneaux photovoltaïques est apprécié par les animaux (photo illustration Opale Énergies naturelles).
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