La Presse Pontissalienne 313 - Février 2026

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La Presse Pontissalienne - Février 2026

Du nouveau au Spar centre-ville

D’inquiétantes disparitions de chats à La Cluse-et-Mijoux

C e mystère concerne huit chats qui se sont volatilisés depuis 2022 sans laisser aucune trace. La moitié d’en tre eux avait été adoptée à la S.P.A. Une pétition a été lancée pour alerter sur ce problème. Ces chats domestiques pour raient-ils être victimes d’une prédation par un renard ou un lynx ? Véronique Mazzolini, habitante de La Cluse n’y croit pas une seconde. “Ce qui nous interpelle, c’est le caractère très localisé de ces disparitions. Ces chats habitaient le quartier des Four neaux où ils l’ont traversé quand les faits se sont produits. D’autre part, on n’a jamais retrouvé aucun cadavre” , souligne Véronique Mazzolini qui est également bénévole à la S.P.A. et aussi à l’initiative de la pétition qui a déjà recueilli plus de 21000 signa tures. Lancé sur la plateforme “mesopinions.com”, cet appel à la mobilisation requiert la vigi lance de tout un chacun. “Depuis plusieurs mois, des propriétaires ne retrouvent pas

leurs animaux après des sorties habituelles. Je ressens de la peur et de l’impuissance face à ces pertes qui affectent les familles… Sans preuves, il est compliqué pour la gen darmerie d’agir, mais rester sans rien faire, c’est les oublier et cela n’est pas envisa geable pour moi” , écrit Véronique Mazzolini qui invite les propriétaires de chats à signaler en mairie ou en gendarmerie toute dispa rition inexpliquée. “J’ai envie de croire que si tous ensemble nous nous mobilisons, les autorités compétentes prendront conscience de ce fléau et mettront en place des mesures pour protéger nos amours à quatre pattes” , peut-on lire dans la pétition. “On a essayé de communiquer le plus lar gement possible dans les médias en espé rant que la ou les personnes coupables de ces disparitions sachent qu’on veille au grain.” Sur les 8 chats disparus depuis 2022, cinq avaient fait l’objet d’une adoption à la S.P.A. de Pontarlier. Ce qui devait être le départ

A près plusieurs mois de ferme ture, le supermarché de la rue de la République a rouvert ses portes le 31 janvier. “On aura un gros travail à faire sur l’image de ce com merce” , annonce Dorothée Baslik qui a repris cette affaire avec son mari Alexis Baslik. Le couple vivait aupa ravant en Haute-Savoie. “On a toujours voulu avoir notre propre magasin” , poursuit l’associée-salariée qui a long temps travaillé sur des postes à res ponsabilité dans la grande distribution. C’est elle qui s’occupera de la partie administrative et commerciale en lais sant à son époux le soin de gérer la logistique interne. Leur projet aboutit finalement une année après avoir posé candidature pour la reprise de ce Spar, filiale du groupe Casino. Multiples change ments de direction, gestion flottante, présence de S.D.F. en permanence devant le magasin : tous ces éléments cumulés ont fini par ternir l’image de ce commerce, en faisant fuir une partie de la clientèle. Le couple de repreneurs s’est donné pour ambition d’en faire un vrai magasin de proximité. “On a engagé une nouvelle implantation avec la volonté de développer les ser vices qui seront installés au fond du magasin. Il y aura un locker pour les

colis, un service dépôt et livraison de clefs… On déplacera aussi le photo maton à l’arrière.” L’espace Internet à l’entrée du magasin, côté rue de la République est conservé mais il va évoluer avec un distributeur de bois sons, un coin snacking avec un meu ble en libre-service qui contiendra différentes quiches, tartelettes. “Plus tard, on mettra en place un bar à salades. Les gens pourront ainsi consommer sur place.” Sur l’autre côté s’échelonneront l’es pace boulangerie, les produits locaux, le bar à salades et le rayon fruits et légumes. “On gardera la boucherie en libre-service et on souhaite pro poser ultérieurement du poisson à la demande ou sur réservation.” Doro thée et Alexis Baslik ont conservé les trois salariés, Mickaël, Sofiane et Cyn tia. D’une surface commerciale de 600 m 2 , le Spar est ouvert du lundi au dimanche matin. Les idées d’évo lution ne manquent pas. “On aimerait avoir une équipe de quatre salariés. Quand on sera en vitesse de croisière, on étudiera la possibilité de créer un drive piéton et un service de livraisons” , explique Dorothée Baslik qui tenait beaucoup à adhérer aux associations de commerçants de Pontarlier. ■

d’une seconde vie se conclut ainsi de façon inquiétante et hâtive. “On peut tout à fait comprendre que des gens n’aiment pas les chats mais de là à les tuer… Tout comme on est bien conscients qu’il y a encore trop de chats non stérilisés à La Cluse et ailleurs” , admet Véronique Mazzolini en signalant que sur les huit chats disparus, six étaient rattachés à deux familles. ■ “On connaît les chats que l’on place et de savoir comment ils finissent nous met en colère”, déplore Véro nique Mazzolini, bénévole à la S.P.A.

Trois suggestions pour redynamiser le commerce au centre-ville

certain temps inoccupé, la municipalité pourrait tout à fait imposer des taxes aux proprié taires. Certaines communes vont même jusqu’à préempter des locaux qui sont ensuite mis à disposition de jeunes ou nou veaux commerçants.” Troisième sujet : œuvrer à l’amélioration du cadre de vie en ville en intervenant sur la propreté, la végétalisation, l’ac cessibilité, le plan de circula tion. “ On pourrait aussi ajouter deux autres suggestions : trou ver les moyens d’agir sur l’ha bitabilité des logements et le développement touristique. Cela permettrait d’attirer de nouveaux habitants et visiteurs au centre, donc une nouvelle clientèle.” ■

F orte de ses 500 adhé rents et 5 000 emplois, la Fédération Commerce Grand Pontarlier a reçu trois des quatre listes pour leur sou mettre leur vision du commerce local et les propositions pour relancer l’activité. “La qua trième liste, celle de la Gauche Pontissalienne ne nous a pas contactés” , précise Denis Gérôme, le président de la Fédération. Dans la perspective des élec tions, le bureau de la Fédération a travaillé à la réalisation d’un document de travail de six

stationnement jusqu’à 4 heures et au-delà on passe en mode payant. Les futurs élus devront, je pense, aller échanger avec les entreprises suisses qui font des navettes de transport col lectif pour tout centraliser sur la place multi-activités Pourny.” Autre priorité : trouver des solu tions pour faire baisser le prix des loyers commerciaux au centre-ville, limiter la vacance et encourager les bailleurs à entreprendre des travaux. “Des loyers à plus de 200 euros par mètre carré et par an, ce n’est pas acceptable. Au bout d’un

pages remis aux trois candi dats. Cette synthèse met en évidence trois points essentiels sur lesquels la future majorité pontissalienne pourrait agir pour redonner des couleurs aux commerces mais aussi de l’attractivité au centre-ville. D’abord retravailler le mode de stationnement sur des parkings comme celui de la rue Bourdin ou de la gare multimodale, occupés à 50 % par les véhi cules de travailleurs frontaliers. “Ces voitures restent à la jour née et n’ont rien à faire ici. Il faut maintenir la gratuité du

Le couple de gérants Alexis et Dorothée Baslik et les trois salariés, Mickaël, Sofiane et Cyntia.

Éditorial Suspense

d’arbitre pourra jouer le candidat centriste Patrick Comte si les deux autres repré sentants de la droite se qualifient pour le second et que des raisons d’animosité per sonnelle les empêchent de s’entendre entre les deux tours ? Comment la gauche, qui propose une tout autre partition avec un programme de rupture, va-t-elle profiter de la dispersion des voix de droite au pre mier tour ? A-t-elle une chance de créer une vraie surprise dans ces terres impré gnées par la droite depuis plus de trente ans ? Ces élections municipales pontis saliennes seront à observer avec la plus grande attention. Après un scrutin de 2020 particulièrement frustrant pour le corps électoral, il faut espérer que les Pon tissaliennes et les Pontissaliens sonnent cette année le réveil démocratique. Ils ont rarement eu une telle offre en matière politique. Espérons que les dates des 15 et 22 mars soient bien cochées dans leur agenda de l’hiver… ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser

plus ou moins à droite l’une par rapport à l’autre, et parfois de ressentiment per sonnel entre candidats, la droite pontis salienne part donc en ordre dispersé dans cette bataille des municipales pontissa liennes. Les élections municipales de 2020 avaient de surcroît créé une certaine frus tration dans l’opinion publique, tronquées qu’elles avaient été par l’épisode du Covid qui avait placé le second tour à plus de trois mois du premier, et probablement vicié les résultats par un taux d’abstention record à plus de 67 % au second tour. Pour la première fois depuis 1995 et l’élection d’André Cuinet, remplacé en cours de mandat par son adjoint aux sports de l’époque Patrick Genre, en 1999, les élec tions municipales de Pontarlier promettent un vrai suspense. Qui de Bertrand Guin chard, le représentant d’une droite qu’il assume être “dure”, ou de Bénédicte Hérard qui incarne une droite plus “sociale” arri vera en tête du premier tour ? Quel rôle

Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER est éditée par la société “Publipresse Médias” Rédaction et publicité: 03 81 67 90 80 E-mail: redaction@publipresse.fr S.I.R.E.N. : 424 896 645

O n y est, la campagne des élections des municipales est officiellement ouverte. Pontarlier devrait être plus que jamais le théâtre d’un vrai affron tement. D’abord parce que ce scrutin signe la fin d’une ère marquée par la présence sans discontinuer pendant 26 ans de Patrick Genre à la tête de la Ville et de sa communauté de communes. Le maire sortant a su, en refusant depuis le départ de s’afficher comme le représentant d’un camp politique et en tenant durant toutes ces années sa promesse de ne pas être le candidat d’un parti, s’attacher les grâces d’un électorat qui a semble-t-il apprécié ce positionnement. Mais le départ de Patrick Genre laisse à droite et au centre un champ étendu sur lequel ont décidé de venir ferrailler pas moins de trois listes concurrentes. Pour des raisons d’idéologie

Rédaction : Frédéric Cartaud, Thomas Comte, Jean-François Hauser, Laurine Personeni.

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