La Presse Pontissalienne 309 - Octobre 2025
L’interview du mois 7
Octobre 2025
département de la région qui conti nue à gagner de la population. Et il a la spécificité de la bande fron talière qui rend difficile le recru tement des paramédicaux avec la concurrence de la Suisse. On a un plan d’action avec le Conseil régio nal qui consiste à communiquer sur les métiers et susciter des voca tions, avec la mise en place de bourses d’études pour favoriser l’inscription dans les études de santé. Nous avons aussi les pre mières années d’études de santé délocalisées. Nous venons d’inau gurer le système à Chalon-sur Saône qui accueillera ses premiers étudiants l’année prochaine. M.M : Vous habitez à Chalon-sur Saône, vous n’avez pas d’université dans votre ville, vous avez accès à une première année d’études dans votre ville avec des cours à distance. Des étudiants qui habi tent à proximité de Chalon-sur Saône, plutôt que de devoir démé nager, peuvent suivre leur cours directement dans des locaux à Chalon-sur-Saône avec un système de tutorat des étudiants et des médecins. Pour l’instant, ce dispositif ne vaut que pour la première année ? M.M : Oui, l’idée est de faciliter l’en trée dans le système avec une pre Concrètement, comment cette délocali sation s’applique ?
mière année qui est difficile, mobi lisatrice de temps. Cela permet aussi une transition entre le lycée et la suite des études. Il s’agit aussi de démocratiser l’accès à certaines filières. Autre initiative locale qui favorise les étudiants : la maison des internes et des soignants à Morteau pour l’hébergement des étudiants. Il y a aussi toutes les dynamiques territoriales pour que les professionnels et étudiants aient envie de travailler à un endroit, que ce soit les C.P.T.S. (communautés professionnelles territoriales de santé), les maisons de santé. Il y a une grosse dyna mique dans le Doubs.
genre de par son organisation.
du C.H.U. qui vont se déplacer à Pontarlier pour pouvoir assurer une prise en charge de proximité, y compris des spécialistes. On est sur nos deux pieds, avec le fait de maintenir une offre en proxi mité et favoriser par ailleurs les coopérations pour avoir une gra dation des soins et maintenir cer taines spécialités en proximité. À l’hôpital de Pontarlier, le poste de directeur est vacant depuis plus d’un an. Thierry Gamond-Rius, directeur général du C.H.U. de Besançon en assure l’intérim. Ce dernier est favorable à une direction commune entre les deux établissements, qui garderait pour autant chacun leur autonomie. La décision est entre les mains de l’A.R.S. Y êtes-vous favorable ? M.M : On prend cette décision avec les acteurs locaux, il faut que ce soit accepté sur place, on prend les avis des présidents du conseil de surveillance qui sont les maires de Pontarlier et Besançon. La pro position de M. Gamond-Rius est aussi de trouver une solution qui puisse être acceptable par la com munauté médico-soignante. On regarde tout ça pour prendre une décision. Quand cette décision sera prise ? M.M : Elle sera prise dans les pro chaines semaines. n Propos recueillis par L.P.
Alors que la coopération s’accentue entre le C.H.U. et les établissements tels que Pontarlier, doit-on craindre la disparition des petits hôpitaux de proximité, comme celui de Morteau, Mouthe, Ornans… M.M : Il y a deux sujets différents. D’abord, les hôpitaux de Morteau, Ornans et Mouthe sont labellisés hôpital de proximité. C’est un sta tut de structure très sécurisant pour les établissements de petite taille. C’est un label qui a deux objectifs : d’une part, garantir un certain niveau d’offres, avec à la fois des consultations avancées, quelques lits d’hospitalisation, une mission de prévention. Et d’autre part, ce label s’accompagne d’un modèle de financement spécifique qui vise à sécuriser sur le plan financier ces établissements par ticuliers. 31 hôpitaux en B.F.C. sont labellisés hôpital de proximité. La tendance du système de santé est dans la gradation des soins, c’est-à-dire favoriser la coopération entre les établissements. On part de l’hôpital de proximité qui fait du soin de recours, au plus près des personnes. Dès que ça devient compliqué, il y aura le C.H.U. à l’autre extrémité. C’est un système plutôt vertueux. Cette dynamique entre les terri toires permet également d’avoir un appui parfois de professionnels
“La maison des internes et des soignants à Morteau.”
S’il y avait une spécificité de la région à souligner, quelle serait-elle pour vous ? M.M : La région et le Doubs en particu lier témoignent d’une dynamique dans la coopération. Quand on voit le nombre de maisons de santé pluridisci plinaires. La télé expertise est plutôt innovante. L’I.R.F.C. (institut régional fédératif du cancer) est unique en son
Publi-information ÉcoDouBio transforme le parking couvert du Leclerc en centrale photovoltaïque
Entièrement conçue avec des panneaux rigides, l’installation photovol taïque de l’hypermarché d’Houtaud couvre 17 % des besoins électriques de l’enseigne en autocon sommation.
L'entreprise spécialisée dans le solaire a posé 2 300 m 2 de panneaux photovoltaïques résistants et à haut rendement sur le toit du parking couvert de l’hypermarché d’Houtaud qui autoproduit désormais 17% de sa consommation énergétique.
L a baisse des tarifs de rachat sur les installations photovoltaïques a largement favorisé le principe de l’autoconsommation de l’éner gie produite. Particuliers, professionnels collectivités : tout le monde s’y met. “C’est une réelle opportunité pour le Leclerc d’Houtaud de valoriser le toit
industriels sur des hangars, gymnases, des immeubles collectifs voire même des stations d’épuration. Sans oublier de répondre aux besoins du monde agri
recouvrant le parking couvert à desti nation de la clientèle” confirme David Hatton, le gérant de l’hypermarché d’Houtaud qui a sollicité EcoDoubio pour mener à bien ce projet mettant en oeuvre des panneaux particulièrement bien adaptés aux exigences climatiques du Haut-Doubs. “On a installé des pan
couvre une partie des besoins énergé tiques. Cela représente 17% de la consommation du Leclerc. Il n’y a pas de revente du surplus” , poursuit Samuel Jacquet. Le chantier a duré six semaines pour poser plus de 1150 panneaux pesant chacun 22 kg. Tous les appuis techniques du projet sont gérés par le bureau d’étude d’EcoDoubio qui regroupe ingénieurs et techniciens spé cialisés. “Ils travaillent en étroite col laboration avec le pôle maintenance de l’entreprise qui veille en permanence au bon état des installations.” . n
neaux bi-verre et bi-faciaux, c’est à dire recouverts d’une double couche de verre et capables de capter l’énergie solaire sur les deux faces. Ces panneaux ren
cole dont les exploitations ont souvent de vastes sur faces de toiture. Avec 2300m 2 de panneaux, l’installation d’Houtaud dispose d’une puissance de 500 kWc, soit
forcés sont plus résistants aux aléas climatiques et notam ment à la grêle. Ils ont aussi un rendement plus important que les panneaux classiques” , explique Samuel Jacquet, le
17% de sa consommation énergétique.
une production annuelle de 475 500 kWh. Cette source d’énergie durable permet d’économiser 195 t d’équivalent CO2. “Tout ce qui est produit sur place
président d’EcoDoubio. L’entreprise qui fut parmi les premières dans le Haut-Doubs à se lancer dans le solaire et les pompes à chaleur est toujours en activité 20 ans plus tard. Pratique ment une exception dans ce secteur d’activité. Cette longévité démontre s’il en faut son professionnalisme. C’est aussi la reconnaissance d’un savoir faire et la marque de confiance des clients dans cette entreprise implantée aujourd’hui au Bélieu et à Houtaud. “En 20 ans, on a réalisé plus de 1 000 installations de 20 m 2 jusqu’à 5 000 m 2 . On est capable d’installer tout type de panneaux.” EcoDoubio travaille avec des particuliers, des collectivités, des
Ici, des panneaux posés par EcoDouBio sur les ombrières du parking du centre Leclerc de Houtaud.
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