La Presse Pontissalienne 309 - Octobre 2025

4 Pontarlier

La Presse Pontissalienne - Octobre 2025

MUNICIPALES 2026 Neuf adjoints, deux conseillers délégués Bertrand Guinchard présente ses priorités et sa municipalité Le candidat qui fut le premier à se déclarer pour les prochaines élections municipales à Pontarlier a choisi de dévoiler le nom de sa liste, les grands axes de son programme et de présenter publiquement celles et ceux qui l’accompagneront en cas de victoire. Des confirmations et quelques surprises.

Zoom La municipalité Guinchard

C omposée de six hommes et six femmes, cette pré-liste affiche une moyenne d’âge de 47 ans. Tous vivent à Pontarlier à l’ex ception de Bertrand Guinchard qui réside aux Granges-Narboz. On retrouve quatre élus sortants dont deux adjoints avec Alexandra Aktas-Leroux et Philippe Besson. Arnaud Baverel et Corinne Gabelli actuellement conseillers municipaux sont

aussi dans cette municipalité. “Aucun des élus sortants n’est reconduit dans les responsabilités qui sont les siennes actuellement. Tous sont en activité professionnelle. Il n’y a pas encore d’ordre déterminé. Il n’y aura pas d’hyper-maire mais un maire avec une équipe autonome et compétente. Je serai là pour les guider et trancher que cela sera nécessaire” , poursuit Bertrand Guinchard. n

veut défendre en second lieu le bien vivre à Pontarlier. Ce qui sous-entend d’avoir une ville propre avec une voirie en bon état, des espaces verts. “On va travailler sur les infrastructures, les festivals, les animations. En 25 ans, il y a eu peu de change ments. On a envie de redonner aux Pontissaliens le goût de se réapproprier la ville.” Troisième priorité : le développement dura ble et les mobilités. “Le côté écolo sera au cœur de nos décisions. Technicien dans l’industrie, 45 ans - Adjoint au sport, vie associative et forêt l Kajsa Biard Consultante en qualité de vie, 35 ans - Adjointe au développement durable, mobilités et tourisme l Marlène Cablé Consultante en communication, 38 ans Adjointe à la transition numérique et à la communication l Alexandra Aktas-Leroux Avocate, 32 ans Adjointe à l’action sociale (C.C.A.S.) et au logement l Arnaud Baverel

On me l’a reproché quelquefois. Le développement durable ce n’est pas que du militantisme mais ce que l’on peut faire de mieux pour préserver l’environ nement.” Il poursuit en défendant la place de la voiture dans les mobilités ce qui pourrait sembler contradictoire. Le candidat se montre plus convaincant et crédible en évo quant la quatrième priorité de son programme avec le dévelop pement économique. “Sans dyna l Thierry Pétament Chef d’entreprise, 57 ans Adjoint à l’économie et au développement du centre-ville l Fabrice Hérard Responsable associatif, 54 ans Adjoint à la culture, au patri moine et au devoir de mémoire l Valérie Chao-Engel Responsable marketing dans l’industrie, 46 ans Adjointe à la santé, au cadre de vie et aux relations extérieures l Kelly Criquet Infirmière de bloc opératoire, 32 ans - Adjointe à l’éducation, à la jeunesse et à la Politique de la Ville

misme économique, il n’y aura pas de social et ne croyez pas que l’un s’oppose forcément à l’autre. Cela passe par exemple par une politique du logement où la Ville joue tout son rôle en partenariat avec des investisseurs immobi liers.” Le cinquième et dernier axe s’articule autour de la tran sition numérique. “Ne ratons pas le train de l’I.A. comme nous sommes en train de le faire. Il faut qu’on devienne une vraie ville intelligente.” n F.C. l Bruno Guyon Expert-comptable, 61 ans Conseiller délégué en charge des finances l Corinne Gabelli Commerçante, 59 ans Conseillère déléguée en charge des animations et de l’événementiel sur la Ville de Pontarlier l Philippe Besson Directeur adjoint d’établissement scolaire, 58 ans Adjoint à l’urbanisme et au suivi des projets structurants et aux investissements

B ertrand Guinchard qui affirmait en mai dernier assumer lui-même ce rôle s’est quand même fait assister d’un directeur de campagne, en la personne de Christian Pourny, l’ancien adjoint qui ne compte pas jouer les pre miers rôles dans cette élection.

Le nom de la liste “Pontarlier forte, vivante et responsable” marque la volonté de défendre et valoriser les atouts de la capi tale du Haut-Doubs. À savoir son dynamisme économique, son tissu associatif, ses savoir-faire et sa capacité à innover. Sans entrer dans le détail de

son programme, Bertrand Guin chard annonce les cinq axes prio ritaires sur lesquels il souhaite s’investir avec son équipe. “Prio rité numéro 1 : la sécurité. On ne veut pas laisser les dérives s’installer à Pontarlier et que cela devienne comme à Besan çon” , explique le candidat qui

Bertrand Guinchard entouré des

neuf adjoints et conseillers délégués de la liste “Pontarlier forte, vivante et responsable”.

“On n’est pas parvenu à surmonter les conséquences de la guerre en Ukraine”, explique François Laurence qui a dirigé Cofreco de 1995 à sa liquidation en juin dernier.

ÉCONOMIE

Troisième dépôt de bilan

Le mois de juin est placé sous le signe des rencontres littéraires dans cette librairie du centre-ville reprise il y a cinq ans par quatre associés organisés en société coopérative participative. Le portail est définitivement clos chez Cofreco

Il travaille avec son épouse Dominique, la fille de Henry Gaiffe, qui gérait le volet publicité-marketing. “Le coffrage est longtemps resté l’activité principale avant qu’on ne se diversifie dans le por tail bois. Les bonnes années, on utilisait pratiquement 1 000 m 3 de bois par mois.” Cofreco ouvre en 1999 un second site de production à Pont-d’Ouche n Côte d’Or, dédié à la fabrication des portails métalliques. L’entreprise développe ainsi un vrai savoir-faire dans le portail et le coffrage en aluminium. Elle tra verse à nouveau une mauvaise passe en 2008. “On est quand même parvenu à se reconstruire en apurant deux plans de redressement.” Au fait de son activité, elle emploie jusqu’à 130 personnes et l’effectif se stabilise en moyenne entre 80 et 90 collaborateurs. Le troisième dépôt de bilan s’est soldé par une liquidation prononcée en juin 2025. “En trois années, on est passé de 85 à 50 salariés sur les deux sites. Faute de main-d’œuvre qua lifiée, on a dû arrêter les portails bois sur Pontarlier. Ce qui nous a fait le plus défaut, c’est la guerre en Ukraine en 2023. Pourquoi ? Cela a généré une envolée du prix des matières premières. Je l’illustre par deux exemples. En 2020, on perd 13 % de chiffre d’affaires mais

on réussit à maintenir un résultat positif. Trois ans plus tard, on fait le même chiffre d'affaires mais on perd 800 000 euros à cause du coût des maté riaux et de l’énergie. On s’est retrouvé dans l’impossibilité de répercuter la totalité de ces hausses.” Le chiffre d'affaires qui variait, bon an mal, entre 11 et 12 millions d’euros enregistre une baisse de 40 % entre 2021 et 2024. La crise immobilière n’arrange rien. “On a subi de plein fouet la hausse des taux. On travaillait avec des pro fessionnels spécialisés dans le coffrage. Ils ont dû réduire drastiquement leur activité faute de chantiers. L’impact a été identique avec les portails qui ali

mentaient le marché de la maison indi viduelle.” Dans son malheur, François Laurence note que la direction et le personnel sont restés en bons termes jusqu’au bout. “Ils ont compris qu’on avait essayé de faire le maximum pour sortir de cette situation.” Le site de La Cluse s’étend sur près de 5 hectares dont la moitié classée en terrain non constructible. La partie aménageable est uniquement destinée à accueillir des commerces et entreprises. “Les terrains et bâtiments vont être mis en vente pour permettre l’implantation de nouvelles activités et créer de l’emploi sur le bassin de Pon tarlier” , annonce l’ancien dirigeant. n

L’ histoire de Cofreco débute en 1927 dans le hameau de Der rière-le-Mont près de Morteau où César Gaiffe crée une scierie qu’il transmettra à ses deux fils Henry et Gérard. Les deux frères commen çaient déjà à fabriquer des coffrages quand ils ont décidé de venir s’implan ter dans l’ancienne scierie Jeunet située à l’entrée de Pontarlier. Ils construiront alors l’usine actuelle avec des salariés qui travaillaient déjà à Derrière-le-Mont. Les deux frères ont toujours été sensibles aux causes humanitaires. Ce sont les premiers

qui mettront des locaux à disposition d’Emmaüs quand l’association arrivera à Pontarlier en 1985. Henry a égale ment été président du C.S.R.P. et Cofreco sponsor de la course de ski de fond Mouthe-Pontarlier. “Dans les années soixante-dix, l’entre prise travaillait beaucoup avec des gens de l’A.D.A.P.E.I. sur des missions ponc tuelles” , rappelle François Laurence. Arrivé dans l’entreprise en 1982 comme commercial, il évoluera au poste de directeur commercial avant de prendre les commandes en 1995, soit quelques mois avant le premier dépôt de bilan.

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