La Presse Pontissalienne 309 - Octobre 2025
28 Le dossier
Octobre 2025
l Besançon 80 chasseurs Les chasseurs bisontins ont repris le fusil L’A.C.C.A. de Besançon chasse sur un peu plus de 1 500 hectares de forêt communale. En, ce début de saison, ils affichent deux priorités : la sécurité et la bonne entente avec les autres usagers de la forêt.
Les chasseurs bisontins ont fait l’ouverture dans le Bois d’Aglans (commune de La Vèze) mi-septembre. Fabrice Kuhm (deuxième en partant de la gauche) est le président de l’A.C.C.A. depuis juin dernier.
I ls sont cette année 80 à arpenter les forêts communales de Besan çon, à Chailluz, au Rosemont, à Chapelle-des-Buis ou dans le Bois d’Aglans sur la commune de La Vèze. Les chasseurs réunis au sein de l’A.C.C.A. de Besançon ont entamé leur saison le 14 septembre, fusil à l’épaule. Si leurs effectifs sont en baisse régu lière, ils réussissent bon an mal an à recruter de nouveaux adeptes. “Nous avons une dizaine de nouveaux permis,
ce qui nous permet de compenser une partie de la baisse des effectifs” note Fabrice Kuhm, le nouveau président de l’A.C.C.A. bisontine. Parmi les nou velles recrues, un grand-père qui vient de passer le permis avec son petit-fils. Si la moyenne d’âge des pratiquants bisontins dépasse assez largement la cinquantaine d’années, quelques dis ciples de Saint-Hubert âgés d’une tren taine d’années pointent tout de même le bout de leur fusil pour gonfler les
rangs de l’association. “Le plus jeune de nos membres a 16 ans, l’âge minimal pour passer son permis, et le plus âgé 89 ans” ajoute le président qui a com mencé à chasser à l’âge de 20 ans. Que chasse-t-on sur les 1 600 hectares de forêt bisontine ouverts à la chasse ? Essentiellement du gros gibier, sanglier et chevreuil en tête. Mais pas encore de cerfs, même si cette espèce très pré sente en forêt de Chaux a commencé à coloniser les forêts du grand Besançon dans les secteurs de Chemaudin, Fra nois, Audeux par exemple. “Nous chas sons également un peu le petit gibier : pigeon ramier et bécasse” ajoute M. Kuhm. Pour cette A.C.C.A. qui évolue en milieu périurbain, la principale préoccupation est la cohabitation harmonieuse avec les autres usagers de la forêt, prome neurs, vététistes et autres cueilleurs
de champignons. Pour harmoniser les usages, la réserve de chasse de Chailluz, soit le tiers de la surface globale de la forêt municipale, est divisée en deux zones, Est et Ouest, ouvertes en alter nance une semaine sur deux, tous les
soit le mieux organisé possible. 5 heures par semaine où il y a une battue, c’est largement acceptable par tous” consi dère Fabrice Kuhm. Une convention de chasse signée entre l’A.C.C.A. et la Ville de Besançon propriétaire de la forêt est signée, l’actuelle court jusqu’en 2027. Si des tensions ont pu exister par le passé entre les deux parties au sujet des créneaux d’ouverture de la chasse, les chasseurs bisontins ont fait des concessions pour réduire leurs créneaux et “tout se passe en bonne entente” concède le président qui fait de la sécu rité sa principale priorité à chaque sor tie. L’A.C.C.A. de Besançon sera autorisée cette année à prélever dans les forêts bisontines une trentaine de chevreuils, et une cinquantaine de sangliers. n J.-F.H.
jours, à l’exception du mercredi toute la jour née, du samedi après midi et du dimanche après-midi à partir de 13 heures. “Les bat tues ont lieu les jeudis, samedis ou dimanches matin, un seul de ces trois jours chaque semaine et leur planning est affiché sur les pancartes à l’entrée de la forêt. Tout est fait pour que le partage de la forêt
La cohabitation harmonieuse avec les autres usagers de la forêt.
L’âge des chasseurs bisontins s’étale de 16 à 89 ans.
l Saint-Vit Le food-truck Le Wild Leurs burgers au gibier vont être franchisés Installé à Saint-Vit et présent trois fois par semaine à
Besançon-Châteaufarine, le food-truck de Stéphane et Sandrine est le seul en France à proposer des burgers au gibier sauvage.
Q uatre ans après sa création par Chris tophe Bresson et Sandrine Bôle, la marque Le Wild s’apprête à devenir une franchise. Et quand il évoque les projets de dévelop pement, Christophe Bresson ne se donne pas de limite. “J’arrê terai quand on aura posé un food-truck à Los Angeles !” sou rit-il. Pour l’instant, c’est surtout à Besançon que leur concept - unique en France “et sans doute en Europe” - cartonne. C’est à la faveur d’un change ment de vie professionnelle que ces deux anciens cadres dans la logistique ont eu l’idée d’ouvrir il y a quatre ans un food-truck.
Mais pas n’importe lequel : le leur fabrique uniquement des burgers à base de gibier sauvage, du chevreuil, du sanglier, du daim et du cerf. De la viande 100 % sauvage transformée en steak haché par un atelier par
réduction du gaspillage alimen taire, à la réduction de l’em preinte carbone et à des impor tations de venaison venant de l’étranger” plaide le créateur. En tant que chasseur, Chris tophe sait que près de la moitié des animaux chassés en France ne trouvent pas de débouchés. “On s’est donc dit qu’on avait un rôle à jouer pour éviter autant que possible ce gaspillage.” Comme le concept a immédia tement plu et que le food-truck fonctionne très bien, avec une écrasante majorité de clients qui ne sont pas chasseurs, le couple a décidé de lancer une franchise qu’il espère bien pou voir développer en France
tenaire agréé. “Pour la garni ture, nous utili sons des produits locaux et de sai son. Mas notre engagement envi ronnemental va bien au-delà. En valorisant le gibier français, nous contribuons activement à la
“On espère 3 à 5 franchisés dès la première année.”
Stéphane Bresson et Sandrine Bôle sont à la tête de l’enseigne Le Wild qu’ils veulent désormais décliner en franchise.
d’abord, mais aussi à l’étranger dans un second temps pour faire découvrir leurs burgers pre mium partout où le concept pourra s’installer. “On espère avoir 3 à 5 affiliés la première année, puis 8 à 10 nouveaux
chaque année” observe Sandrine. “Si ça marche, ce concept de franchise n’a pas de limite” ajoute Christophe qui défend une chasse raisonnée et respon sable. Le food-truck Le Wild est à
retrouver tous les mardis, mer credis et jeudis sur le parking du magasin JouéClub à l’entrée de la zone commerciale de Châ teaufarine, et le vendredi devant le magasin Décathlon. n J.-F.H.
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