La Presse Pontissalienne 309 - Octobre 2025
Pontarlier et environs 17
La Presse Pontissalienne - Octobre 2025
OUVRAGE
Cluse, Oye-et-Pallet, Chaudron, Malbuisson, Labergement… tous les villages desservis par cette ligne possédait une gare. En plus du transport des voya geurs, le tacot servait aussi à acheminer du courrier, des mar chandises et même des grumes de bois. En 1912, décision est prise de prolonger la ligne jusqu'à Foncine-le-Haut qui recevra ses premiers voyageurs en 1927. L’exploitation est suspendue quelques mois en 1940 suite à la destruction des ponts. Elle reprend en avril 1940 avant de régresser inexorablement pour s’arrêter définitivement le 1 er novembre 1950. n Souvenirs du Haut-Doubs Le “tacot” Pontarlier-Mouthe Disponible au : Tabac-presse de Laberge ment-Sainte-Marie, Tabac-presse Turberg Frasne, Librairies Le Temps d’un livre, Plein Ciel à Pontarlier
Collection Souvenirs du Haut-Doubs Le tacot comme vous ne l’avez jamais vu
Le club des collectionneurs du Mont d’Or publie un nouvel album consacré à la ligne du tacot entre Pontarlier et Mouthe. Ce sujet suscite toujours un parfum de douce nostalgie et des envies de transport collectif à l’heure du tout-automobile sur le Haut-Doubs.
L e tacot ? Drôle de nom pour désigner ce tramway à voie métrique mis en circula tion le 1 er mai 1900 entre Pontarlier et Mouthe. “Le terme “tacot” apparaît vers 1904-1905 dans le vocabulaire national pour désigner une voiture usée qui fait Tac! Tac! ou une vieille auto
mobile qui n’avance pas, par extension tout engin se déplaçant péniblement” , nous apprend Jean Michel dans la préface de l’ou vrage. En fait, le cinquième album de cette petite collection qui a vite conquis son public. “Le format reprend celui dans albums photos. Pour nous, ces petits livres sont faciles à préparer par avance” , justifie Christian Guyon, le président du club des collec tionneurs du Mont d’Or. Le tacot a déjà fait l’objet de nom breuses publications mais le sujet plait toujours. L’originalité de cet ouvrage réside dans la pré sentation de documents inédits qu’il s’agisse de photos, d’articles
de presse, de cartes, tickets… “On a beaucoup d’archives. En faisant ce livre, on s’est rendu compte qu’on pourrait en faire encore un, deux voire trois…” Au fil des pages de cet album, on redécouvre le Pontarlier et le Haut-Doubs de la première moi tié du XX ème siècle. Une époque où ce petit train était bien sou vent le seul moyen de circuler sur ce territoire. Un mode de déplacement assez flexible avec la possibilité de densifier les cir culations ou de rallonger le convoi en fonction des événements. Le tacot permettait notamment aux familles pontissaliennes de venir profiter du lac Saint-Point. La
Au niveau des Rosiers à Pontarlier se trouvait le café du Tramway (Éditions Gaillard-Prêtre, Besançon).
COMMÉMORATION À Paris le 4 octobre L’Harmonie et les Gars de Joux vont raviver la flamme sous l’Arc de Triomphe La candidature portée par les deux ensembles pontissaliens s’est concrétisée et prendra la forme d’une sympathique excursion dans la capitale avec un temps fort inoubliable le samedi 4 octobre à 18 heures.
Pendant l’hiver 1906, le tacot déraille au niveau de Gellin.
M erci à Pascal Courty, le président des Gars de Joux qui a œuvré avec discrétion, sans jamais se décourager pour que ce projet aboutisse. “On n’avait pas d’autre choix que de pos tuler ensemble. Les sonneries au clairon se font forcément avec une batterie-fanfare comme celle des Gars de Joux” , se réjouit par avance Jean-Luc Kury qui profitera de l’événe ment pour transmettre, après 50 ans de service, sa baguette de sous-directeur de l’Harmonie Municipale à Isabelle Maya. Coup de pouce du destin, les musiciens pontissaliens dispo saient d’un atout maître dans leur projet, en la personne de François Carry, un des trois ordonnateurs du ravivage de la flamme. “Ce commandant en second de la musique de gar diens de la Paix est originaire de Besançon. Il connaît l’Har monie depuis 40 ans. Il est venu nous auditionner plusieurs fois.” La tombe du soldat inconnu est en place depuis 1921 et le ravivage de la flamme a été instauré le 11 novembre 1923. Depuis, il se déroule tous les jours à 18 heures en présence de la Garde républicaine. D’au tres orchestres peuvent postu
ler. “On travaille musicalement sur ce projet depuis le début de l’année. C’est un honneur pour chacun d’entre nous d’aller jouer la Marseillaise à l’Arc de Triomphe” , explique Isabelle Maya. Les deux ensembles ont pré paré plusieurs options car tout se décidera au dernier moment. Ils s’entraînent en formation défilé car ce scénario est envi sageable avec une marche sur 400 m avant de venir se placer devant la flamme. “On a sélec tionné différents morceaux : la marche des tirailleurs en l’hon
neur des libérateurs de Pontar lier. Il y aura aussi la marche de la Deuxième Division Blin dée en l’honneur du Général Leclerc qui a libéré la capitale en août 1944” , poursuit Jean Luc Kury. La Ville de Pontarlier et différents partenaires privés ont volontiers accepté de verser une subvention pour compléter le financement du projet. 70 musiciens seront du voyage qui comprend une visite et un repas au Sénat, un tour de la capitale en bus et une excursion en bateau-mouche sur la Seine. n
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Les Gars de Joux et l’Harmonie municipale se retrouvent régulièrement sur les défilés pontissaliens (photo Ville de Pontarlier).
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