La Presse Pontissalienne 309 - Octobre 2025

10 L’événement

Octobre 2025

l Maisons anciennes Le Haut-Doubs caracole toujours en tête Source A.D.N.O.V. Prix médian Évolution 2024-2025 Besançon 269000€ +1,9% Maîche 238500€ +8,4% Le Russey 319900€ Mont d’Or et Lacs 338000€ +10,3% Morteau 300300€ - 8,8% Ornans 195000€ +17,8% Valdahon 250000€ Périphérie de Besançon 228600€ +1,1% Saint-Vit 194300€ - 2,8% Thise 224300€ +0,4% Zone urbaine de Pontarlier 320000€ - 7,6%

l Appartements anciens Les prix à Besançon, quartier par quartier Appartements Studios 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces Ensemble anciens et plus Besançon Prix/m2 médian 2 420 € 2280€ 2 210€ 1780€ 2060€ Prix médian 63900€ 101300€ 132300€ 133800€ 182000€ 118 600 € Centre-Chapelle-des-Buis Prix/m2 médian 2 410 € 2380€ 2420€ 1840€ 2290€ Prix médian 55000€ 110200€ 150000€ 176700€ 301800€ 128 000 € Velotte Prix/m2 médian 2 390 € 2400€ 2590€ 2450€ Prix médian 124200€ 172200€ 187700€ 143 000 € Butte-Grette Prix/m2 médian 2 700 € 2440€ 2050€ 1 840 € 1780€ 2070€ Prix médian 75000€ 103000€ 137000€ 135000€ 173200€ 130 500 € Battant Prix/m2 médian 2 280 € 2260€ 2490€ 2100€ 2260€ Prix médian 67500€ 82900€ 135500€ 188800€ 301800€ 89 800 € Chaprais-Cras Prix/m2 médian 2 330 € 2170€ 2210€ 2090€ 2170€ 2170€ Prix médian 67200€ 102600€ 142900€ 166300€ 232600€ 131 000 € Bregille Prix/m2 médian 1910€ 2330€ 1710€ 2000€ Prix médian 80000€ 162500€ 137100€ 127 000 € Saint-Ferjeux-Rosemont Prix/m2 médian 3 130 € 2780€ 2260€ 1900€ 2050€ Prix médian 71500€ 106100€ 140300€ 132000€ 117 900 € Montrapon-Montboucons Prix/m2 médian 2 640 € 2360€ 2050€ 1730€ 1840€ 2130€ Prix médian 70000€ 107500€ 122200€ 119500€ 214700€ 114 500 € Saint-Claude-Torcols Prix/m2 médian 2 310 € 2260€ 2060€ 1610€ 1720€ 1940€ Prix médian 66000€ 96100€ 130000€ 123000€ 143500€ 199 000 € Palente-Orchamps Prix/m2 médian 2 370 € 2040€ 1740€ 1460€ 1660€ 1690€ Saragosse Prix médian 71600€ 91200€ 111900€ 108000€ 154700€ 105 100 € Vaîtes-Clairs-Soleils Prix/m2 médian 2 460 € 1960€ 1840€ 1550€ 1380€ 1630€ Prix médian 52500€ 75500€ 125800€ 109000€ 131500€ 105 000 € Planoise-Châteaufarine Prix/m2 médian 2 990 € 2280€ 1870€ 1240€ 1060€ 1860€ Prix médian 58000€ 126200€ 123400€ 115900€ 109200€ 108 900 € Source A.D.N.O.V.

Le secteur du Mont d’Or et des deux lacs affiche toujours les prix les plus hauts du département (photo archive P.P.M.).

l Tendance

Maison de l’Habitat

Vers la fin du pavillon individuel ? Dès 2009, le C.A.U.E. (conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement) du Doubs offrait au travers d’une exposition des pistes de réflexions sur la manière d’habiter autrement. Avec une remise en cause du pavillon individuel. 15 ans plus tard, cette exposition reste d’actualité.

R aréfaction du foncier qui devient de plus en plus cher, densification des quartiers, loi Zéro artificialisation nette… Aujourd’hui, construire une maison individuelle relèverait presque d’une utopie. Toujours plébiscité par les habitants, ce modèle est pourtant remis en question, et depuis plusieurs années. “Depuis plus de 50 ans, la mai son individuelle semble s’imposer comme la référence en matière d’habitat : plusieurs études concluent que ce type d’habitat est le rêve de tous les Français. Mais ce modèle est-il réellement adapté aux besoins et aux évolutions de la société : personnes seules, jeunes ménages, couples vieillissants, familles monoparentales ou recomposées ?… Peut-on vraiment répondre à ces dif férents besoins en logement avec un seul type d’habitat ?” , soulève ainsi le C.A.U.E. Comme l’explique Sophie Némoz, sociologue de l’habitat (voir en page 37), le logement s’individualise et se pluralise. Or, le pavillon individuel ne peut répondre à cette pluralisation. Par ailleurs, à l’heure où les considé rations environnementales sont mieux prises en compte dans la façon d’habiter, la maison individuelle induit un impact

sur l’environnement. “Chaque année, plus de 60 000 hectares sont soustraits à l’agriculture pour être urbanisés, dont près de la moitié pour l’habitat. Cette consommation de territoire augmente plus vite que la population” , soulignait déjà le C.A.U.E. dès 2009. Aujourd'hui, la loi Z.A.N. (lutte contre l’artificiali sation des sols) a été votée avec pour objectif de réduire de moitié, dans un premier temps, la consommation d’es paces naturels, agricoles et forestiers d’ici à 2031. Autre argument d’impact sur l’envi ronnement : le recours à la voiture

ganisation, le rapport au site, les constructions. Alors que tous les villages sont différents, leurs nouveaux quartiers se ressemblent. Le lotissement est devenu une forme de quartier stéréotypé : des rues en impasse qui desservent des par celles de même taille avec une maison au milieu.” Un appauvrissement des espaces publics où chacun se retranche derrière sa haie et des habitats stan dardisés, choisi sur catalogue, sont sou lignés, souvent au “détriment de la qualité de l’architecture : absence de relation au terrain et au site, manque d’organisation des espaces intérieurs… ” , déplore le C.A.U.E. Face à ces constats pas toujours très optimistes, plusieurs exemples mon trant d’autres façons d’habiter sont mis en lumière. Dans le Haut-Doubs, le hameau de Chaon est cité, avec le programme élaboré par l’architecte Joël Laffly dès 2000, comprenant 5 maisons et garages ainsi qu’une salle collective. “Ce hameau se situe sur une pente, à la lisière d’un bois, face au lac de Saint-Point. Les maisons s’organisent en deux rangées. Elles sont desservies par des allées piétonnes. Chaque chalet est accessible par le niveau haut, où se trouve la pièce de vie. Celle-ci offre une

À Chaon, au bord du lac Saint-Point, la copropriété de cinq maisons en bois imaginée par l’architecte Joël Laffly s’adapte à la pente (photo C.A.U.E. du Doubs).

pour les trajets domi cile-travail-loisirs se démultiplie. En cause : un éloigne ment des centres urbains pour des ter rains moins chers. Le C.A.U.E. ques tionne aussi le boule versement des pay sages dû à l’urbanisation pavillonnaire. “Une rupture s’opère avec le village ancien par l’implantation, l’or

Le lotissement est devenu une forme de quartier stéréotypé.

large vue sur le lac par une terrasse. L’organisation, l’implantation et le gabarit des constructions respectent le terrain naturel. Cela participe à l’in tégration du projet dans le paysage et offre une vue à chacun” , explique le C.A.U.E. Autre exemple dans le Grand Besançon, à École-Valentin. Un ancien établis sement industriel a été restructuré en 8 lofts par l’architecte Richard Garcia. “Il comporte deux corps de bâtiment, souligne le C.A.U.E. Le premier volume,

vers l’entrée sur rue, a été conservé pour accueillir le stationnement automobile. Le second a été réhabilité pour recevoir des logements spacieux en duplex. Ceux ci donnent sur de larges terrasses en bois qui remplacent les anciens quais de chargement. Une piscine collective clôturée participe à la vie de la copro priété.” Au-delà du pavillon individuel, l’habitat collectif peut aussi avoir du charme et du caractère. n L.P.

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