La Presse Pontissalienne 308 - Septembre 2025

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La Presse Pontissalienne - Septembre 2025

Doubs s’équipe d’un rond point à la hollandaise

Transfert de propriété du lac Saint-Point : c’est signé

nécessite la remise à neuf complète de l’ouvrage. Ce chantier sera conduit sous maîtrise d’ouvrage de l’E.P.A.G.E. Haut-Doubs Haute-Loue. À cette fin, un transfert de domanialité du lac va être mis en place au bénéfice de l’E.P.A.G.E. C’était l’objet même de ce rendez-vous estival marqué par la signature du protocole de transfert du lac Saint-Point en présence de Rémi Bastille, le préfet du Doubs, Nicolas Mour lon, le directeur général de l’Agence de l’eau Rhin-Rhône Méditerranée Corse et Philippe Alpy, le président de l’E.P.A.G.E. Haut-Doubs Haute-Loue. “Cette signature garantit le bouclage financier du projet de rénovation du barrage. On peut ainsi espé rer qu’on ne nous mène pas en bateau. Du côté de l’E.P.A.G.E., on a engagé pour le compte de l’État les travaux pour mettre en œuvre toute l’étude du chantier.” Le coût de la reconstruction du barrage est évalué à 3,5 millions d’euros avec une aide de 2,5 millions d’euros de l’État et 1 million d'autofinancement E.P.A.G.E. Le chantier pourrait débuter fin 2027 pour au moins deux ans de travaux. ■

P our marquer l’événement, les parties prenantes - État, Agence de l’eau et E.P.A.G.E. Haut-Doubs Haute Loue - avaient choisi de se retrouver le samedi 19 juillet à bord du bateau qui organise des visites et instants festifs sur le lac Saint-Point. Au-delà des activités

touristiques et ludiques, ce lac constitue une réserve d’eau potable de première importance pour tout un territoire. De gros travaux s’imposent au niveau du barrage d’Oye-et-Pallet pour préserver ce potentiel. Construit dans les années 1920, il présente de nombreuses fuites dont la résorption

La signature s’est déroulée en présence de Nicolas Mourlon, directeur général de l’Agence de l’eau, Rémi Bastille, préfet du Doubs et Philippe Alpy, président de l’E.P.A.G.E.

Les élus de Doubs et Jean-Baptiste Pelletier, conducteur de travaux chez Colas étaient présents le 19 juillet pour l’ouverture du rond-point à la hollandaise.

L a circulation autour de la zone commerciale Hyper U peut vite s’avérer problématique pour les cyclistes et les piétons. Entre 4 000 et 5 000 véhicules empruntent chaque jour la route de Besançon. La seule piste cyclable de la zone passe du côté de l’Entrepôt du bricolage et relie le centre de Doubs au collège Aubrac. “On tenait à la fois à sécuriser les déplacements des piétons et des cyclistes au niveau du rond-point tout en cherchant à compléter le réseau de pistes cyclables sur la commune qui s’inscrit dans un schéma d’amé nagement porté la com’com du Grand Pontarlier”, justifie Georges Cote Colisson, le maire de Doubs. Restait à trouver l’aménagement le plus approprié. Les élus de Doubs ont fait des recherches. Ils ont également consulté l’association “Selle vous plaît” qui œuvre à la promotion du vélo dans le Haut-Doubs. Ces réflexions ont abouti à la réalisation d’un rond-point dit à la hollandaise. “On en dénombre pour l’instant une trentaine en France”, poursuit l’élu. Le concept est assez simple. Il associe autour du rond-point proprement dit un anneau supplémen taire permettant aux cyclistes et piétons

de circuler sans danger. Chacun y gagne en visibilité et, comme l’indique la signalétique, les cyclistes et les pié tons ont toujours la priorité aux entrées et sorties du giratoire central. “On a raccourci le diamètre du terre-plein central pour que les véhicules motorisés disposent de la même largeur de voirie qu’auparavant”, détaille Jean-Baptiste Pelletier, le conducteur de travaux chez Colas, l’entreprise qui a réalisé cet aménagement. L’occasion d’évoquer les difficultés des ouvriers confrontés en permanence au manque de respect de certains automobilistes qui cher chaient sans arrêt à forcer le passage. Éprouvant. La route de Besançon a dû être coupée à la circulation du 15 au 19 juillet, le temps de faire les enro bés. Doubs dispose maintenant d’un réseau cyclable de premier plan. “Le Grand Pontarlier travaille aussi sur le projet de relier Vuillecin à Doubs en valorisant le chemin agricole existant”, ajoute Georges Cote-Colisson. Le montant du rond-point à la hollandaise de Doubs s’élève à 360 000 euros hors taxes avec un taux de subvention de 60 % grâce à des aides F.E.D.E.R. et du Plan Vélo. ■

Haut-Doubs Haute-Loue.

Le Salsa Cubana Club diversifie son offre

L a salsa et le Haut Doubs, ça devient une vraie histoire d’amour! Dans le rôle de Cupidon, Emmanuel Robert, fondateur du Salsa Cubana Club qui a déjà conquis des dizaines de pratiquantes et pratiquants à cette danse latino grâce aux cours qu’il dispense à Pon tarlier. Le Salsa Cubana Club fait sa rentrée et pour répondre à la demande grandissante, Emmanuel Robert a ajouté un créneau de plus à ses cours du jeudi au complexe le 10 55 (rue Hélène-Boucher à Pontarlier). “Les cours de salsa attirent des personnes de tout le Haut-Doubs, jusqu’à

Morteau, Mouthe et Levier, et même quelques Suisses. D’où la nécessité d’ajouter un cré neau supplémentaire” se réjouit le professeur qui conti nue sans cesse à se former aux subtilités des danses lati nos. La salsa n’est pas la seule danse latino qui sera propo sée en cette rentrée à Pon tarlier. Emmanuel Robert va en effet proposer des cours de bachata, une autre danse latino-américaine originaire de République dominicaine. “Les cours seront dispensés par Barbara et Kenneth de la “B Danse Académie”. Ils vien dront deux lundis soir par mois

à la M.J.C. des Capucins. L’ar rivée de la bachata à Pontarlier permettra de diversifier notre offre et de répondre aux attentes des élèves” ajoute l’enseignant qui se réjouit de “développer la culture latino, le bien-être et faire voyager les habitants du Haut-Doubs à Cuba et désormais en Répu blique Dominicaine sans pren dre l’avion!” sourit celui qui base son enseignement sur la musicalité, le rythme, l’in terprétation musicale, les pas fondamentaux des danses cubaines, le style et les figures. ■

Emmanuel Robert a fondé le Salsa Cubana Club il y a 6 ans dans le but de promouvoir la culture cubaine à travers la danse et la musique. Toutes les précisions sur www.salsa-cubana-club.fr

Éditorial Fragilité

de certains partis comme les Insoumis ou le rassemblement national en récla mant à tort et à travers la démission ou la destitution du président de la Répu blique, leurs méthodes et leurs invectives permanentes étant sans conteste en partie responsables du chaos actuel. Cependant, il apparaît de plus en plus évident que seule la prochaine élection présidentielle permettrait de donner au pays l’indis pensable élan dont il a besoin pour sortir de l’ornière. En attendant, au fil des mois et des gouvernements qui se succèdent, avec une assemblée fracturée comme elle ne l’a jamais été, la France continue à s’enfoncer dans la dette. Ce sujet sonnera comme le testament politique d’un Fran çois Bayrou qui n’aura pas su convaincre, sinon une partie de l’opinion, et c’est son mérite, du moins les composantes de l’As semblée, de l’impérieuse urgence de ce sujet crucial. ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser

néonicotinoïdes que cette loi voulait réta blir. Et disons-le, de son soutien incompris par les défenseurs d’une agriculture dura ble à cette loi Duplomb qui semble tota lement déconnectée des préoccupations actuelles pour un modèle soutenable d’agri culture. À moins d’une dissolution suite à laquelle M me Genevard serait reconduite pour la troisième fois à son poste de minis tre - c’est toujours possible -, ou de la nomination d’un nouveau Premier minis tre qui lui ferait à nouveau confiance, ses chances de rester en poste jusqu’en 2027 restent minces. Mais la fragilité du fauteuil de ministre sur lequel Annie Genevard et ses collègues du gouvernement ne sont installés que depuis un an n’augure tout de même rien de bon pour notre pays dont les institutions politiques semblent de plus en plus fragiles au fur et à mesure que le second quinquennat d’Emmanuel Macron avance. Nous nous garderons bien de réagir de manière pavlovienne à l’image

Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER est éditée par la société “Publipresse Médias” Rédaction et publicité: 03 81 67 90 80 E-mail: redaction@publipresse.fr S.I.R.E.N. : 424 896 645

E ncore une rentrée sous le signe de la fébrilité, avec un gouvernement sur la sellette et un Premier minis tre qui a lui-même fixé la date, le 8 septembre, de sa probable destitution. Si ce scénario se confirmait, tout le gou vernement tomberait et avec lui, notre ministre de l’Agriculture doubienne Annie Genevard qui aura tenu moins d’un an à la barre de son ministère de l’Agriculture où elle avait été nommée le 21 septembre 2024. Le temps d’un unique salon de l’agri culture au printemps dernier, de tenter de calmer la colère agricole qui continue à gronder, et de se mettre aussi une partie de l’opinion à dos suite à l’adoption de la très controversée loi Duplomb, certes vidée d’une partie de sa substance avec le rappel par le Conseil constitutionnel de l’interdiction de réintroduction des

Rédaction : Frédéric Cartaud, Thomas Comte, Jean-François Hauser, Laurine Personeni.

Mise en page : Olivier Chevalier Conception pubs : Éloïse Perrot.

Équipe commerciale : Maëliss Aumaitre, Anne Familiari, Anthony Gloriod.

Crédits photos : La Presse Pontissalienne, Boucard T.P., Élan, La Poste, Salsa Cubana Club., S.H.N.H.D.

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