La Presse Pontissalienne 301 - Février 2025

2 Retour sur info

La Presse Pontissalienne - Février 2025

Plus de 180 formations présentées au forum info du 20 mars à Pontarlier

Le Klab a enfin trouvé chaussure à son pied

ont posé leurs bagages. Toute la tribu, ils sont une trentaine d’adhérents, a suivi le mouvement. D’une surface de 400 m 2 sur deux niveaux, ce tiers-lieu comprendra des espaces de coworking et de réunion pour des besoins professionnels ou associatifs. On y trouvera un Fablab numérique équipé d’une impri mante 3D avec des ateliers pour apprendre, prototyper, réparer. “On va mettre en place un atelier d’initiation bitcoin” , explique Léa Roy, la directrice du Klab. Café associatif, salle concert, espace jeunesse occupent les autres locaux. “L’idée du Klab, c’est aussi d’apporter de la vie dans une zone peu animée, de créer des rencontres, faire des expériences. On a prévu une program mation artistique avec des expos, des concerts, des événements sur les théma tiques du numérique, de l’entrepreneuriat” , complète la directrice en annonçant l’ou verture officielle du tiers-lieu le 3 mars, précédée de l’inauguration programmée le 21 février. n

I l aura fallu quatre ans et pas mal de rebondissements pour que cette asso ciation trouve un espace pour y amé nager ce tiers-lieu transfrontalier, labo ratoire d’idées, de coopération culturelle

et entrepreneuriale. C’est donc tout près du site d’Emmaüs à Pontarlier, dans les anciens locaux de l’entreprise Perrin, que les trois cofondateurs du Klab : Benjamin Locatelli, Gaëlle Millot et Xavier Fournier

La tribu Klab s’est installée rue Eiffel à Pontarlier, près d’Emmaüs, dans un bâtiment de 400 m 2 .

Daniel Boissenin des Augustins, Philippe Rouillier du lycée professionnel Toussaint-Louverture, Philippe Besson du lycée Technologique Jeanne d’Arc, Hervé Hugon du collège Malraux et Christel Serra-le-Tutour du collège Grenier.

Un bilan “chaotique” pour le commerce en 2024

O rganisé par le réseau d’établis sements scolaires du Haut Doubs, le forum de l’orientation et de la formation aura lieu le jeudi 20 mars à l’Espace Pourny. “Avant le Covid, il existait déjà un dispositif simi laire organisé à l’époque avec l’appui du C.I.O.” , explique Daniel Boissenin, le responsable des lycées des Augus tins et de Saint-Bénigne. L’idée de relancer l’événement est née il y a 18 mois d’une rencontre entre les chefs d’établissement du Haut Doubs. Comme quoi le public et le privé peuvent travailler à l’unisson. “Grâce à la bonne santé démogra phique du Haut-Doubs, nos établis sements ne sont pas en concurrence. L’objectif de ce forum est de présenter aux collégiens l’offre de formation exis tant en Franche-Comté” , annonce Philippe Rouillier, le proviseur du lycée professionnel Toussaint-Louverture.

36 établissements francs-comtois, soit une offre de 180 formations, seront présents à l’Espace Pourny. “On veut ouvrir les champs du possible pour les élèves, leur donner une ambition scolaire” , confirme Christel Serra-le Tutour, principale adjointe au collège Grenier. 1 200 collégiens de 4 ème et de 3 ème sont attendus lors de cet événe ment qui s’articulera en deux temps. L’accueil des élèves se fera le matin et l'après-midi de 13h30 à 16h30. “Les familles seront accueillies à partir de 16 h 30 jusqu’à 19 heures. La Ville de Pontarlier met à disposition l’Espace Pourny. Ce forum se tiendra une semaine avant le Salon de l’emploi et de la formation” , précise Philippe Bes son, proviseur adjoint au lycée tech nologique Jeanne d’Arc. C.A.P., Bac pro, Bac technologique ou encore Bac général, chacun pourra trouver sa voie le 20 mars à l’Espace Pourny. n

Q uel que soit le contexte, les relations entre les quatre associations qui forment les Fédération Commerce et Artisanat Grand Pontarlier sont toujours au beau fixe. “On poursuit dans cette logique sachant que l’on a tout intérêt à bien travailler ensemble” , explique Denis Gérôme, le président de l’association. En 2024, entre les départs et les arrivées, la Fédération enregistre 40 nouvelles adhé sions sur un total de 510 membres actuel lement. Les travaux réalisés l’été dernier sur la R.N. 57 ont assez fortement impacté l’activité commerciale du Grand Pontarlier. “La clientèle suisse ne venait plus tout comme les habitants du secteur du Mont d’Or. Le retour à la normale a eu lieu à la fin des perturbations, en août, sans pour autant compenser les pertes précédentes.” Ce qui est perdu est perdu. Éditorial Fiscalité

Le contexte politique a freiné également la consommation en retardant des travaux d’investissements, des achats… Classique phénomène de repli vers l’épargne en période de doute. “On estime que l’activité commerciale a baissé de 4 à 5 % sur l’année complète. C’était déjà le cas en 2023. On a également commencé à res sentir et cela continue le ralentissement de l’économie suisse.” D’un naturel plutôt optimiste, Denis Gérôme espère que 2025 sera l’année de la relance, sous réserve d’une stabilité politique, la seule qui puisse débloquer la situation. “On sait que l’argent est là, c’est rassurant.” Localement, l’année 2025 sur Pontarlier et le Haut-Doubs sera riche en événements très populaires : Tout du Doubs en avril, Tour de France en juillet, Haute-Foire, Super Comice à l’automne. “Les années

de Haute-Foire sont toujours de bonnes années. Toute notre stratégie de commu nication s’adosse d’ailleurs à ces événe ments à fort retentissement.” Le président de la Fédération compte aussi sur une reprise du marché immobilier pour relancer tout un pan de l’économie locale. Ajoutez à cela une belle fréquentation touristique sur le Haut-Doubs comme ce fut le cas en 2024 et tout le monde sera content. n “Les années de Haute-Foire sont toujours de bonnes années”, constate Denis Gérôme, président de la Fédération commerce et artisanat Grand Pontarlier.

collectivité du bon vouloir de l’État central. C’est justement le revers principal de cette réforme récente de la fiscalité locale qui a conduit à la suppression de la taxe d’ha bitation, les collectivités de proximité n’ayant quasiment plus que le produit de la taxe foncière pour concevoir leur budget annuel. On l’a vu ces dernières années : face à l’incertitude, nombre d’entre elles ont choisi d’augmenter de manière inédite ce qui leur reste d’autonomie fiscale. Voulue comme un outil de justice fiscale, la sup pression de la taxe d’habitation aboutit finalement à créer de sérieux déséquilibres. Cette taxe d’habitation était aussi et surtout un moyen de responsabiliser les citoyens et de les rendre plus impliqués dans la gestion locale. Sa suppression a sans conteste distendu le lien entre les citoyens et la chose publique. Même si le sujet est impopulaire, une vraie réforme de la fis calité locale serait une des clés pour assainir les finances des collectivités. ■ Par le directeur de la rédaction Jean-François Hauser

de contribuables ignorent ou dont ils n’ont pas conscience quand l’automne venu ils reçoivent en bougonnant leur avis d’im position. La complexité du système fiscal français et son manque de lisibilité, renforcé encore par la suppression récente de la taxe d’habitation, compensée peu ou prou par une dotation de l’État, rendent la fis calité locale très impopulaire et la plupart du temps absconse au citoyen lambda qui s’intéresse de loin à cette question touchant pourtant, à sa vie quotidienne. La construc tion et l’entretien des infrastructures locales (écoles, crèches, stades, bibliothèques, pistes cyclables, ronds-points…), mais aussi le fonctionnement des services sociaux (C.C.A.S., hébergements d’urgence, maisons de quartier…) : tout cela dépend directe ment des possibilités financières des com munes ou des intercommunalités, liées à la bonne mesure des impôts locaux. Sans ce levier fiscal local, le risque serait grand de voir dépendre le fonctionnement d’une

Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER est éditée par la société “Publipresse Médias” Rédaction et publicité: 03 81 67 90 80 E-mail: redaction@publipresse.fr S.I.R.E.N. : 424 896 645

P lus de 15 euros pour faire un plon geon à la piscine Lafayette à Besan çon, sensiblement le même tarif du côté de Malbuisson dans la pis cine Aqua 2 Lacs, plus de 36 euros pour une entrée au musée des beaux-arts de Besançon, 23 euros pour emprunter un livre à la bibliothèque municipale, plus de 15 euros pour un seul repas à la cantine, presque le même prix pour une heure de périscolaire pour son enfant. Ces tarifs, que bien évidemment personne ne paie directement, seraient ceux de ces principaux services publics du quotidien sans l’inci dence des impôts locaux. À ce propos, la Ville de Besançon a réalisé le mois dernier une vidéo aussi brève que percutante sur l’utilité - nous ne disons pas la bonne uti lisation - des impôts locaux dans cette col lectivité locale. Une notion que beaucoup

Rédaction : Frédéric Cartaud, Thomas Comte, Jean-François Hauser, Laurine Personeni.

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