La Presse Pontissalienne 293 - Juin 2024
L’événement 7
La Presse Pontissalienne n°293 - Juin 2024
l PGrand Pontarlier Ressource en eau Des nappes bien remplies mais pas totalement Sur le Grand Pontarlier, les nappes phréatiques sont relativement remplies, avec 30 à 40 centimètres d’eau au-dessus de la moyenne. Pour autant, elles ne sont pas pleines. Sur certains puits, le niveau diminue depuis décembre.
P aradoxalement, c’est en 2018, année de la grande sécheresse, que les nappes phréatiques du Grand Pontarlier étaient le plus
30 à 40 centimètres au-dessus de la moyenne. “De manière générale, nous sommes au-dessus de la moyenne des dix dernières années, relève Sylvain Charrière, directeur eau et assainissement
remplies. Ce phénomène s’ex plique par les grosses pluies qu’il y avait eu en janvier et février 2018. En 2024, avec des pluies récurrentes, les nappes sont relativement bien remplies,
Les services de la préfecture restent très prudents Dans le Doubs, c’est la Direction départementale des territoires (D.D.T.) qui gère les alertes et donne les recommandations d’usage pour l’utilisation de l’eau. S i du côté de la D.D.T. on confirme aussi le bon rechargement des nappes phréatiques durant cet hiver pluvieux, on reste néanmoins très prudent par apport aux mois à venir. “Depuis février, le niveau des nappes a commencé à rebaisser. L’eau a été captée en masse par la végétation qui a commencé à pousser. Actuellement, et malgré les précipitations récentes, nous ne sommes plus dans une période de rechargement des nappes” alerte Aurélia Barteau, responsable du service “eau, risques, nature et forêts” à la D.D.T. du Doubs. Elle reconnaît certes que “la situation est beaucoup plus confortable qu’après l’hiver 2022, mais pour autant, il faut rester très prudent, d’autant que pour les mois de juin et juillet, on a statistiquement plus de chance qu’il fasse plus chaud que la normale.” Souvenons de l’année 2018 où le Doubs avait connu des inondations en janvier et une terrible sécheresse en fin d’été. Dans les cartons de la D.D.T., on se prépare d’ores et déjà à publier un arrêté qui définira les mesures de restriction à imposer le cas échéant ces prochains mois. Dès que le débit des rivières se rap prochera des niveaux critiques, le préfet publiera un arrêté spécifique, qui peut être adapté selon les zones du département en fonction de la situation locale : niveau vigilance, alerte, alerte renforcée et niveau crise en dernier ressort. “Sur les cinq dernières années, il n’y a qu’en 2021 qu’on n’a pas été obligés de prendre des mesures de restriction ajoute Aurélia Barteau. Les épisodes de crise deviennent réguliers et ça pose vraiment question. Les périodes tendues risquent d’être de plus en plus fréquentes.” n
Un second puits à Doubs a été mis en service en 2022, sur la route direction Vuillecin. Il respecte les périmètres de protection définis par la loi sur l’eau, ce qui n’est pas le cas du puits de captage Doubs 1 qui sera progressivement en repli.
Saint-Point qui vient compléter certains puits. “Aujourd’hui, on compense 1 500 m 3 par jour avec le lac. Demain, en rénovant, on pourra compenser 4 000 m 3 .” Autre objectif du schéma direc teur de l’eau potable : connecter tous les puits de la plaine de l’Arlier en 2026 avec toujours cette idée de sécuriser l’appro visionnement des 40 000 usagers du réseau, habitants de la C.C.G.P. mais également usagers du syndicat des eaux de Bians les-Usiers et du syndicat des eaux de Dommartin qui utilisent les puits de la com’com en partie l’hiver, et en totalité l’été. Enfin, dès 2025, les cinq nou veaux puits qui ont été forés à Houtaud vont être équipés avant de pouvoir les mettre en service. “On en a besoin pour assurer l’approvisionnement général du secteur” , poursuit le directeur du département eau et assai nissement. Dans le même temps, deux puits, Dommartin 1 et Doubs 1, seront en repli car non protégeables selon la loi sur l’eau, du fait de leur dimension et de leur situation dans un sec teur urbanisé. n L.P.
schéma directeur de l’eau pota ble d’une durée de 15 ans et dont l’objectif affiché est d’être “rési lient au premier incident.” Concrètement, l’un des gros chantiers est de renouveler 4 km de conduites par an sur les 300 km que compte le réseau d’eau potable. Les travaux en cours à la sortie de Pontarlier direction La Cluse-et-Mijoux et qui occasionnent des difficultés de circulation, notamment pour les poids lourds qui s’encastrent sous le pont des Rosiers, consis tent justement en la rénovation
à la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Cet été, on devrait être tranquille. Globa lement, ce sont plutôt les automnes qui nous font souci. Le point dur est en octobre novembre, période où doivent se recharger les nappes.” Sur le Grand Pontarlier, qui compte 10 puits, les nappes ont un cycle de recharge et de vidange annuelles, favorisant ainsi une bonne qualité des eaux sans pollution chronique. A contrario , elles sont soumises tous les ans à la pluie pour une recharge suffisante. Six puits sur dix se remplissent sous l’in fluence du Drugeon et réagissent bien à la pluviométrie. De ce fait, ils sont plutôt bien remplis. Les quatre autres sont sous l’in fluence du Doubs. À cause du sous-sol karstique de la rivière, les puits ne se rechargent que si le Doubs est en crue. “Onvoit quand même un effet des pluies mais beaucoup plus atténué. Depuis novembre-décembre, ils diminuent gentiment” ,souligne Sylvain Charriere. Afin de sécuriser l’approvision nement en eau des usagers, la C.C.G.P. a mis en place un
et des périodes de vigilance orange en début de mois.” À part la petite parenthèse de soleil constatée pen dant le week-end prolongé de l’As cension, la pluie est vite réapparue dans notre département à partir de la mi-mai. À quelques semaines de l’été, l’automne démarré en octobre n’a pas encore tiré sa révérence dans le Haut-Doubs… n J.-F.H. Les prévisionnistes de Météo France ont relevé des niveaux records de pluie depuis cet automne.
d’une portion des conduites. “Elles datent de 1900 et elles présentent des risques de casser si on les sollicite trop. Une fois que tout sera rénové, on pourra augmenter le volume d’eau dans ces conduites” , pré cise Sylvain Charrière. Elles transportent notamment l’eau venue du lac
Au-dessus de lamoyenne
de ces dix dernières années.
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