La Presse Pontissalienne 235 - Mai 2019

10 DOSSIER PONTARLIER CULTURE

La Presse Pontissalienne n°235 - Mai 2019

À partir de 7 ans

Le basson pour compléter la partition musicale du conservatoire Attendue depuis plusieurs années, l’ouverture d’une classe basson est une vraie bénédiction pour l’école de musique, l’harmonie et le symphonique. C’était le chaînon manquant.

P our Cédric Imbert, le nouveau directeur du conservatoire de Pontarlier, la mise en place de ce nouveau cours s’inscrit dans la logique d’un projet pédagogique qui vise à diversifier au maximum le nom- bre de disciplines enseignées dans cet établissement. “On choisit en premier lieu les instruments dont on a besoin dans nos pratiques amateurs notam- ment à l’harmonie et à l’orchestre sym- phonique. On avait tous les instruments dans les familles des cordes et des cui- vres. Il nous manquait juste le basson dans les bois.” Avec 564 élèves inscrits cette année, le Conservatoire se porte comme un charme. L’effectif est supérieur à la moyenne des villes de même strate de population. Musique, danse, théâtre,

et le cor. Un temps de cours hebdoma- daire a ainsi été défini auquel s’ajoute un temps de découverte pour promou- voir cet instrument en milieu scolaire et dans les classes d’éveil du conser- vatoire. “Cela représente trois heures d’intervention par semaine dont deux heures avec trois élèves qui débutent.” Cédric Imbert semble assez confiant sur la pérennité de ce cours qui relève d’un choix et non d’un effet de mode. Restait à trouver un enseignant sachant qu’il y a des classes basson au Conser- vatoire de Besançon, Montbéliard et Arbois. “On a choisi de privilégier une classe de basson français comme à Besançon et Arbois car on défend la lutherie française et le répertoire qui va avec.” Le poste est pourvu depuis octobre der- nier et c’est désormais Béatrice Guin- chard qui dispense son savoir, sachant qu’elle est aussi apte à enseigner la clarinette. “Avec la contrebasse, le basson est le seul instrument en bois de palis- sandre. On peut s’initier à partir de l’âge de 7 ans sachant qu’il existe une version “petites mains” , précise Béatrice Guinchard. Cette déclinaison “petites mains” vaut également pour d’autres instruments, ce qui les rend plus acces- sibles. n F.C.

impro jazz, tous les genres artistiques ont droit de cité. “L’offre se conforte et elle est de plus en plus cohérente” , apprécie le directeur. Tout aussi intéressant, le retour du basson émane d’une demande d’élèves pour cet instrument. Plutôt encourageant pour un ins- trument plutôt confidentiel au même titre que le tuba

“C’était une

Portes Ouvertes le 18 mai prochain Comme chaque printemps, le conservatoire assure sa promotion lors d’une journée portes ouvertes qui aura lieu le samedi 18 mai de 14 heures à 18 heures Tous les enseignants seront présents et des élèves viendront jouer et échanger avec les familles. Sans oublier la présentation des ateliers-découvertes. Un tremplin pour lancer la saison des inscriptions. n

demande d’élèves.”

Béatrice Guinchard enseigne le basson français et la clarinette.

EN BREF

SERVICES

A.D.A.P.E.I. du Doubs Le site U.N.A.P. obtient la certification I.S.O. 45 001

Marché paysan En collaboration avec la Ville de Pontarlier, les Jeunes Agriculteurs du Doubs organisent un Marché paysan (et gourmand) le samedi 11 mai dès 10 h 30 place d’Arçon à Pontarlier. Le Marché paysan est un événement convivial qui permet aux producteurs locaux et aux consommateurs de se rencontrer. Toute la journée, les producteurs proposent des dégustations et la vente de différentes productions locales : bières, fromages, viandes, glaces de la ferme… Certains de ces produits locaux seront cuisinés et servis le midi pour un repas chaud. Nombreuses animations : mini-ferme, vache à peindre, maquillage pour enfants… Renseignements au 03 81 65 52 56 - Jeunesagriculteurs25 @gmail.com Erratum Dans notre précédent numéro, une erreur s’est glissée sur la date à partir de laquelle Jean- François Ligier est maire d’Houtaud. Il fallait bien sûr lire 2014 et non pas 1994.

L’U.N.A.P. de Pontarlier est le premier site certifié I.S.O. 45 001 de la région Bourgogne-Franche- Comté et l’un des premiers de France à être certifié. La certification a été remise officiellement aux travailleurs le 9 avril.

“L’ U.N.A.P. a toujours été bon élève, avec sa tri-certifica- tion” , annonce Jean-Michel Laforge, directeur du Pôle travail et insertion pro- fessionnelle à l’A.D.A.P.E.I. du Doubs. Dès 1998, l’institution obtient l’I.S.O. 9 001, celle qui concerne la satisfaction du client et invite à une démarche de constante amélioration. Puis en 2007, c’est l’obtention de l’I.S.O. 14 001, celle qui concerne l’ins- pection de l’environnement. En 2012, demandée par le secteur hospitalier, la R.A.B.C. est obte- nue au niveau de l’hygiène du linge, Et depuis juillet 2018, la certification I.S.O. 45 001, nou- velle norme qualité relative à la santé et à la sécurité au tra- vail, doit permettre d’améliorer les niveaux de sécurité sur le lieu de travail. “L’humain doit être au cœur de nos préoccupations. Ceci s’est fait de façon naturelle” , explique

Véronique Cugini, directrice du Pôle travail et insertion profes- sionnelle pour le secteur du Haut-Doubs. Sensible au bien- être et à la sécurité de ses ouvriers et salariés, l’U.N.A.P. de Pontarlier s’est en effet enga- gée depuis deux ans dans l’ob- tention de cette certification en intégrant la santé et la sécurité au travail à son système global de management.Après une ana-

lyse Santé Sécu- rité au Travail, issue de la pénibi- lité au travail et du D.U.E.R.P. (Document Unique d’Évalua- tion des Risques Professionnels), consolidée en 2018, la prise en compte des risques et opportunités, il s’est avéré que l’établissement était apte à se pré-

Cette norme met

L’assemblée constituée de travailleurs, salariés, et de la direction, réunie pour l’occasion, présente avec fierté la fameuse certification I.S.O. 45 001.

l’homme au cœur de son système.

senter pour cette certification. Pour les salariés, cette norme met l’homme au cœur de son système car elle a une approche descendante et participative. “Même si à cette heure de nom- breuses entreprises et groupes industriels se forment et s’enga-

s’organiser en interne sur ce thème de la santé (bien-être au travail) et la sécurité au travail” , poursuit-elle, avant de remettre la fameuse certification, fruit du travail de tous, et applaudie par tous. n M.T.

gent dans la démarche, un très petit nombre à ce jour a pu décro- cher cette certification nouvelle” , développe Paule Nusa, respon- sable de la délégation dijonnaise de l’A.F.N.O.R. “Cette certifica- tion est le signe de la capacité de l’A.D.A.P.E.I. du Doubs, à

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