La Presse Pontissalienne 204 - Octobre 2016

MONTBENOÎT ET LE SAUGEAIS

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La Presse Pontissalienne n° 204 - Octobre 2016

ARÇON

En conversion bio Séverine et Emmanuel Marguet travaillent la terre le plus naturellement possible pour y faire pousser toutes sortes de légumes, fleurs, plantes médicinales et aromatiques. Un art de vivre. C’est un petit jardin extraordinaire

D ans ceHaut-Doubs spécialisé com- té, on assiste depuis quelques années à l’émergence d’une nou- velle variété d’agriculteurs. Souvent en couple, ils s’adonnent à des pro- ductions qui n’existaient plus que dans les potagers : maraîchage, petits fruits, fromages de chèvre, viande de mou- ton…Les consommateurs commencent à redécouvrir ces saveurs oubliées sur quelquesmarchés de producteurs locaux comme celui organisé dernièrement au centre-ville de Pontarlier. L’idée étant de pérenniser ces rendez-vous au ryth- me d’un marché par saison. Emmanuel et Séverine Marguet s’ins-

crivent en plein dans cette dynamique. Lui, ingénieur en électronique, n’a pas forcément besoin de cela pour vivre ou subvenir aux besoins de sa famille. Elle, cuisinière, trouve facilement de l’emploi. Mais ils aspirent à un mode de vie plus sain, plus en phase avec l’environnement qui les entoure, moins gaspilleur, moins déconnecté peut-être des réalités terrestres. Emmanuel a déjà mis ses compétences au service de ses convictions en équipant sa mai- son de panneaux solaires allant dans le sens de l’autonomie énergétique. La famille vit dans l’ancienne ferme des parents d’Emmanuel. La campagne

du Haut-Doubs dans toute sa splen- deur. “On prépare notre projet depuis quelques années” , explique l’ingénieur qui continue à exercer à mi-temps chez Schrader à Pontarlier. Ce projet consiste à exploiter un jar- din en permaculture. Inventée par deux australiens dans les années soixante-dix, la méthode vise à trans- former son lieu de vie en écosystème harmonieux, productif, autonome, natu- rellement régénéré et respectueux de la nature. Un jardin en permaculture sert donc à la production de fruits et légumes, de plantes médicinales, de fleurs, d’herbes aromatiques. “On est plus vigilant au sol qu’à la plante. On privilégie également le travail à la main. C’est plus contraignant mais plus commode quand il pleut” , pour- suit le jardinier-maraîcher comme il se définit en montrant ces planches de culture espacées pour permettre l’usa- ge d’une grelinette sur roue. Toutes les planches sont paillées et amendées avec du purin d’ortie et consoude pro- duit sur place. “On est en première année de conversion bio. On a utilisé cette année du compost de déchet vert.” “Au petit jardin”, nom de la société fon- dée par Emmanuel et sa compagne, l’amateur de légumes classiques et ori- ginaux n’aura que l’embarras du choix. Courgettes, aubergines, poivrons, tomates, potirons, choux chinois, salades, betteraves, petits pois, haricots, radis :

Emmanuel et Séverine

tiennent à rester sur une production artisanale.

le panier est vite diversifié. Le couple écoule sa marchandise en vente direc- te dans un magasin aménagé sur pla- ce, ouvert du lundi au vendredi de 17 heures à 19 heures et fermé le jeu- di. “On cherche beaucoup à varier les produits, à faire des roulements de cul- ture.” Le couple travaille pour l’ins- tant sur une parcelle de 1 300 m 2 et prévoit d’étendre son train de culture sur 1 hectare. “J’ai pu récupérer des parcelles de terrain de la ferme fami- liale” , souligne Emmanuel, bien heu- reux de ne pas avoir à trouver du fon- cier. On peut aussi faire le plein de pommes de terre, carottes, poireaux. Bien sûr, rien n’est figé et tout est enco- re prétexte à effectuer des expéri- mentations. Apparemment anodine, la serre où sont cultivées cinq varié-

tés de tomates présente l’originalité de pouvoir se déplacer. Merci à l’ingé- nieur qui a fabriqué une serre mobile de 20 m x 10 m. L’armature repose sur des roues de caravane et la serre com- prend un toit deux pans pour faciliter l’évacuation de la neige. Une serre d’al- titude adaptée aux frimas locaux. “On a commencé ce printemps. Ce jardin est d’abord exploité pour nous nourrir. On est actuellement en première année de conversion en agriculture biologique et nous serons complètement certifiés en 2018.” n F.C.

Au petit jardin Tél. : 03 81 46 31 76 www.aupetitjardin.net

La serre mobile permet de cultiver des produits en hiver.

09/2016 – Crédit photo : Fotolia

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